JE VAIS ENCORE VOUS FAIRE VOMIR

(ce qui devrait plaire aux sportifs qui rendent un culte quotidien à la déesse « Intensité »)

En illustration, un pratiquant de la Méthode Lafay, qui se muscle hors des sentiers archi-battus de l’auto-destruction masturbatoire.

arthur« Tant qu’on voudra de la violence sur le terrain, les joueurs en paieront le prix. »
(Harry Carson, joueur de football américain de 1976 à 1988)

« Ils portent leur carapace musculaire et, à l’intérieur, il n’y a rien ; il y a le vide. […] Ils sont dans un état de mort psychique, de mort spirituelle. »
(Claire Carrier, psychanalyste, psychiatre, médecin du sport)

« Les athlètes sont jeunes, ils vont nier les effets secondaires. Les grands dopés ont toujours nié les effets secondaires […]. Il y a une négation, un déni des effets secondaires. Et on se dit :  »on se dope pour une période donnée et, comme ma carrière sportive sera courte, je pourrai vivre avec les effets secondaires. Et avec le fric que j’aurais fait, je pourrai me permettre les cardiologues qui vont me réparer, qui vont me faire des pontages, les médicaments qu’il me faudra, ou même les transfusions de foie que ça me prendra pour régler mon problème. »
Malheureusement c’est pas le cas. C’est dans la pensée magique qu’ils s’installent […] »
(Christine Ayaotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage, INRS Montréal)

« C’est pas une pratique déviante le dopage. C’est une pratique conforme aux mœurs du milieu. C’est faire le métier le mieux possible. C’est se conformer à la devise olympique  »Plus haut ! Plus vite ! Plus fort !  »
C’est là où il y a une ambiguïté, une complicité des institutions sportives. »
(Jean-François Bourg, économiste du sport)

Extraits du documentaire « Le revers de la médaille » avec de nombreux témoignages de sportifs et quelques belles analyses.

 

Et j’y ajoute ce texte, que j’ai écrit il y a déjà quelques années :

« J’aurais eu beaucoup moins de problèmes si j’avais seulement montré les effets secondaires néfastes du dopage. Cela se fait depuis 40 ans.

J’ai eu des problèmes, car je suis remonté aux sources du dopage, au  »No Pain No Gain », à ce qui conditionne les désirs/rêves des gens et aux solutions proposées. Mes textes ont poussé les gens à se remettre en question, à penser leurs ADDICTIONS. et ça, ça déplaît fortement

arthur-1Si tu parles des effets secondaires, la personne peut toujours se dire que cela arrive aux autres mais que cela ne lui arrivera pas à elle.
Par contre, si tu mets le doigt sur ses mécanismes psychiques, alors, là, elle se sent directement touchée. Elle ne peut s’échapper, trouver une parade mentale. Donc, soit elle te fuit, soit elle riposte pour prendre le pouvoir et démolir ton argumentation, de manière généralement très agressive.

Avant que je ne propose une analyse du  »No Pain No Gain », les pratiquants de musculation étaient fiers du mal qu’ils se faisaient, de leurs « blessures de guerre » (tendons, vertèbres et articulations détruits). Ils revendiquaient le culte de la douleur.
Depuis que mes articles ont été publiés, Ils ont ressenti le NPNG comme quelque chose de négatif, d’un peu honteux.
Bref, ce qui était fierté est devenu vice.

Ils ont compris, mais il faut ensuite pouvoir changer, et ça c’est dur.
Alors qu’agresser pour tenter d’étouffer ce discours qui leur fait mal (plus que des séances NPNG et des blessures) est une réaction de défense instinctive.
Mentir, faire des vidéos diffamatoires, pour me discréditer, c’est la solution la plus facile. Puis copier mes idées, pour faire croire qu’on est « évolué » tout en continuant à s’entraîner exactement comme avant ; mais en cachant ses douleurs cette fois, en cachant ses échecs et sa régression…
Donc, pour conclure : ce qui compte, pour changer durablement les pratiques, c’est de parler du CONDITIONNEMENT MENTAL et d’offrir d’autres possibilités aux gens. Pour certains, c’est peut-être trop tard, mais beaucoup d’autres ne viendront pas au dopage après avoir lu mes livres et articles, car ils se sentiront loin du No Pain No Gain. »

arthur-2Bref, encore une fois, je n’attaque pas des gens, mais je dissèque l’idéologie dominante, qui conduit toute personne voulant « exister » à se faire du mal. Cette idéologie dominante à laquelle 99,999% de la population n’a jamais réfléchi, qui associe souffrance, mérite et valeur humaine, où l’égo de chacun est complice d’un système destructeur.
Chacun valide le système en place, dans l’espoir d’être validé par lui : tout ce que vous voulez, en fait, c’est de la reconnaissance, pour ne pas dire.. de l’amour.
Et vous êtes prêts à vous faire beaucoup de mal pour y parvenir. Et à faire beaucoup de mal aux autres, car ils sont des concurrents : vous voulez qu’ils vous reconnaissent, vous admirent, mais il n’est pas question de passer après eux, donc…
Vous recherchez l’amour en cultivant la haine (de soi, des autres, du monde).

Un grand jeu de dupes.

°

Ce simple documentaire, ainsi que mes articles récurrents sur le sujet (déconstruction de l’idéologie dominante en musculation), vous permettent de considérer autrement cette citation d’Enzo Foukra : ‘« dis-toi bien que les souffrances que tu t’infliges ne sont pas là pour te détruire mais elles sont là pour te construire.»

°

« Tant qu’on aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la manière dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent, et tant que l’on aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chances qu’il y ait quoi que ce soit qui change.»
(Henri Laborit)

Et c’est ce que je fais depuis 2004, avec déjà 4 livres et plus de 300 articles sur le sujet et des milliers d’intervention sur le net.
Et avec certes beaucoup de soutien, mais également une haine en retour absolument fabuleuse.

