LA SOMME DE TOUTES LES PEURS

 

La peur de se retrouver face à sa propre enfance conduit l’individu à rechercher toutes les formes possibles de destruction, y compris l’autodestruction.

La mémoire traumatique, qui se constitue principalement dans l’enfance, lorsque nous sommes confrontés à ce que nous vivons comme un rejet, une perte d’amour parental, est psychologiquement, physiologiquement, une fuite de la douleur causée par ce rejet.
Sans cette fuite intérieure, nous pourrions tomber gravement malades et même mourir très rapidement.
Ceci, les neurosciences le démontrent.

Plus tard, en grandissant et à l’âge adulte, nous ferons TOUT pour éviter d’avoir à ressentir ce tsunami émotionnel contenu dans la mémoire traumatique.
Et cela va conditionner entièrement notre vie. Ne pas pouvoir se libérer de cette mémoire traumatique, l’ignorer, c’est lui rester soumis à vie.

Nous adopterons des conduites à risques (pour “dissocier”, c’est-à-dire pour revivre la rupture interne qui conduit à l’apaisement suite à la sécrétion de drogues endogènes).

Nous exercerons des violences envers nous-mêmes en accord avec l’image de soi construite au sein de la famille, sous l’influence des parents : la moindre humiliation, le moindre rejet, la moindre peine causée par nos parents, nous amène à nous penser comme des “monstres”, des êtres mauvais, qui doivent être punis, qui doivent souffrir, être malheureux…
La douleur devient un mode privilégié pour “être”. Nous nous refusons le droit d’être, pleinement être, dans le plaisir. La moindre satisfaction devra être acquise par la douleur, dans la douleur.
Cela se passe inconsciemment, tout petits, et c’est implacable. Plus tard, sous l’influence de l’idéologie sociale dominante, nous tenterons de rationaliser tout cela. Nous irons même jusqu’à le revendiquer au lieu de le rejeter, prisonniers alors de notre propre souffrance jusqu’au bout.

La musculation No Pain No Gain, la musculation dite “classique” (tout ce qui n’est pas la Méthode Lafay) est un des exemples de cette mémoire traumatique qui conduit à l’autodestruction par haine de soi, et pourtant revendiquée sous les étendards de l’héroïsme.
De même que la boulimie, l’anorexie, la bigorexie, les auto-mutilations, etc.

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Demandez-vous pourquoi nous n’en venons pas naturellement à rechercher notre bien-être et un développement de soi sans peine et blessures.
Pourquoi la santé, dont on parle tant, est dans les faits, souvent, le dernier de nos soucis.
Quand, avec LDMT, j’ai mis cela en évidence, avec maintes références et démonstrations logiques, cela a créé un CHOC énorme. Et beaucoup de colère… Bizarrement.

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Nous exercerons également de nombreuses formes de violences sur d’autres que nous (nos enfants, nos semblables, nos subordonnés, des inconnus, des personnes que nous envions). Violences physiques, verbales, harcèlements…

Faire usage de violences envers d’autres que soi assume une quadruple fonction :
se décharger du trop plein de haine, frustrations, sur un autre que soi. Notre violence est en fait la résultante d’une incapacité à gérer le trop plein d’émotions qui nous habite. Faire du mal, quelle que soit la façon de le faire, nous décharge, nous apaise. Nous vidons ainsi une part de nos tensions, notre énergie excédentaire trouve un canal de décharge;
faire vivre à l’autre ce qu’on nous a fait vivre (l’humiliation, la peine physique et/ou morale). En faisant vivre cela à un autre, et parce que nous nous identifions à lui, nous pouvons dissocier (sécréter des drogues apaisantes). Le sadisme est un moyen de dissocier et de se fuir;
faire taire la pensée. Car penser peut nous amener bien trop près de cette mémoire traumatique, C’est-à-dire de la plus grande de toutes nos peurs. En cherchant à détruire celui qui nous fait penser, nous recherchons le statu quo antérieur. C’est un effort de rétroaction négative : on fait tout pour revenir à la situation antérieure où nous arrivions tant bien que mal à garder sous clef la mémoire traumatique. D’où les agressions physiques et verbales envers ceux qui font penser, le rejet de ces personnes, au lieu du débat, car le débat peut faire tomber de noirs voiles, et c’est vécu inconsciemment comme terrifiant, donc tout est bon pour y échapper ;
gagner de la dominance perçue : on se sent plus grand, plus fort (donc plus aimable) quand on écrase son semblable. L’estime de soi remonte un instant et le plaisir de la dominance parvient à camoufler momentanément nos conflits intérieurs. Celui qui se sent tout petit en lui-même ressent de la force s’il a le sentiment de faire trembler ou tomber quelqu’un qu’il trouve bien plus grand que lui. Il ne se sent pas capable de grandir, de croître, mais capable de détruire (car c’est tellement plus simple, surtout avec internet, où l’on peut se rassembler et produire de véritables concentrés de haine de soi, des autres, du monde, à projeter sur son semblable).

