L’Efficience dans la Matrice (Part II : rencontre avec L’Agent Smith)

agent Smith Néo

Deuxième épisode d’une série réalisée par des pratiquants.
Monologue de l’Agent Smith face à Néo-Fit (sur la voie d’une nouvelle façon d’être en forme).

Pour ceux qui n’ont pas lu l’Episode 1, publié à l’origine sur facebook, vous le trouverez juste après ce deuxième épisode.

Agent-Smith

« Ne l’avez-vous jamais contemplé, Néo? N’avez-vous jamais été ébloui par son Efficience, son saltus perceptuel ? Des milliards de gens payant leur abonnement à la salle sans y aller. Saviez-vous que le Livre Vert avait pour dessein de créer un monde parfait, où personne ne souffrirait. Le bonheur parfait pour chaque être humain ! Ce fut un désastre, une catastrophe pour le NPNG.

Certains pensaient que nous devrions reprogrammer l’algorithme du concept du No Pain No Gain. Mais je crois que votre espèce, les humains, définissez la construction du corps et de l’esprit comme une sorte de purgatoire, une souffrance. L’entraînement parfait était un rêve auquel vous ne pouviez accéder qu’en vous blessant. C’est pour cela que votre entrainement fut complété avec ceci : l’apogée du « Mens sana in corpore sano » avec le Blog et les Livres Rouge et Jaune. Je dis bien votre entrainement car depuis que nous le pensons à votre place, c’est devenu notre entraînement, ce qui en fin de compte ne tend pas vers votre autonomie.

L’évolution, Néo! L’évolution, comme les dinosaures. Regardez par la fenêtre. Le NPNG a fait son temps. L’avenir, c’est le Constructivisme, Néo. L’Efficience est entre nos mains.

Je souhaiterai vous faire part d’une révélation surprenante, j’ai longtemps observé les nouveaux pratiquants de la Méthode, et ce qui m’est apparu quand j’ai tenté de qualifier leur rapport à l’effort, c’est que vous n’étiez pas réellement des pratiquants de la méthode Lafay… Tous les pratiquants de la Lafaymily ont contribué au développement naturel d’un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous les adeptes du No Pain No Gain vous êtes différents. Vous vous essayez à un programme, et vous multipliez les échecs, vous les multipliez, jusqu’à ce que toutes vos ressources physiques et psychiques soient épuisées, jusqu’à la blessure, jusqu’à ce que le possible devienne impossible, et votre seul espoir de réussir à survivre, c’est de modifier la méthode, de rajouter des exercices fantasmatiques ou de suivre un autre programme.

Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette manière de faire, vous savez lesquels ?… Les virus. Le NPNG est une maladie contagieuse, le cancer de la Construction de Soi. Votre conception de l’entrainement est la peste et nous, nous sommes l’antidote. »

  

  

L’Efficience dans la Matrice (Part I : rencontre avec Efficeus)

EFFICEUS

Enfin! Bienvenue, Néo. Comme tu as du le deviner, je suis Efficeus.

NÉO

J’en suis tout congestionné.

EFFICEUS

Non, toute la congestion est pour moi. Je t’en prie, viens t’asseoir. Je suppose qu’en ce moment, tu éprouves la même chose qu’un débutant tombé devant un pot de suppléments au nom ronflant.

NÉO

C’est un peu ça.

EFFICEUS

Je le lis dans tes yeux. Tu as le regard d’un pratiquant prêt à croire ce qu’il voit parce qu’il s’attend à s’éveiller à tout instant. Et paradoxalement, ce n’est pas tout à fait faux.

Crois-tu au No Pain No Gain Néo ?

NÉO

Oui.

EFFICEUS

Et pourquoi ?

NÉO

Parce que je n’aime pas l’idée de perdre du temps en me reposant 4 jours sur 7 en faisant des séances trop courtes.

EFFICEUS

Bien sur, et je suis fait pour te comprendre. Peux-tu me dire, pourquoi tu es ici ?

NÉO

Non.

EFFICEUS

Laisse-moi te dire pourquoi tu es ici. Tu es venu parce que tu veux quelque chose. Tu as une volonté qui t’habite mais elle s’émousse. Tu l’as toujours ressenti, ressenti que le monde du NPNG ne tournait pas rond. Tu ne sais pas quoi mais c’est là, comme une écharde sur ta barre de traction. Ca te rend fou. C’est ce sentiment qui t’a mené jusqu’à moi. Sais-tu de quoi je parle ?

NÉO

De l’Efficience ?

EFFICEUS

Veux-tu savoir ce qu’elle est ?

NÉO

Oui.

EFFICEUS

Le NPNG est universel, omniprésent. Il nous enveloppe, même dans cette pièce. Tu peux le voir sur les sites de musculation ou sur des bannières publicitaires quand tu allumes ton pc. Tu sens sa présence quand tu pars t’entrainer, quand tu n’a plus de jus, quand tu paies ton abonnement. Elle est le Monde. C’est le monde que l’on superpose devant ta vue pour te cacher la vérité.

NÉO

Quelle vérité ?

EFFICEUS

Que tu es un esclave, Néo. Comme tous les autres, tu es né en captivité. Le NPNG est une prison qui n’a place ni pour le recul stratégique, ni pour s’élever ensemble. Une prison pour la construction de Soi.

