MUSCULATION , CROSSFIT , BODYBUILDING , VÉGANISME ET AUTRES VÉRITÉS : QUI A RAISON ?

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Peut-on dire que toutes les opinions se valent?
Ou existe-t-il des opinions plus vraies que d’autres?

Le vegan a-t-il une conception supérieure du lien aux animaux ou une simple opinion divergente, mais égale à bien d’autres?
Le sport “No Pain No Gain” vaut-il le sport pratiqué “en douceur”?
Lui est-il supérieur? Inférieur?

Où est la Vérité?

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– Pour commencer, deux petites définitions –

La réalité de premier ordre = le consensus scientifique + les constatations irréductibles (tomber du haut d’une falaise, par exemple, on en meurt).

La réalité de second ordre = l’interprétation qu’on fait de la réalité de premier ordre.
Ce sont nos croyances sur ce qu’est le monde, les autres, soi-même.
Ces croyances peuvent être plus ou moins fondées.

On peut dire que la réalité de premier ordre fait l’objet d’un consensus, à condition d’être au fait des découvertes scientifiques; ce qui nécessite un minimum de volonté de savoir (d’apprendre).
Cela nécessite aussi de ne pas avoir sombré dans la psychose ou d’autres formes de folie dangereuse (quand on pense, par exemple, pouvoir défier Newton en sautant du haut d’une falaise de cinquante mètres et survivre grâce aux pouvoirs légués par le grand esprit qu’on a prié juste avant).

La réalité de second ordre est celle des visions du monde, des interprétations, des conceptions qu’on se fait de la réalité de premier ordre.
Si le premier ordre était l’objectivité, le second serait la subjectivité.

Le premier problème que nous rencontrons, en réfléchissant un peu est celui-ci : nous avons tous tendance à confondre les deux réalités, à prendre nos réalités pour LA réalité, à prendre nos vessies pour des lanternes, et à les considérer ensuite comme absolues (non négociables).

C’est pour ça qu’il faut examiner ce qu’est une “vision du monde” (une “vérité”) et se demander pourquoi et comment toutes les visions du monde (les opinions) ne se valent pas.

Car, en fait, elles ne se valent pas…

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On peut toujours dire que l’opinion d’un ignorant vaut bien celle d’un savant.
Mais cet avis ne pourra être autre que contextuel (dépendant d’un contexte connu ou inconnu, défini ou à définir).
Celui qui relativise ainsi le savoir du savant doit savoir se relativiser lui-même.

Car la “vérité” est toujours contextuelle.

La vérité du savant dépend d’un contexte, et ce contexte est fait de :
– la culture de son époque (qui l’a façonné);
– ses relations (qui l’ont façonné);
– ses croyances (mixte entre culture et expérience);
– son apprentissage (relatif à une époque).

Boris Cyrulnik nous raconte que, à la fin des années 1950, en fac de médecine, on apprenait aux étudiants qu’un pervers était une personne qui avait des relations sexuelles anormales, dont les relations sexuelles hors-mariage.
La définition scientifique de la norme et de la sexualité, était liée autant à la culture de cette époque qu’aux savoirs scientifiques à disposition (les uns façonnant l’autre, et vice versa).
La norme a évolué et peut-on dire qu’on compte des millions de pervers en France à notre époque, puisque les relations sexuelles hors-mariage sont devenues “normales”?

On voit bien que la “vérité” est contextuelle. Mais il ne suffit pas de dire que toutes les opinions se valent, en s’appuyant, consciemment ou non, sur l’idée que les contextes sont en évolution constante, pour se gratifier lors d’une confrontation d’idées (pour avoir le sentiment de victoire).
En effet, l’exemple de Boris Cyrulnik nous montre bien que celui qui se cultive bénéficie d’un avantage certain : sa vérité est plus largement contextualisée. Il essaie de mieux se comprendre, de mieux comprendre l’autre, de mieux comprendre son époque, l’évolution du monde (ici, on voit que sa vision de la sexualité sera nécessairement plus riche, plus souple).
Il garde plus aisément le contrôle, puisque ses propos contiennent moins d’erreurs. Ce qui lui permet de gérer l’inhibition de l’action (et donc de moins courir le risque d’être malade).
En cherchant la bonne compréhension (du monde, des autres, de soi), il veille ainsi à la qualité de ses relations, ce qui a un impact considérable sur sa santé et son plaisir de vivre.
Il peut également s’avérer très créatif, puisqu’il dispose d’une base de savoirs élargie, lui permettant d’inventer de quoi se gratifier et même de quoi faire évoluer le monde.

L’exemple de Boris Cyrulnik nous montre qu’un simple recul sur le sens des mots peut nous apporter une vision moins superficielle du monde.
Et, comme l’a démontré Hannah Arendt, la superficialité, qu’on soit ou non instruit, est la cause essentielle de la “banalité du mal”.
Le mal qu’on se fait à soi, le mal qu’on fait aux autres.

