REFERENCES DE LA METHODE LAFAY POUR LES DEBUTANTS

Pour celles et ceux qui souhaiteraient s’initier à la lecture des références de la Méthode Lafay en douceur, voici la liste des livres recommandés. Pour commander, il suffit de cliquer sur le titre du livre et vous pouvez également commander d’autres livres (ou autre chose) sans devoir recliquer sur un autre lien.

P.S. En achetant via ces liens, vous aidez LDMT. Même en achetant la version Kindle 

 

Giorgio NARDONE

Chevaucher son tigre

Le régime paradoxal

 

Robert FISHER

Le Chevalier à l’armure rouillée

 

Paul WATZLAWICK

Faites vous-même votre malheur

 

Comment réussir à échouer

 

Peter LEVINE

Réveiller le tigre – Guérir le traumatisme

 

George ORWELL

1984

 

La ferme des animaux

 

Henri LABORIT

Éloge de la fuite

 

La colombe assassinée

 

Joël DE ROSNAY

Surfer la vie

 

L’homme symbiotique

 

Jean-Marc FERT

Apprendre a penser le complexe (t 1) se relier au monde

 

Apprendre a penser le complexe (t 2) reliances humaines et personnelles

 

Florence MAGNIN et Rodolphe

L’autre monde : intégrale Cycle 1

 

Olivier MAUREL

La fessée, questions sur la violence éducative

 

Wilhelm REICH

Écoute petit homme

POUR ÊTRE DES PARENTS EFFICACES

(ou, si vous n’en avez pas encore, pour mieux comprendre l’enfant qu’on a été et les influences absolues de l’enfance sur les comportements adultes)

Tous ces livres servent de références aux articles et vidéos LDMT/Lafay

Voici la liste : (en achetant via ces liens, vous aidez LDMT)

 

Catherine GUEGUEN

Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau

Isabelle FILLIOZAT

J’ai tout essayé

Il me cherche !: Comprendre ce qui se passe dans son cerveau entre 6 et 11 ans

Au coeur des émotions de l’enfant

 

Muriel SALMONA

Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

 

Marc-André COTTON

Au Nom du Père

 

Thomas GORDON

Eduquer sans punir: Apprendre l’autodiscipline aux enfants – pédagogie Montessori

Parents efficaces: Les règles d’or de la communication entre parents et enfants

Parents efficaces au quotidien

 

Joël MONZEE

J’ai juste besoin d’être compris

J’ai juste besoin de votre attention

Neurosciences, psychothérapie et développement affectif de l’enfant

ELLE A AUSSI été UNE PETITE FILLE EN DEMANDE D’AMOUR…

 

Wilhelm Reich l’a démontré, de même qu’Alexander Lowen ou Alice Miller. Erich Fromm en a parlé longuement.
Puis sont arrivées les neurosciences, la science de pointe, qui a permis d’aller encore plus loin dans les preuves.
Plus personne ne devrait l’ignorer, même si les médias évitent soigneusement de parler du fait que la science la plus récente démontre, à la racine, pourquoi on vit dans un monde de merde.
Cela foutrait à bas, au moins conceptuellement, le modèle dominant, et ce serait comme s’ils se tiraient une balle dans le pied.

Education selon les neurosciences ou selon la TV-réalité?
Choisissez votre camp

Frappez les enfants, humiliez-les, apprenez-leur la violence et le harcèlement, l’égoïsme purulent, cela les prépare à vivre en société et, vu les traumatisés serviles que cela crée, on aura peut-être un peu de croissance pour faire « redémarrer ‘l’économie »

On le fait déjà et ça marche pas?
Ah!

« La société, et son agent psycho-social, la famille, ont à résoudre un difficile problème : comment briser la volonté d’une personne sans qu’elle s’en rende compte ? Et pourtant, par un processus compliqué d’endoctrinement, de récompenses, de punitions et par une idéologie adéquate, la société (et la famille), dans l’ensemble, vient si bien à bout de cette tâche que la plupart des individus croient suivre leur propre volonté sans se rendre compte qu’elle est elle-même conditionnée et manipulée.»
(Erich Fromm)

« Une éducation qui consiste à humilier l’enfant, à l’insulter et à le frapper a, parmi ses effets les plus fréquents, celui de faire perdre à l’enfant sa propre estime, de l’amener à se considérer intimement comme méprisable et donc à perdre le plaisir le plus élémentaire : le simple plaisir et bonheur d’exister qui consiste à profiter de toutes les sensations liées à notre corps, à notre environnement naturel et aux relations avec les autres.