Le No Pain No Gain est un système Néo. Ce système est notre ennemi. Quand on est à l’intérieur, que voit-on: des gens qui stagnent, qui se blessent, qui abandonnent, qui se dopent, qui écrasent le plus faible. Les nombreux esprits que nous essayons de sauver. Mais en attendant, ces gens font partie de ce système, et c’est ce qui fait d’eux nos détracteurs.

Ce que tu dois comprendre, c’est que la plupart ne sont pas prêt à se laisser débrancher. Beaucoup d’entre eux sont tellement inconscients et dépendants du système qu’ils se battraient pour le protéger.

Tu prends une bonne grosse pilule bleue, l’histoire s’arrête là, tu restes avec tes douleurs et tu crois au NPNG. Tu prends le Livre Vert, tu restes au pays de l’Efficience et je te montre jusqu’où ton corps peut aller!

Un combat perpétuel

Pectus1Certains me connaissent sûrement déjà par rapport au premier article qu’Olivier avait fait sur moi le 3 août 2011.
Pour résumé, je suis né avec une déformation thoracique appelée Pectus excavatum, qui à mon adolescence me complexait énormément. De plus, mon creux se déportait du côté du cœur et pouvait à la longue devenir dangereux.
Je me suis donc fait opérer en 2007. Après mon opération, je pesai 56 kgs pour 1m93. Je n’avais aucun souci de santé (anorexie, carence…), c’était ma morphologie.

Je faisais mes études dans un lycée agricole, donc un établissement principalement masculin. Entre mecs à cet âge-là (16 ans), c’est la loi du plus fort. Donc oui, j’étais content, je n’avais plus ce trou au milieu de ma poitrine, mais j’avais toujours cette apparence rachitique qui me faisait passer pour un faible et ça, je ne le supportais plus !
J’ai donc cherché tous les moyens possibles pour me muscler et je suis tombé sur la méthode Lafay. En 2008, j’attaquais la méthode. Je m’entraînais 6 fois par semaine (1 jour bas du corps, 1 jour haut du corps, 1 jour de repos le dimanche) et je mangeais 6 fois par jour.
Je n’avais qu’un seul objectif en tête, monter à 90 kilos.

 

3 ans de méthode et j’atteins 80 kgs, je suis ravi de ces résultats et je continue ma progression pour atteindre mes 90 kg.

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Juillet 2012, 88 kgs

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Soirée qui finit mal…

Le 7 juillet 2012, je suis en soirée avec des amis et vers 2h du matin, on décide de se « finir » en boîte de nuit. La soirée se déroule très bien, à 6h on quitte les lieux, tout le monde était alcoolisé, mon état de fatigue et mes degrés d’alcool étaient tel que je monte dans la voiture malgré l’alcoolémie du conducteur ainsi que 2 de mes amis.
A mi-chemin, tout le monde dormait sauf moi et le conducteur. Le conducteur s’endort à son tour, il accélère de plus en plus car endormi le pied sur l’accélérateur. On heurte une barrière en béton à 120 km/h. Je reprends mes esprits juste après le choc avec plus aucune sensation dans les jambes et le siège conducteur enfoncé de 8 cm dans le genou gauche.
Les pompiers m’ont sorti du véhicule et je me retrouve 1h plus tard au CHU de Dijon sur une table d’opération. Je suis toujours conscient, je demande au monsieur à côté de moi ce que j’ai, c’était le chirurgien qui allait m’opérer du dos. Il me dit froidement que je ne pourrai plus jamais me servir de mes jambes. Tout s’effondre autour de moi, je me demande pourquoi moi et qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça !
1 semaine après mon accident, je reprends mes esprits, car les hautes doses de morphine m’empêchaient de penser et de réfléchir. Je me dis que ça n’est pas une fatalité sans vraiment savoir ce qu’est la paraplégie et que si je suis là aujourd’hui, c’est que le destin en voulait ainsi et je ne veux surtout pas montrer aux personnes de mon entourage que je suis faible.
Après 2 semaines au CHU, on me transfert dans un centre de rééducation. Je tiens à souligner que pendant ces 2 semaines au CHU, je perds 23 kilos je reviens presque au même niveau musculaire qu’a mes débuts de méthode en 2008. Arrivé au centre, on me donne mon emploi du temps des semaines à venir. Kiné 4h et ergothérapeute 2h par jour. Photo de mon arrivée au centre ci-dessous.

 

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Je progresse difficilement, car en plus de ma colonne, j’ai eu une fracture de l’omoplate droite et une fracture aux cervicales. Après 3 mois d’écharpe, ma fracture est réparée. Ma progression est fulgurante, en plus de mes heures de kiné et d’ergo, on me rajoute 1 heure de sport où l’on passe la moitié du temps à apprendre à manier le fauteuil dans toutes les conditions et l’autre moitié, au renforcement musculaire. Je reprends très vite goût à la musculation et je me fixais des objectifs toujours plus difficiles à atteindre tous les jours. Je reprends 10 kilos très rapidement. Voir photo ci-dessous.

