The MASK à RADE

Les mimiques, en sport ou en société (dans les relations, familiales, conjugales, amicales, d’entreprise) sont parfois des masques (comme sur la photo de Marine LELEU sur notre dernier article).

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Nous en portons tous, sans exception, avec une plus ou moins forte magnitude. Et cette magnitude sera dépendante de notre faculté à se repenser (nous le verrons un peu plus loin, par le biais de notre confrontation à notre mémoire traumatique et à l’utilisation des outils constructivistes).

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Cette “fausseté” que l’on peut dénoncer, n’est pas conscientisée. Elle n’est ni voulue, ni désirée.
Il est valorisant aux yeux de tous de montrer sa souffrance et de sourire dès que possible (injonction paradoxale).
On peut aussi ne rien montrer en apparence alors qu’on souffre intérieurement.

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Mais on ne peut pas ne pas communiquer (Watzlawick) sa souffrance. Ne pas faire de mimique est aussi une mimique quand on a une mémoire traumatique!
NOUS PORTONS DONC TOUS DES MASQUES PLUS OU MOINS ATTRAYANTS, PLUS OU MOINS SEDUISANTS, PLUS OU MOINS REPOUSSANT, MAIS CE SONT TOUJOURS DES MASQUES.
Une fois tombé, c’est l’ETRE qui se révèlera, signe de véritable épanouissement.

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Donc cette fausseté est-elle condamnable par nous qui portons aussi des masques (et même par ceux qui en portent moins)?
Le fait que chacun d’entre nous porte un masque devrait nous faire dire que l’autre, celui qui ignore encore ses conditionnements, n’est pas coupable de cela, puisqu’il est formaté pour agir ainsi et ne pas voir qu’il agit ainsi.
Mais une fois qu’il saura ce qui va suivre, il deviendra responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait.
Il passera de la trivialité au recul critique (s’observer en train d’observer), au Gnothi Seauton (connais toi toi même).
Et si vous pensez vous connaitre assez, c’est peut être aussi encore le masque, l’armure qui fait son effet.

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LE PORT D’UN MASQUE EST UN APPRENTISSAGE
Le système “corps/esprit” ( l’individu/environnement) a appris à s’adapter à un stimuli, par une réponse conforme aux demandes de la socio-culture. La socio-culture fournit les stimuli pour s’auto-réguler, s’auto-valider.
D’abord, il y a apprentissage de type 1 (Pavlovien ou chez les béhavioristes comme Skinner, ce qu’on nomme mémoire associative).

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Puis cela évolue en apprentissage de niveau 2 : on apprend à apprendre, on réutilise un apprentissage (ne pas montrer qu’on souffre quand on est humilié, dévalorisé, ignoré par ses parents et à l’école) à d’autres domaines (sport, soirées, réunions d’entreprise, etc..).
Ce type d’apprentissage permet d’anticiper les situations et formate notre vision du monde (ici en mal).
Et plus on passe les strates d’apprentissage, plus il va être difficile de faire machine arrière. La mémoire associative se calibre, et fait route dans un sens, celui de l’entropie.
Le masque est une protection de notre véritable souffrance: celle de ne pas ETRE.

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Il est la terminaison de la cuirasse musculaire dont parlent Reich, et Fisher dans son livre le Chevalier à l’Armure Rouillée.
CYBERNETIQUE ET CONFRONTATION A SA MEMOIRE TRAUMATIQUE SONT LES GARANTS du retour à la norme de santé mentale et physique: POUR RETROUVER NOTRE ZONE DE CONFORT.

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La cybernétique et le constructivisme donnent les outils pour se réorienter, pour complexifier un système en souffrance (l’individu est incertain dans notre socio-culture) comme le stipule le tome 2 de la méthode.
En plus de cela, fouiller en profondeur sa mémoire traumatique va permettre de broyer ces croyances qui font de nous des incompris, des marginaux, des victimes, des bourreaux.
Pas de libération, de déploiement possibles, de son être, sans fouiller ses traumas infantiles. Sans se regarder dans le miroir de l’horrible vérité.
Pas de logique de coopération possible sans briser la cuirasse dans laquelle nous ont enfermé nos parents et nos éducateurs.