La jouissance du pouvoir, exercé sur d’autres que soi, vient remplacer, compenser, l’incapacité à vivre (aimer la vie, se sentir aimé). A jouir…

Chez tous ceux qui interviennent avec haine, rage, démence sur nos pages ou sur des pages créées pour tenter de nous détruire (sous couvert d’humour, parfois, l’humour destructeur de l’autre, via le harcèlement), on retrouve ces éléments :
– des personnes émotionnellement fragiles, qui ne parviennent pas à se gérer en douceur, et avec amour (de soi);
– des personnes qui se font beaucoup de mal, et qui se décrivent même parfois comme des héros;
– des personnes qui fuient avec une constante détermination leur mémoire traumatique (donc la confrontation avec leur propre enfance);
– des personnes qui cherchent à faire du mal, inventant pour cela des prétextes : le racisme, l’humour, la méchanceté de celui qui ose les faire PENSER.

L’enfer n’est pas un monde de terreur qui nous attendrait à la fin de notre vie, il est la vie même pour tous ceux qui se fuient sans espoir, et qui cherchent alors à emmener avec eux, dans cet enfer quotidien, ceux qui tendant le miroir qu’ils fuient; pourtant le premier pas vers un renouveau de la croissance.

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Olivier Lafay

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L’ENFANCE DES VEGANS

(la répression par le parent de la nature animale de l’enfant conduit plus tard à une volonté absolue de protection des animaux et une haine de l’humain)

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Quand on pense que si nos parents savaient nous aimer, inconditionnellement, il n’y aurait pas de répression des émotions et de mémoire traumatique, pas de haine de soi, de conception de soi où l’on est un “monstre”, donc pas de conception d’une humanité monstrueuse.
Pas de rejet de la vie et de ses nécessités, pas de haine de la vie.
Pas d’obsession vegan, pas d’hystérie vegan, où la science compte peu, la cohérence encore moins, pourvu qu’on puisse déféquer sur l’humain, et proclamer fièrement (mais sans beaucoup de conscience) son absence de plaisir à vivre, son anorgasmie, sa frigidité (la vie ne peut me faire jouir).

Mon avis n’étant pas celui d’un utilisateur moyen de facebook, car, par mon métier, je dois me rapprocher du million d’interactions en 13 ans (sans compter ma vie hors du net, depuis 49 ans). Et j’ai quelques milliers de livres lus à mon compteur…
Je peux dire sans la moindre hésitation que tout vegan qui se met à explorer sa mémoire traumatique, et notamment le lien de désamour avec sa mère, se remet progressivement à manger de la viande.

C’est l’animal en soi qui a été brimé par la mère, qui a été réprimé, donc c’est aussi la spontanéité animale, la joie de vivre, le respect de nos besoins animaux.

Toute psychose, tout monde imaginaire fabriqué dès l’enfance pour survivre au rejet, à l’humiliation, à la violence physique, de la part de nos parents, ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité.
Il faut que l’hostilité parentale ait été bien forte, constante, pour que l’enfant finisse par haïr l’animal en lui, et aussi l’humain (qui représente les parents mal-aimants).