 

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Mais je ne veux pas m’arrêter là, je veux reprendre la masse musculaire que j’avais avant mon accident et même davantage. Je regarde sur youtube si je peux trouver des vidéos sur des mecs en fauteuil qui font de la muscu. En France je ne trouve rien, par contre un mec du nom de Nick Scott qui est professionnel IFBB wheelchairs aux Etats-Unis, montre grâce à sa chaine youtube que même en fauteuil, on peut obtenir des résultats impressionnants. Bien sûr, on est aux US donc il ne faut pas se leurrer, le mec est chargé comme une mule. De plus, je me rends vite compte que l’on a pas du tout le même type de paraplégie, ce qui m’obligera par la suite à trouver mes propres astuces pour pouvoir m’entraîner sans douleur.

9 mois de rééducation plus tard, je sors enfin et je m’inscris la semaine d’après dans une salle et commence à me faire mes propres programmes. J’apprends à écouter mon corps. N’ayant aucune sensation dans les jambes et un équilibre du tronc limité, je me rends compte que bon nombre d’exercices me demandent un effort considérable alors que les charges sont relativement faibles. Là où une personne de mon gabarit fera du développé couché à 100 kgs, moi je tremble sous une barre à 40 kg.

J’abandonne tous les exercices qui me mettent dans une position inconfortable et décide sur les conseils d’Olivier de travailler en séries longues avec des charges minimes.
Je fais donc ce genre de programme pendant 1 an et demi. Début de l’été 2014, je décide de me fixer comme objectif, de réaliser des tractions avec mon fauteuil. Avec la condition physique que j’avais à ce moment-là, je parviens à en réaliser une dizaine très rapidement.
Plus tard, je les intègre à mon entrainement du dos. 6 séries entre 8 et 10 répétions avec un temps de repos de 1m30. Cet exercice est très éprouvant et je ne saurais pas expliquer pourquoi (étirement de la colonne sur une arthrodèse fixe ? sûrement). À chaque série, mon coeur s’emballe et quand je me repose au sol, j’ai la sensation que mes jambes se sont détachées de mon corps ! Avec le temps, les effets se sont estompés. Je réalise une courte vidéo sur une série de traction et la partage sur Facebook dans le groupe Lafay où je réalise plus de 200 000 vues, ce qui est tout à fait incroyable et me motive d’avantage.
Après les tractions, je voulais réussir à réaliser des dips. 6 mois après ma réussite aux tractions, je réalisais mes premières dips. Pareil, je les inclus dans mon programme pectoraux et obtiens de super résultats.

 

Aujourd’hui, je suis capable de réaliser tous les exercices de la méthode pour le haut du corps, sauf les pompes une main qui me demande trop d’équilibre. Aujourd’hui, je pratique la méthode 2 fois par semaine en incluant juste du curl pour les bras et en milieu de semaine, je vais à la salle pour corriger mes asymétries avec une séance vraiment cool.
Et les résultats sont là. Aujourd’hui, je ne saurais pas dire combien je pèse, car mes jambes ont énormément perdu de volume, mais pour ce qui est du haut du corps, je n’ai jamais été aussi sec et musclé même en étant valide. Comme quoi tout est réalisable et ce n’est pas fini, je compte bien progresser davantage et prouver aux gens que la paraplégie n’est pas une fatalité et que ma vie peut être autant voir plus enrichissante que celle des valides🙂.
Bien entendu, je ne suis pas rentré dans les détails de la paraplégie, car oui les jambes ne bougent plus mais il y a tous le handicape invisible à prendre en compte qui est justement bien plus difficile à maîtriser et à vivre au quotidien et m’empêche parfois d’être régulier.
J’espère que ces quelques lignes vous auront donné assez d’énergie pour réaliser vos futurs projets !

 

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VIOLENCES PARENTALES : ne séparez plus le corps et l’esprit

La violence psychologique peut produire des effets bien plus destructeurs que la violence physique.
Le pire, bien souvent, dans la violence physique, c’est la violence psychologique.
Il ne faut pas dissocier les deux.

Une violence physique, cela reste une douleur suite à un choc. Comme se casser une jambe ou se couper le doigt.

Le plus douloureux, quand un adulte frappe un enfant, ce n’est pas le coup en soi la plupart du temps, c’est le contexte dans lequel il existe. C’est le mal extrême que ressent un gosse quand il se sent rejeté, détesté, abandonné. C’est cette peur qui vous a serré les entrailles, cette peur qui surgit chez l’enfant dès la moindre petite fessée, ou baffe, et qui ne le quittera peut-être plus jamais (beaucoup de gens ont peur toute leur vie, sans vraiment comprendre d’où ça vient, surtout qu’il leur faut aimer leurs parents, et qu’ils se mettent donc, en grandissant à être solidaires des coups reçus dans l’enfance).

Cette peur, cette terreur de l’enfant sans défense devant ceux qui sont pourtant censés le protéger. Plus aucun refuge… Plus que le seul désespoir…
Cette peur qui produit des effets durables, qui détruit la confiance en soi, l’estime de soi, l’amour de la vie, l’empathie, la capacité à croître. Qui produit des dégâts psychologiques nous emmenant en enfer, faisant de notre vie entière un enfer.