Tant qu’on éprouve ce bonheur, on se contente du nécessaire et on n’éprouve pas le désir de dominer les autres, de posséder des quantités de bien ni de paraître supérieur aux autres. Mais lorsqu’on a perdu ce bonheur d’être, alors on se rabat sur des substituts : l’avoir, le pouvoir et le paraître, dont la recherche acharnée détruit les liens sociaux, multiplie les causes de conflits et met en péril, par le pillage des ressources qu’elle entraîne, l’équilibre écologique de la planète. »
(Olivier Maurel)

« Quand on ne sait pas, on est victime, quand on sait on est responsable. Maintenant vous savez.»
(Olivier Lafay)

°

Ps : l’illustration, c’était juste pour vous amener à lire ces quelques mots.
Pour aller plus loin (en achetant par ces liens vous aidez LDMT) :
Catherine GUEGUEN, Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau : http://amzn.to/2tqgyo9
Olivier Maurel : Oui, la nature humaine est bonne ! : http://amzn.to/2ruTjwm
Joel MONZEE: http://amzn.to/2svSbci
Alice MILLER : Notre corps ne ment jamais : http://amzn.to/2t5pH6d
Muriel Salmona : Dissociation et mémoire traumatique :http://amzn.to/2s4LkFf
Erich Fromm : Avoir ou être : http://amzn.to/2trfL68

JE SUIS PAS VENU ICI POUR SOUFFRIR. OK?!

(j’aime pas quand tu déboules dans ma vie, dans mes opinions et que tu y fais un strike, m’amenant à me dire que je pensais de la merde jusqu’ici. Tu peux comprendre?)

°

Mais pourquoi donc les adeptes de la souffrance (à l’entraînement, pour réussir dans la vie, dans les relations amoureuses, dans l’éducation des enfants) n’aiment pas « souffrir » intellectuellement?

°

Quelle étrange société, qui valorise, admet, tant de formes de violences, mais dévalorise tant l’intelligence, la remise en question, le recul (des formes de « violences » visiblement inacceptables) !

°

Le savoir peut parfois être amené de manière brutale, musclée, afin de faire réagir, cela n’en est pas moins un savoir.
La stratégie qui consiste à présenter le savoir de manière à secouer les gens a pour objectif de faire réfléchir, de faire bouger les lignes.

Sinon, le principe d’homéostasie des systèmes vivants nous conduit à passer à côté de savoirs dérangeants, à les laisser glisser sur nous, à oublier, pour continuer à vivre notre petite vie habituelle (aussi désagréable soit-elle).
Nous résistons au changement, même si ce changement pourrait être bénéfique.Nous résistons à la prise de conscience.
Nous n’aimons pas penser en-dehors du cadre imposé.Quoi qu’on en dise…

Et nous prétextons parfois une allergie à la forme, afin de pouvoir plus aisément fuir le fond…
Faute de dossier solide, d’arguments probants, nous cherchons le vice de procédure, allant même jusqu’à délégitimer l’auteur de propos nous perturbant.
Tout plutôt que.. penser.

C’est un phénomène naturel. il faut le savoir, le comprendre, et il faut beaucoup exercer son ouverture de système pour, soit ne pas être dérangé et tirer profit d’une approche normalement perturbante, soit être dérangé et chercher à vraiment comprendre pourquoi.
Et éventuellement débattre par la suite si nous sommes en désaccord avec le fond du sujet abordé.

 

Chacun, chacune, devrait être en mesure de se poser des questions sur son irritation, sur son rejet, sur le fait d’être perturbé, quand un savoir fait irruption dans sa vie.
Est-ce un strike?
Pourquoi ce strike?

Mais, évidemment, il est tellement plus facile de chercher à faire taire l’autre, à masquer ce qu’il dit de dérangeant, en lui reprochant, sans rire, son manque d’ouverture d’esprit, son manque de tolérance; il est plus facile de traiter ce qui nous perturbe de secte, de tenter de faire culpabiliser celui qui fait PENSER…
Il est plus facile de procéder ainsi, sans même réaliser que nous démontrons alors que nous ne sommes ni tolérants, ni ouverts d’esprits, ni aptes à penser (propre de ceux qui sont dans une secte).

VOIR SON OPINION MOURIR SOUS SES YEUX

(et continuer malgré tout à lui faire du bouche à bouche tout en brandissant un gros flingue)

°

– une opinion n’est pas un savoir –

On peut ne pas être d’accord, face à un interlocuteur plus instruit et pertinent, et se tromper de bonne foi. Si on est de bonne foi, on admettra volontiers, au cours de la discussion (ou après si on a un bel orgueil) que notre opinion est erronée. Se trouver face à un savoir, exposé sous nos yeux, nous conduira à apprendre…

Ceux qui, malgré, ou à cause de, un savoir exposé face à leur opinion, continuent à la seriner, au nom de « c’est que mon avis », ou « c’est ma liberté d’expression », ou « la science n’a pas toujours raison » ne font que chercher à protéger leurs croyances face à des connaissances qui sont trop perturbantes pour leur imaginaire de compensation.

Insister pour maintenir son opinion, face au savoir qui déboule d’un coup dans notre vie, c’est faire preuve d’une grande fragilité.

C’est montrer que l’on n’est pas assez solide pour accepter d’être perturbé dans ses croyances. C’est prouver ainsi son incapacité à prendre du recul et à savoir rire de soi, de ses erreurs…

Celui qui n’arrive plus à imposer son opinion, qui ne sait argumenter, face à des personnes qui, elles, débattent, argumentent et s’appuient sur des sources en les liant, se retire souvent en invoquant le « dialogue de sourds ».
C’est un paradoxe amusant : comme il ne se sent plus dominant, il en vient à accuser les autres de ne pas se soumettre à son opinion. Il n’écoute pas mais accuse ceux qui présentent une argumentation dérangeante d’être fermés et intolérants.