Il en faut beaucoup de ces violences diverses exercées par les parents sur un petit sans défense pour que celui-ci en viennent à vouloir protéger hystériquement les animaux, car chaque animal violenté lui rappelle l’animal en lui-même, violenté dès le plus jeune âge, généralement par une mère froide, distante, et contrôlante.

Il en faut beaucoup, de ces violences diverses, pour que l’on en vienne à désirer fortement que l’humanité disparaisse de la planète. Quand nos parents ne nous aiment pas, ils ne peuvent nous apprendre à aimer la vie et les autres. On n’aime alors ni soi, ni les autres, ni le monde.

Le vegan qui dit que l’humain est détestable ne comprend pas qu’il veut dire : “mes parents sont détestables. Haïssables. Je les hais de toute mon âme, de tout mon coeur d’enfant trahi, qui a tellement eu besoin d’amour, et n’y croit plus.”

Toute psychose ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité. Mais bien souvent, la fuite dans l’imaginaire rend niais et fragile. Et on ne fait du bien ni à soi ni aux autres.
Chacun devrait se poser la question de sa propre psychose, et raisonner ses incohérences, comprendre ce qu’elles cachent.
La volonté de fuir à tout prix, quitte à raconter n’importe quoi, le rejet plus ou moins fort, violent, de l’animal en soi, prennent racine dans l’enfance, là où peu d’entre nous ont pu connaître un amour inconditionnel de la part de nos parents.

I can’t get no satisfaction, disait un célèbre groupe.

Avant de se dire : “je ne peux prendre de plaisir à vivre à cause de ceci ou de cela…”, il faudrait juste s’arrêter longuement sur le fait, en enlevant les “causes” brandies comme des étendards, et remarquer, tout simplement, qu’on ne peut prendre de plaisir.
Les causes “officielles” viennent ensuite.

Tout d’abord, à l’origine, il y a notre incapacité à prendre du plaisir, à aimer la vie. Nous trouvons des causes ensuite, et c’est rarement nos parents que nous identifions comme cause.
Car c’est tabou, et c’est aussi parce que l’enfant dont on a forcé la répression des émotions avait un impératif vital : survivre. Il fallait croire les parents. Il était impossible de ne pas adhérer aux propos et comportements des parents.
Donc les parents ont toujours raison…
Et ils modèlent ainsi une personnalité dissociée, contre-nature.
Pour un enfant, il est impératif d’aimer ses parents et d’être certain que ses parents l’aiment, sinon il en mourrait. Aussi, quand il ressent le rejet de ses parents, il intègre l’idée puissante qu’il est digne d’être rejeté. Donc indigne de pouvoir jouir d’exister. Indigne du plaisir. Sa vie entière va se dérouler avec cette croyance originelle…
Et cela en fera peut-être un curé intégriste vegan ou une nonne intégriste vegan (cf L214).

Coupé de ses racines (l’amour des parents, les émotions, rechercher le plaisir et fuir la douleur), l’enfant construit son monde psychotique, un monde sans solutions réelles, car les solutions proposées ne résoudront jamais le manque originel : un père et une mère aimants.
Un monde où l’on veut à la fois choyer l’animal en soi, mais en le projetant sur les autres animaux, ET rejeter l’humain mal-aimant, destructeur de vie (de notre vie).

Notre propre nature animale a été réprimée durant l’enfance, mais nous en conservons la nostalgie, sa nécessité impérative d’être, alors nous la projetons en dehors (sur les autres animaux) et proclamons l’obligation de son respect et de sa protection. Nous aurions tellement voulu être protégés et respectés durant notre enfance… Avoir le droit de vivre pleinement, en laissant s’exprimer toute la spontanéité animale du jeune enfant, celle qui a tant dérangé nos parents.

Et, pour le parent vegan, il y a un pas de plus dans la psychose. Car vouloir faire de l’enfant un vegan contraint également à faire avec lui ce que ses propres parents ont fait : briser la nature animale de l’enfant.
Et c’est toujours fait au nom du Bien (c’est pour ton Bien, disait Alice Miller).