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SOURCES
Alexander Lowen (La peur de vivre)
Alice Miller
Eric Fromm (Avoir ou Etre)
Wilhelm Reich (L’analyse Caractérielle/ La lutte sexuelle des jeunes)
Dany Gerbinet (Le thérapeute et le philosophe)
Hannah Arendt (Responsabilité et jugement/ Considérations Morales)
Henri Laborit (La légende des comportements)
Robert Fisher (Le chevalier à l’armure rouillée)
Alain Ehrenberg (l’individu incertain)
Paul Watzlawick
Gregory Bateson
Jean-Jacques Wittezaele
Heinz Von Foerster

” FIGHT FOR IT “

[Bats-toi pour « ça », c’est-à-dire pour tout ce que tu désires]

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Sans jamais te poser de questions sur tes désirs…

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Toute philosophie est une autobiographie, disait Nietzsche.
Les slogans des bodybuilders, crossfiteurs, fitness, sports de haut niveau n’échappent pas à la règle.
Leurs slogans sont censés représenter leur philosophie à l’entraînement, une philosophie de vie en général. Et cette philosophie est une autobiographie.

Comme nous l’avons vu avec le docteur en neurosciences Joël Monzée ici:

https://youtu.be/fJo3HChmPLA

l’enfant brimé qui n’a jamais eu (ou si peu) l’expérience de la douceur reste prisonnier de son enfance, une enfance qui fût douloureusement vécue, une enfance dans laquelle compréhension, empathie et douceur furent inexistantes ou peu fréquentes.

En voulant échapper à cette enfance avec les moyens qui l’ont fait souffrir, il ne fait qu’y rester : pour enfin pouvoir s’aimer, il lui faudrait être doux avec lui-même, faire pour lui ce que ses parents n’ont pas fait.
Mais il n’a appris que la souffrance et le combat comme moyen d’exister…
Souffrir devient alors le seul moyen d’exister.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné.

« De manière paradoxale, l’expérience clinique souligne qu’un enfant ou un adolescent aimera mieux une attention négative de l’adulte que l’absence d’attention. »
(Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute)

L’enfant qui manque d’attention va provoquer, déconner, se faire du mal etc, dans le seul but d’exister aux yeux de l’adulte.
Et si l’adulte n’accorde de l’attention que dans les moments de crise, cela renforce alors la stratégie de l’enfant pour obtenir de l’attention, et les situations de crises se répéteront…

Même si ces moments sont vécus douloureusement par l’enfant, même si les parents répondent à ces sollicitations par des formes de violence. Car souffrir d’une attention négative, mais exister auprès du parent, est encore moins pénible que de ne pas se sentir exister du tout.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné….

Celui/celle qui dit qu’il faut “se battre pour avoir quoi que ce soit dans la vie” ne fait que montrer, comme dirait Paul Watzlawick, qu’il n’a jamais rien eu sans se battre.

Bref, Fight For It… cela dit exactement comment nos parents ont été avec nous, eux-mêmes ne faisant que valider l’idéologie dominante.
Cela est davantage un cri de désespoir qu’autre chose.

Nous en faisons un cri de guerre, de viril guerrier, mais c’est en fait une plainte, une fatigue d’être soi !

Fight For It, c’est donc subordonner la destruction de soi à la destruction du corps : détruire le corps pour le construire en mieux (afin d’être enfin aimé, reconnu) devient un objectif prioritaire, et il englobe le reste, ce qui conduit à la destruction de soi.