Plus on est nourri d’opinions, et non de savoirs, et de savoirs sur les savoirs, plus on est fragile. Car nos propos ne reposent sur RIEN (que des croyances souvent répétées). Tant que personne ne s’oppose à nous avec une argumentation sourcée, savante, on avance dans la vie sans appuis solides, mais on est assez sûr de soi.
Le jour où l’opposition est ferme et bien construite, alors c’est l’écroulement, car que va-t-il rester si l’on abandonne ses croyances? La peur est immense de s’être trompé toute la vie. Et de devoir beaucoup apprendre pour continuer à vivre et se donner un nouveau sens.

C’est pourquoi on voit tant de gens devenir franchement stupides quand on argumente et présente des savoirs face à leurs opinions. Voire devenir franchement agressifs, insultants, fous…

Certains vouent même une haine mortelle, irréductible, à ceux qui ont osé perturber le confort de leur petites opinions impensées. Et ils se lancent dans une guerre qui peut durer des années (surtout sur le net, où l’attaque à distance est bien pratique pour les lâches de tout poil).

Voir son opinion mourir, c’est, quand on est fragile, se voir soi-même mourir, car celui qui n’est fait que d’opinions se désagrège en même temps qu’elles…
Celui qui ne se résume pas à ses opinions, qui cherche constamment à progresser, à apprendre, ne court pas le même danger. Et il accepte plus facilement le débat. Et il accepte de perdre, cherchant à croître à partir de ses erreurs, des ses manques.

L’humain progresse par la transgression. Il est résolument transgressif.
C’est par la transgression des consensus, des paradigmes, des opinions, des croyances, des savoirs établis que l’humanité a progressé.

Toute idée que l’on pense posséder doit pouvoir être pensée, repensée. Il s’agit d’être transgressif tout d’abord vis à vis de soi, de ses présupposés, il s’agit de savoir décaler sa pensée, de l’exiger intérieurement.
Etre incapable de le faire signe une grande fragilité émotionnelle, C’est la preuve d’un profond sentiment d’insécurité, qui remonte à l’enfance, bien souvent, et aux relations avec la mère.

Une opinion doit pouvoir être remplacée par un savoir, et un savoir doit pouvoir être relativisé, remplacé ou élargi par d’autres savoirs.

Vouloir absolument protéger ses croyances (même un savoir impensé devient une opinion qui nous possède et donc une croyance) conduit à des opérations actives de guerre, ou guérilla (pour les plus faibles mentalement).

Etre capable de se remettre en question, être émotionnellement solide, conduira à la remise en question permanente et à la culture du débat argumenté.
Très peu de gens en sont capables, vu que nous vivons dans un monde de traumatisés permanents, où l’on doit toujours être plus dominant que son voisin, même si on a absolument tort.
Seul compte le paraître, la dominance acquise par la soumission des autres… Le fond ne compte guère, bien souvent. Ce qui compte, c’est moins la vérité, le talent, que la capacité à détruire, à être pire que son semblable, pour le démolir et prendre sa place, ses possessions, son statut, sa femme.

Dans ces conditions, c’est pas étonnant que chacun se raccroche bêtement à ses opinions et croyances, à ses savoirs impensés, afin de se montrer en vainqueur, en dominant et ne pas « perdre la face » dans cet immense théâtre narcissique, ce jeu de dupes où tout le monde finit alors par perdre, sous la poussée des égos insurmontés, et insurmontables, de soi et des autres.

Pas étonnant de voir des gens continuer à faire du bouche à bouche à leur opinion décédée, armés d’un gros flingue pour massacrer tous ceux qui pourraient s’approcher.

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Olivier Lafay

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Sculpture de Joan Fontbernat Paituví.

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Pour compléter…
« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »
(Gregory Bateson)

La suite ici : https://olivier-lafay.com/…/12/08/apprentissage-et-souffra…/

 

LES POINTS ESSENTIELS POUR CROITRE ET DURER

 

Par Olivier Lafay

1 – Il est très difficile de progresser naturellement en forçant le corps.

2 – très vite, en étant frontal (donc bête), en forçant le corps, on l’use et on use aussi son système nerveux. Donc la progression cesse et les douleurs s’installent, parfois pour la vie.

3 – Celui qui est faible mentalement, suite à une éducation déficiente, ayant manqué d’amour, et qui a très besoin de croire qu’il est fort, qu’il a une grande valeur, va se sentir coincé.
Il a besoin de compenser par tous les moyens les traumatismes enfouis en lui.

4 – il est trop faible, peu cultivé, il manque d’estime de soi.
Il est donc incapable de se penser en stratège : en homme doux avec lui-même, qui sait contourner les obstacles en préservant sa santé mentale et physique.

5 – inévitablement, il se dopera. Il sent qu’il va régresser (car le corps est très vite usé par l’entraînement frontal, forçant le corps et le Système nerveux), et a peur de cesser l’entraînement par dépit, peur d’avoir honte, d’être perçu comme faible.