A quoi cela sert de se plaindre du monde, si on n’est pas en mesure de comprendre pourquoi il est tel qu’il est et de se mettre en mesure de le changer?
A quoi cela sert de vivre si on est persuadé que ce sera une vie de souffrance? Si rien n’a de sens?
Hannah Arendt nous montre que la culture est la solution (des savoirs multiples que l’on pense, met en relation, tout en se pensant soi-même). Le recul critique, basé sur des savoirs larges, est la solution.

N’est-ce pas stupide de passer à côté?

En rattachant la notion de vérité à celle d’épanouissement, on saisit bien que cela mérite qu’on s’y penche, qu’on devrait peut-être s’attacher à être moins ignorant, qu’on devrait accorder davantage de prix à la culture.
Creusons maintenant la notion de vérité.

Quelqu’un d’instruit, de cultivé, prononce une vérité relative, tout comme un ignorant, mais cette vérité est construite sur une base multiple, où de nombreux savoirs, de nombreuses idées, se sont vus confrontés.
Il bénéficie donc d’un contexte plus riche, plus large, que celui de l’ignorant.
Dans le contexte d’une époque et de savoirs existants, ce qu’il dit sera donc plus vrai.
La vérité qui pourrait l’arranger (lui donner un pouvoir) est tempérée par la vérité de multiples savoirs à sa disposition.
Plus il est cultivé, donc, plus il est “libre” dans ses jugements (plus lucide, plus honnête). Plus il peut être nuancé, également.

L’ignorant base aussi sa vérité sur la culture qui l’a façonné, ainsi que ses relations (son éducation). Mais il lui manque les savoirs qui vont lui permettre de relativiser, modifier, améliorer ses croyances.
Il n’a pas confronté son idée de la vérité à d’autres vérités. Et, quand il se trouve face à quelqu’un qui en sait davantage que lui, il peut le nier (le rejeter sans l’écouter) pour éviter d’avoir à remettre en question ses propres croyances.
L’ignorant déclare alors que son opinion vaut celles des autres.
Il fait de ses croyances un savoir, car il confond les deux. Il a cessé d’apprendre et ne veut pas se confronter à l’incertitude.
Le contexte de sa “vérité” est donc très étroit, beaucoup plus étroit que le contexte de celui qui est plus cultivé.

Donc :
1 – On peut être ignorant sans être instruit (contexte très étroit).
2 – Mais on peut être instruit et ignorant (lorsqu’on n’arrive pas à relativiser ses propres connaissances, lorsqu’on ne sait pas en douter, où chercher à les compléter). C’est un contexte étroit.
3 – On peut être moyennement instruit et cultivé. Cela signifie qu’on est apte à remettre en question ses certitudes. Une personne cultivée (qui a appris à prendre du recul sur soi, les autres, le monde) est toujours en disposition d’apprendre. Elle aime faire évoluer sa vision de la vérité. C’est un contexte plus ou moins large.
4 – on peut être instruit et cultivé. A ce niveau, on peut mettre en lien de nombreuses connaissances et faire évoluer souplement notre vision de la vérité. C’est un contexte très large.

Comprendre que ces 4 niveaux existent, c’est comprendre que toutes les opinions ne se valent pas.

La personne instruite et cultivée prononce un jugement qui se trouve à la croisée de multiples savoirs, même si ce jugement est en partie façonné par ses intérêts, ses projets.
L’égo, la volonté de dominance, ne quittent pas le jugement, mais sont tempérés.

La personne ignorante juge selon les valeurs dominantes d’une époque, les vérités superficielles qui courent entre les gens et dans les médias, puisque cette personne ignorante n’a pas appris à remettre en question ce qui lui paraît comme des évidences.
Pour l’ignorant, qu’il soit instruit ou non, le monde s’arrête là où il a cessé de le penser.
Pour l’ignorant, ce qu’il dit “va de soi”…

Le jugement de l’ignorant est un mixte d’opinions auxquelles il n’a jamais réfléchi et de sa volonté de dominance (à laquelle il n’a jamais réfléchi puisqu’il ne sait pas comment il fonctionne).

Il ne s’agit donc (surtout) pas de s’arrêter à dire : “chacun sa vérité”.
Il s’agit de chercher à comprendre comment chacun (et donc soi-même) construit sa vérité. Il s’agit de comprendre comment les vérités des uns et des autres peuvent se mettre en lien, se concurrencer, se hiérarchiser.

La vérité la plus communément admise n’est pas, généralement, la vérité la plus aboutie. Car cette vérité est le plus souvent celle du pouvoir, c’est la vérité que le pouvoir a imposée à tous, pour son propre intérêt.