Aucune violence physique parentale, même une petite baffe ou fessée, n’existe sans douleur psychologique.
Et le fait de frapper un enfant « pour son bien », associe en lui la violence et l’amour… Cela aura des conséquences dans sa vie de couple future. Et on sait d’où vient l’intérêt de tant de femmes pour « 50 nuances de Grey » : le mâle alpha (image du père tout puissant) qui éduque et forme dans l’humiliation et la douleur.
On recherche en amour ce qu’on a connu étant beaucoup plus jeune…

La douleur physique peut exister sans conséquences psychologiques importantes.
Les violences psychologiques entraînent des dégâts considérables dans l’organisme. Plus elles sont intenses, et/ou répétées quotidiennement (même en étant « minimes »), plus le fonctionnement de l’organisme sera modifié de façon durable.

La violence psychologique EST une violence physique (même si c’est moins spectaculaire que des bleus ou des bosses). Le système nerveux modifie son fonctionnement, ce qui aura des répercussions sur les organes, à court, moyen et long terme. On entre dans un état d’hyper-vigilance, avec modifications hormonales. On est plus souvent malade, car fragilisé. Les écrits de spécialistes comme Alice Miller, Joël Monzée, Catherine Gueguen ou Muriel Salmona sont à ce sujet absolument implacables. Et Henri Laborit fut le précurseur de l’étude de l’inhibition de l’action (sidération infantile) et de ses effets sur le corps.

D’un point de vue cybernétique, il n’y a pas de distinction corps/esprit, il y a seulement les effets de la violence visibles extérieurement ET les effets de la violence invisibles extérieurement (quoi qu’un esprit bien formé sache repérer à l’extérieur les dégâts intérieurs).

NE PARDONNEZ PAS A VOS PARENTS

Si le pardon fonctionnait, depuis 2000 ans que c’est une institution, nous vivrions dans un monde de paix et de douceur.
On pardonne pour ne pas réfléchir, ne pas ressentir, et se soumettre à la norme.

Et on reproduit…
On humilie, frappe, soumet par la contrainte nos propres enfants. On les rabaisse, on les punit, on les écarte brutalement de notre chemin, etc.
On fait comme on a appris et comme on a toujours vu faire.
Comme une malédiction dont on n’arrive pas à se défaire, implacable. Qui nous manipule sans espoir.

Les faits le prouvent 🙂

Comme l’explique Hannah Arendt, c’est toute la différence entre Socrate et Jésus.
Jésus dit de penser à faire le Bien avant tout (et le pardon est un acte de Bien).
Socrate dit de penser à ne pas faire de mal. Et ça change tout…
Car c’est une conception révolutionnaire, qui exige le progrès… par la connaissance de notre propre fonctionnement. Gnothi seauton…

La religion a fait confondre pardon et acceptation.
Si j’accepte, alors tout continuera comme avant. La société reproduira ses schémas, sa violence, sa norme idéologique…
Je m’évite la pensée, la vraie, pas la pensée superficielle qui évite les profondeurs de l’âme, la pensée qui révolte et amène à tout changer.
Bref, ne pas pardonner met en danger l’ordre social 😉
(du moment qu’on part à la conquête du savoir sur soi, et qu’on ne se contente pas de se révolter comme un ado, le cul sur sa chaise avec un gros joint, ou en cassant/brûlant des trucs)

Pardonner est un abandon de la révolte et une soumission à cet ordre.
 

Sortie de l’application LAFAY

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Application qui permet de s’entraîner avec la Méthode Lafay et qui permet également de créer ses propres exercices, ses propres séances hors Méthode Lafay.

Téléchargement gratuit, les trois premiers niveaux sont offerts chez les hommes et le premier niveau est offert chez les femmes. Chronomètre intégré, carnet d’entraînement (gratuit).

Réseau social et statistiques en souscrivant à un abonnement annuel.

Pour lire la description complète, c’est par ici: Application Lafay

Disponible sur iOS et bientôt sur Android.

 

LE CHANGEMENT : c’est pas facile…

Soit on force le changement, en voulant modifier l’apparence et les performances, sans se changer en profondeur. Et cela sera éphémère bien souvent. Et on se fera mal (l’attitude No Pain No Gain est issue d’une volonté d’éviter de faire face à soi).

Soit on recherche l’Efficience pour provoquer une modification complète du système (pour croître et durer). Corps-esprit 🙂
Et il va falloir intégrer ses multiples traumatismes, dont la majorité viennent de l’enfance.

Personne n’a dit que c’était simple.
Mais « pas simple » ne veut pas dire « impossible ».

La violence parentale (de la petite humiliation aux coups) entraîne une résistance par la suite : on cherche à conserver la « forme » prise par notre système. D’où le déni de solutions. On se dit que c’est trop dur…Ou inutile, ou qu’on ne sait pas comment faire, concrètement.

Et même, bien avant le déni de solutions, il y a le déni de l’importance destructrice de la violence parentale (et de ses conséquences dans le présent, dans nos actes, nos paroles, nos choix sentimentaux, nos lapsus, nos confusions, nos colères, nos haines, nos peines). On a du mal à accepter qu’on est le produit du manque d’amour, des gaffes, des humiliations, oublis, négligences et violences de nos parents. On voudrait tant se penser libres, comme des dieux capables de se refondre par la « volonté »…

Ceci, on va vous l’expliquer petit à petit, pour ne pas vous bouleverser trop vite et trop fort 🙂

Mon travail, avec LDMT, est de permettre un pas de côté pour passer du déni à de petites actions constructives, entraînant une refonte du système.