Un enfant mal-aimé, pas aimé, est sorti très tôt de sa zone de confort. En brandissant un imaginaire de compensation lui permettant de survivre à cela, en devenant vegan militant, haineux, incohérent, fantaisiste, il bâtit une barrière haute et solide l’empêchant de retrouver un jour cette zone de confort. Et il se coupe alors de toute possibilité de connaître un jour le plaisir à vivre, le plaisir d’être, simplement être.

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JE RETOURNE ENCORE UNE FOIS CHARLIE

(et Charlie aime pas ça, mais c’est pour son bien, et un peu pour le mien aussi)

 

Bousculer les gens, ce n’est pas chercher à les soumettre.
C’est les aider à croître.
C’est le principe cybernétique de croissance par complexification suite à des perturbations. Et le résultat n’est pas… contrôlable. Cela ouvre des tas de possibilités pour chacun.

Par contre, exiger des gens qu’ils se comportent comme on veut (du genre : être tolérant, être “bienveillant”, ne pas juger, etc.), lorsqu’on se sent bousculé par des propos, c’est vouloir les soumettre, les plier à NOS règles.

Celui qui cherche le débat ouvre le monde. Il ne soumet pas, même s’il voudrait voir les gens évoluer.
Celui qui juge, exige le silence de ceux qui perturbent le ronronnement de la machine sociale; il est donc dans la soumission (à la psychose comme règle de vie, à l’ordre en place).

Il n’y a rien de moins tolérant que celui/celle qui parle tout le temps de tolérance, car son but est d’obtenir le silence et un arrêt de la pensée. Pour protéger avant tout sa propre psychose, donc sa propre fragilité. Il n’y a rien d’altruiste chez les apôtres permanents de la “tolérance”, les “Charlie”, juste un besoin intense, pour eux/elles, de contrôler leur mémoire traumatique. Et ils/elles le font en essayant de contrôler les autres, au nom de… la bienveillance.

CHACUN DANS SA PSYCHOSE

Plus vous êtes persuadés qu’on peut :
– marcher sur l’eau;
– vivre sans manger, juste en respirant;
– devenir heureux juste en changeant d’alimentation;
– guérir un cancer en buvant des jus (ou même faire repousser un membre);
– être sauvés par la politique;
– voir des extra-terrestres nous visiter;
– être en bonne santé en pratiquant du crossfit;
– devenir milliardaire en écoutant des préceptes de développement personnel;
– être heureux en consommant;
– être heureux en ne consommant pas…
– atteindre la libération de je ne sais quoi en méditant;
-… (la liste est si longue)

Plus vous signalez en fait à quel point votre vie est merdique et à quel point vous avez besoin de compenser en fuyant. Vous “rêvez”, dirait-on poliment; vous vous réfugiez dans la psychose, dirait-on sans détour.

Tout ne se vaut pas.
Mais comment le faire comprendre à quelqu’un qui est malheureux et qui veut fuir dans un monde dont il sait, au fond, que c’est un monde fictionnel (mais qui lui permet de supporter la vie, de tout juste la supporter)?

Et, comme tout le monde est plus ou moins très malheureux, tout en faisant semblant pour la plupart d’être “cool”, d’être bien, alors il faudrait être “tolérant” et ne “pas juger” la psychose de chacun, même si elle est extrême et que cela dégénère de jour en jour.
Le monde va mieux, hein, depuis que vous méditez?
Oulalah qu’il va mieux !

Il faudrait “être Charlie”…
Cela veut dire quoi “être Charlie”? Cela signifie que l’on doit éviter de tout juger, sauf ce qui dérange nos maîtres, pour lesquels vous devez toujours prendre parti.
Etre Charlie, c’est “Chacun fait ce qu’il veut du moment que la soumission au dieu-fric reste pleine et entière.”
C’est le nivellement par le bas, avec une confusion totale des valeurs, une confusion totale entre la santé mentale et la folie, entre le réel et l’imaginaire.