Dans chaque interaction entre deux individus (entre deux opinions sur la vérité), chacun devrait pouvoir se mettre en condition de :
– se demander où veut l’emmener sa propre volonté de dominance (et comment);
– se poser des questions sur le contexte qui l’a amené à émettre ce qu’il pense être la vérité;
– se poser des questions sur le contexte qui amène son interlocuteur à dire SA vérité.

Bref, chacun devrait être capable de dire d’où il parle, et de chercher à savoir d’où l’autre parle.

Et un moyen simple d’évaluer le niveau d’adhérence d’une personne à ses croyances et à sa volonté de dominance est son refus de dire d’où il parle; et AUSSI son refus d’accepter la position de l’autre (celle qui constitue le contexte de son jugement).
L’ignorant est au fond conscient de ce que l’ignorance ne vaut pas le savoir. Puisqu’il refuse de considérer que son opinion puisse être peu ou mal fondée, voire infondée.
Et il refuse d’accepter d’où l’autre parle (c’est-à-dire le contexte qui conduit l’autre à parler comme il parle, qui peut être un contexte fait de nombreux savoirs).

Le véritable ignorant nie l’autre. Il ne fait pas que le rejeter, il oppose à l’autre un déni formel : “tu n’existes que comme obstacle, pas comme personne.”
L’ignorant instruit rejette mais ne nie pas l’autre. Il va devoir composer avec la personne qui lui fait face pour tenter de la dominer.
La personne cultivée essaie de prendre en elle-même (littéralement : comprendre) le contexte de l’autre. Si elle le domine, elle le fera sur la base d’une reconnaissance de ce qu’est l’autre : son parcours, ses croyances, ses savoirs, ses affects, etc.

Ainsi, en présence de “vérités” qui s’entrechoquent, il faut savoir agir, comme le disait Léonard de Vinci, avec une rigueur obstinée (ostinato rigore) afin d’examiner les contextes, de savoir les articuler, les relativiser, les hiérarchiser…
Tout en modérant ses velléités de dominance, ou tout du moins en les transférant dans une volonté toujours renouvelée de progresser (d’apprendre). Plutôt que de chercher absolument à dominer l’autre, celui dont la “vérité” est différente, il s’agit d’utiliser cette énergie de dominance pour évoluer : la volonté de vaincre décide alors d’utiliser le savoir pour parvenir à ses fins. En voulant dominer l’autre, je me cultive. Et plus je me cultive, plus je sais relativiser, modérer, mon aspiration à la dominance.

Olivier Lafay

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Références bibliographiques :
Paul Watzlawick
La réalité de la réalité
L’invention de la réalité
Les cheveux du baron de Munchausen
Hannah Arendt
Considérations morales
Jugement et responsabilité
La banalité du mal
Henri Laborit
Eloge de la fuite
La légende des comportements
La nouvelle grille
Jean-Louis Le Moigne
Le constructivisme (3 tomes)
Edgar Morin
La Méthode (6 tomes)
Jean-Marc Fert
Apprendre à penser complexe (2 tomes)

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“No Meat. No Problem.”

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Une plante est un être vivant.
Une plante exprime un stress quand elle est agressée.
Ainsi, l’odeur si agréable du gazon fraîchement coupé est l’expression du stress de ce même gazon. C’est une odeur particulière…
Les plantes communiquent entre elles, s’informant de la présence de prédateurs.
Les racines d’une plante sont capables de trouver leur chemin vers l’eau et la nourriture (orientation cybernétique).
Les arbres “parents” aident leur “progéniture” à accéder à la lumière.
Les plantes c’est touchant: Imaginez qu’elles passent toute leur vie à essayer de trouver une solution pour féconder, elles passent par des moyens de génie (graine à hélices, graines marchantes, sucs du fructose, poison etc..)

« Mais du coup qu’est ce qui est le pire ? consommer un oeuf non fécondé bio qui n’a aucune complexité ou une plante ?
Pourquoi ne pas se nourrir d’un animal qui a bien vécu et qui à été tué d’une façon qui lui a causé le moins de stress possible ( moins que dans la “nature” ou il aurait surement été égorgé ) ? »

( Matthieu Castellan )

Et pourquoi on prend des dopés pour promouvoir l’éthique vegan (cf photo ci-contre)?
Je rappelle qu’un dopé est un adepte forcené du No Pain No Gain, donc de la possession de soi, des autres, du monde. C’est quelqu’un qui force la nature (la sienne pour commencer) pour la contraindre à lui donner ce qu’il veut. Et quand on pense qu’il force la nature pour juste de gros muscles et de la performance, ce bodybuilder vegan, on pleure…
Rien qu’avec toutes les hormones de synthèse qu’il pisse, un dopé porte atteinte aux écosystèmes. Il ne mange pas de viande, mais il agresse animaux et plantes avec ces hormones…
Sans parler des prises de masse à 10.000 kcal nécessaire pour les gros dopés. Et des 6000 kcal minimum pour maintenir la masse acquise.