ALLO MAMAN BOBO. ALLO MAMAN COMMENT TU M’AS FAIT J’SUIS PAS BEAU.

Aujourd’hui la première partie du FIT EVENING 3 est disponible ici:

 

Avec la participation exclusive de Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages traitant notamment de l’enfance et l’éducation ou encore du dopage social.
Vous ferez aisément les liens entre ce contenu, les articles récents publiés sur cette page et les vidéos sur la zone de confort.😉
LDMT vous souhaite un excellent visionnage et vous invite à laisser vos commentaires, questions, encouragements sous la vidéo.😉

JE NE SERAI JAMAIS ASSEZ BELLE !

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(mais belle pour qui ? Pour quoi?)

Le véritable problème que vous voulez résoudre, mesdames, ne se situe pas dans votre apparence physique…
La preuve en est que, même une fois devenues magnifiques, vous êtes encore en souffrance.

La vérité est ailleurs. Et l’amour de soi ne peut jamais se résumer à la forme extérieure. L’amour de soi réside dans nos relations aux autres, à soi, au monde, et c’est majoritairement le regard de nos parents qui l’a ou ne l’a pas permis.

La vérité est donc ailleurs que dans la seule apparence du corps corps. La fixation sur l’apparence physique est sans issue.

Votre beauté, votre véritable beauté est à faire exister dans un au-delà du corps (vu comme apparence).
Et votre vision de votre beauté (de vous en tant que personne digne d’être aimée) dépend directement de ce qui conditionne profondément l’estime de soi.

Alors ok, la Méthode Lafay a bien répondu à votre première demande, qui était de vous conformer aux critères esthétiques en vigueur. Vous avez obéi aux injonctions de la norme et faites désormais partie du « haut du panier » esthétique. Et c’est venu assez vite grâce au pouvoir de transformation de la Méthode Lafay.

Mais vous sentez vous-même que cela ne suffit pas, que l’insatisfaction demeure, que la soumission à la norme esthétique peut vous gratifier, mais n’annihile pas votre frustration profonde.

Alors, ce qu’il faut faire, c’est être contente d’être belle, être merveilleusement contente d’avoir mis en place de quoi durer (santé) en voulant juste être belles… puis de vous mettre à dépasser cela et voir ce qui cloche dans votre « système » (la construction de votre personnalité).

La beauté physique ne vous apportera ni l’amour de soi (vous par vous), ni l’amour des autres (ce sera du désir), ni l’amour (et là on vient à l’essentiel) de vos parents; cet amour que le petit enfant qui s’agite toujours en vous attend encore et encore.

La recherche de la « divine proportion » ne rend pas heureux. C’est juste un esclavage de plus. C’est juste une nouvelle fuite en avant qui nous évite de penser. Et de penser à quoi?
De penser à ce qui nous agite l’âme depuis toujours, à ce qui nous empoisonne l’âme et l’empêche de s’élever. A ce qui nous rend lourds, terre à terres, aveugles à la vraie beauté, excessifs, énervés, frustrés, malheureux.
Nous nous fixons sur la courbe d’une hanche, sur la forme d’un biceps, sur une alimentation ultime (vegan, paléo, crudivore, frugivore, sans gluten, etc.), sur une performance qui, une fois atteinte, nous rendra enfin heureux…
Mais quelle est la fonction de cette focalisation du regard? Cela sert à oublier quoi? A cacher quoi? A éviter quoi?

La recherche obsessionnelle d’un beau corps, voire d’un très beau corps, la fixation sur une apparence ultime qui permettrait de s’aimer enfin soi-même, est, dit autrement, une recherche d’acceptation.

Demandez-vous ce qui conditionne, au fond de vous, cette acceptation.
Ne pas pouvoir s’aimer avant d’être accepté par soi, les autres, le monde (avoir sa place dans l’écosystème affectif), ne pas pouvoir… jouir… nous dit quelque chose de profond sur nous-mêmes. A condition de pouvoir l’entendre…

°

LES SOLUTIONS

Bon, mon petit article vous remue, vous secoue et vous laisse désemparées… Vous vous dites : « Cela résonne si fortement en moi que je ne sais plus quoi faire, comment m’orienter pour sortir de ce piège? »
« Si l’apparence est sans issue, comment me trouver et remplir ma vie ? »

Je vais donner une direction, qui ne sort pas de mon cerveau malade, mais qui repose sur une longue pratique des références les plus pointues en psychologie, philosophie, neurosciences, sociologie, biologie et cybernétique. Et sur une expérience des relations humaines autant dans la vie de chair et d’os que sur internet (où j’ai eu en 12 ans plusieurs centaines de milliers d’échanges).

Il faut lire et relire le tome 2, mes articles, et écouter les vidéos LDMT. Il y a là de quoi dénouer de nombreux nœuds qui semblent serrés à jamais, où dont vous n’avez même pas conscience.
C’est partir, voguer, à la découverte de son âme et de ce qui l’empoisonne, et l’empêche de croître ou même de simplement exister.