Comme l’expliquent les plus grands psychologues sur l’enfance, il est évident que quelqu’un qui aura toujours eu le sentiment d’exister dans un environnement doux, qui le valide et le reconnaît, n’ira pas chercher la souffrance pour se valoriser.
Il saura que l’on peut être gratifié, heureux, par la douceur.

Finalement, lorsqu’on a comme slogan “Fight for it”, ou quelque chose de similaire, on ne peut prétendre se préoccuper de santé.

En effet, Fight fort it, c’est se battre pour obtenir quelque chose.
Le développement musculaire est vu comme un combat. Et un combat, ça épuise, ça détruit, ça tue.

On peut donc opposer le développement musculaire obtenu par le combat et celui obtenu par la coopération.
Combat contre soi (une guerre fait toujours des dégâts, même si on atteint notre objectif) VS Coopération avec soi (l’objectif est atteint en préservant la “population” et les ressources, donc notre santé).

Toute référence au combat est donc un obstacle à la santé. Et, pour virer de bord, pour croître mais aussi durer, il faut apprendre à examiner les conditionnements qui nous poussent à l’autodestruction, notamment ceux de l’enfance.

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Auteurs : Maxime Bratanoff, Denis Tiquet, Olivier Lafay

Bibliographie associée

Alice Miller : Notre corps ne ment jamais / C’est pour ton bien
Joël Monzée : J’ai juste besoin d’être compris
Boris Cyrulnik : Sous le signe du lien
Christophe André : L’estime de soi
Paul Watzlawick : Faites vous-même votre malheur/Comment réussir à échouer
Alexander Lowen : La peur de vivre/ Le plaisir
François Jullien : Traité de l’efficacité
Alain Ehrenberg : La fatigue d’être soi / Le culte de la performance/L’individu incertain
Edgar Morin : La méthode / Penser global
Henri Laborit : La légende des comportements
Gregory Bateson : Une unité sacré / Communication et société
Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse
Muriel Salmona : Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

Retrouvez la collection Lafay : http://amzn.to/2sJ6lDU

En illustration : la sportive Marine Leleu.
Citation de Brigitte Oriol extraite de cette vidéo : https://youtu.be/OfPE3a3Pmew

Les élèves Lafay sur Facebook, n°66

Voici quelques unes des nombreuses photos qui ont été postées sur mon mur facebook, du 01 avril 2017 au 30 avril 2017.
Tous suivent la Méthode, soit 2 à 3 entraînements par semaine, sans charges additionnelles, selon la devise « mens sana in corpore sano ». Certains sont des pratiquants aguerris, d’autres s’entraînent depuis peu.
Tous ont adhéré à la polyvalence athlétique proposée par la Méthode, que ce soit pour briller dans leur sport de prédilection (arts martiaux, triathlon, rugby, tennis de table, etc), ou pour juste avoir le plaisir de vivre dans un beau corps, en pleine forme.
Vous pouvez cliquez sur ces photos pour les agrandir et voir ainsi de plus près les excellents résultats de la plupart d’entre eux.

 

Pietro Beretta

 

Aubin Fridrick

Baptiste Lafayen

Alice Pnta

Dali Zarrouk

Jérôme le Lafayen

Pablo Rosillo

Pauline Guervin

Theo Jimenez

Julien Laviale

Denis ML Gadzouk et Sébastien Piolet

 

Léa Lafayenne

Arthur Macaroni

Bidou Sorbe

Djallal Lafay Djekrif

Pixie Lafay et Vanessa Barbry

Nicolas Ehret

Hyl Lafay

Alioune Gueye

Fabien Apffel

Geoffrey Ruin

Benjamin Mrc

Joël Marquez

ED Lafay

Max Bnr

Yann Morgat

Azog Leprofanateur

Belkacem Ben Ben Hammou

Charly Brantonne Lafay et Didier Garnier

 

Fabien Dé Elle Pé

Kevin Dubuc

Dric Dric

Loïck Lafay

Raphi Lafay

Mallory Ardry

Tony Decofit

Pascal Lafayen

Manea le Lafayen

Corentin Nicolas

Dje Lafay

 