°

Voici la vidéo du documentaire « Le revers de la médaille » :

 

Content Protection by DMCA.com

Témoignage de Gaëtan avec vidéo 190 kgs (facile) au soulevé de terre

Voici le témoignage de Gaëtan OLIVE-TOUGE, accompagné d’une vidéo de performance au soulevé de terre.
 
Il y a des personnes (nombreuses) qui ont fait des vidéos pour dire que la Méthode Lafay est limitée.
J’aimerais connaître leurs performances au soulevé de terre
 
Ce n’était que la deuxième séance de soulevé de terre pour Gaëtan. Il n’avait donc pas l’habitude de l’exercice et des poids lourds.
Son potentiel est donc très important : il pourrait soulever beaucoup plus lourd en quelques séances.
 
Il y a des personnes qui s’entraînement régulièrement à cet exercice, depuis des années, et qui ne soulèvent pas tellement plus lourd, finalement.
Et la plupart de ces personnes sont, de plus, dopées !
Se doper pour faire à peine mieux qu’un lafayen NATUREL et bâti au POIDS DE CORPS, c’est ballot (et pas très glorieux, finalement).

°

°

TEMOIGNAGE :
 
Bonjour à tous ! Alors je m’appelle Gaëtan, j’ai 21 ans, très récemment licencié STAPS Entrainement Sportif et admis a l’Institut Franco-Européen de Chiropractie à Toulouse pour septembre. Je pratique la méthode depuis l’âge de 16 ans (avec une année d’interruption suite à mes études m’étant consacré cette année, 7 mois pour être précis, à l’haltérophilie).
 
J’ai découvert la méthode par hasard lorsque qu’un ami à mon père lui a prêté le livre vert pour qu’il puisse s’entretenir. J’ai commencé les test le lendemain. Pour vous situer mon niveau, je faisais 6 tractions et 4 dips (qui ressemblait plus à du B1)
 
A la fin du mois, je pouvais faire 6 pompes sur une main 😉
 
Pour résumer très simplement ma progression, je suis passé de 58-60 kgs à 73 kgs en un an (pour 1m71). Je pèse actuellement 83 kgs, en sèche (pour 1m77) et mon plus haut poids atteint fut 88 kgs.
 
Aujourd’hui, mes records sont de 68 dips et 50 C3 (pour vous situer mon niveau dans la méthode). Avec un mode 30 à la triade atteint à mon plus haut niveau sur le niveau VIII
 
Pour contextualiser cette performance au soulevé de terre, il s’agissait à la base d’un simple pari avec un ami de ma fac. J’ai néanmoins aussi choisi ce moment car je m’étais déjà testé sur le squat (140 kgs avec un entraînement basé sur les fondements de la méthode + la méthode elle même ; étant très autonome) et idem sur le développé incliné (pour éviter les conflits articulaires de l’épaule sur ce mouvement. 110 kgs après 4 mois d’adaptation donc un 120. Je pouvais donc par curiosité situer mon niveau dans la force athlétique sans avoir à faire de compétition.
Il y a aussi un peu l’effet compétition, assez amicale qu’on peut trouver en fac de sport et s’amuser à comparer les performances. Mais aussi pour promouvoir cette philosophie d’entraînement qu’est l’Efficience assez opposé à la culture sportive générale actuelle.
Je me suis testé à mon club d’haltérophilie (via mon stage de staps), il s’agit je pense de la 2ème fois où je faisais du soulevé de terre. J’ai réussi aussi à faire 3 répétitions à 180 kgs (en droppant la barre).
 
Pour en revenir à ma pratique de la méthode, je ne cherche pas à être le plus fort ou le plus volumineux. Je me fixe de petits objectifs et les réussir me motive pour le reste de ma vie. Bien que le sport soit une partie intégrante de ma vie, je ne souhaite pas que mon avenir se résume à mon tour de biceps ou ma force sur un quelconque mouvement. J’aspire à autre chose.
 
Très sportivement, bien à vous 🙂

 

Content Protection by DMCA.com

Arnaud fabrique l’efficience des champions

Le 7 juillet dernier, la France est devenue championne du monde de Viet Vo Dao.
 
Les vainqueurs ont été entraînés, notamment, par Arnaud Léon, un pratiquant emblématique de la Méthode, déjà passé sur ce blog et vice champion de France de sa discipline en 2013.
Appréciant autant la pratique de la Méthode que ses valeurs et concepts fondamentaux, Arnaud a su s’en imprégner et orienter ainsi son regard d’entraîneur. Ci-dessous, il partage avec nous ce regard et sa satisfaction des résultats obtenus.

 

championsvietvodao_zpsff5a6af6

 

Encore une fois, merci Olivier de partager sur ton blog cet évènement majeur pour la vie d’un Vo Sinh (nom d’un pratiquant de Vovinam Viêt Vo Dao).
 
Aussi, dans un précédent article, j’avais indiqué avoir connu la Méthode Lafay par le biais du bouche à oreille. L’initiateur est Johan Leleu, pratiquant du Vovinam et, entre autres, triple champion du monde au Song Luyen Ba (2009-2011-2013) et 3 fois médailles d’argent aux Don Chan (ciseaux).
 
Cette compétition internationale avait lieu à l’INJ (Institut National du Judo) à Paris, du 5 au 7 juillet dernier. Plus d’une vingtaine de délégations étaient présentes, et parmi celles-ci, bien entendu le Viêtnam.
 
Préalablement, je souhaite indiquer ne pas avoir été seul à entraîner l’équipe de Charente : Maître Yohan Nouhaud (3ème au Sabre aux derniers championnats du monde) et Maître Georges Méchain ont eu aussi entouré l’équipe de leurs conseils.
 