Il n’y a aucune issue seulement pour ceux/celles qui ne peuvent/veulent entendre, et accepter… et donc opérer une autre recherche, bien plus vaste que la focalisation obsessionnelle sur l’apparence physique.
La solution (issue) existe en potentiel seulement pour chacun(e) et réside dans la volonté d’approcher sa mémoire traumatique.
Donc, déjà se dire que la solution ne sera JAMAIS dans la perfection physique (jamais).

Se dire ensuite que la solution, pour pouvoir exister pleinement un jour, a besoin de temps et donc d’une bonne santé (on se transforme ainsi plus aisément, et on garde le moral nécessaire aux transformations si on est en bonne santé).
Plus votre santé décline avec le temps, plus le risque de perdre la foi est grand. Vous avez besoin de force pour changer. Et celle-ci repose sur votre santé.
L’entropie (la dégénérescence), si elle galope, vous empêchera d’aborder les rivages où s’amorcera la découverte de votre âme.
Difficile de naviguer loin et longtemps, avec un bateau qui prend l’eau…

Se dire ensuite que, si on fait le nécessaire pour rester à proximité de ce qui cloche en soi, si on apprend à tourner autour, à regarder tendrement sa mémoire traumatique, l’émergence se fera nécessairement.

Il faut donc créer les conditions de cette émergence.
(phrase à relire encore et encore)

Et c’est sûrement pas en se fuyant sans cesse, notamment dans une quête éperdue de la « beauté » que cela se fera.
Je peux évoquer aussi toutes les autres fuites : l’alimentation ultime, l’anesthésie des boîtes de nuit, la drogue, le sexe sans conscience, etc.

Créez les conditions de votre propre émergence. Voyez plus loin que le bout de votre nez (de vos conditionnements). Faites un pas de côté pour observer les horizons lointains, et sillonnez la mer à l’insu du ciel.

°

Olivier Lafay

°

Ps : à titre personnel, je peux trouver magnifique une femme que d’autres qualifieraient de « grosse », si je vois transparaître son âme. Si cette âme surgit dans chaque mouvement dans chaque parole. Je ne vois pas seulement un corps, qui doit répondre à certaines normes esthétiques, je vois un tout, j’entends un tout, je sens un tout.
Ce qui me séduit, c’est une femme en quête de son âme, par choix conscient, ou parce qu’elle ne peut tout simplement lui échapper.
Ayant appris à écouter, à observer, à considérer la posture, la vitesse des mouvements, la manière de lier parole et gestes, je vois immédiatement s’il y a une âme en recherche de croissance… ou pas.
Bien sûr, cette femme peut être « cabossée », mais peu importe si le désir de croissance est manifeste, si la sensibilité est forte.

Je peux voir le regard perdu, vigilant, de la femme toujours prisonnière de son enfance douloureuse, qui sous les rires, et les démonstrations de courage, cherche encore d’où vont venir les coups ou les humiliations de son père ou de sa mère… Là où elle essaie de donner le change, car il lui faut vivre et paraître « fonctionnelle », je vois la biche aux abois, qui s’inquiète des prédateurs. Je le vois dans son port de tête, dans ce mouvement des yeux et du visage qui s’excuse presque constamment d’exister.
Je vois la faille où l’âme luit, cherche, trébuche, attend, palpite.
Je peux être amoureux d’une femme comme ça, qui cherche à être normale, un bon petit robot soumis à l’idéologie dominante, mais qui n’y parvient pas, qui aspire à bien davantage. Je sais qu’arrosée de tendresse, elle pourra croître et durer, et s’aimer, et aimer.

A l’inverse, je suis totalement insensible aux charmes d’une femme qualifiée de « canon », et qui n’est pas davantage qu’un robot sans âme. J’ai pu être harcelé par ce genre de femmes, sans, à leur grande stupéfaction, ne pas même lever un sourcil. Un robot, même en 90-60-90, qui vous lance des regards d’un érotisme de cinéma ou d’affiche de pub, ne me fera jamais bander.

Plus un homme est sensible à son âme, plus il cherchera une femme qui y est également sensible, par choix ou par force.

Vous voulez vous muscler

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Vous êtes un mâle.
Vous voulez vous muscler pour séduire les filles.
Vous voulez du muscle pour en imposer aux autres mâles.
Vous voulez vous muscler pour être performant (dans vos sports de prédilection).
 
A moins d’être complètement inconscient, vous avez certainement envie que les expériences agréables octroyées par vos muscles puissent se renouveler.
Autrement dit, vous devez avoir envie, soit clairement, soit tapie au fond de vous, de jouir le plus longtemps possible de ce que vous avez obtenu avec l’entraînement.
 
Séduire les filles aujourd’hui, demain, dans 10 ans, dans 30 ans…
Ne pas craindre physiquement les autres mâles, aujourd’hui, demain, dans 10 ans, dans 30 ans.
Conserver de belles performances demain, dans 10 ans, dans 30 ans.
Et pourquoi pas bien plus tard, au moment où beaucoup d’hommes sont devenus faibles, fragiles, peu mobiles, maladroits, tremblants, hésitants, tristes, dépressifs, seuls, repliés sur leurs douleurs, sur l’impotence?
 