Mxr Max

Lolorent Lafay

Ben Sch et Vince Li Veli

 

Nico L’As

Se Po et Smail Lahmar

 

Sàlim Ben Zàrrouk et Marin Prouvost

 

Gilles Barla et Lafay StackHouse

 

Roch Dan Lafayen et Tibo Saiyen

 

Matthieu Oliver et Stephane Raho

 

Sebastien Vanesthiago

 

Le Tome 2: l’espace stratégique, bientôt disponible en Italie!

La Méthode Lafay continue de se développer et d’être traduite dans le monde (12 langues au total: italien, espagnol, allemand, chinois, serbe, russe, turc…).

En Italie, c’est au tour du Tome 2 de la Méthode Lafay de paraître dès le 19 juin.
Cet ouvrage qui marque un véritable tournant dans le monde du sport, par l’approche totalement inédite et novatrice de l’activité physique qui y est développé, avait été extrêmement bien reçu en France dès sa sortie. 🙂

Les témoignages ont abondé et été extrêmement positifs, en voici quelques uns:

https://olivier-lafay.com/…/les-effets-de-lentrainement-de…/

En s’attaquant aux fondations de la santé, en proposant des solutions pour éviter les effets négatifs du stress, pour éviter le stress quand c’est possible, en proposant des solutions pratiques pour améliorer sa santé et son bien-être, pour corriger et améliorer sa posture rapidement et efficacement tout en progressant en musculation, ce livre est une véritable révolution et c’est au tour de l’Italie de pouvoir en profiter très bientôt. 🙂

Pour se procurer l’ouvrage en France:

Méthode Lafay : Tome 2 – L’Espace Stratégique

Le blog italien:

http://metodolafay.ippocampoedizioni.it/

L’HOMME PRÉHISTORIQUE, EDGAR MORIN ET LE CULTE DE LA DOULEUR

 

Il y a très longtemps, un homme (très) préhistorique taillait un silex assis à l’entrée de sa grotte.

Tout en accomplissant sa tâche, il regardait la campagne environnante avec l’air hébété typique des hommes préhistoriques.
Evidemment, ce qui devait arriver arriva : notre gros nigaud, distrait par les mammouths passant au loin, fit éclater un long morceau de silex tranchant qui lui coupa un doigt. Le sang jaillit.

Ayant stoppé (difficilement) l’hémorragie, il se pencha à nouveau vers le silex tout en donnant son doigt coupé à manger à son fidèle pitbull nommé Boudibuldeurencur.

Et que vit-il?
Il vit que son silex était magnifiquement taillé. Son manque d’attention avait eu comme conséquences l’entrée dans une nouvelle ère pour le silex taillé.

Il regarda à nouveau Boudibuldeurencur qui rongeait les os de son doigt perdu à jamais et il eut une illumination soudaine : dans la vie, on n’a rien de bien si on ne souffre pas (et si on n’est pas un peu distrait).

L’expression nouvelle jaillit de ses lèvres : No Pain No Gain.
Pas de douleur, pas de progrès.
Il était fier de lui, si fier, il venait de mieux comprendre le monde.
Comme le dit Edgar Morin, il avait mis le doigt (ahemm) sur une “notion élucidante”.

Il avait fait un CONSTAT.
Il appela son ado de fils qui traînait pas loin avec ses potes. Et il lui raconta sa découverte d’une notion élucidante.
“Hé oui, mon fils, la vie, c’est No Pain No Gain. Tu peux m’admirer maintenant.”

Le fils, comme tous les ados, était porté à la rébellion et à la critique facile et vicieuse.
Il répondit : “Heu papa, ok mais pas tout le temps. Ta notion élucidante est cool, mais tu exagères juste un peu. Et puis moi j’ai une autre idée. On pourrait réfléchir et trouver des moyens d’avoir du Gain sans trop de Pain, voire pas du tout.”