Je me suis donc chargé particulièrement de la préparation mentale et physique de mes sportifs, que j’appelle aujourd’hui « mes protégés ». Ils sont quatre et n’ont qu’entre 16 et 18 ans : Sofia Olivré, Alex Léger, Jérôme Clautour et Nicolas Lamonerie. Ils connaissent la Méthode : Jérôme et Nicolas la pratiquent par période. Ils sont donc arrivés en première position au Da Luyen Féminin devant l’Algérie et la Belgique (les vietnamiens ne présentaient pas cet enchaînement).
 
J’imagine que nombre d’entre vous se posent 10 000 questions sur un entraînements de haut niveau : Comment préparer des compétiteurs ? Quel programme physique et diététique adopter ? Comment les motiver ? etc, etc, etc… Je ne peux malheureusement détailler chacun de ces aspects qui pourraient faire l’objet de nombreuses pages.
Je vais donc simplement dire que l’entraînement a été notamment dispensé :
– avec pour objectif le possible, le maximum et donc la première place;
– avec le goût de l’effort et donc…
– avec le refus d’être dans le « no pain, no gain » qui aurait été non seulement une source de démotivation et générateur de blessures (compte tenu en plus de la fréquence des entraînements). Nous étions particulièrement à l’écoute de notre saturation mentale et physique pour éviter toute blessure. Dès qu’un ras-le-bol important se faisait ressentir, nous passions au travail de la relaxation et des étirements;
– avec une reprise des séquences de l’enchaînement sur le principe de mini boucles;
– avec un attachement particulier à l’efficience. La qualité prime au détriment de la quantité.
 
La réussite tient à une solidarité et une écoute permanente de chacun. Ils n’étaient pas quatre, ils étaient un. Et vous connaissez le résultat.

 

Arnaud Léon

2013-2arnaudl_zpsa4d908a0 ciseauarnaudl_zps5ae8a335
 
Cliquez ici pour lire l’article qui a été consacré à ces champions
 

Content Protection by DMCA.com

NO PAIN NO GAIN = Idéologie qui mène au DOPAGE

Never Give Up
Mind Has No Limit
Why we love Intensity
Forging an Elite Fitness
Less Pain More Gain
Train Insane
Train Hard but Train Smart…

Autant de slogans qui caractérisent cette idéologie inhérente à notre société de performance.

Autant de slogans qui mènent…à tricher, à se doper.

Et oui… le tableau n’est pas reluisant.

Ainsi, en tant que pratiquants de musculation, sachez que toute lutte annoncée contre le dopage via et par les vendeurs de suppléments/promoteurs d’ un entrainement classique (cycles, programmes à poids de corps/charges) est ce qu’on appelle une SUPERCHERIE PROGRAMMEE (SP).

°

LA VIDEO QUI REVELE LA VERITE

Voici une vidéo qui va vous informer sur le dopage dans le sport (ici de haut niveau) ce monde de triche absolue (qui s’étend largement chez les amateurs).

 

Morceaux choisis:

« Tous les athlètes savaient que tout le monde était dopé, tous étaient favorable au dopage! »

« Les champions Olympiques, ils ne sont pas l’idéal qu’imaginent les enfants. [..] Que de nombreux champions ne sont pas vraiment des dieux. ce ne sont pas vraiment des champions! »

Iulia Stepanova (ex athlete du 800 m en 1min 56, ex dopée à l’EPO, Testostérone et stéroides anabolisants)

« Ce n’est pas seulement la Russie, c’est un problème mondial. »

« Pas une discipline ne lui échappe. »

Mise à jour du 25 juin 2017 : La vidéo n’est plus disponible sur YouTube sauf en allemand. Voici le lien: https://youtu.be/X8aNyS745y4?list=PLaExESdQfvkaYpLaMUlJMIh4VwNP8TFQi
Il est toujours possible d’ajouter les sous-titres en français.

°

DIFFERENTES FORMES DE DOPAGES

Oui vous l’avez comprit, le No pain no gain c’est l’ idéologie qui mène au dopage.

Au minimum l’enfermement sur sa discipline avec multiples prises de suppléments, entraînements très fréquents et prônant le culte de l’intensité.

En effet, ce qu’on constate, c’est qu’à défaut de mener systématiquement au dopage, la démarche de prendre des produits pour augmenter les performances est déjà très présente.

Comme il s’agit de prendre des produits légaux, non placés sur les listes de produits dopants, on se dit naturel: effectivement, on ne prend pas de stéroïdes anabolisants (notons que les stimulants nerveux sont les nouveaux dopants à la mode qu’on se fait passer sous la manche).

En revanche, on est dans la même démarche que les dopés quand on se voit « forcé » (forcé dans le sens où, pour palier aux lacunes d’un entraînement « hardcore » qui épuise, cela apparaît comme une des rares solutions pour continuer à forcer plus qu’on ne le pourrait et espérer progresser peut-être) de prendre par exemple des « boosters » pour contrer la fatigue, l’appréhension de la séance, le manque de « pep’s », des BCAA et de la créatine pour améliorer la récupération parce qu’on a du mal à récupérer sans ça etc…

Il est vrai qu’ici on parle de la musculation, mais l’idéologie NPNG est l’idéologie dominante et logiquement se retrouve dans tous les domaines.
Certains n’utiliseront pas de produits et médicaments dans le cadre du sport, afin d’augmenter leurs performances.

Mais ces mêmes personnes 100% naturelles, menant une vie usante, stressante (et les entraînements hardcore n’améliorent pas les choses!) ne prennent-elles vraiment rien pour d’autres choses?