RAPPEL : si vous êtes malheureux, c’est à cause du monde réel.
Fuir ce monde, en essayant de faire comme si votre fuite était un “choix” de vie autre, n’arrange pas les choses. La fuite impensée conduit à la psychose avérée et notre monde humain est en train de devenir un monde de psychotiques sévères, clamant partout qu’il ne faut pas juger, être bienveillant (supporter la folie de l’autre pour qu’il accepte la nôtre), ouvert d’esprit et donc “Charlie”.

Ok, mais…
Si vous ne changez pas le monde réel, si vous ne mettez pas les mains dans le cambouis, au lieu de vous enfermer devant la tv ou en rêvant que des respirationnistes peuvent exister, étant en communication quantique avec les dieux, vous ne changez pas les causes de votre mal-être.
Vous ne faites que les confirmer par votre immobilisme…

Si vous avez besoin de croire à des balivernes pour continuer à vivre, c’est que vous avez perdu la saine boussole, le bon sens de celui qui a les pieds sur terre.
Si vous avez besoin de croire à des balivernes, des histoires pour très jeunes enfants, alors il faudrait peut-être prendre le temps de s’arrêter, même si ça fait mal, et commencer à PENSER (le gros mot !).
Où en sont vos relations avec vous-mêmes, les autres, le monde? Comment changer concrètement cela?

Etre Charlie, c’est se détacher du monde réel, et c’est bien pratique si vous l’abandonnez ce monde réel, pour vous (qui avez peur de la vie) et pour ceux qui vous dominent, et qui en font ainsi exactement ce qu’ils veulent (et vous exploitent en rigolant).

°

Devant tout ce foutoir, il est important de secouer les fesses de ceux qui se font enfiler tours les jours, par eux-mêmes (leur imaginaire de compensation), et par les dominants (qui ont besoin de pantins rêveurs, mous et inactifs, pour, eux, posséder le VRAI monde). Ils ont su éliminer la concurrence en l’envoyant paître, moutonnière, au pays des psychoses “Charlie”.
Et on le fait (on secoue leurs culs tout mous), en leur donnant des clefs, du savoir…
Ouvrir les yeux des gens, les aider à remettre un peu d’ordre, en faisant tomber les décors de ce théâtre de folie et de douleur, c’est ça être.. authentiquement bienveillant.

C’est pas Charlie, c’est sûr. Et c’est tant mieux.

°
Certains diront que leur monde illusoire est “réel”, est la vraie réalité.
C’est qu’ils ont oublié, on leur a fait oublier, qu’il existe une norme de santé mentale et physique. Et qu’elle est assez facile à démontrer.
Mais les gens perdus, paumés, se laissent facilement berner par des farfelus encore plus psychotiques qu’eux, et qui deviennent dangereux parce qu’on les croit et qu’on les suit.
Dans un monde “Charlie”, la norme disparaît, et n’importe quel dingue, assez charismatique, prendra en charge votre désespoir, votre finalement envie dévorante d’être aimé, compris, pour vous conduire vers une folie encore plus extrême.
Dans un monde Charlie, le paumé défend le fou, et se soumet à lui. Et il se soumet à ceux qui savent bien où est le vrai pouvoir : là où l’on peut saisir le monde et le transformer.
Un esprit apaisé par la psychose, c’est-à-dire, l’esprit d’une grande partie des humains aujourd’hui, c’est un esprit qui ne sera jamais en paix, car le corps, lui, sait…
Oublie le corps, oublie ta matérialité, et ton esprit pourrira, quelle que soit la radicalité de ta fuite dans l’imaginaire.
C’est sans issue.

Il est temps de prendre Charlie, de le retourner, et de faire avec ses fesses ce qu’il a fait avec les tiennes.

