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Le prochain article sera composé de 15 parties et sera diffusé sur le blog sous forme de feuilleton.
 
L’axe central de cet article sera constituĂ© d’une analyse de mes rapports avec un auteur de livres de musculation qui a Ă©tĂ© une rĂ©fĂ©rence, mais qui ne l’est plus, un auteur dĂ©sormais (presque) oubliĂ©. Un auteur que le dĂ©veloppement de la MĂ©thode Lafay semble dĂ©sormais, et Ă  jamais, confiner aux oubliettes, et pourtant il me faut parler de lui, poussĂ© par une logique nĂ©cessaire que vous dĂ©couvrirez dans l’article.
J’expliquerai en quoi il m’a influencĂ©, et comment je m’en suis dĂ©tachĂ©, ressentant profondĂ©ment la nĂ©cessitĂ© de trouver une autre voie que celle du “no pain no gain”, et donc de de l’idĂ©ologie qui sous-tend la musculation traditionnelle et cette expression.
 
Ce sera l’occasion de traiter de nouvelles notions, propres Ă  la MĂ©thode Lafay, de les prĂ©senter tout au long de ces 15 Ă©pisodes dans leur rapport dialectique aux notions fondatrices de la musculation traditionnelle.
 
Comme je l’Ă©crivais dans La construction d’un modèle alternatif :“La musculation avec haltères et machines a vu surgir Ă  ses cĂ´tĂ©s des formes alternatives oĂą l’utilisation du poids de son corps prime. Les sportifs sont sortis des salles, rĂ©habilitant la gymnastique et l’effort rustique. Mais les valeurs qui sous-tendent la dĂ©finition de l’objectif et l’investissement physique et psychologique n’ont guère Ă©tĂ© questionnĂ©es, ceci par manque de recul sur le conditionnement culturel de la pratique, qui conduit Ă  toujours utiliser le mĂŞme fond, quelle que soit la forme.”
La plupart d’entre nous pense encore comme il y a 250 ans, Ă©tant bien peu au fait de l’histoire rĂ©cente des idĂ©es, des nouvelles sciences et formes de pensĂ©es, de leur Ă©volution sur les cent dernières annĂ©es et des consĂ©quences que cela peut avoir sur la musculation (vision et pratique).
 
Le conditionnement social provoque l’oubli et le dĂ©sintĂ©rĂŞt pour l’histoire des idĂ©es, des reprĂ©sentations du monde. Et chacun de considĂ©rer que les valeurs dominantes “vont de soi”… Et chacun, dans un monde de souffrance, de dĂ©sirer, sans la voir ni mĂŞme l’imaginer faute de moyens, une alternative. Tout en Ă©tant emportĂ©, parfois avec dĂ©lectation, dans le jeu de la compĂ©tition sociale Ă  outrance, de la violence imposĂ©e aux autres, sur un ocĂ©an chaotique, sans rĂ©el but, sommĂ© de… s’adapter en dĂ©truisant et s’auto-dĂ©truisant.
 
Sans liberté, pas de choix. Sans recul, pas de liberté. Sans culture, pas de recul.
Le rapport que nous avons à la culture et le rapport que nous avons à la liberté sont identiques, symétriques, consubstantiels.
La culture Ă©tant ici dĂ©finie comme l’utilisation d’outils autorisant la construction d’un recul critique, sur le monde, les autres et soi, comme je l’exposais dĂ©jĂ  sans StratĂ©gie de la motivation:
“Evoluer, c’est sortir de la culture grâce Ă  la culture.
Le terme culture comporte deux acceptions :
La première est la panoplie de tous les Ă©lĂ©ments constitutifs d’une sociĂ©tĂ© : traditions, manières de parler, de se vĂŞtir, de se comporter, d’entrer en relation… C’ est l’ambiance gĂ©nĂ©rale dans laquelle baigne tout nouveau venu dans un monde.
La seconde est constituĂ©e d’une rĂ©flexion sur la première. Il s’agit de prendre du recul, d’exercer son esprit critique, de mettre en doute le monde que l’on voit. Ce monde ne va pas de soi, il est « relatif ». En se « cultivant », on gagne de l’autonomie, on devient capable de rejeter les fausses Ă©vidences, les croyances erronĂ©es ou limitantes. On comprend pourquoi et comment chaque vie, chaque regard sur le monde, peut et doit ĂŞtre singulier. La culture, en ce sens, est la crĂ©ation d ’un ĂŞtre singulier.
Toute invention est le fruit de ce regard neuf produit par le recul critique.”

 
C’est la possibilitĂ© d’un accès Ă  la construction de ce recul critique que je propose en dĂ©cortiquant depuis des annĂ©es les liens entre conditionnement social et pratique “no pain no gain” de la musculation, une nĂ©cessaire relation de subordination. C’est une passerelle de culture qui ramène Ă  soi.
Dans cette optique, je mets Ă  votre disposition diffĂ©rents regards permettant d’Ă©clairer les conditionnements et l’emprisonnement de l’âme qui en rĂ©sulte. C’est pourquoi, je conclurai cette prĂ©sentation de mon prochain article en vous proposant un regard singulier et paraissant prophĂ©tique Ă  ceux qui n’ont pas encore pris connaissance de l’histoire des idĂ©es et valeurs, celui d’Aldous Huxley en 1932 :
 
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Pensez-vous, après lecture de ce texte, que la musculation traditionnelle puisse échapper à ce conditionnement et constituer un espace de liberté?
 

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