Rien pour bien dormir, pour avoir de l’énergie la journée au travail, pour lutter contre les douleurs qui apparaissent au quotidien (maux de têtes, de ventre, douleurs articulaires), les troubles du comportements, l’humeur, lutter contre la dépression, contre la perte de cheveux, pour avoir une érection, pour rester concentrer, pour mieux mémoriser pour ceci ou cela… ?

N’oublions pas, non plus, le dopage des photos et vidéos sur internet. Photoshop, c’est le grand anabolisant de ceux qui veulent paraître musclés, forts, secs, donc… performants, sur le net. Photoshop, et autres logiciels pour truquer les images, c’est le grand dopage des ténors du Fitgame, en plus du dopage à l’aide de seringues, comprimés et gélules divers.
Et ils nient, ils nient toute forme de dopage, autant celui à l’aide de substances que celui de leurs images (photos et vidéos).
C’est le principe de l’idéologie No Pain No Gain et du dopage qui en découle : toujours tricher, toujours mentir, toujours nier !

Le dopage, qu’il soit sportif ou social est omniprésent et on s’aperçoit que beaucoup y ont eu recours, sous une forme ou une autre, ou y ont recours ponctuellement ou régulièrement.

Il est le fruit d’une idéologie qui promeut la performance à tout-prix, au prix même de la destruction de l’environnement, des autres, et au bout du compte, de soi-même.

°

CONCLUSION

C’est donc anti-santé. L’humain est un écosystème qui se développe mieux et plus vite quand on respecte sa physiologie.

Cultivez l’Efficience et luttez contre l’entropie à la place par l’entrainement écosystémique et stratégique crée par Olivier Lafay.

La méthode Lafay est le seul type d’entrainement pensé pour CROITRE ET DURER (et donc dissoudre l’idée du dopage) de par ses fondements scientifiques implacables (la cybernétique).

D’ici quelques mois, l’approche écosystémique d’Olivier Lafay sera appliquée à la fonte (haltères et machines). Vous pourrez alors tous, quel que soit l’outil que vous préférez utiliser, tester et apprécier cette révolution qui est en marche depuis 2004 et que rien n’arrêtera. Plus fort, plus performant, plus musclé, mais en douceur, donc plus sain. Exit le dopage, pour des performances, élevées, mais durables.
Pour le sain dépassement de soi…

L’avenir de la musculation sera inévitablement écosystémique.
La douceur mène à tout !

°

Par Denis TIQUET et Maxime BRATANOFF (membres de LDMT)

°

Bibliographie:

Dopage, l’imposture des performances (Jean Pierre de Mondenard)
La société dopée (Jean-Jacques Gouguet, Jean-François Bourg)
Le culte de la performance (Alain Ehrenberg)
Tout sur les anabolisants (Jean Texier)
Notre corps ne ment jamais (Alice Miller)
Médicaments et performance humaine: thérapie ou dopage? (Joël Monzée)
Questions de santé publique et de bioéthique n°12 spécial performance et santé (Collectif)
Vers une écologie de l’esprit (Bateson)
La légende des comportements (Henri Laborit)

°

#LDMT
#Ecosystémique
#ENTRAINEMENTSTRATEGIQUE

Content Protection by DMCA.com

160 kgs au soulevé de terre

Oui, la technique n’est pas parfaite, loin de là 🙂
 
C’est normal, car ce pratiquant Lafay ne fait pas de soulevé de terre (SDT) en temps normal.
1m84 et 82 kgs. Ce n’est donc pas un gros gabarit. Pourtant, il lève 160 kgs du sol, facilement.
Avec une bonne technique et quelques séances pour s’habituer au mouvement et aux charges lourdes, il soulèverait beaucoup plus (je mise sur 20 à 30 kgs de plus).
 
Voilà encore une preuve de l’efficacité de l’approche écosystémique (Méthode Lafay). En étant doux avec soi-même, en s’entraînant peu et pas très intensément, JUSTE AU POIDS DE CORPS, avec des charges légères (pas dangereuses), on peut devenir très fort. Au naturel…
Ne comparons pas avec des gars qui soulèvent 280 kgs en étant chargés comme des mules de compétition.
 
Ceci « relativise » complètement les détracteurs et concurrents de la Méthode Lafay, qui disent qu’elle est limitée. Et qui ne sont guère plus forts ou plus musclés que de nombreux pratiquants Lafay (sauf quand ils utilisent photoshop pour se rajouter du muscle et paraître plus sec).
Ces détracteurs qui sont cassés de partout, et qui régressent déjà, après avoir atteint leurs limites, à même pas trente ans…

Content Protection by DMCA.com

La bêtise et la paresse

A partir de cette vidéo courte, mais mythique, je vous propose d’inaugurer une discussion sur les causes de la bêtise et de la paresse.
 
Analysez cela en vous aidant de vos a priori, mais surtout de la cybernétique, de l’inhibition de l’action et des conditionnements de l’enfance (violence éducative/pédagogie noire).
Vous comprendrez mieux pourquoi les sportifs bridés par leurs conditionnements sont si hostiles à ce que représente la Méthode Lafay (musculation écosystémique).
 
Ils peuvent littéralement se « défoncer » à l’entraînement, et se croire donc courageux et pas paresseux; or ils sont paresseux : leurs préjugés leur suffisent. Ils préfèrent s’épuiser à l’entraînement, et être ainsi conformes à l’idéologie dominante, plutôt que simplement… penser. Simplement apprendre.
 
Le conformisme idéologique, c’est de la paresse, et donc de la bêtise. Comme le dit si bien Jacques Brel.
Adhérer naïvement au culte de l’intensité, c’est vivre une vie d’imbécile.
 