Le père ulcéré, lui tint à peu près ce langage : “Ta gueule fils de con, va faire du skate.”

Et son égo blessé le poussa à oublier la proposition de son fils pour une vie plus agréable, avec une vision stratégique, où l’on chercherait à se faire moins de mal pour plus de bons résultats.
Il faudra quelques dizaines de milliers d’années avant que le génie précurseur du fils put à nouveau éclore dans quelques esprits brillants et proposer (à nouveau) cette vision si subversive…

Le soir, au coin du feu, le père ivre de sa découverte d’un nouveau concept, l’exposa bruyamment à ses compagnons de beuverie.

Putain c’est trop cool, lui dirent-ils tous.
“Sacrée notion élucidante.”

Le père obtint le poste de chef qu’il convoitait depuis longtemps (le chef en place fut mangé) et la femme du chef (qu’il convoitait depuis longtemps aussi).

Et c’est là, comme dirait Edgar Morin, que la notion élucidante devint abêtissante…
D’un CONSTAT, la bande de sauvages bourrés fit une DEVISE.
Ils conclurent, après avoir dépassé les 4 grs d’alcool dans le sang, que pour faire le moindre progrès, il faudrait au minimum beaucoup d’efforts et pas mal de souffrance.

Bref, tout progrès nécessiterait, partout et toujours, de la peine.
Et c”était non négociable, indiscutable…

Autant dire que le fils ado, du haut de son skate, était consterné. Il tenta de protester timidement, mais on lui confisqua immédiatement son skate, tout en lui disant que, la prochaine fois, la punition serait une bonne décapitation.

Les adultes ivres ne comptaient pas nuancer le moins du monde une notion nouvelle si simple, facile à comprendre et si utile pour “réussir” dans ce monde sauvage.
No Pain No Gain, essayaient-ils de chanter (hurler) autour du feu.
Et ils appliquèrent à la lettre cette DEVISE pendant des millénaires, car cela était si facile à comprendre et enregistrer (et appliquer) que cela se transmit au fil des générations.

Comme le dit Edgar Morin, on découvre une idée et on la possède.
Mais si on cesse de la penser, on est alors complètement possédé par elle.
Elle devient notre démon.
Le CONSTAT permettant d’évoluer, et demandant d’être pensé, devient une DEVISE abrutissante, qui enferme ceux qui sont alors possédés par elle.

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Olivier Lafay.

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“Aussi les idéologies ne sont-elles pas à juger seulement comme erreurs ou vérités, comme fantasmes ou reflets d’une culture ou d’une classe. Elles sont aussi des êtres noologiques, se nourrissant de substances cérébrales et culturelles. Qui possède une idéologie est aussi possédé par elle.

Car, comme les dieux, les idéologies sont non seulement dépendantes et instrumentales, mais elles sont aussi possessives et exigeantes. Elles ne sont pas seulement au service de nos intérêts, mais elles nous asservissent en retour, nous parasitent comme des virus – puisque nous pouvons être animés par une idéologie qui travaille à notre perte – et, à la limite, elles nous immolent à elles, puisque des hommes peuvent mourir “pour une idée”.”

“Toute notion au départ élucidante devient abêtissante dès qu’elle se trouve dans une écologie mentale et culturelle qui cesse de la nourrir en complexité. Les idées, les théories n’existent pas en dehors de la vie mentale qui les anime.”