6 – le dopé, quel que soit le sport est donc un faible qui veut se sentir (se croire) fort, une marionnette fabriquée par les parents et le système social, qui n’a aucun contrôle sur sa vie, car il fuit le bien-être, il sort de sa zone de confort pour chercher l’approbation dans un monde illusoire.
Il croit naïvement que la réussite apparente (physique, financière) va lui permettre d’obtenir l’amour (celui qui lui a tant manqué étant enfant).

7 – il finira sans amour et sans sa santé (ce qui va ensemble).

8 – face à cela, la Méthode Lafay propose un ENTRAINEMENT STRATEGIQUE, où on ne sort pas de sa zone de confort, mais où on cherche plutôt à y aller et à y rester pour croître avec douceur (et les résultats sont rapides, importants et durables).
Le muscle pour le muscle, sans réflexion sur nos conditionnements, sans recul, c’est ce que proposent toutes les figures de la musculation, tous les « professionnels », tous des traumatisés qui renforcent les tendances autodestructrices de ceux qui vont les suivre sans réfléchir.

Depuis quelques temps, la Méthode Lafay est copiée dans son discours, mais rien n’a en fait changé chez tous ces professionnels, qui sont bien trop pris par leurs démons pour envisager un changement profond en eux, qui les ferait respecter ceux qu’ils voient comme des clients à séduire, voire même des pigeons à qui ont peut mentir sans vergogne avec des propos superficiels copiés sur les espaces Lafay.

9 – Un muscle sain et durable, cela commence par le respect de soi, et cela implique nécessairement le respect de l’autre.
C’est une révolution qui exige des outils que LDMT seul vous propose, après des années de recherches.
Et nous avons encore beaucoup d’années d’avance, vu la somme de savoirs à maîtriser.
Le dopage a donc encore de beaux jours devant lui, et nombreux sont ceux qui vont vous parler de muscle sain et durable, d’entraînement efficient, en étant non-sportifs ou même carrément dopés

MUSCULATION ET PSYCHOSE

(se fabriquer un monde imaginaire, qu’on pense très fort comme étant la réalité, et projeter tout ça sur le monde, quitte à faire de gros dégâts)

°

 Notre société est malade, très malade, puisque son fonctionnement fondé sur la lutte de tous contre tous est mortifère, conduisant à la souffrance permanente et à l’autodestruction. Anti-dépresseurs, harcèlement, violences, rejet, pauvreté… Oui, la société est cool, et chacun maîtrise son destin, c’est sûr…

Mais le milieu de la musculation est encore pire, car c’est là où sévissent les caricatures de ce monde fou : le culte de la virilité à tout prix, le culte de la force au détriment de l’intelligence, le culte de la souffrance infligée à soi-même et revendiquée, le culte crétin du « ne baisse jamais les bras », le culte des blessures qui rendent plus fort, Le culte de la drogue « pour réussir », le culte des super-héros entretenu par des adultes (quand même !)…

C’est un milieu de psychotiques sévères, où de nombreux attardés se pensent faire partie d’une élite juste parce qu’il ont de gros bras et qu’ils soulèvent plus lourd que leur voisin. Et qui se dopent la plupart du temps pour se prouver naïvement qu’ils sont bien l’élite.

Et les fans de ce milieu sont très souvent (95% d’entre eux) peu musclés, minces et même parfois non-sportifs.Ils likent des pages de gros dopés alors qu’ils sont parfois à la limite de l’anorexie, s’enfermant dans un imaginaire de compensation où ils sont des surhommes par procuration.
Cela s’appelle la psychose…

Notre société est si souffrante, horrible à vivre, que tout le monde a tendance à devenir psychotique pour lui échapper.
Certains fuient la lutte pour la dominance, d’autres la réinvestissent dans leur imaginaire, s’enfermant dans une bulle protectrice où ils vont être enfin des « gagnants ».
Et le fait de liker des centaines de pages de dopés, quand on est très mince, fait partie de ce processus.
C’est un signe de plongeon dans l’océan de la maladie mentale, avec de gros risques de ne jamais en sortir.

Se rêver bodybuilder invincible, super-héros en collant moule-burnes, combattant de MMA indestructible, businessman indétrônable ou acteur porno ultra-membré, est toujours préférable, pour beaucoup de gens, à la réalité…
C’est pourquoi, enfermés dans leur bulle protectrice, ils affichent des pages facebook avec des tonnes d’images provenant de ces imaginaires de compensation.
Ils se projettent dans ces figures absolues de la dominance, ces membres de cette « élite » que propose une société malade.
Et ils y tiennent tellement, ils s’y accrochent avec force, car vivre sans ces images, sans ces projections sur des idoles, ce serait sinon impossible.

D’où cette haine contre la Méthode Lafay, qui balaie le mythe des super-héros, propose un retour à la réalité du corps et de l’esprit pour parvenir à se muscler en se sentant bien, pour croître et durer.
Dans l’esprit psychotique d’une personne cédant aux sirènes de l’autodestruction, tout discours inverse, opposé, même positif, est perçu comme une agression, une brèche possible dans son imaginaire de compensation. Une porte ouverte sur la folie et la mort.

