LE CONSOMMATEUR ET SA MORALE

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La MĂ©thode Lafay a bouleversĂ© le monde du sport avec une approche originale qui, aprĂšs treize ans d’existence, commence Ă  ĂȘtre bien connue du public.

L’idĂ©e de dĂ©part est que, pour changer physiquement, et ce de maniĂšre durable, il faut rejeter la violence Ă  l’entraĂźnement. Il faut ĂȘtre doux avec soi-mĂȘme.

Pour y parvenir rĂ©ellement, nous avons besoin de connaĂźtre les contenus inconscients qui nous rendent accros Ă  l’autodestruction (au nom de la beautĂ© et des performances).
Et nous avons besoin d’un entraĂźnement trĂšs bien conçu, qui sache produire du changement en douceur.

Autrement dit, nous avons en nous, gravĂ©s profondĂ©ment, des « ordres », qui nous poussent Ă  croire qu’il faut souffrir pour ĂȘtre beau/belle, pour rĂ©ussir quoi que ce soit.

Et si on reste soumis Ă  ces ordres, on finit par se faire beaucoup de mal, en s’engageant dans des pratiques sportives dont on dit qu’elles sont « bonnes pour la santĂ© ».
C’est le grand paradoxe du « fitness » de promouvoir ainsi l’autodestruction.
Et à cÎté, on fera de la méditation, des automassages, et on prendra de nombreux suppléments pour « récupérer ».

Mais quelles sont ces croyances qui nous manipulent Ă  notre insu, inconsciemment, et qui nous amĂšnent Ă … finalement rater notre vie, Ă  force d’ĂȘtre blessĂ©s, usĂ©s, en souffrance, au physique comme au moral ?
Qu’est-ce qui est gravĂ© en nous et qui nous conduit Ă  aller contre nos vĂ©ritables besoins et Ă  nous soumettre avec « joie » Ă  des charlatans ?

Etudiant la question depuis 31 ans maintenant, j’ai rassemblĂ© suffisamment d’Ă©lĂ©ments pour affirmer que la construction des personnes, au sein de leur famille et de la sociĂ©tĂ©, va en amener la majoritĂ© Ă  se faire beaucoup de mal, et Ă  devenir rapidement usĂ©e, malade, dĂ©sespĂ©rĂ©e.
Psychologie, sociologie, biologie, cybernĂ©tique, neurosciences… vont dans le mĂȘme sens. Nous sommes formatĂ©s pour aller contre nos vĂ©ritables besoins. Nous parlons beaucoup de santĂ©, mais nous agissons constamment pour la dĂ©truire.
Nous manquons cruellement de bon sens.

Avec LDMT, je donne des outils pour penser et agir autrement, afin que ce dĂ©sir de construction de soi parvienne Ă  ĂȘtre rĂ©ellement exaucĂ©. Construit pour ĂȘtre sain, beau, durable.
VoilĂ  pourquoi nous publions gratuitement des vidĂ©os et des articles qui prĂ©sentent et analysent les dĂ©terminants de l’enfance et les dĂ©terminants sociaux.

Cette proposition d’agir et de penser autrement attire Ă  nous du monde et provoque aussi le rejet.
Pouvoir se libérer de mauvais conditionnements pour en construire de plus sains, de plus adéquats compte-tenus de nos réels besoins, cela séduit beaucoup de monde.
Mais cela effraie aussi pas mal de monde, qui entre alors en guerre contre ce que nous proposons, sans mĂȘme chercher Ă  comprendre quoi que ce soit.
« C’est diffĂ©rent, cela me fait penser, donc c’est dangereux ! »
Quand on a Ă©tĂ© formatĂ© pour se soumettre (aux parents, aux valeurs sociales dominantes), quand on a Ă©tĂ© mis sur des rails depuis l’enfance, il est difficile de changer de voie. Et on en vient Ă  insulter tout aiguillage, car la possibilitĂ© de choix est crĂ©atrice d’angoisse.

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Si vous prenez un peu de recul, vous constaterez aisĂ©ment que la plupart d’entre nous papillonne d’une activitĂ© Ă  une autre, d’un entraĂźnement Ă  un autre, d’un programme Ă  un autre, d’une idole Ă  une autre.
Soit nous ne parvenons pas Ă  nous poser, soit nous limitons notre engagement dans nos activitĂ©s, et nous nous enfermons dans la rĂȘverie (un autre corps, un autre moi, une autre vie).

Or, tout ĂȘtre vivant nait, se met Ă  croĂźtre, se maintient, dĂ©cline et finalement meurt.
Qu’est-ce qui nous empĂȘche donc de croĂźtre et de nous maintenir longtemps, au mieux de notre potentiel ?
Qu’est-ce qui nous empĂȘche de nous fixer sur une activitĂ© et de rĂ©ellement progresser, sainement, et de maintenir nos acquis, tout en Ă©tant bien dans notre peau ?

RĂ©ponse : la nature de cette activitĂ©. Les valeurs (thĂ©ories) affichĂ©es par cette activitĂ©. Et bien sĂ»r nos propres valeurs et mouvements Ă  l’intĂ©rieur de nous-mĂȘmes (joie, peines, traumatismes, attentes, frustrations, rĂȘves, etc.)