Bref, vous avez certainement envie de jouir d’une condition physique qui rende la vie plus agréable… le plus longtemps possible.
 
J’ai écrit que vous deviez avoir cette envie. Vous devriez avoir cette envie…
Mais ce n’est pas un acquis, une évidence claire et consciente pour tous, sinon il ne serait pas nécessaire d’écrire cet article.
 
Nous vivons dans une civilisation devenue nihiliste, où le projet global s’est dissous dans l’urgence ultra-individualiste de la jouissante immédiate. On peut dire qu’il y a un rapport entre une société nihiliste et ce mouvement massif de consommation, qui ne sait pas penser la durée.
On veut tout, tout de suite, quel que soit le moyen employé, sans guère prendre le temps de penser aux conséquences de l’assouvissement de nos désirs.
 
Développer un muscle durable, cela paraît presque incongru, étonnant, perturbant… subversif.
Si l’on vous dit qu’il faut, très logiquement, vouloir « croître et durer », vous mettez un petit temps à vous représenter cette idée. Pour certains d’entre nous, c’est même impossible.
 
Vous devez vouloir un muscle qui soit « bon pour votre santé ».
Il n’y a pas que le muscle bon pour les filles, bon pour la confiance en soi et jouer les mâles dominants, bon pour la performance… Si l’on veut que tout cela dure, il faut développer un muscle durable…
 
La santé devient donc le préalable, le chef d’orchestre, les fondations… de votre transformation corporelle (de votre prise de muscle).
 
Dans le Tome 2 de la Méthode Lafay, un chapitre entier est consacré aux « fondations de notre santé ». L’on y trouve une analyse très détaillée et référencée, implacable, ainsi que des solutions opérationnelles, faciles à mettre en oeuvre.
Mieux comprendre pour mieux agir. Mieux comprendre et mieux agir.
 
Lorsqu’un colosse de 100 kgs secs a le dos tellement abîmé par les charges lourdes qu’il ne peut même plus soulever son enfant pesant seulement 18 kgs, tant les douleurs lors de ce mouvement sont importantes. Il continue à s’entraîner sur des machines lui évitant ces douleurs, mais il est bel et bien handicapé au quotidien. Et les conséquences sur sa vie de famille sont considérables : il peut s’entraîner dur pour conserver sa musculature MAIS il ne peut plus jouer avec ses propres enfants.
 
Lorsqu’un homme, venu à la musculation pour en imposer, pour être un « super-héros », ne peut plus faire une seule pompe, et donc épater les copains ou la famille qui lui demande si ses muscles lui servent à quelque chose. Son grand rêve, son rêve d’être un super-héros, est annihilé.
 
Lorsque les genoux sont usés, grinçants, si douloureux et laissent présager un avenir sur une chaise ou un fauteuil roulant, et une opération qui deviendra certainement hors de prix dans une société individualiste où chacun doit être responsable de lui-même. On ne veut plus payer pour les autres; ils ne veulent plus payer pour nous…
 
Etc.
 
Ci-dessous, les toutes premières lignes du chapitre 2 du Tome 2 de la Méthode Lafay, chapitre intitulé « Les fondations de votre santé ».
 
« Lorsqu’on demande aux gens ce qu’il s’agit, selon eux, de faire pour être en bonne santé, ils répondent généralement que la priorité doit être donnée au sport et à l’alimentation.
 
La première image qui nous vient à l’esprit est bien souvent celle d’un athlète musclé, sans gras, faisant son jogging, soulevant des haltères ou attablé devant un repas diététique.
 
C’est le discours de l’industrie du Fitness qui est ainsi répété : ayez l’apparence de la forme et vous serez en forme. C’est certainement ce discours qui vous a conduit à vous procurer la méthode Lafay. Ce qui vous donne maintenant l’opportunité d’apprendre que ce discours n’est pas tout à fait vrai, et qu’il s’agit de se rendre au-delà des apparences. Il s’agit de se préoccuper autant de ce qui ne se voit pas que de ce qui se voit.
 
Etre en bonne santé, c’est tout simplement disposer d’un fonctionnement organique optimal permettant de durer. Pour cela, l’apparence athlétique (esthétique et performance) ne suffit pas. Ce que l’on montre doit, pour être renouvelé le plus longtemps possible, reposer sur de solides fondations.
 
On ne peut dissocier l’apparence athlétique de ce sur quoi elle repose. On ne le peut, même si très peu de sportifs se soucient de ces fondations, c’est-à-dire des quatre éléments essentiels dont nous allons parler ci-dessous et de la manière dont le stress les affecte, ainsi qu’il affecte l’organisme entier. Ils ont monté les murs sans se soucier des fondations; ils ont « construit leur corps », sans se soucier de ce sur quoi cette construction reposait. Et c’est ce qui conduit ce bâtiment, aussi beau soit-il, au risque de l’effondrement. »
 