C’est ainsi que l’on voit des gens minces, ou peu musclés agresser régulièrement sur le net des pratiquants de la Méthode Lafay montrant un physique et des performances pourtant élevés, performances que les critiques/agresseurs n’atteindront sûrement jamais (tant ces critiques sont inhibés, tendus, faibles mentalement).
C’est pourquoi on voit tant d’ignorants fragiles dire autour d’eux autant de mal de la Méthode Lafay, et même occuper une part considérable de leur temps à vouloir la détruire.

Triste monde que celui de la musculation, où sévissent des caricatures de tout ce que la société peut faire de pire.
Où des psychotiques qui, à force de dopage, entraînements intenses et autodestructeurs, ont réussi à devenir des figures connues, des icônes du « fitness », et font de l’argent sur le dos d’autres psychotiques, incapables ceux-là de suivre sérieusement un entraînement de musculation.
Un milieu où la haine de soi conduit à une haine de l’autre revendiquée comme un mode de vie parfois (les forts, les faibles, toussa..).
Toutes ces personnes imprégnées jusqu’à l’os, sans aucun recul, du mythe existant depuis 30 ans de « tout le monde peut devenir le maître du monde » à force de travail et en étant surtout plus méchant et con que son voisin.

Un milieu où la santé mentale/physique est vue comme si lointaine, si inaccessible, que ceux qui osent la proposer, en parler, sont vus comme des ennemis à abattre.

Un milieu qu’on appelle, sans ironie pourtant, « fitness » ou « milieu de la FORME »…
Et où sévissent l’autodestruction, le dopage, le culte de son nombril jusqu’au ridicule le plus total, l’inculture revendiquée, l’enfermement dans un imaginaire puéril…
Un milieu où le mot santé a été multi-violé, tellement perverti que le voir accolé à des « athlètes » usés et dopés donne la nausée.

Un milieu porno, c’est-à-dire, outrancier, excessif, mensonger, obscène et sclérosant. Où l’on piétine la dignité humaine, tout le temps, pour assouvir des pulsions devenues extrêmes par manque d’un assouvissement sain, compris contrôlé.
Super-héros de pacotille, tombant à la chaîne, sous les coups qu’ils se donnent, chacun dans son enfer personnel, extension inévitable de l’enfer social, où des morts-vivants se bouffent les uns les autres, pleurant dans leur tréfonds sur leur immense besoin d’être aimés.

°

Olivier Lafay

 » FIGHT FOR IT « 

[Bats-toi pour « ça », c’est-à-dire pour tout ce que tu désires]

°

Sans jamais te poser de questions sur tes désirs…

°

Toute philosophie est une autobiographie, disait Nietzsche.
Les slogans des bodybuilders, crossfiteurs, fitness, sports de haut niveau n’échappent pas à la règle.
Leurs slogans sont censés représenter leur philosophie à l’entraînement, une philosophie de vie en général. Et cette philosophie est une autobiographie.

Comme nous l’avons vu avec le docteur en neurosciences Joël Monzée ici:

https://youtu.be/fJo3HChmPLA

l’enfant brimé qui n’a jamais eu (ou si peu) l’expérience de la douceur reste prisonnier de son enfance, une enfance qui fût douloureusement vécue, une enfance dans laquelle compréhension, empathie et douceur furent inexistantes ou peu fréquentes.

En voulant échapper à cette enfance avec les moyens qui l’ont fait souffrir, il ne fait qu’y rester : pour enfin pouvoir s’aimer, il lui faudrait être doux avec lui-même, faire pour lui ce que ses parents n’ont pas fait.
Mais il n’a appris que la souffrance et le combat comme moyen d’exister…
Souffrir devient alors le seul moyen d’exister.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné.

« De manière paradoxale, l’expérience clinique souligne qu’un enfant ou un adolescent aimera mieux une attention négative de l’adulte que l’absence d’attention. »
(Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute)

L’enfant qui manque d’attention va provoquer, déconner, se faire du mal etc, dans le seul but d’exister aux yeux de l’adulte.
Et si l’adulte n’accorde de l’attention que dans les moments de crise, cela renforce alors la stratégie de l’enfant pour obtenir de l’attention, et les situations de crises se répéteront…

Même si ces moments sont vécus douloureusement par l’enfant, même si les parents répondent à ces sollicitations par des formes de violence. Car souffrir d’une attention négative, mais exister auprès du parent, est encore moins pénible que de ne pas se sentir exister du tout.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné….

Celui/celle qui dit qu’il faut « se battre pour avoir quoi que ce soit dans la vie » ne fait que montrer, comme dirait Paul Watzlawick, qu’il n’a jamais rien eu sans se battre.

Bref, Fight For It… cela dit exactement comment nos parents ont été avec nous, eux-mêmes ne faisant que valider l’idéologie dominante.
Cela est davantage un cri de désespoir qu’autre chose.

Nous en faisons un cri de guerre, de viril guerrier, mais c’est en fait une plainte, une fatigue d’être soi !

Fight For It, c’est donc subordonner la destruction de soi à la destruction du corps : détruire le corps pour le construire en mieux (afin d’être enfin aimé, reconnu) devient un objectif prioritaire, et il englobe le reste, ce qui conduit à la destruction de soi.