Vouloir vivre de manière « intense », s’entraîner de manière intense, dans l’époque actuelle, c’est juste agir en robot programmé par le contexte de cette époque. C’est agir conformément aux conditionnements idéologiques dont on est imprégné depuis l’enfance. C’est être un mouton. Plus on se « défonce », plus on est un mouton…
 
Cela me suffit, dit le pratiquant No Pain No Gain, ou baignant dans cette ambiance. Cela lui suffit, et il ne veut pas voir plus loin, voir plus large, prendre du recul, apprendre, voir d’autres solutions.
Se défoncer, c’est là sa seule ambition. Se défoncer pour se croire méritant, puis basta, cela me suffit !
Une vie palpitante vaut pourtant bien mieux qu’une vie intense.
 
Le paresseux ne comprend pas cela.
Regardez cette vidéo, et dites-moi ce que vous comprenez de la VRAIE paresse.

Content Protection by DMCA.com

COMMENT PROGRESSER AVEC PEU d’INTENSITE en musculation?!

guerrier-pacifique

 

En étant un Guerrier Pacifique, un stratège de son développement!
 
Bref en pratiquant la Méthode Lafay.
 
Rappel de la publication de ce matin:
 
« La douceur mène à tout.
Les bienfaits de la musculation écosystémique :
– santé;
– performance;
– esthétique;
– résultats rapides;
– séances moins nombreuses et moins intenses;
– meilleure compréhension de son propre fonctionnement (physique et psychologique).
La musculation écosystémique, inventée par Olivier Lafay, consiste en une approche cybernétique du fonctionnement corps/esprit.
En envisageant l’humain comme une machine à traiter de l’information (cybernétique), un écosystème à l’intérieur d’écosystèmes, on peut aller beaucoup plus loin, beaucoup plus aisément, et en se préservant.
L’entraînement devient stratégique. » Olivier Lafay
 
Parce qu’en effet, c’est de progresser, d’UTILISER LE RECUL STRATEGIQUE (P.98 du Tome 2) qui rend l’entrainement moins intense, qui fait que l’on transpire moins, que l’on s’essouffle moins, qu’on se fatigue moins…
 
Une erreur régulièrement commise à cause de nos conditionnements No Pain No Gain est de NE PAS REVOIR SON ENTRAINEMENT juste parce qu’on PROGRESSE EN REPETITIONS/CHARGE.
 
Le plus important c’est : LES SENSATIONS (se sentir frais et disponible, SANS JAMAIS APPREHENDER).
 
=> Pour cela, utilisez les mini boucles et le 70%. Pour progresser en évacuant le stress infligé par l’entraînement.
 
« Un entrainement productif est un entrainement qui est constamment revisité, disséqué, reconstruit » P.164 du Tome 2.
 
Fuyez l’intensité pour vous Construire et enfin progresser.
 
Cultivez l’Efficience!
 
Maxime Bratanoff, préparateur physique et consultant LDMT.
 
Partagez et Likez en masse 😉

°

La collection Lafay (avec deux ouvrages n°1 des ventes) :

https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_ss_i_1_36…

Content Protection by DMCA.com

UNE bonne BAFFE DANS LA TRONCHE, ça ne PEUT PAS faire de MAL

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

fessée

 

(au sujet de cette loi sur la fessée qui voudrait nous empêcher d’éduquer nos enfants comme on veut)

°

La plupart du temps, les parents qui frappent leur enfant disent que c’est pour son bien, et que cela ne peut en aucun cas lui nuire.
« une bonne baffe ou une fessée, ça ne peut pas faire de mal »
 
Mais, si ça ne faisait pas de mal, pourquoi le ferait-on ?
On le fait justement parce que ça fait mal !
On le fait parce qu’on sait que la douleur physique et psychologique va engendrer… la peur (des coups). Et donc, cette peur que l’enfant aura de nous devrait le contraindre à se tenir tranquille.
 
Quand on frappe un enfant, on veut faire mal, suffisamment mal (à l’esprit et/ou au corps) pour que l’enfant se soumette.
 
Car ce qu’on veut, c’est juste soumettre l’enfant. On veut qu’il soit conforme à nos attentes. On veut le sculpter comme un objet.
 
Quand on frappe un enfant, on veut juste que « ça s’arrête », car on n’en peut plus, car son opposition nous agresse et nous épuise.
 
On frappe un enfant parce que ça fait mal, et qu’on est persuadé que la douleur est un bon moyen de contraindre les gens (donc aussi les enfants) à se soumettre.
Et si on en est persuadé, c’est qu’on l’a appris, d’une manière ou d’une autre…
 
On frappe aussi un enfant parce que ça nous fait du bien. C’est le principe de l’inhibition de l’action : on subit un stress quand un enfant s’oppose à notre volonté (en se conduisant d’une manière qui nous déplaît). Et garder ce stress en soi va nous faire souffrir. Alors on se décharge sur l’enfant de ce stress en le frappant, car frapper est un moyen basique de se décharger.
Frapper, ça soulage…
 
Donc on frappe les enfants parce qu’on est dépassé, et qu’on n’a pas de moyens d’action autres que les moyens primitifs à notre disposition.
 
On frappe les enfants car on se considère tout naturellement comme le dominant et que notre propre enfant s’oppose à notre dominance en voulant exercer la sienne.
On frappe car on voit l’enfant comme un rival !
Qui doit avoir le pouvoir ? Moi ! Qui doit avoir le calme ? Moi ! Qui doit évacuer son stress quand il le souhaite ? Moi ! Qui doit pouvoir faire des caprices quand il le désire (acheter plein de merdes le jour des soldes, acheter une voiture plus rouge que celle du voisin, changer de portable tous les 3 mois, etc.) ? Moi !
Moi, j’ai le droit d’exercer ma dominance quand je veux, où je veux, avec qui je veux, à n’importe quel sujet.
Mon enfant doit juste se soumettre…
 
Frapper son enfant, c’est donc avoir une certaine conception du rapport à l’autre, dont on ne se rend pas compte. Car on a été éduqué pour penser et agir ainsi.
 