En Bien et en Mal…

En effet, les valeurs proclamĂ©es par une activitĂ©, si elles sont celles de l’autodestruction, vont nous amener peu Ă  peu Ă  Ă©chouer. Nous allons fuir…. Mais nous trouverons une autre activitĂ© avec les mĂȘmes valeurs, car nous avons Ă©tĂ© formatĂ©s pour aimer le forçage de notre nature (de notre corps, de notre Ăąme).

Nous pouvons aussi ĂȘtre tellement mal en nous-mĂȘmes que nous irons jusqu’au bout, fidĂšles Ă  une activitĂ© qui nous dĂ©truit, et nous proclamerons sa grandeur…

Nous pouvons aussi adhĂ©rer Ă  une activitĂ© comme la MĂ©thode Lafay, qui analyse nos conditionnements et cherche le vĂ©ritable bien-ĂȘtre, la construction de soi en santĂ©.

Si nous n’avons pas trop de rĂ©sistances enfouies, nous allons alors nous Ă©panouir complĂštement corps et Ăąme.

Mais si nous attendons d’ĂȘtre conduits au bonheur, par le simple fait de s’intĂ©resser quelque peu Ă  nos conditionnements, nous allons ĂȘtre déçus de ne pas rĂ©gler tous nos problĂšmes rapidement. Nous allons ĂȘtre déçus de ne pas arriver magiquement au bonheur.
Au lieu de regarder en soi, de poser des questions pour savoir ce qui cloche et ĂȘtre guidĂ©s un temps vers des rĂ©fĂ©rences utiles, nous allons considĂ©rer que la MĂ©thode Lafay est la cause de notre Ă©chec. Et nous allons lui en vouloir.
Et le rejet va ĂȘtre violent, avant de passer Ă  autre chose, encore une fois…

On change de mĂ©thode, de programme, comme on change d’homme/femme, de voiture, de portable, etc.

On CONSOMME du changement.

Et on crache plus ou moins violemment sur ce qu’on a adorĂ©.
Soit on oublie assez vite notre engouement passé. Qui a fait suite à un engouement plus ancien encore, etc. On clame juste la grandeur de notre engagement actuel (voiture, femme/homme, portable, entraßnement).
Soit on veut dĂ©molir ce qu’on a adorĂ© si ce qu’on a adorĂ© nous a poussĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir jusqu’au point de rĂ©sistance maximale et incontournable, jusqu’au point oĂč notre rĂ©sistance au changement devient irrĂ©ductible. On veut dĂ©molir Ă  la mesure de notre peur face Ă  ce grand vide qui s’empare de soi quand on se heurte Ă  ce qui nous fait le plus mal.

Et un des dĂ©terminants majeurs dans notre attitude quand on se met Ă  rejeter une activitĂ©, c’est notre comportement ancrĂ© de consommateur.

Dans une société qui valorise, qui adore, le dieu-argent, plus on aura payé cher pour une activité dans laquelle on se sera vraiment engagé, moins on aura tendance à la salir en la quittant, ou alors pas longtemps.

On se sent moralement engagĂ© par nos dĂ©penses. On a en nous une sorte de devoir de valoriser ce qui nous a coĂ»tĂ© cher, mĂȘme si on n’a peu ou pas de rĂ©sultat.

J’ai toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ© de voir des personnes se plaindre du prix d’un livre (20 € pour la MĂ©thode), alors qu’elles ont payĂ© 40 € ou mĂȘme parfois bien plus pour un pdf qui me copie avec des programmes pensĂ©s par un ou une ignare.
Quand tu as dĂ©pensĂ© pas mal de sous pour un « programme » beaucoup vantĂ© et que tu n’as guĂšre de rĂ©sultat, tu seras tentĂ© de te taire et de payer Ă  nouveau, persuadĂ© de ne pas en avoir assez fait, ou alors d’aller payer aussi cher, voire plus cher, ailleurs.

Le consommateur, celui/celle qui n’a pas rĂ©glĂ© ses problĂšmes d’addiction Ă  l’autodestruction, Ă  la soumission et Ă  la performance, va ainsi papillonner d’activitĂ© en activitĂ©, d’achat en achat, pour finir un jour usĂ© et dĂ©pressif.
Les statistiques sur la dĂ©pression en France, sur la prise de drogues, d’alcool, de mĂ©dicaments contre l’angoisse, l’insomnie, sont affolantes !

Avec la MĂ©thode Lafay, c’est finalement parfois encore pire.
Beaucoup de gens qu’on a suivi sur nos espaces facebook, dont on s’est occupĂ© gratuitement, et qui n’ont pour tout cela payĂ© que le prix d’un ou deux livres, s’en vont parfois en nous vomissant dessus. MalgrĂ© les bons, voire trĂšs bons, rĂ©sultats obtenus…

A un moment de leur parcours, ces personnes se sont heurtĂ©es au mur intĂ©rieur de leurs rĂ©sistances, de leurs conditionnements. Trop consommatrices, trop impatientes, instables, ces personnes ne peuvent envisager l’engagement de soi dans une transformation profonde.
Le consommateur est superficiel, il ne veut/peut que rester Ă  la surface des choses, et si l’idĂ©e d’aller en soi pour se libĂ©rer agit au dĂ©part comme un nouveau gadget, un nouveau jouet, la crainte de vraiment s’impliquer rejaillit tĂŽt ou tard.