Edgar Morin

L’espace Stratégique, dont Edgar Morin est une référence fondamentale : http://amzn.to/2yEnrYQ

Un pratiquant… sur la voie du bien être

Lisez son témoignage, vous allez être surpris par ce qu’on arrive à faire avec un livre de sport et une équipe de professionnels du sport et de la santé  :

“Ce soir, j’en profite pour faire un post un peu différent que d’habitude et un peu plus personnel.
A la base, c’est un message que j’ai envoyé à Baptiste Metayer et qui ciblait toute l’équipe de la LDMT et Olivier Lafay. Que j’ai adapté ici.
Ce soir j’avais envie de remercier tous les membres de la LDMT, et Olivier LAFAY. Qui me permettaient d’engendrer des boucles positives dans absolument tout ce que je fais.
J’ai réussi à me libérer de pas mal de conditionnements, de relations toxiques et autres.
Et ça donne un homme nouveau aimant le monde et les gens qui l’entourent à construire des relations bien plus saines.
Sur tous les plans.
Et je devais vous remercier, dans la pensée populaire, on dit qu’on doit tout à nos parents. C’est faux. Personnellement, je vous dois énormément pour le travail fourni. Et vous m’avez littéralement sauvé la vie.
Que ce soit Audrey Colonna qui m’a beaucoup aidé en mp lorsque je fus perdu dans ma vie après la lecture d’un article sur le thème du couple et des relations toxiques. (Merci à toi Gaby de m’avoir orienté vers elle)
Denis Tiquet pour ses interventions que ce soit sur mon mur vis à vis des articles partagés.
Baptiste Metayer pour ses conseils avisés. Et tous les autres membres de l’équipe LDMT avec qui je n’ai pas échangé directement.
Je reviens de loin en 2 ans de méthode. Je ne parle pas directement de physique, mais d’évolution simplement dû à moi même, mon état psychologique, mes conditionnements et mon inhibition. Je le dis franchement. Sans ces personnes là, je ne pense pas que j’aurais pu supporter l’environnement dans lequel j’étais plongé depuis bien trop longtemps.
Actuellement, je suis quelqu’un de bien différent. Je me sens bienveillant, serein, confiant. Des états que je n’ai eu la chance que d’effleurer étant plus jeune. Je me sens accompli. Et ce n’est que le début.

Un grand merci aussi à la communauté lafayenne qui est juste magnifique, une entraide de ce niveau, est juste magique. J’ai l’impression d’avoir des humains que je puisse dire réellement humains, ayant donné naissance à leur humanité
Mentions spéciales à Jak Man que j’ai déjà rencontré personnellement avec sa famille. Et on l’épanouissement de ses enfants
Et aussi à Raphaël Douceur avec qui je suis devenu particulièrement ami.”

Témoignage disponible ici :
https://www.facebook.com/groups/17045653093/permalink/10155444765558094/

La méthode Lafay disponible ici :
http://amzn.to/2yEx0Xt

LE MORDOR, NOUS Y SOMMES

[L’anneau du pouvoir et le droit d’ingérence – droit de critique et de révolte].

“Un Anneau pour les gouverner tous
Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous,
Et dans les ténèbres les lier
Au pays de Mordor où s’étendent les ombres.”

 

 

Le fondement scientifique de la Méthode Lafay est l’écosystémique.

En clair, cela signifie que nous sommes en lien constant avec notre environnement, que nous sommes nous-mêmes un écosystème, et que nous devons gérer notre environnement pour être le mieux possible (notion de fonctionnement optimal de la machine vivante). Pour connaître le bien-être, le plaisir de vivre. Et pour les renouveler aussi souvent que possible (ce qui suppose un environnement le moins agressif possible).

Notre zone de confort subit constamment les influences de notre milieu. Vivre, c’est disposer d’une membrane perméable (peau) qui ne peut se fermer sans nous conduire à la mort.
Nous sommes des systèmes biologiques ouverts sur notre milieu. Et nous sommes constamment informés, nourris, agressés, pollués, par ce milieu.
Personne n’a le pouvoir de faire cesser les influences du milieu.