Bref, la souffrance, c’est loin des yeux (et du cerveau), loin du cœur?
La souffrance, on la voit juste là où on peut projeter nos propres peurs, angoisses, névroses, croyances?

La vie se nourrit de la vie.
C’est peut-être flippant, mais c’est ce fonctionnement qui fait que nous pouvons en parler aujourd’hui.
Ceci étant dit, et compris je l’espère, nous allons pouvoir parler de la logique écosystémique et du respect dû à la vie. Respect qui n’est motivé, rappelons-le, que par le fait que nous sommes nous-mêmes des êtres vivants. Nous sommes donc intéressés au premier chef par la possibilité pour la vie de perdurer.
Respect qui peut se construire par la culture et non par des croyances non questionnées.
Oui, c’est pas par grandeur d’âme, mais par intérêt, comme pour tout, car nous ne sommes jamais détachés de l’éducation, des conditionnements et des besoins innés et acquis. Nous ne sommes pas de pures âmes “libres”…
L’engagement pour une cause nous gratifie.

Mais que vaut un intérêt qui n’est pas bien compris (fruit d’une instruction large)? Que vaut un intérêt étouffé par des croyances et enfermé dans des problématiques identitaires inconscientes d’elles-mêmes?

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[Précision :
Je ne suis pas anti-vegan juste parce que je cherche la modération et la réflexion, hein 😉
Moi-même, je cherche à limiter la consommation de viande. Depuis bien 20 ans (après avoir eu une période “tout végétal” vers mes 22 ans).
Les positions binaires tuent (cf propos de Watzlawick).
Ceci n’est donc pas une position anti-vegan. De nombreux pratiquants Lafay sont vegan et je les soutiens… d’autant plus qu’ils ont su élargir leur réflexion et considérer à la fois les relations à soi, aux autres, au monde]

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HUITIÈME COMMANDEMENT : A la programmation détaillée, les objectifs tu préféreras.

« La fixation des objectifs est une question épistémologique. Il s’agit de savoir pourquoi on désire vraiment atteindre un objectif et de repérer les contraintes que cela va engendrer. Il s’agit de savoir comment un individu, façonné par une famille, par ses relations, dans une culture donnée, fruit elle-même d’une histoire, en vient à exprimer un désir.
Il existe de bons et de mauvais objectifs. Il existe des objectifs dont on n’a pas compris toute la portée, tout le sens et toutes les implications. Pour certains, le désir de briller fera d’eux une étoile morte dans l’oeuf, jamais née ou, si elle nait, une étoile peu brillante, et si vite consumée.
La fixation des objectifs demande d’élaborer en soi, et grâce aux autres, le recul stratégique.»

(Olivier Lafay)

 

HUITIÈME COMMANDEMENT : A la programmation détaillée, les objectifs tu préféreras.

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

Suite de la série intitulée :
LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY

aka
LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 8)

 

« Fixation des objectif et contrôle rigoureux contre une programmation détaillée de chaque étape : c’est ce qui différencie un servomécanisme d’une machine automatique à commande rigide. Le programme de la machine automatique doit prévoir toutes les perturbations susceptibles de survenir en cours de route. Le servomécanisme s’adapte à la complexité : il suffit de fixer le but sans ambiguïté et de mettre en place les moyens de contrôle permettant de corriger les écarts en cours d’action. »
( Joël de Rosnay)

 

1924290_10153809809031064_127858697125176426_nNous avons vu dans le commandement précédent que les individus, comme tous les êtres vivants, étaient des systèmes complexes fonctionnant en état d’équilibre dynamique. Face aux perturbations du milieu pouvant déstabiliser cet équilibre, l’organisme fournit un travail pour revenir à l’état d’équilibre qui lui est le plus optimal. On parle d’homéostasie.

Seulement, ces perturbations peuvent être négatives ou positives pour le système. Les phénomènes extérieurs qui vont entraîner une désorganisation du système seront considérés comme négatifs ou destructeurs et ceux qui vont permettre une complexification du système, comme positifs ou constructeurs. Mais la qualité de la perturbation n’est pas donnée d’avance et elle résultera de l’interaction avec le système-individu. Une perturbation pourra être destructrice ou constructrice en fonction de la capacité de l’individu à l’exploiter ou non.
Si la perturbation reste un « bruit » pour le système, elle provoquera, dans le meilleur des cas, un stress passager mais elle ne pourra le construire. En revanche, si la perturbation devient une information pour le système, celui-ci pourra réagir et s’adapter. De l’instabilité engendrée par cette agression va naître un nouvel état d’équilibre du système plus élevé, plus complexe.