POUR ÊTRE DES PARENTS EFFICACES

(ou, si vous n’en avez pas encore, pour mieux comprendre l’enfant qu’on a été et les influences absolues de l’enfance sur les comportements adultes)

Tous ces livres servent de références aux articles et vidéos LDMT/Lafay

Voici la liste : (en achetant via ces liens, vous aidez LDMT)

 

Catherine GUEGUEN

Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau

Isabelle FILLIOZAT

J’ai tout essayé

Il me cherche !: Comprendre ce qui se passe dans son cerveau entre 6 et 11 ans

Au coeur des émotions de l’enfant

 

Muriel SALMONA

Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

 

Marc-André COTTON

Au Nom du Père

 

Thomas GORDON

Eduquer sans punir: Apprendre l’autodiscipline aux enfants – pédagogie Montessori

Parents efficaces: Les règles d’or de la communication entre parents et enfants

Parents efficaces au quotidien

 

Joël MONZEE

J’ai juste besoin d’être compris

J’ai juste besoin de votre attention

Neurosciences, psychothérapie et développement affectif de l’enfant

ELLE A AUSSI été UNE PETITE FILLE EN DEMANDE D’AMOUR…

 

Wilhelm Reich l’a démontré, de même qu’Alexander Lowen ou Alice Miller. Erich Fromm en a parlé longuement.
Puis sont arrivées les neurosciences, la science de pointe, qui a permis d’aller encore plus loin dans les preuves.
Plus personne ne devrait l’ignorer, même si les médias évitent soigneusement de parler du fait que la science la plus récente démontre, à la racine, pourquoi on vit dans un monde de merde.
Cela foutrait à bas, au moins conceptuellement, le modèle dominant, et ce serait comme s’ils se tiraient une balle dans le pied.

Education selon les neurosciences ou selon la TV-réalité?
Choisissez votre camp

Frappez les enfants, humiliez-les, apprenez-leur la violence et le harcèlement, l’égoïsme purulent, cela les prépare à vivre en société et, vu les traumatisés serviles que cela crée, on aura peut-être un peu de croissance pour faire “redémarrer ‘l’économie”

On le fait déjà et ça marche pas?
Ah!

« La société, et son agent psycho-social, la famille, ont à résoudre un difficile problème : comment briser la volonté d’une personne sans qu’elle s’en rende compte ? Et pourtant, par un processus compliqué d’endoctrinement, de récompenses, de punitions et par une idéologie adéquate, la société (et la famille), dans l’ensemble, vient si bien à bout de cette tâche que la plupart des individus croient suivre leur propre volonté sans se rendre compte qu’elle est elle-même conditionnée et manipulée.»
(Erich Fromm)

« Une éducation qui consiste à humilier l’enfant, à l’insulter et à le frapper a, parmi ses effets les plus fréquents, celui de faire perdre à l’enfant sa propre estime, de l’amener à se considérer intimement comme méprisable et donc à perdre le plaisir le plus élémentaire : le simple plaisir et bonheur d’exister qui consiste à profiter de toutes les sensations liées à notre corps, à notre environnement naturel et aux relations avec les autres.

Tant qu’on éprouve ce bonheur, on se contente du nécessaire et on n’éprouve pas le désir de dominer les autres, de posséder des quantités de bien ni de paraître supérieur aux autres. Mais lorsqu’on a perdu ce bonheur d’être, alors on se rabat sur des substituts : l’avoir, le pouvoir et le paraître, dont la recherche acharnée détruit les liens sociaux, multiplie les causes de conflits et met en péril, par le pillage des ressources qu’elle entraîne, l’équilibre écologique de la planète. »
(Olivier Maurel)

« Quand on ne sait pas, on est victime, quand on sait on est responsable. Maintenant vous savez.»
(Olivier Lafay)

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Ps : l’illustration, c’était juste pour vous amener à lire ces quelques mots.
Pour aller plus loin (en achetant par ces liens vous aidez LDMT) :
Catherine GUEGUEN, Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau : http://amzn.to/2tqgyo9
Olivier Maurel : Oui, la nature humaine est bonne ! : http://amzn.to/2ruTjwm
Joel MONZEE: http://amzn.to/2svSbci
Alice MILLER : Notre corps ne ment jamais : http://amzn.to/2t5pH6d
Muriel Salmona : Dissociation et mémoire traumatique :http://amzn.to/2s4LkFf
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JE SUIS PAS VENU ICI POUR SOUFFRIR. OK?!

(j’aime pas quand tu déboules dans ma vie, dans mes opinions et que tu y fais un strike, m’amenant à me dire que je pensais de la merde jusqu’ici. Tu peux comprendre?)

