LE GUIDE DU ROUTARD ATHLÉTIQUE

(par Thibaud Molimard)

 

10401040_10153813868836064_5767723485885043371_n

 

Bonjour à tous !

Pratiquant de la Méthode Lafay depuis un peu plus de trois ans maintenant, certains d’entre vous me connaissent grâce aux conseils que j’essaie de distiller sur les carnets d’entraînement du forum, d’autres ont vu ma trombine dans le tome 2, ou encore peut-être avez-vous suivi mon évolution de ces derniers temps via la page officielle de la Méthode Lafay.

En effet, depuis quelques mois, bien que je sois de retour maintenant depuis une semaine en France, je « survivais sportivement » à l’autre bout du monde, en Amérique du Sud. J’ai parcouru cinq pays : Pérou, Bolivie, Chili, Argentine et Brésil.

 

21493_10153813873726064_4666856546681310229_n

 

Un voyage qui me tenait à cœur depuis des années et qui parallèlement à cela m’a imposé la question de l’entraînement sur place. Je plongeais dans l’inconnu et j’ignorais encore avant le départ si j’allais être capable de continuer à pratiquer au moins la Méthode Lafay. Ou du moins une activité physique régulière pour garder une bonne santé et qui ne soit pas impactée par tout ce que j’allais faire et vivre là-bas.

Fallait-il tout stopper et profiter à fond de l’expérience ? Prendre le risque de continuer en ratant éventuellement quelque chose derrière ? J’ai voulu combiner les deux, et c’est une réussite !
Mon challenge en partant était de me maintenir en terme d’esthétisme et de performances, avec l’instabilité permanente de l’environnement.
C’était d’ailleurs une sorte de pari avec moi même.

 

1935196_10153813871016064_3497746833155397557_n

 

La plupart de mes proches supposaient que de toute façon je n’y arriverais pas et qu’éventuellement je reprendrai l’entraînement en janvier. Mais trois mois, c’est très long quand on est seul, et à la fois très court, pourquoi ne pas essayer ?

Dans les faits, on est bien d’accord, c’était souvent terrible hahaha !
Pas de régularité dans les trainings puisque j’étais nomade, pas présent sur une étape plus de 3 à 4 jours. Une alimentation souvent déplorable avec les moyens du bords, parce qu’il a fallu s’adapter à la culture et aux pratiques locales, et manger ce qu’il y avait. Une fatigue accumulée par, d’abord, le décalage horaire, puis des journées éprouvantes physiquement, remplies de découvertes, paysages, rencontres et émotions.

 

Lac Titicaca, Pérou/Bolivie

1964898_10153813870741064_5269106411621069785_n
Un repérage systématique de mon environnement, au fil des petits hôtels et auberges de jeunesse que je visitais au fur et à mesure. Je cherchais de tout. Des chaises, des meubles de différente hauteur, des supports pour fixer mes sangles, une barrière sur un balcon, un angle par ci , un petit bureau pour K2 par là, j’empruntais des chaises à l’accueil de l’auberge s’il le fallait, je prévenais que j’allais faire du sport pour éviter toute incompréhension et selon mon état , si j’avais, disons, une heure devant moi, même si j’étais au beau milieu d’un dortoir, c’était parti, je m’entraînais !

Au départ, j’ai dû faire face à de nombreux freins à un entraînement cadré, stratégique et méthodique que l’on peut pratiquer chez soi :
quasi absence de légumes, peu de fruits, beaucoup trop de glucides dans tout ce que je mangeais, notamment au Pérou et en Bolivie ou personne n’a d’expérience et de connaissance en terme de diététique. Ils mangent, point. Peu importe si c’est trois fois par jour du riz et du poulet sans légumes.

 

La citadelle de Macchu picchu , vue du wayna picchu

1915960_10153813869761064_3895000389022115532_n

 

Impossible de manger à heure fixe et en quantité égale.

Impossible de faire ses courses en supermarché, puisqu’il n’y en a pas là-bas (Pérou/Bolivie) et impossible d’acheter sur les marchés extérieurs pour une question d’hygiène qu’il n’y a pas du tout en comparaison de la France.
Bactéries, parasites et maladies virulentes sont partout, donc j’ai fait avec les moyens du bords.

Gestion des conditions climatiques et de l’altitude, de 0 à 5000m et de -17°C la nuit à 35°C la journée sur les hauts plateaux centraux de la Bolivie (oui ces deux premiers pays m’ont pas loupé..).
Et beaucoup d’autres…

 

Parc national de Toro Toro, en Bolivie

10378277_10153813870401064_5980670315067905116_n

 

Mon poids a fait le yoyo pendant trois mois.La veille du départ, je pesais très exactement 80,4 kg, pas vraiment sec mais tout de même athlétique. Je suis descendu à presque 72 kgs dès le premier mois et demi. L’impact psychologique a été très difficile à gérer, surtout parce que je ne pouvais pas lutter contre cette perte de poids, à moins d’abandonner en grande partie tout l’intérêt de mon voyage, en restructurant complètement mon environnement comme vous et moi pouvons le faire chez nous, mais je ne voulais pas.