Tout est fait (TV, politique, travail) pour nous encourager à satisfaire notre narcissisme et à nuire à celui de l’autre (son voisin, son semblable, son enfant).
Et ça engendre des personnes qui chercheront à compenser toute leur vie le manque d’écoute, d’attention, dont elles ont été l’objet, en étant enfant, adolescent et même souvent à l’âge adulte.
Suffit d’aller sur les pages facebook des gens, NOS pages facebook, pour réaliser à quel point nous avons besoin d’attention.
 
Alors voilà, c’est normal d’avoir la tentation de corriger son enfant, violemment (avec une fessée ou des claques, qui font mal, quoi qu’on en dise).
Tant qu’on n’aura pas d’autres solutions, tant qu’on ne saura pas à quel point ça change la vie d’un humain une éducation douce (qui ne veut pas dire une éducation sans limites), alors on fera « comme on peut » et on tentera de le justifier.
 
Là où je vois une sacrée évolution, c’est qu’autrefois, les parents battaient leurs enfants sans se poser de questions. Le gosse s’opposait, dérangeait, alors il s’en prenait une. On éduquait au fouet, au martinet, au ceinturon, aux coups portés sur n’importe quelle partie du corps.
 
Depuis les années 1970, Françoise Dolto et tous ceux qui ont travaillé sur le sujet de la non-violence envers les enfants, les parents ont changé. Aujourd’hui ils justifient les coups portés à leurs enfants : « ça ne peut pas faire de mal ! »
C’est très intéressant de dire cela, car cela montre une bonne grosse dose de culpabilité. Donc une grosse évolution des mentalités.
On dirait qu’en disant : « ça ne peut pas faire de mal ! », le parent cherche à se convaincre lui-même. Et c’est bien le signe que les parents évoluent, car le parent qui frappe montre qu’il est dépassé, qu’il ne sait pas comment faire autrement, tout en étant gêné par son acte (il se justifie, en essayant d’évacuer la douleur de la relation violente qu’il entretient avec son enfant).
Se justifier ainsi, c’est presque un aveu de faiblesse et de désespoir…
 
Le parent qui se justifie ainsi montre qu’il est engagé sur un chemin très positif. Il ne lui manque plus que des outils adaptés pour passer à l’étape suivante. Car, là, il est embourbé dans un marécage relationnel avec la chair de sa chair. Avec ce qu’il appelle souvent « l’amour (ou les amours) de sa vie ».
 
Ainsi, on aurait 3 catégories de parents :
– ceux qui ne se posent aucune question. L’enfant existe un peu trop, prend un peu trop de place ? Alors on le cogne, sans honte ni scrupules ;
– ceux qui frappent pas très souvent, et disent « ça ne peut pas faire de mal une petite claque ou une fessée. » Ceux-là ont intégré la culpabilité de frapper un enfant, mais ne savent comment mieux agir ;
– ceux qui ont eu la chance d’avoir eu l’accès aux travaux de Françoise Dolto, Isabelle Filliozat, Joel Monzee, Alice Miller ou aux conférences de Brigitte Oriol et qui ont découvert les joies de l’éducation non-violente. Une fois qu’on voit à quel point cette forme d’éducation épanouit toute la famille, on ne peut plus jamais revenir en arrière.

°

Olivier Lafay

°

L’excellent livre de Joël Monzée « comprendre les comportements dérangeants de l’enfant »
 
Une troublante mais excellente conférence de Brigitte Oriol « y-a-t-il de bonnes fessées? »

Content Protection by DMCA.com

QUAND ON A UNE VIE DE MERDE

(autant dire que ça touche 99,99% des gens)

13592803_10154270527246064_1542994976950540483_n

 

PLAN du texte :
1 / Face à un stress, à un danger, nous avons 3 possibilités (et pas davantage).
2 / Face à un autre humain, nous pouvons prendre (seulement) 3 positions .
3 / Nous vivons dans une société où très peu de gens ont la possibilité de se battre, d’être vainqueurs et de rester vainqueurs dans tous les aspects de leur vie (ou presque).
4 / Les SOLUTIONS qu’on utilise pour restaurer autant que possible l’estime de soi et contribuer à un meilleur équilibre physiologique .
5 / Evaluer la merditude de sa vie.
6 / L’échelle des compensations de la merditude de la vie comporte 3 barreaux. Où vous situez-vous ?

°

1 / Face à un stress, à un danger, nous avons 3 possibilités (et pas davantage) :
– combattre ;
– fuir ;
– s’inhiber (se tendre, refouler, conserver en soi la tension énergétique normalement utilisée pour le combat ou la fuite).
 
Tous les jours, au travail, en amour, dans la rue, devant la TV, nous nous trouvons (consciemment ou non) face à des stress multiples. Fuir, combattre, s’inhiber : chaque réaction possible aura des répercussions différentes sur notre physiologie et notre psychisme.
Le combat victorieux nous fait du bien (effets positifs sur la santé de l’esprit et du corps). La fuite stratégique (vraiment) bien vécue nous fera du bien. La fuite honteuse va nous abîmer l’âme et le corps. L’inhibition prolongée nous détruira.

°

2 / Face à un autre humain, nous pouvons prendre (seulement) 3 positions :
– supérieure ;
– symétrique ;
– inférieure.
 
La position peut être physique (comme sur un podium), mais elle est bien souvent psychologique.

°

3 / Nous vivons dans une société où très peu de gens ont la possibilité de se battre, d’être vainqueurs et de rester vainqueurs dans tous les aspects de leur vie (ou presque).
La plupart des gens sont le plus souvent en situation de fuite et d’inhibition, et leurs positions face à leurs semblables sont au mieux symétriques, et bien souvent inférieures. Même celui qui bénéficie d’une position hiérarchique supérieure se trouve la plupart du temps avec plusieurs échelons de dominance au-dessus de lui.
Tout ceci dans une société qui n’a jamais placé aussi haut la dominance : tout le monde devrait être un vainqueur, dit-on, lit-on, entend-on, suggère-t-on. Il y a les vainqueurs, les dominants, et les autres ne sont que des.. perdants.
 