Comme l’expliquent les plus grands psychologues sur l’enfance, il est évident que quelqu’un qui aura toujours eu le sentiment d’exister dans un environnement doux, qui le valide et le reconnaît, n’ira pas chercher la souffrance pour se valoriser.
Il saura que l’on peut être gratifié, heureux, par la douceur.

Finalement, lorsqu’on a comme slogan « Fight for it », ou quelque chose de similaire, on ne peut prétendre se préoccuper de santé.

En effet, Fight fort it, c’est se battre pour obtenir quelque chose.
Le développement musculaire est vu comme un combat. Et un combat, ça épuise, ça détruit, ça tue.

On peut donc opposer le développement musculaire obtenu par le combat et celui obtenu par la coopération.
Combat contre soi (une guerre fait toujours des dégâts, même si on atteint notre objectif) VS Coopération avec soi (l’objectif est atteint en préservant la « population » et les ressources, donc notre santé).

Toute référence au combat est donc un obstacle à la santé. Et, pour virer de bord, pour croître mais aussi durer, il faut apprendre à examiner les conditionnements qui nous poussent à l’autodestruction, notamment ceux de l’enfance.

°

Auteurs : Maxime Bratanoff, Denis Tiquet, Olivier Lafay

Bibliographie associée

Alice Miller : Notre corps ne ment jamais / C’est pour ton bien
Joël Monzée : J’ai juste besoin d’être compris
Boris Cyrulnik : Sous le signe du lien
Christophe André : L’estime de soi
Paul Watzlawick : Faites vous-même votre malheur/Comment réussir à échouer
Alexander Lowen : La peur de vivre/ Le plaisir
François Jullien : Traité de l’efficacité
Alain Ehrenberg : La fatigue d’être soi / Le culte de la performance/L’individu incertain
Edgar Morin : La méthode / Penser global
Henri Laborit : La légende des comportements
Gregory Bateson : Une unité sacré / Communication et société
Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse
Muriel Salmona : Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

Retrouvez la collection Lafay : http://amzn.to/2sJ6lDU

En illustration : la sportive Marine Leleu.
Citation de Brigitte Oriol extraite de cette vidéo : https://youtu.be/OfPE3a3Pmew

Les élèves Lafay sur Facebook, n°63

Voici quelques unes des nombreuses photos qui ont été postées sur mon mur facebook, du 01 janvier au 31 janvier 2017.
Tous suivent la Méthode, soit 2 à 3 entraînements par semaine, sans charges additionnelles, selon la devise « mens sana in corpore sano ». Certains sont des pratiquants aguerris, d’autres s’entraînent depuis peu.
Tous ont adhéré à la polyvalence athlétique proposée par la Méthode, que ce soit pour briller dans leur sport de prédilection (arts martiaux, triathlon, rugby, tennis de table, etc), ou pour juste avoir le plaisir de vivre dans un beau corps, en pleine forme.
Vous pouvez cliquez sur ces photos pour les agrandir et voir ainsi de plus près les excellents résultats de la plupart d’entre eux.

 

Mallory Ardry et Arthur Macaroni

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Léa Zindel-Dietlin

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Mohamed Kadosch

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Loïck Lafay

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Elsa Zaa et Estelle ML

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Max Devpe

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Nicolas Ehret

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Elise Monfrini et Laëticia Lafay

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Luc Mosser et Lucas Greco

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Isabelle B. Nguyen

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Aubin ML

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Xii Lafayen

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Alioune Gueye

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Dali Zarrouk

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Jérôme le Lafayen

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Fabien Apffel

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Geoffrey Ruin

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Ghyslain Lang

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Guillaume Identité et William Lafay

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Julien Laviale

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Pablo Rosillo

pablo-rosillo1 pablo-rosillo

Pascal Lafayen

pascal-lafayen pascal-lafayen1

Stéphane Sautreuil et Yliès Mtl

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Robin Mejias et Sandy Chevillard

robin-mejias sandy-chevillard

Kevin Dubuc

kevin-dubuc kevin-dubuc1

Azog Leprofanateur et Benjamin Mrc

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Loïc Madec et Vince Li Veli

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Tony Decofit

tony-decofit tony-decofit1

Ben Neji Meher et Kaoulays Levan Ngon

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Loïc Kleis

loic-kleis loic-kleis1

Matthieu Oliver

matthieu-oliver matthieu-oliver1

Amor Younes

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Cédric Dubois

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Chris Viste et Corentin Nicolas

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Frédéric Nay Nett et Kévin Helissey

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Jérémi Renaud

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Manea le Lafayen

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Mathieu Lebrouc

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Cyril Chicharito Levy

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LE PLAISIR ET LES LARMES

Avoir du mal à pleurer/ avoir du mal à jouir

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Lorsqu’on grandit dans une famille dysfonctionnelle, pathologique, une famille de merde quoi, on souffre continuellement du rejet, des pressions, des peines infligées, du manque d’amour…
Et nos parents poussent souvent le vice, afin aussi de préserver leur homéostasie, à exiger de nous qu’on aime être soumis, qu’on aime ce qu’ils nous imposent, tout en goûtant nos larmes (qui sont pour eux, et pour nous, notre défaite ultime).