Et c’est cette complexité elle-même, celle du système-individu, qui permet de transformer du bruit en information, une perturbation destructrice en constructrice. Plus le système accroît sa complexité, plus il est souple et apte à intégrer positivement des perturbations.
La personne qui souhaite vivre bien et longtemps a donc tout intérêt à mettre en place une stratégie qui lui permette de se complexifier davantage. Et comme nous l’avons conclu dans le 7ème commandement, il faut être dans une attitude d’ouverture sur le monde car c’est de lui que proviennent les informations (ainsi que la matière et l’énergie) capables de nous faire croître et durer, de nous maintenir éloignés de l’entropie maximale (c’est-à-dire de ce qui augmente le désordre de notre structure et nous rapproche de la mort).
Cette personne qui souhaite donc croître et durer dans ce monde de processus chaotiques et aveugle à nos souffrances doit nécessairement faire de l’ordre en lui et autour de lui. Il doit pour ce faire utiliser des outils qui lui permettent de réaliser cet ordre et de passer à l’action. La systémique et la cybernétique lui fournissent ces outils et lui permettent une modélisation de lui-même en tant que système-individu en interactions multiples avec son milieu extérieur.

Une fois la modélisation du système réalisée, et bien qu’elle soit perfectible à l’infini, elle nous conduit directement à l’établissement d’une méthode. Olivier Lafay a déjà beaucoup parlé des relations entre modélisation des individus et méthode dans plusieurs de ses articles et nous ne le paraphraserons pas ici. Nous rappellerons seulement plusieurs points nécessaires à la suite du raisonnement :

– Pour faire évoluer un système vivant, il faut provoquer son instabilité.
– Cette instabilité doit être contrôlée pour faire évoluer le système dans la direction choisie (complexification) (voir le Septième commandement : Pour évoluer, agresser tu te laisseras)
– L’établissement d’une méthode qui vise à l’action efficiente doit donc appliquer la politique des petits pas pour infléchir le système sans créer une instabilité trop importante, source de désorganisation.
– Il faut donc des moyens de contrôle qui permettent d’ajuster en permanence les contraintes internes au système (l’entraînement en musculation par exemple) pour que le rapport signal sur bruit soit toujours en faveur du signal, c’est-à-dire de l’information constructrice.
– Cela demande donc de réfléchir aux moyens mis en place par cette méthode pour permettre au système-individu d’atteindre le but qu’il s’est fixé.
10291171_10153809810656064_2806820176767003577_nCette méthode, au sens étymologique du terme, « poursuivre un chemin », pourrait proposer, entre autres possibilités, une programmation détaillée des étapes à mettre en place pour conduire l’individu vers son but. C’est la manière classique de procéder lorsque l’on a une vision encore analytique de la nature et des mécanismes biologiques. On simplifie et on mutile des processus, on les sépare les uns des autres pour espérer les contrôler. On cloisonne, on divise pour mieux régner, seul moyen d’appliquer un raisonnement linéaire causal à des mécanismes auto-régulés, c’est-à-dire des mécanismes au fonctionnement circulaire, en boucles de régulation.

La périodisation/planification des entraînements en musculation est un bel exemple de procédé s’appuyant sur la pensée analytique simplificatrice née de la Révolution Industrielle. On est ici, dans le domaine de la physiologie du sport, à la pointe de la connaissance mais comme chaque discipline est cloisonnée, sans lien aucun avec ses voisines, on se retrouve avec un patchwork de connaissances spécialisées et éparses. C’est qu’il manque une vision cohérente et englobante de tous ses savoirs en une méthode tournée vers l’action efficace.

En son absence, les résultats sont prévisibles. Et l’évolution actuelle des modèles d’entraînement classique en musculation ne doit pas nous tromper. Si la périodisation ondulatoire remplace l’alternée et la linéaire, elle n’en est pas moins périodisation. Il s’agit toujours de séparer les différentes composantes du muscle et de les entraîner alternativement. Comme c’est le cas avec la périodisation en cinq phases de travail musculaire : hypertrophique, de force, d’intensité, de force maximale et de récupération active (Wilmore et Costill, Physiologie du sport et de l’exercice).

Le NPNG s’adoucit mais il reste NPNG. Le changement est quantitatif, non qualitatif. Ce n’est pas un méta-changement, juste un changement de niveau 1. Il s’agit toujours de suivre un programme détaillé sans replacer le sous-système musculaire dans le contexte plus grand du système-individu. Lui-même englobé par son milieu. Le modèle est donc rigide et ne tient pas compte des contraintes externes au système. Il faut avancer quoi qu’il en coûte. C’est la politique des coups de pied au cul et même si on en met peut-être moins, il faut encore et toujours sortir de cette zone de confort (voir Les apports du Tome 2 pour les Coachs : cybernétique et entraînement, par Maxime Bratanoff (première et deuxième parties)).