Ensuite, ce chapitre vous explique ce que sont ces fondations. Il montre ce qui se passe quand on les néglige, avec le détail des conséquences. Il explique que s’en préoccuper permet de bien meilleurs résultats plus rapidement, en moins de temps et sans se détruire. Les solutions peuvent sembler « inattendues » pour un sportif qui n’a jamais été familiarisé avec ce sujet (99,99% des sportifs), mais elles fonctionnent très vite et très efficacement. De nombreux témoignages de pratiquants, depuis la sortie du Tome 2, en attestent.
En savoir plus sur le Tome 2 :
 
https://www.amazon.fr/M%C3%A9thode-musculation…/…/2851809091
 
Groupe officiel de la méthode :
https://www.facebook.com/groups/17045653093/
 
(L’image illustrant ce texte a été créée par la fille de l’auteur de la méthode Lafay 😉 )

« L’intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’on juge. »

Citation de Coluche
 
Cela ouvre un débat sur la meilleure manière de faire croître son intelligence et de se mettre au moins en position de comprendre quand on atteint ses limites intellectuelles.
La mesure, par soi-même, de sa propre incompétence, en temps réel, demande beaucoup d’apprentissages.
Et ceux-ci sont feinés, contrecarrés, voire à jamais bloqués par le principe même d’internet et des réseaux sociaux, qui cultivent le narcissisme, l’ignorance et l’orgueil le plus nais.
 
Sur le net, et encore plus sur facebook, beaucoup sont si pressés de juger, de se valoriser, d’exister enfin, qu’ils ne prennent aucunement la peine de se demander s’ils sont légitimes pour s’adresser sur un ton supérieur, dominateur et condescendant à certains de leurs semblables.
Ce questionnement les freinerait aussitôt et gâcherait leur plaisir, en modérant de trop (à leur yeux) leur ambition d’être « au-dessus ».
 
Un vrai con, selon moi (ou une vraie conne), c’est quelqu’un qui intervient sans le moindre respect, qui entre chez vous, en dominant, sans même prendre le temps de chercher à savoir qui vous êtes, qui vide votre frigo, défèque sur votre canapé, et s’affiche bien évidemment, sur sa propre page comme « Charlie » et « défenseur des droits de l’homme et de la liberté d’expression ». Le vrai con, la vraie conne, défèquent allègrement et en permanence, sur les belles valeurs qu’ils affichent pourtant sur leur propre page. Ils sont tellement obtus, robotisés, qu’ils ne voient pas le paradoxe.
 
C’est une image 🙂
Ici, c’est ma page, c’est donc sur mon « canapé » et « dans mon frigo » que leurs comportements ont lieu…
 
Le vrai con (ou la vraie conne) est totalement inconscient de ce qu’il fait. Il agit pour prendre du pouvoir, se gratifier, exister aux dépens des autres, comme la tv, le travail, l’école et les médias le lui ont appris.
Il n’a aucun recul.
 
Et quand on lui fait remarquer qu’il est très impoli, qu’il existe de meilleures manières d’entrer en relation avec ses semblables, il trouve cela injuste. Il n’a même pas réalisé sa violence et sa méchanceté dominatrice. Son profond manque de respect. Pour lui, c’est normal de se comporter ainsi, de juger des gens chez eux, de haut, et d’attendre qu’ils se soumettent et se taisent devant sa toute-puissance.
 
Le clash a ainsi lieu dès le départ. Il n’est pas là pour réfléchir, mais pour jouir en jugeant. Aussi, quand on lui demande d’argumenter, c’est la panique. Sa toute-puissance imaginaire d’enfant brimé, qui cherche à compenser une fois devenu adolescent ou adulte, est remise en question. C’est pour lui/elle intolérable…
Il va donc se mettre à troller, c’est-à-dire à occuper le terrain sans jamais argumenter. Toute argumentation le mettrait en défaut et briserait ses illusions, ses croyances, le jetant en plein désarrroi.
Il ou elle va donc lutter pour maintenir cette image idéale de soi que le net permet de fabriquer à moindre frais.
Le but n’est jamais d’apprendre, de respecter l’autre, mais de dominer.
 
En fait, dès la première intervention, on peut évaluer le niveau de connerie, et de souffrance d’une personne.
Là, où l’intervenant agit sans conscience, brutalement, bêtement, nous pouvons le voir « à poil ».
Si ces gens étaient un petit peu plus instruits sur leur propre fonctionnement, leurs propres conditionnements, ils seraient vite beaucoup plus doux et réfléchis, car le hiatus entre la honte d’être ainsi mis à nu et leur volonté de puissance serait évident à leurs yeux.
 
J’ai souvent de la peine quand je pense au fait qu’une partie non négligeable de l’humanité est irrécupérable, totalement irrécupérable. Condamnée à une vie de robots, sans aucune conscience, sans que leur vie puisse jamais être véritablement une vie. Depuis mes vingt ans, j’ai une expression pour ça : la viande gâchée. Ce sont « des vies pour rien ». Du berceau à la tombe, une vie de marionnette, qui ne voit pas les fils qui l’animent, et hurle sa « liberté ». C’est si triste. Ces gens sont de plus dangereux, freinent le progrès, en étant les premiers soutiens du système de dominance en place. Ce même système qui en a fait des marionnettes (boucle tragique et morbide).
 
C’est terrible, mais beaucoup ne peuvent espérer se libérer de la moindre de leurs chaînes. Et j’en souffre. Mais il y a déjà tant à faire avec ceux qui peuvent apprendre…