Rousseau et le néolibéralisme

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Rousseau et le néolibéralisme

“La première éducation doit donc être purement négative Elle consiste, non point à enseigner la vertu ni la vérité, mais à garantir le coeur du vice et l’esprit de l’erreur.”

Rousseau

Si Rousseau reprenait vie, il constaterait non pas la seule faillite de l’école, mais d’une société.
Cette société empêtrée dans le libéralisme-libertaire dont Rousseau, par de nombreuses réflexions, a aussi contribué à l’avènement.

Le néolibéralisme gangrenant l’ensemble des individus (citoyen étant devenu un gros mot), a produit en chacun l’intégration des structures mentales engendrant le vice et l’erreur.

Une société où le vice est largement encouragé; où il s’agit, quitte à détruire sa propre vie, de “baiser son prochain” comme l’écrit Dany-Robert Dufour.

Le génie de Rousseau, ce précurseur absolu, est terni par certaines limites inhérentes à l’esprit de son temps, mais qui nous dominent totalement aujourd’hui.
Afin d’éviter l’énantiodromie présente en germe chez Rouseau, il faut, tel que nous l’expliquons dans Un pas vers une écologie de l’enfance, se fonder sur la bioanthropologie. C’est ce qui manquait à Rousseau à l’époque.

Et c’est grâce à ce livre que nous pouvons aboutir le plus beau des écrits de Rousseau (garantir le coeur contre le vice et l’esprit contre l’erreur)

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