 

Certes, la déstabilisation du système-individu nécessaire à l’évolution est bien là, mais elle ne tient nullement compte des risques de désorganisation du système, et donc de l’usure précoce ainsi que des blessures occasionnées. C’est que la santé n’est toujours pas le critère central du développement physique. Et si certains coachs commencent à utiliser le mot santé à tout bout de champ, ce n’est encore qu’un vernis qui cache une réflexion de fond inchangée : il faut forcer la Nature pour progresser.

Si tel n’était pas le cas, ces coachs soudain soucieux de santé dans l’entraînement auraient ouvert le dialogue avec Olivier Lafay, précurseur en la matière depuis 2004 et responsable d’un changement de paradigme qui a le succès qu’on connaît.

Si la programmation détaillée de chaque étape utilisée comme modèle de progression en musculation est le propre de la pensée analytique linéaire, quels outils une méthode basée sur la pensée complexe se doit d’utiliser ?

 

7787_10153809810811064_5730168574185405183_nSi dans le cahier des charges d’une telle méthode, il est nécessaire :
– de placer la santé au centre du développement physique (respect de la variété du système, conservation des boucles de régulation, …)
– de contrôler l’instabilité du système pour ne générer qu’une évolution constructrice du système-individu
– d’adapter l’intensité des contraintes internes (entraînement de musculation) en fonction des contraintes externes (travail, famille, vie sociale).
– de permettre un sentiment de contrôle du pratiquant qui écarte ainsi l’angoisse et entretient la motivation

Alors, la fixation des objectifs et le contrôle rigoureux sont les clés d’une méthode efficiente.

De ce fait, la définition des objectifs dans la Méthode Lafay (et aussi dans la Méthode de Nutrition) sans périodisation extrême et rigide permet une adaptabilité plus grande. Faces aux contraintes externes qui ne cessent de surgir dans le quotidien de l’homme contemporain, une bonne utilisation du Proteo-system permet de continuer l’entraînement sereinement, sans se forcer, en minimisant les risques de s’user et de se blesser. Les objectifs (volume, performance, perte de poids, entretien) restent les mêmes mais on ajuste les différents leviers à notre disposition (nombre et intensité des séances, boucles et mini-boucles, accent sur les étirements et la relaxation, pratique des 4 piliers, …) pour harmoniser contraintes externes et contraintes internes. Il s’agit de maintenir le cap sans s’épuiser à vouloir régler toutes nos affaires frontalement. Ainsi, progressivement, le système évolue vers toujours plus de complexité grâce à une instabilité légère et savamment dosée.

Qu’un événement inattendu se produise dans notre quotidien et le stress que l’on s’inflige régulièrement pour infléchir notre évolution (contrainte interne) est modifié pour éviter une déstabilisation trop grande, source d’affaiblissement de notre être. On diminue l’intensité de l’effort à l’entraînement (séance à 70 %, boucle, mini-boucle, …) ou on supprime l’effort temporairement (deux séances dans la semaine au lieu de trois, semaine de repos, …).
C’est un apprentissage qui demande de l’expérience et une bonne connaissance de son corps mais c’est ainsi que l’on devient un véritable stratège de son quotidien et de son développement. Ce qui était source d’instabilité destructrice chez nous peut même devenir progressivement source d’instabilité constructrice. On transforme une partie du bruit en signal, en information. Il faut pour cela utiliser une modélisation capable de rendre compte de la complexité des processus qui nous régissent et des multiples interactions que nous nouons avec notre environnement. Un individu est indissociable de son milieu.

Si la modélisation repose uniquement sur la pensée simplificatrice qui fait encore tant de ravages dans le monde, elle proposera de faire évoluer le système par l’intermédiaire de programmes rigides et détaillés. Comme ces périodisations isolent l’individu de son milieu et cloisonnent le fonctionnement des différents sous-systèmes (musculaire, articulaire, nerveux, hormonal, …) de l’individu-système, elles ne sont pas en mesure de proposer une adaptabilité suffisante pour faire face aux aléas et contraintes externes au système.

C’est pourquoi il faut préférer la fixation d’objectifs et leur contrôle rigoureux. Une fois l’objectif fixé, le système-individu compose avec les perturbations qu’il subit au quotidien. S’il y a pas ou peu de contraintes externes, l’individu peut choisir d’intensifier les contraintes internes (son entraînement de musculation), surtout si une vague de croissance se présente à lui. C’est aussi ça la recherche des points d’amplification évoquée dans le troisième commandement : « les points d’amplification tu rechercheras ».

 

999638_10153809810916064_6144693351237265479_nEn revanche, si les contraintes externes (professionnelles, sociales ou familiales) sont fortes, le pratiquant a tout intérêt à diminuer l’intensité de ses entraînements. C’est une attitude active contrairement à ce que nos conditionnements pourraient nous laisser croire. Conserver un entraînement intense malgré les circonstances défavorables fera accroître l’instabilité du système et même si l’exercice physique permettra d’évacuer une partie du stress, l’instabilité résiduelle finira toujours par entraîner une évolution destructrice du système si les contraintes externes et internes perdurent. (voir Les fondation de votre santé in Méthode de Musculation, T2 L’espace Stratégique par Olivier Lafay).