°

Mais pourquoi donc les adeptes de la souffrance (à l’entraînement, pour réussir dans la vie, dans les relations amoureuses, dans l’éducation des enfants) n’aiment pas “souffrir” intellectuellement?

°

Quelle étrange société, qui valorise, admet, tant de formes de violences, mais dévalorise tant l’intelligence, la remise en question, le recul (des formes de “violences” visiblement inacceptables) !

°

Le savoir peut parfois être amené de manière brutale, musclée, afin de faire réagir, cela n’en est pas moins un savoir.
La stratégie qui consiste à présenter le savoir de manière à secouer les gens a pour objectif de faire réfléchir, de faire bouger les lignes.

Sinon, le principe d’homéostasie des systèmes vivants nous conduit à passer à côté de savoirs dérangeants, à les laisser glisser sur nous, à oublier, pour continuer à vivre notre petite vie habituelle (aussi désagréable soit-elle).
Nous résistons au changement, même si ce changement pourrait être bénéfique.Nous résistons à la prise de conscience.
Nous n’aimons pas penser en-dehors du cadre imposé.Quoi qu’on en dise…

Et nous prétextons parfois une allergie à la forme, afin de pouvoir plus aisément fuir le fond…
Faute de dossier solide, d’arguments probants, nous cherchons le vice de procédure, allant même jusqu’à délégitimer l’auteur de propos nous perturbant.
Tout plutôt que.. penser.

C’est un phénomène naturel. il faut le savoir, le comprendre, et il faut beaucoup exercer son ouverture de système pour, soit ne pas être dérangé et tirer profit d’une approche normalement perturbante, soit être dérangé et chercher à vraiment comprendre pourquoi.
Et éventuellement débattre par la suite si nous sommes en désaccord avec le fond du sujet abordé.

 

Chacun, chacune, devrait être en mesure de se poser des questions sur son irritation, sur son rejet, sur le fait d’être perturbé, quand un savoir fait irruption dans sa vie.
Est-ce un strike?
Pourquoi ce strike?

Mais, évidemment, il est tellement plus facile de chercher à faire taire l’autre, à masquer ce qu’il dit de dérangeant, en lui reprochant, sans rire, son manque d’ouverture d’esprit, son manque de tolérance; il est plus facile de traiter ce qui nous perturbe de secte, de tenter de faire culpabiliser celui qui fait PENSER…
Il est plus facile de procéder ainsi, sans même réaliser que nous démontrons alors que nous ne sommes ni tolérants, ni ouverts d’esprits, ni aptes à penser (propre de ceux qui sont dans une secte).

VOIR SON OPINION MOURIR SOUS SES YEUX

(et continuer malgré tout à lui faire du bouche à bouche tout en brandissant un gros flingue)

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– une opinion n’est pas un savoir –

On peut ne pas être d’accord, face à un interlocuteur plus instruit et pertinent, et se tromper de bonne foi. Si on est de bonne foi, on admettra volontiers, au cours de la discussion (ou après si on a un bel orgueil) que notre opinion est erronée. Se trouver face à un savoir, exposé sous nos yeux, nous conduira à apprendre…

Ceux qui, malgré, ou à cause de, un savoir exposé face à leur opinion, continuent à la seriner, au nom de “c’est que mon avis”, ou “c’est ma liberté d’expression”, ou “la science n’a pas toujours raison” ne font que chercher à protéger leurs croyances face à des connaissances qui sont trop perturbantes pour leur imaginaire de compensation.

Insister pour maintenir son opinion, face au savoir qui déboule d’un coup dans notre vie, c’est faire preuve d’une grande fragilité.

C’est montrer que l’on n’est pas assez solide pour accepter d’être perturbé dans ses croyances. C’est prouver ainsi son incapacité à prendre du recul et à savoir rire de soi, de ses erreurs…

Celui qui n’arrive plus à imposer son opinion, qui ne sait argumenter, face à des personnes qui, elles, débattent, argumentent et s’appuient sur des sources en les liant, se retire souvent en invoquant le “dialogue de sourds”.
C’est un paradoxe amusant : comme il ne se sent plus dominant, il en vient à accuser les autres de ne pas se soumettre à son opinion. Il n’écoute pas mais accuse ceux qui présentent une argumentation dérangeante d’être fermés et intolérants.