Dans les faits, les vrais faits, la plupart des gens se sentent petits, en-dessous, médiocres, insatisfaits, frustrés, écrasés. S’il y a toujours plus brillant, plus dominant que moi, alors que suis-je dans cette société qui considère que la vraie et seule valeur de l’homme (et de la femme) est dans la dominance ? La réponse est claire : je suis une merde.
Ceci aura des répercussions sur notre santé physique et psychologique. Etre inhibé continuellement, se sentir la plupart du temps « en-dessous », va entraîner des réactions hormonales destructrices, un vieillissement accéléré, un affaiblissement général de l’organisme (maladies diverses) ; et le psychisme sera dévasté par la baisse, voire l’anéantissement de l’estime de soi. Tout ceci est longuement expliqué dans le Tome 2 de la Méthode Lafay (chapitre : les fondations de la santé).

°

4 / Les SOLUTIONS qu’on utilise pour restaurer autant que possible l’estime de soi et contribuer à un meilleur équilibre physiologique :
 
A – être créatif (par l’effort spirituel et intellectuel).
C’est le chemin le moins fréquenté, car il demande des efforts inhabituels pour une grande partie de la population, qui n’a pas été éduquée pour aller naturellement vers ce genre de solution. Si beaucoup de gens sont « No Pain No Gain » quant à leur quotidien, à leurs rapports avec les autres, et dans le sport, on ne leur a par contre pas appris à désirer et supporter la « souffrance » du développement culturel.
C’est normal, car le recul permis par le développement culturel diminue(rait) nécessairement le contrôle social réalisé par les vrais dominants (ceux qui sont tout en haut de l’échelle du pouvoir). Ils n’ont donc pas intérêt à l’inculquer au peuple.
 
Le développement de la zone orbito-frontale (du cerveau) est biologiquement parlant, le développement de la créativité, du recul stratégique, de la différenciation de la norme sociale.. et donc de la liberté (la vraie, pas celle qu’on vous vante dans les publicités). La créativité obtenue par le développement de la zone orbito-frontale permet de se créer un monde plus valorisant, constructif, et même de contribuer à le changer. Le sentiment de contrôle ainsi obtenu, le sentiment d’efficacité personnelle (Bandura) ainsi majoré, le plaisir de jongler avec des idées complexes, permettront de faire croître l’estime de soi et contribueront très efficacement à une meilleure santé.
Il est très sain de pouvoir sortir, par la créativité, des logiques normatives de dominance imposées à la population (où il n’y a aucune échappatoire, à part de fausses solutions fournies par ceux qui créent le creuset des stress divers, des échappatoires de carton, donc).
 
A’ – la créativité par le développement de la zone orbito-frontale associée à la pratique efficiente d’une activité physique. C’est-à-dire une activité physique pratiquée avec recul stratégique, afin de se préserver tout en se comprenant mieux soi-même. La pratique efficiente, permet de se régénérer, de durer, de lutter contre l’entropie (affaiblissement programmé de l’organisme et destruction de celui-ci).
Tout ceci est expliqué dans le Tome 2 de la Méthode Lafay.
 
B – la créativité artistique. L’apprentissage d’un instrument, le dessin ou la peinture, permettent de mettre en forme nos affects (émotions) et donc de se décharger d’une part de l’inhibition destructrice.
 
C – visionner des films de héros ou super-héros. L’identification aux héros réalisée en regardant ces films permet de se sentir dominant pendant un temps. On est vainqueur par procuration. Et cela a des effets sur notre physiologie. Cela diminue le sentiment de frustration, de soumission aux autres, aux événements.
Ce n’est pas un hasard si, dans une société valorisant autant la dominance, les vainqueurs, les films de super-héros ont autant de succès. Ils permettent de compenser notre fragilité, mais ils ne l’éliminent pas. Comme une drogue, nous devrons y revenir encore et encore, car nous restons malgré tout passifs (nous ne créons rien).
 
D – jouer à des jeux vidéos où l’on peut vaincre des monstres et des gens. Là, l’aspect symbolique est également évident. Cela permet de décharger une part de nos frustrations et d’être dominants dans un monde virtuel, fabriqué justement pour nous aider à compenser nos frustrations en nous permettant de … gagner.
A petite dose, c’est bon pour la santé, à haute dose, c’est dévastateur à cause de l’irréalité de ces victoires obtenues « frauduleusement » (pour notre système nerveux, c’est frauduleux, non-authentique).
 
E – s’emballer pour des idoles dans le sport. Comme dans les films de héros et super-héros, il s’agit de victoires par procuration : quelqu’un « gagne pour nous ». Nous pouvons nous décharger d’une part de nos frustrations (inhibitions) en nous identifiant à un sportif brillant.
 
(ça marche aussi pour ce qui est de la musique, mais un peu différemment)
 
F – la pratique d’un Art martial, d’un sport de combat ou du self-defense. Il faut bien comprendre que ces pratiques ne sont pas uniquement tournées vers un adversaire précisément identifié (sur un ring, un tatamis ou dans la rue). Ces pratiques ont une valeur aussi symbolique : ce sont nos démons, nos frustrations, nos peines, que l’on cherche ainsi à vaincre, exorciser, évacuer, décharger. Notre aptitude au combat se joue également sur le plan de l’imaginaire : nous voulons mieux nous dominer nous-mêmes.
On se bat, mais dans un environnement sécurisé, ce qui augmente notre maîtrise et diminue nos craintes. Ce qui nous est donné avec ces activités, c’est de pouvoir simuler les combats naturels, pour la survie et la dominance, mais sans le risque ultime du handicap sévère et de la mort.
On augmente ainsi notre sentiment de dominance. Ce qui diminue notre sentiment d’être « en-dessous », petit, perdant, au quotidien.
 