Cette attitude active, qu’on retrouve théorisée chez les stratèges chinois sous la notion de Wu Wei : « Savoir quand agir et quand ne pas agir », est donc au cœur de la Méthode Lafay. Elle résume très bien l’importance de préférer les objectifs à la programmation détaillée.

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Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)

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Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3

Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8

Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh

Quatrième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fE

Cinquième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4w4

Sixième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4we

Septième commandement à lire ici: http://wp.me/p2Rdcw-4wo

 

Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay  🙂

 

Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

 

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MÉTHODE LAFAY, Tome 2 : LE LIVRE QUI PERTURBE L’ESTABLISHMENT DE LA MUSCULATION

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Arnaud, en train de lire les Fondations de la Santé du Tome 2

 

Il y a tout juste un an, le Tome 2 de la Méthode Lafay, autrement appelé « L’Espace Stratégique », sortait en librairie.
Depuis, c’est l’omerta qui prévaut : pas un seul site de musculation (à part musculaction.com), pas une seule page facebook consacrée à cette activité, n’en a parlé.
Ni en bien, ni en mal !

Or, le livre vert (tome 1) a beaucoup fait parler. Il fait encore beaucoup parler.
Beaucoup ne se sont pas gênés pour en dire du mal, et même faire des vidéos diffamatoires et mensongères à son sujet. Et ça continue…

Si le Tome 2 est victime d’une telle omerta, c’est peut-être bien qu’il y a d’excellentes raisons : son approche innovante est très subversive car elle remet totalement en question la pratique habituelle de la musculation. Références scientifiques à l’appui.
Et les références qui ont permis de réaliser autant le Tome 1 que ce Tome 2 sont ce que de nombreux détracteurs ont bêtement appelé : de la Philo de comptoir.

Ce n’est donc pas leur intérêt d’attirer l’attention des pratiquants de musculation sur ce livre qui expose les travaux de grands cybernéticiens, même en en disant du mal. Ce serait comme s’ils se tiraient une balle dans le pied…
Non seulement ils seraient ridiculisés au yeux de leur public, mais ils le verraient certainement partir. Même le pratiquant le plus « No Pain No Gain », une fois lu ce Tome 2, verra sa vision du sport complètement chamboulée.

C’est donc une perte de clientèle qui pourrait s’amorcer très vite pour les « ténors » de la musculation classique, une véritable hémorragie.
Leur stratégie est donc d’essayer, par tous les moyens, de détruire à fois mon image publique et le Tome 1. Si ça marchait, personne ne parlerait plus du Tome 2.

 

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D’autre part, pour ceux qui ont suivi une formation classique en enseignement et pratique de la musculation, le Tome 2 de la Méthode Lafay leur montre qu’il faut tout revoir, retourner en quelque sorte à l’école et se remettre à apprendre en reconsidérant ce qui s’avère être leurs acquis universitaires. Ce n’est pas facile pour tout le monde, même si certains ont déjà franchi le pas.

Donc, messieurs les pratiquants de bodybuilding, crossfit ou street workout, ne vous y trompez pas : bien des leaders, des animateurs de pages facebook que vous fréquentez, ont lu le Tome 2 de la Méthode Lafay. Mais ils n’ont pas envie que ça se sache.
Et c’est parce qu’ils l’ont lu que vous voyez de plus en plus d’articles (et même certains livres) qui se mettent à parler de :
– dangers du No Pain No Gain (en reprenant ma définition et mes recherches sans me citer);
– systémique (autre nom de la deuxième cybernétique);
– auto-régulation (en essayant de trouver d’autres sources qui ont utilisé le terme, mais c’est dur et surtout très incomplet quand ça existe, donc ils en reviennent à copier maladroitement mes propos);
– rapport au stress (celui du quotidien et celui de l’entraînement);
– Efficience;
– stratégie.

Le but de la manœuvre parait évident : s’approprier autant que possible un maximum des résultats de mes recherches avant que le Tome 2 ne devienne trop populaire. En espérant même qu’il ne devienne pas trop populaire (d’où l’omerta).
Cela vient aussi d’une réaction de survie complètement irrationnelle : ce qu’ils ont lu dans le Tome 2 les a tellement bouleversés qu’ils se doutent que cela va affecter la musculation à jamais et ils ont juste très très peur de disparaître.