Plus on est nourri d’opinions, et non de savoirs, et de savoirs sur les savoirs, plus on est fragile. Car nos propos ne reposent sur RIEN (que des croyances souvent répétées). Tant que personne ne s’oppose à nous avec une argumentation sourcée, savante, on avance dans la vie sans appuis solides, mais on est assez sûr de soi.
Le jour où l’opposition est ferme et bien construite, alors c’est l’écroulement, car que va-t-il rester si l’on abandonne ses croyances? La peur est immense de s’être trompé toute la vie. Et de devoir beaucoup apprendre pour continuer à vivre et se donner un nouveau sens.

C’est pourquoi on voit tant de gens devenir franchement stupides quand on argumente et présente des savoirs face à leurs opinions. Voire devenir franchement agressifs, insultants, fous…

Certains vouent même une haine mortelle, irréductible, à ceux qui ont osé perturber le confort de leur petites opinions impensées. Et ils se lancent dans une guerre qui peut durer des années (surtout sur le net, où l’attaque à distance est bien pratique pour les lâches de tout poil).

Voir son opinion mourir, c’est, quand on est fragile, se voir soi-même mourir, car celui qui n’est fait que d’opinions se désagrège en même temps qu’elles…
Celui qui ne se résume pas à ses opinions, qui cherche constamment à progresser, à apprendre, ne court pas le même danger. Et il accepte plus facilement le débat. Et il accepte de perdre, cherchant à croître à partir de ses erreurs, des ses manques.

L’humain progresse par la transgression. Il est résolument transgressif.
C’est par la transgression des consensus, des paradigmes, des opinions, des croyances, des savoirs établis que l’humanité a progressé.

Toute idée que l’on pense posséder doit pouvoir être pensée, repensée. Il s’agit d’être transgressif tout d’abord vis à vis de soi, de ses présupposés, il s’agit de savoir décaler sa pensée, de l’exiger intérieurement.
Etre incapable de le faire signe une grande fragilité émotionnelle, C’est la preuve d’un profond sentiment d’insécurité, qui remonte à l’enfance, bien souvent, et aux relations avec la mère.

Une opinion doit pouvoir être remplacée par un savoir, et un savoir doit pouvoir être relativisé, remplacé ou élargi par d’autres savoirs.

Vouloir absolument protéger ses croyances (même un savoir impensé devient une opinion qui nous possède et donc une croyance) conduit à des opérations actives de guerre, ou guérilla (pour les plus faibles mentalement).

Etre capable de se remettre en question, être émotionnellement solide, conduira à la remise en question permanente et à la culture du débat argumenté.
Très peu de gens en sont capables, vu que nous vivons dans un monde de traumatisés permanents, où l’on doit toujours être plus dominant que son voisin, même si on a absolument tort.
Seul compte le paraître, la dominance acquise par la soumission des autres… Le fond ne compte guère, bien souvent. Ce qui compte, c’est moins la vérité, le talent, que la capacité à détruire, à être pire que son semblable, pour le démolir et prendre sa place, ses possessions, son statut, sa femme.

Dans ces conditions, c’est pas étonnant que chacun se raccroche bêtement à ses opinions et croyances, à ses savoirs impensés, afin de se montrer en vainqueur, en dominant et ne pas “perdre la face” dans cet immense théâtre narcissique, ce jeu de dupes où tout le monde finit alors par perdre, sous la poussée des égos insurmontés, et insurmontables, de soi et des autres.

Pas étonnant de voir des gens continuer à faire du bouche à bouche à leur opinion décédée, armés d’un gros flingue pour massacrer tous ceux qui pourraient s’approcher.

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Olivier Lafay

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Sculpture de Joan Fontbernat Paituví.

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Pour compléter…
« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »
(Gregory Bateson)

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