On peut alors évaluer le degré d’ignorance et de soumission d’un individu (ce qui est la même chose) à son incapacité, sa non-volonté, d’influer en retour sur le milieu… pour son propre bien-être.
LE SOUMIS se laisse détruire, agresser, polluer, au nom des valeurs Charlie de tolérance à la saloperie, et de la répression de la colère, et de la valorisation de l’ignorance…
Se taire, baisser la tête, et saluer ses oppresseurs avec déférence, respect…

Ne pas s’occuper de notre environnement, ne pas s’impliquer socialement, relationnellement, en conscience, c’est, vu l’idéologie dominante, s’assurer que la violence que beaucoup se font à eux-mêmes, juste devant nos yeux, va nous retomber dessus d’un moment à l’autre… Surtout qu’elle nous retombe déjà dessus (nous baignons dans un bain idéologique qui nous fait souffrir).

Toute personne mise en avant, vantée, alors qu’elle fait consciemment ou non la promotion de valeurs destructrices, renforce l’étau idéologique dans lequel nous sommes enserrés dès notre naissance.
Laisser parler cette personne, ne pas la contredire, c’est faire le jeu de la destruction, de l’auto-destruction…
Ne pas se dresser contre ce que disent et montrent ces personnes, c’est agir contre soi, contre ses intérêts, c’est se SOUMETTRE.
Et on en paie déjà le prix, et notre inaction nous assure que cela va continuer, puisque seuls ceux qui font la promotion de l’idéologie dominante ont droit au micro, aux podiums, à la parole et aux images valorisantes.

Vouloir modifier l’environnement pour qu’il soit plus doux, c’est SAIN.
Vouloir y installer plus d’amour, au lieu de la haine de soi constamment vantée par les membres perdus d’une société pétrie de violence éducative et de violence sociale, est une attitude saine, celle de quelqu’un qui sait comment s’équilibrer, se rééquilibrer (en profondeur).

Le faire avec colère, c’est également sain (la colère est une émotion naturelle, un outil de notre biologie pour nous aider à vivre bien si nous savons l’écouter).
Le faire avec colère, c’est juste de la légitime défense. Nous nous faisons tous les jours polluer l’esprit et le coeur par des messages de haine envers soi, les autres, le monde.
Nous nous faisons tous les jours polluer le coeur et l’esprit par la violence continue que génère cette société de concurrence permanente, jusqu’au coeur même du couple.

Nous vivons quotidiennement dans le mensonge, le déni, le vice, le mépris, la haine, la dépression, l’auto-destruction, la concurrence, la compétition, la rage, la frustration.
Tenter de modifier notre environnement, à la racine, ou en déstabilisant des figures emblématiques de cette idéologie malsaine qui, telle l’anneau du pouvoir, nous lie tous pour nous emmener et nous garder dans les ténèbres, est SAIN.

Nous pouvons le faire, animés par la juste colère de celui qui a compris quel danger les valeurs dominantes nous font courir (à chacun, à tous).
Nous pouvons le faire avec humour.

Mais nous ne le faisons pas avec haine, car la haine nous éloignerait de nous-mêmes, et nous serions tels que l’est ce que nous condamnons.

La haine est le signe de l’incompréhension des valeurs saines. Nous sommes en colère contre un système, mais nous ne haïssons personne.
Nous pouvons être en colère contre la naïveté et le danger que représentent ceux qui sont encore soumis, enfermés dans la caverne, fiers de porter l’anneau, connement fiers de porter des chaînes. Mais nous ne les haïssons pas.

Nous voulons juste jeter l’anneau dans le feu de la montagne du destin.

Interview avec Brigitte ORIOL

Brigitte ORIOL, assistante d’Alice Miller, psychothérapeute et conférencière, a accordé un entretien exclusif à LDMT qui explique les liens entre l’enfance et une approche no pain no gain du sport et de la musculation, la sortie de la zone de confort, traite des relations aux parents, aux enfants et du pardon.

Ce sont des sujets capitaux pour vous permettre de progresser sur la voie de l’Efficience Lafay, pour vous permettre de croître et durer dans votre pratique sportive.