Ils veulent qu’on pleure quand ils nous briment, afin de jouir totalement de notre abandon, les pleurs étant un abandon de l’enfant que nous sommes à leur toute-puissance, l’expression de notre fragilité. Les pleurs sont le signe que notre dernière résistance a cédé.
En pleurant, nous sommes leur objet, complètement.

Parmi nous, certains pleurent, se soumettant à cette violence, cédant devant la puissance parentale, écrasés. D’autres, même s’ils pleurent quelquefois, ou ont pleuré, se construisent un espace de liberté, refusant du fond de leur être la structure du système familial, et gardent leurs larmes, ne voulant donner à leurs parents le spectacle de leur être en pleurs. Ils entrent en rébellion en refusant de pleurer. Vous ne m’aurez pas complètement, hurlent-ils au fond d’eux.

La perversité des parents atteint un stade ultime lorsqu’ils sont ceux qui amènent l’enfant aux larmes, exigent cette soumission totale par les larmes, cet abandon ultime, tout en le refusant une fois obtenu.
Ceci afin d’aller encore plus loin dans la prise de pouvoir : « Ah, mais arrête de pleurer, je t’interdis de pleurer. »
Le parent veut les larmes comme signe de soumission totale, mais il ne veut pas les larmes attendrissantes, celles qui devraient le conduire à protéger son enfant, à le consoler…
Je te soumets et je te rejette, dit-il pour asseoir son pouvoir. Je te rejette quoi que tu fasses, je n’accepte et soutiens que ta soumission, ta peine, et le seul plaisir que je t’octroie est celui qui réside dans ta soumission.
Tu dois aimer ta soumission. comme tout esclave totalement à merci devrait le faire, afin d’aller encore plus loin dans sa déchéance. L’objet doit aimer être un objet….

Ainsi, le parent, de par ses actions et de par la structure pathologique de la famille, tue le plaisir de l’enfant, il en fait un être anorgasmique, ne sachant jouir. Du moins c’est ce qu’il vise. L’enfant, tout comme lui, ne doit pas aimer la vie… Sans souvent en être conscient, il a mis en place une entreprise destinée à briser l’enfant, tout comme il a été lui-même brisé, ce qui lui permet de s’arranger avec sa mémoire traumatique, de dissocier en faisant subir la douleur et l’immense détresse qu’il a subies. Comment en effet pouvoir aimer la vie si tout ce qui pourrait nous donner du plaisir est punissable, nous est enlevé, ou qu’il nous en est laissé que des parties, quelques pièces, quand le plaisir est ainsi sali? Comment aimer la vie quand on ne se sent pas aimable, car pas aimé, et que l’image que l’on a de soi est misérable : celle d’un petit être réduit en esclavage, toujours dans la faute et considéré comme incapable, considéré comme une erreur de cette même vie ?

Et, le pire, c’est que le parent détruit ce plaisir fondamental d’être en vie chez son enfant, il détruit donc partiellement ou totalement son élan naturel de croissance, d’abandon aux forces de vie, pour le soumettre aux forces de mort présentes en lui et qui le torturent (mémoire traumatique)… tout en exigeant que l’enfant aime ça. Soumis aux forces destructrices, aux forces de mort du parent, l’enfant est quand même sommé de « faire semblant », de dire et montrer qu’il aime cette structure familiale pathologique, qu’il aime son malheur… Il doit faire bonne figure, aimer son esclavage. C’est très souvent ce qui lui est demandé, même s’il est humilié publiquement, puni régulièrement. C’est ce qui se passe dans nombre de familles « respectables », c’est-à-dire des familles qui sont assez conformistes pour jouer le jeu social et mettre des bornes publiques à leur violence. C’est-à-dire la plupart des familles…
Et ainsi, bien souvent, l’enfant soumis, obligé de faire bonne figure, grandira en ne sachant faire confiance à ses émotions, il grandira en considérant, finalement, la violence, l’humiliation, la soumission à l’ordre, comme normales

Il passera ainsi à côté de sa vie, de la vie… Et détruira d’autres vies, s’il en a à sa disposition (famille, travail).

Dans ce cadre, l’enfant qui pleure plus facilement est un enfant qui cède donc plus facilement, donc plus soumis. Il va grandir en se soumettant sans trop d’encombres à l’idéologie dominante, faisant le jeu du conformisme social. Et sa soumission est acquise, même s’il apprend à retenir ses larmes, à force de subir les injonctions parentales verbales ou non-verbales, qui les refusent (ses larmes, sa sensibilité exprimée).
A l’âge adulte, il sera un parfait exécutant de la logique sociale, exprimant une sensibilité « normée », une sensibilité qui s’exprime dans les bornes de ce qu’admet la société, une sensibilité de surface, superficielle, afin d’éviter autant que possible le réveil de la mémoire traumatique.

Il ne saura jouir de la vie que superficiellement, et pas longtemps, n’ayant pas accès à la/sa profondeur, car toute profondeur vécue amènerait le réveil de démons, de monstres, mis jusqu’ici sous clef, enfermés, puisque il n’a pas été connu, depuis tout petit, de moyens de faire autrement, de dépasser ces situations de souffrance et détresse extrêmes. Reste seulement le déni, et l’oubli forcé. Sa sexualité sera médiocre, soumise aux normes du moment : gadgets sexuels, romans sado-maso à deux sous et porno aussi crade que sa mémoire traumatique est enflée et douloureusement trop présente.

