SE FOCALISER SUR LA CROISSANCE (et sur les liens)

 
Soyez des jardiniers

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Quand on lit Joël Monzée, Alice Miller, Catherine Gueguen, Muriel Salmona, tous spécialistes incontestés de l’enfance, et qu’on est parent, forcément on culpabilise.
Car le passé ne peut être modifié, et les erreurs faites y sont gravées à jamais. C’est nécessairement très douloureux.
On découvre qu’on a été maltraitant, alors qu’on croyait bien souvent avoir fait au mieux, et pour le bien de notre progéniture…
 
Mais il s’agit de comprendre le processus en route avec ces lectures et de prendre la culpabilité comme un excellent point de départ, puisque c’est le début de la responsabilisation. Et d’un meilleur amour…
 
Le message qui doit rester est : aimer mieux et ne pas reproduire ce qui est la source de culpabilité, sous une forme ou une autre.
 
Aimer mieux, grâce aux outils proposés par ces auteurs, et ainsi reconstruire ce qui a été brisé, tisser ce qui n’a pas été tissé, et laisser peu à peu la culpabilité disparaître quand les relations sont devenues épanouissantes.
 
Un enfant traumatisé (devenu adulte traumatisé), c’est comme une belle plante en potentiel, mais jamais devenue belle, qui aurait atteint son maximum de croissance, un tout petit maximum, tordue, désséchée, souffrante, suite à la négligence, à l’abandon, à la violence faite à sa tige, ses bourgeons, ses racines.
 
Il s’agit de s’en faire le jardinier, d’être le jardinier de soi, et aussi de l’enfant qu’on a ainsi étouffé étant soi-même parent.
Ajouter du terreau, enlever ce qui obstrue le passage de la lumière, pour réinformer le système. Arroser, désherber, dégager tout ce qui gêne la croissance. Toujours avec douceur, car la douceur mène à la croissance…
Laisser cette croissance (inscrite en chaque humain) reprendre son cours naturel.
 
Avec Gregory Bateson, se focaliser sur la croissance et sur les liens. Et découvrir une autre vie.

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(Bateson, biologiste, anthropologue, psychologue, éthologue et cybernéticien, imprègne profondément les articles et vidéos LDMT/Lafay. En nous appuyant sur son oeuvre, nous avons pu innover, théorisant l’importance de trouver ou retrouver sa zone de confort, et d’y rester autant que possible. Nous avons fondé une approche écosystémique de la musculation, du rapport au corps, grâce à ses travaux)

LA NORME DE SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE : elle existe :)

 

[qu’est-ce que l’Homme? Première et essentielle question à se poser]

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“Le domaine de la philosophie se ramène aux questions suivantes :
1. Que puis-je savoir ?
2. Que dois-je faire ?
3. Que m’est-il permis d’espérer ?
4. Qu’est-ce que l’homme ?
À la première question répond la métaphysique, à la seconde la morale, à la troisième la religion, à la quatrième l’anthropologie. Mais au fond, on pourrait tout ramener à l’anthropologie, puisque les trois premières questions se rapportent à la dernière.”

Kant (La logique).

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Qu’est-ce que changer?
Le système-individu (une personne) décide de changer, de se comporter d’une manière plutôt que d’une autre (pas librement, jamais librement).
Cela semble être une impulsion interne. Pas libre, mais autonome. Et ça l’est…
 
Mais qui peut décider que le système décide?
Car tout système biologique humain est… influencé (par des gens, des paroles, des écrits, des images, par… son environnement).
 
Alors, qui peut décider d’influencer un autre système pour qu’il se modifie? Qui en a le droit?
 
En ai-je le droit (en tant que système-individu dérangé par ce que je considère comme incomplétude ou erreur chez l’autre)?
 
Influencer, n’est-ce pas manipuler et vouloir faire de l’autre son objet?
 
Tout n’est-il pas relatif, donc il ne faudrait pas chercher à imposer son point de vue, ou à convaincre, persuader?
Bah, en fait… on ne peut pas ne pas influencer, alors autant influencer de la manière la plus éthique qui soit, a dit Watzlawick; ce qui suppose d’avoir des idées arrêtées sur la norme de santé mentale et physique idéale.
 
Car il y a une norme, un idéal de fonctionnement.
La science permet de le constater.
 
Cela fait mal au cul, puisqu’on (les médias) dit aux gens que faire “comme on veut”, quitte à faire n’importe quoi, c’est être un individu libre. Que l’ignorance, au final, c’est cool…
Alors les gens y croient. Et ils se trompent…
 
ça fait mal au cul pourtant c’est vrai : il existe une norme de santé mentale et physique.
 
L’ignorer, ou la refuser, c’est se perdre, c’est perdre sa vie, c’est boucler et reboucler dans l’erreur, manipulés par nos conditionnements (idéologie dominante qui a pour but de maintenir les échelles de dominance, mémoire traumatique).
 
Tout sportif devrait se poser la question : “qu’est-ce qu’est l’Homme?”
 
Cela lui permettrait de digérer les douleurs anciennes, et d’éviter d’en fabriquer de nouvelles, qui pourraient bien le pousser à décliner trop vite, à souffrir moralement, physiquement, à être malheureux, et à consommer, consommer, ne sachant plus… espérer.
 
Il ne sait plus.
Il ne sait plus (bien) faire.
Il ne sait plus (bien) espérer.
Car il a oublié LA question
 
Tout système biologique humain a besoin d’être informé sur ce qu’il lui est (vraiment) possible de savoir, de faire, d’espérer, pour s’y conformer, se gratifier, se trouver.
 
Avec LDMT, nous avons synthétisé un nombre considérable de savoirs pour vous proposer l’accès à cette norme. Et pour vous aider à désencombrer ce qui barre la voie d’accès.