Et la fuite, l’inĂ©vitable fuite, se double d’une agression terrible contre nous.
On retrouve ces gens, hier « Ă  fond » pour nous soutenir, proches aujourd’hui de nos pires dĂ©tracteurs, et clamant qu’ils ont enfin vu clair dans notre jeu, que nous sommes des manipulateurs…

On aura beau leur demander en quoi fournir des tonnes de rĂ©fĂ©rences scientifiques pour aider les gens Ă  se faire moins de mal est de la manipulation, nous n’aurons jamais de rĂ©ponse.
Il s’agit juste pour ces gens de se protĂ©ger de leurs douleurs intĂ©rieures en les externalisant, en les projetant sur nous, qui avons pourtant passĂ© des centaines d’heures Ă  leur rĂ©pondre gratuitement, sans jamais leur faire le moindre mal (sauf celui, on l’aura compris de les amener Ă  « trop » penser).

C’est lĂ  qu’on reconnaĂźt le consommateur, celui/celle qui est solidement arrimĂ©(e) Ă  l’idĂ©ologie dominante du pouvoir par tous les moyens, de la superficialitĂ©, du culte de l’argent et de l’absence de moralitĂ© (tout en se proclamant Charlie et trĂšs moral).

On reconnaĂźt la personne soumise et perdue, le consommateur, au fait qu’il ne crache pas sur ce qui lui a coĂ»tĂ© cher, mais vomit sur ce qui lui a Ă©tĂ© donnĂ© gracieusement, sur, par exemple, l’engagement qui est le nĂŽtre.

Le consommateur a un engagement moral envers ce qui lui a coĂ»tĂ©, peu importe le rĂ©el plaisir qu’il en a tirĂ©, la valeur rĂ©elle de ce qu’il a achetĂ©, et il n’a aucun engagement moral envers le service gratuit, et l’attention qu’on lui porte (s’il n’y a pas d’engagement financier important de sa part).

Dans notre monde de guerre de tous contre tous, l’argent vous lie et vous oblige Ă  certains comportements (on se sent redevables envers beaucoup d’escrocs), alors que la gratuitĂ© et la gĂ©nĂ©rositĂ©, quoi qu’on en dise, sont mĂ©prisĂ©s. GratuitĂ© et gĂ©nĂ©rositĂ© n’ont aucune valeur pour celui/celle soumis(e) Ă  l’idĂ©ologie dominante, quoi qu’il en dise « officiellement ».

Le consommateur, c’est celui qui, parce qu’il a tout eu gratuitement, considĂšre qu’il ne nous doit rien, ni considĂ©ration, ni respect.
Il n’a aucun engagement moral envers nous et peut mĂȘme se comporter comme la derniĂšre des ordures, nous attribuant sans complexe sa difficultĂ© Ă  vivre, ses Ă©checs, et passant ainsi de l’amour Ă  la haine sans jamais se remettre en question.
Se demander pourquoi on brĂ»le ce qu’on adorĂ©, vraiment, est exclu. S’interroger sur soi-mĂȘme est exclu. On choisit la facilitĂ©, l’accusation infondĂ©e, le mĂ©pris et la haine, mais sans jamais se questionner sur soi.
C’est bien normal, et tellement prĂ©visible, car c’est Ă  cause de ce questionnement que la personne a dĂ©cidĂ© de fuir. Et d’accuser.

Le consommateur est immoral.

2 rĂ©flexions au sujet de « LE CONSOMMATEUR ET SA MORALE »

  1. Belle illustration, sincĂšres remerciements. Je suis convaincu que la mĂ©thode Lafay me correspond totalement. Il y a un changement qui s’opĂšre en moi depuis plusieurs mois. J’ai commencĂ© la mĂ©thode grĂące au livre il y a maintenant 6 semaines. Et je vous remercie du bien que cela m’apporte. Par contre je suis maçon et donc un peu claquĂ© parfois. Mais cette bonne fatigue me rappelle que le bien etre mentale et aussi le spirituel renforcent l’Ăąme bien plus que cette charmante enveloppe corporelle. Donc, dans l’optique de m’amĂ©liorer chaque jour en tous points, je pratique cette mĂ©thode avec un grand plaisir. Merci et dĂ©solĂ© pour vos galĂšres en ce qui concerne l’appli et certains ahuris. Bonne continuation. Kevin

  2. Je me permets Ă©galement de rajouter, que l’on peut avoir tellement honte de dĂ©penser beaucoup d’argents dans quelque chose qui ne fonctionne pas, que l’on n’ose pas l’avouer et ainsi admettre qu’on sait fait arnaquer.
    Car admettre cela, serait admettre une certaine faiblesse. Choses inconcevables dans un monde oĂč la performance fait loi et les “faibles” ne sont pas admis.

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