Les femmes ne jouiront pas, ou si peu, prenant bien souvent comme « le grand soir », comme des feux d’artifice, les quelques pétards qu’elles ressentiront parfois dans le ventre…

Mais que vivre d’autres quand on n’a pas de référent, quand on n’a pas les outils pour comprendre et se comprendre, quand l’accès à nos propres profondeurs a été barré? La sauvagerie brute de la vie, de l’élan vital qu’exprime le plaisir sexuel, ne peut être que jouée, et bien mal jouée, quand cet élan vital a été foulé aux pieds par des parents eux-mêmes traumatisés, et ce dès l’âge le plus tendre. Quand on n’a pas appris à vivre, quand on n’a pas appris à aimer la vie, on ne peut que faire semblant, et toujours rester loin de l’essentiel.

Et que dire de l’enfant qui s’est créé son espace de rébellion, en refusant à ses parents le plaisir de voir ses larmes couler? Cet enfant qui refuse les règles du jeu, qui a du recul par rapport au système familial. Qui a UN recul… Cet enfant qui, comme les autres, n’a pas le droit au plaisir de vivre, mais qui ne peut jouer la comédie, ne peut accepter pleinement de jouir de se soumettre.

Je ne parle pas de l’enfant qui, contraint, forcé par des parents qui dénigrent ses larmes, a fini par obéir, se soumettre et grandir en ne sachant plus pleurer. Je parle de celui qui, très tôt, est entré en rébellion, de celui qui se met à l’écart, qui ne peut faire autrement que rester fier face à ses parents.
Peut-être parce que ses parents n’ont su aller jusqu’au point où ils auraient aussi, comme tant d’autres, exigé que l’enfant ne pleure pas. Peut-être parce que, dans leur violence et leur rejet, leur brimades, ces parents ont inconsciemment laissé à l’enfant la possibilité de construire son espace de liberté et de lutte. Peut-être qu’ils n’ont su ou voulu le briser complètement…

Cet enfant, qui ne peut ainsi adhérer aisément à la psychose sociale, car restant rebelle, insoumis, par force et par chance, va développer son propre univers de rêves et de fantasmes, voulant peut-être bien refaire le système. Mêlant indistinctement, s’il n’a pas appris le recul, système familial et système social.
Il deviendra peut-être dictateur, avide de pouvoir, de changer le monde, révolutionnaire, activiste. Froidement enfermé dans un extrême de ce que la société peut dire et faire de pire, plus anorgasmique que les anorgasmiques conformes, plus glacé, insensible, brisé par ses exigences d’amour inconditionnel inassouvies.

En effet, cet enfant devenu adulte, restant en contact avec ses profondeurs, de par l’espace d’insoumission qu’il a conçu, va peut-être bien vouloir les fuir tout en les comblant, pour ne pas voir sa mémoire traumatique surgir et le dévorer .

Mais il se peut aussi, qu’à l’inverse, l’enfant entré en rébellion, garde un lien vivace avec sa mémoire traumatique, voulant la résoudre et non la combler, révolté, en colère, vivant, toujours vivant, en quête de plus de profondeur, toujours, affamé de vie et donc de sexe.
Une quête de tendresse et de sexe chaud, bouillant et virevolant, explosif et débridé, une quête d’adhésion, d’adhérence, constantes, à l’élan vital, celui qui rend créatif, amoureux non superficiel, et avide de tout changer… mais sans jamais perdre l’amour.
Et, à travers ses créations, à travers l’amour toujours redécouvert, si cela lui est permis, il apprendra à pleurer.
Et il se régénérera, se construira autre tout en étant lui-même, enfin complètement vivant. Non plus en quête, mais enfin installé en lui-même et dans la vie. A sa place, enraciné dans les tréfonds terrestres de la vie, et la tête dans les étoiles, grandi, étiré, en équilibre dynamique et, aussi, plus proche que jamais des autres.

Il saura prendre et voudra donner. Il bougera ce qui cherche à rester immobile. Il changera la donne.

Comme le dit Edgar Morin : « Ainsi l’hominisation prélude par un malheur écologique, une déviance génétique, une dissidence sociologique, c’est-à-dire aussi une modification dans l’autoreproduction de l’écosystème (forêt devenant savane), une modification dans l’autoreproduction génétique chez un primate évolué (mutation), une modification au cours d’une autoreproduction sociologique, c’est-à-dire la scission d’un groupe juvénile fondant une colonie extra-territoriale.
Il semble donc déjà que les anormaux, les rejetés, les heimatlos, les aventureux, les rebelles, soient les initiateurs de la révolution hominienne. »
(cité dans le Tome 2 de la Méthode Lafay, l’espace stratégique)

Dans notre univers, nous fabriquons les rebelles que vous n’avez pu être, et orientons ceux qui sont déjà en quête, pour éviter qu’ils se perdent en chemin. Nous leur.. permettons.

Devenons plus humains, avançons dans notre hominisation.
Ouvrons l’accès aux profondeurs, un accès sécurisé par la connaissance et la tendresse; ouvrons l’accès aux larmes et au plaisir.