G – la pratique d’un sport « No Pain No Gain » (où l’on cherche à réussir, à vaincre, en se faisant soi-même souffrir, à l’entraînement ou en compétition). C’est l’occasion de se vivre tel un héros quelques heures par semaine. On prend des risques et on se fait mal ? Alors on est un héros…
Cela augmente ponctuellement le sentiment de dominer soi-même, les autres, sa vie. Mais c’est destructeur sur le moyen et long terme. Le sport No Pain No Gain, c’est un gain de dominance éphémère pour un risque de perte de dominance très important par la suite. Quand le corps est usé, fragilisé, douloureux, on ne domine plus grand chose, sauf à être dominant par l’argent et le pouvoir, ce qui compense (mais c’est pas donné à tout le monde).
 
H – Venir se décharger sur le net en rabaissant, dénigrant, attaquant des inconnus, notamment sur facebook, au nom de la « liberté d’expression ». Facebook, notamment, est le haut lieu de la valorisation de soi, de sa vie, de son image. C’est le haut lieu du narcissisme. Avec un peu de réflexion, on saisit assez vite l’état psychologique de quelqu’un qui vient sur facebook pour se valoriser en insultant, rabaissant, agressant…
Cette pratique permet de se décharger (de ses frustrations/inhibitions) en se plaçant « au-dessus » des autres, et en les jugeant. C’est un moyen d’obtenir virtuellement la dominance qu’on n’a pas dans la vie. D’où l’acharnement de certains à insulter encore et encore, à juger encore, sans jamais argumenter, débattre, réfléchir : ils ne sont pas là pour ça.
 
I – frapper sa femme et ses gosses, maltraiter/humilier des employés, collaborateurs, personnes hiérarchiquement inférieures, soumises à notre pouvoir. Se décharger sur un plus faible, en s’inventant des prétextes. Qui, en effet, se déchargerait sur un beaucoup plus fort (physiquement) dans la vraie vie ?
Seule la faiblesse des enfants ou de la femme justifie en réalité les coups…
Et c’est un immense sentiment de petitesse qui explique ce besoin de se « venger » d’une vie de merde sur plus faible que soi.

°

5 / Evaluer la merditude de sa vie
– si vous compensez la merditude de votre vie avec beaucoup de A et de B, et un peu de C, D, E, F, vous faites partie de ceux qui ont la vie la moins merdique.
Tel un véritable dominant naturel, vous sortez, ou tentez de sortir, des petits jeux de dominance pour être en paix avec vous-mêmes.
– Si vous compensez la difficulté à vivre avec B surtout, complété avec un peu de C, D, E, F, votre vie est assez merdique, mais vous arrivez à vous régulez pour être un peu heureux.
– si vous compensez avec C, D, E, F et une implication en G, voire un peu de B dans les meilleurs cas, vous avez une vie sacrément merdique, mais votre pratique éreintante du sport vous donne le sentiment d’être un winner, de correspondre aux attentes sociales pour être considéré comme dominant.
– Si vous compensez avec D, E, G, votre vie est absolument merdique. Vous êtes majoritairement passif et totalement dominé (du moins, c’est au moins votre sentiment profond).
– si vous compensez avec D, E, G, H, I et parfois F, vous êtes au fond du fond du fond.
Quelles que soient les (belles) images que vous affichez sur votre page facebook, quel que soit votre degré de développement musculaire, votre besoin de frapper, dans la réalité physique ou virtuellement, des personnes exposées et plus faibles, car offertes à vous sans risque de punition physique, indique votre profond sentiment d’impuissance. Avoir des têtes de turc virtuelles, des cibles à viser, piétiner, est la preuve d’une vie extrêmement médiocre (vécue comme telle).
L’image que vous avez de vous-même est très mauvaise ; votre estime de soi est anéantie. C’est ce qui explique que n’ayez comme possibilité de vous « décharger » que des personnes ou lieux qui vous paraissent inoffensifs.
Vous cherchez à être un « vainqueur » comme vous pouvez, au rabais.
Très faible sentiment de contrôle de votre vie…

°

6 / L’échelle des compensations de la merditude de la vie comporte 3 barreaux . Où vous situez-vous ?
1) En haut. Douceur avec soi, créativité, recherche d’une vie paisible et palpitante.
2) Au milieu. Identification à des héros + brutalité envers soi = vouloir se faire en héros par le biais de la souffrance. Recherche d’une vie « intense ».
3) En bas. Identification à des héros + brutalité envers soi-même et les autres = perte totale de contrôle. Plus aucune véritable recherche organisée.
 
CONCLUSION :
1 – il est assez aisé, quand on possède certains outils, notamment en cybernétique, de connaître rapidement les motivations, les besoins, les désirs affichés, la vie, la souffrance existentielle d’un intervenant sur internet.
2 – cette grille d’analyse peut vous aider, peut-être, à avoir une vie moins merdique.

°

Références :
Henri Laborit
Gregory Bateson
Norbert Wiener
Hannah Arendt
Paul Watzlawick
Alice Miller
Joël Monzée
Edward Hall
Wilhelm Reich
Albert Bandura
Illustration : Milon De Crotone, mort dévoré par des bêtes sauvages pour avoir été No Pain No Gain jusqu’au bout.

 
Le Tome 2 de la Méthode Lafay, pour aller plus loin :

https://www.amazon.fr/M%C3%A9thode-musculatio…/…/ref=sr_1_2…

Content Protection by DMCA.com