Afin de compléter ce petit texte, voici les propos de Maxime Bratanoff, préparateur physique, au sujet du rapport existant entre les professionnels de la musculation et le Tome 2 :

« Etant immergé de part mon métier dans le milieu de la musculation/préparation physique, je sais que des auteurs connus ont eu l’ouvrage entre les mains.
Le livre a eu tellement d’impact sur tout le monde, moi également, que cela m’a fait faire un virage à 180° concernant ma vision de la santé, qui est la Mission que je me suis promis de poursuivre pour moi, mes proches, et mes élèves.
Cela m’a valu personnellement de subir les foudres de mes anciens collègues et mentor et de me faire taire, sans sommation, sans vergogne, sans confrontation directe. Tout l’inverse d’une coopération qui aurait pu être possible.
L’exemple même de la lutte pour la dominance décrite dans le Tome 2 !

Et là, depuis plusieurs mois curieusement, l’on peut très bien voir que des posts/articles de ces auteurs/promoteurs changent d’avis brusquement sur « la zone de confort », les fondations de la santé, le fait de « Durer en musculation », qu’il n’y a pas que la musculation dans la vie…etc.

Ils reprennent les idées d’Olivier de manière pernicieuse et malheureusement vaine car ils n’ont pas créé un vrai fond dans leur enseignement.
La cybernétique leur échappe. Ce qui les fonde leur échappe. Ils brillent par leur incompétence et leur copies risibles.

”Beaucoup d’efforts, peu d’effets”. »

Il paraît évident que la Méthode Lafay, de par son approche singulière, dérange énormément depuis 11 ans. Malgré les attaques régulières, les campagnes de diffamation incessantes, le livre vert reste cependant n°1 des ventes. Et le succès du Tome 2 ne fait que développer encore plus le succès de cette approche.
Finalement, l’omerta appliquée consciencieusement par l’establishment de la musculation ne fait que retarder un processus inéluctable.

Il est temps que le milieu de la musculation traditionnelle élargisse sa zone de confort, afin d’y intégrer honnêtement mes apports au lieu d’essayer, pour certains, de les copier vainement, en espérant que cela ne va pas se voir.

La dernière série d’articles sur l’approche systémique, écrite par Yann Ollivier, s’approche des 100.000 lectures.
N’est-il pas vain, finalement, de vouloir étouffer ce Tome 2?
N’est-il pas vain, finalement, de mépriser publiquement, ou de feindre d’ignorer, tout en copiant en douce?

Pour finir, je lève mon verre au un an de l’Espace Stratégique, Tome 2 de la Méthode Lafay 🙂

Olivier Lafay

Le Tome 2 sur amazon : http://www.amazon.fr/gp/product/2851809091…

Méthode Lafay, l’approche écosystémique de la transformation du corps (cybernétique).

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Répéter jusqu’à en mourir

Freud parle de “compulsion de répétition”, Levine parle de “remise en actes”, Watzlawick parle de “toujours plus de la même chose”. On pourrait également citer Karli, Lipton, Selye, Rossi, etc, qui tous ont abordé ce sujet à leur manière.

Il s’agit de notre tendance à vouloir répéter une situation (où nous avons été mis en difficulté) aussi souvent que possible, en espérant, au final, gagner.

C’est un processus inconscient, qui s’appuie sur des racines animales profondes.

 

Le savoir permet de chercher d’autres voies.
Ne pas le savoir, c’est s’agenouiller, s’humilier en pensant combattre : revenir sans cesse sur une confrontation où l’on a été vaincu, en espérant remporter, au final, l’affaire. Tout cela en faisant dans la surenchère à chaque fois, en se disant que si la stratégie a échoué jusque là, c’est que l’on n’en a pas assez fait. Incapable de se dire que, si l’on a échoué, c’est uniquement parce que la stratégie est mauvaise.
Mais ceux qui sont pris dans cet engrenage ne le peuvent, car leur horizon limité (manque de recul critique) ne leur permet que cette stratégie.

C’est donc un serpent qui se mord la queue de plus en plus fort…

C’est la mouche qui bute sans cesse contre la vitre, alors qu’un léger vol latéral de quelques cm lui permettrait d’envisager la sortie, là où la fenêtre est légèrement ouverte.

L’image est donc celle d’un cercle infernal dont il faut sortir, et cela se fait en étant créatif, ouvert, en réfléchissant à nos conditionnements.

 

Mes articles de fond sur le blog ont pour objet d’apporter des éléments permettant de dépasser ces situations. Car sortir d’un cercle infernal, c’est pouvoir progresser de manière générale, et pas seulement en musculation. Cela évitera ainsi la monomanie (type bodybuilding obsessionnel) et le dopage (qui est l’outil “salvateur” de ceux qui butent sur un mur, de manière répétitive, en pensant qu’il est physiologique, alors que c’est bien plus que ça). Cela évitera les blessures à répétition, les agressions haineuses compulsives qui rendent esclave de celui que l’on hait et qui étouffent la créativité.

Quand un problème se pose en musculation, l’erreur est de chercher sa solution uniquement dans le domaine spécifique de la musculation.

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