 

1913876_10153813872146064_1095650718009221401_n

 

Ce premier gros mois, bien que très compliqué, m’a apporté une relation différente à mon corps. Savoir le respecter malgré ces barrières et accorder dans l’entraînement une place encore plus grande à sa Gestion Stratégique (cf Tome 2 de la Méthode Lafay).

Le temps d’arriver au Chili où je savais qu’une sorte de « modernité européenne » reviendrait, j’ai tout axé sur les perfs plutôt que sur mon poids, que j’allais faire remonter ensuite avec un peu plus de confort alimentaire.

 

1517498_10153813871321064_8830243601014557968_n

 

Parlons technique.
Je continuais toujours les trainings malgré la malbouffe, dans les endroits les plus improbables qui soient, en jouant avec les TAS (technique anti stagnation), en respectant scrupuleusement les amplitudes, en remplaçant A12 par A6 en 2ème exercice pour une question pratique…

Je ne suis jamais allé au delà du niveau 8 et j’étais déjà en boucle depuis un moment. Pour le sur place, j’ai choisi de rester tout le long sur le niveau 4, simple à mettre en place dans ce genre d’environnement, brut, terriblement efficace, monumental en terme de sensations, radical pour juger de la congestion, et donc de l’état de fatigue ou non. Bref, faites le niveau 4…

 

1979500_10153813871681064_7219521636276957840_n

 

Pour les tractions, j’ai tout remplacé par des tirages plus ou moins horizontaux au TRX (sangles de suspension), uniquement en pronation, à raison de six séries sous forme de mode, là aussi, avec le même temps de récupération. On peut considérer que c’était des formes dérivées des exercices C et leurs variantes sous les chaises.

Je n’ai fait AUCUNE traction classique en 3 mois, je dis bien aucune, si ce n’est le tout dernier jour avant de prendre mon vol retour le soir, où je me suis entraîné à Rio dans une salle de fitness. Le premier essai étant gratuit, avec enfin une station de dips décente et une barre de tractions, j’ai décidé de rejuger proprement de mes perfs, et j’ai pu me peser.

 

1486656_10153813870056064_354783651231075003_n

 

Le résultat était assez hallucinant.

Avant départ, je venais d’attaquer le niveau 4, j’étais tranquillement en train de monter la triade, sur un mode 12 validé sans problème.
J’ai refait exactement les même perfs le dernier jour, certes avec un peu plus de mal sur les tractions, mais avec une exécution parfaite. 4 kg en moins sur la balance (76 kg) mais 5 de plus qu’en Bolivie hahaha !
Et un résultat esthétique plus qu’appréciable pour moi.

De retour ici, tout me semble beaucoup plus facile, facile à cadrer, à suivre. Le retour est terriblement difficile : émotionnellement c’est une chose, mais pour la reprise d’un entraînement stable c’est un boost énorme qui m’arrive en pleine figure. Mon poids va remonter petit à petit, mes perfs vont suivre car l’alimentation chapeautera le tout, j’ai enfin pu reprendre A12 et retrouver ma maudite barre de tractions !

 

Glacier Perito Moreno, Patagonie Argentine

1917755_10153813871196064_2269361602960866454_n

 

Ces trois mois ont été une formidable épreuve mentale et physique pour moi, mais j’en ressors avec une approche différente de l’entraînement et de la relation au corps et à l’esprit. Et si j’ai bien compris une chose au cours de ce voyage, c’est que pour s’entraîner efficacement, il faut aussi une forme de confort pour cadrer son environnement, fonder ses repères et progresser sur le long terme, tout en respectant son corps.

Le confort est un luxe que je n’ai pas eu là-bas mais, malgré ça, grâce à la méthode Lafay et son approche, ses TAS, sa devise appliquée de « peu d’efforts, beaucoup d’effets, ça m’a permis de lâcher du lest quand il le fallait et les gaz quand je le pouvais.

Elle m’a tout simplement permis de survivre au milieu de l’inconnu.

 

La statue du Christ Rédempteur, Rio de Janeiro (Brésil)

1936918_10153813874696064_5619537283750910121_n

 

Aujourd’hui je reviens avec une motivation décuplée.
Profitez de ce confort pour prendre soin de vous, de votre corps, de votre esprit. Utilisez-le pour atteindre vos objectifs, vous avez tous les outils… Servez-vous en !

Bon training 😉

 

1098314_10153813874476064_700089503095793673_n

Content Protection by DMCA.com

HUITIÈME COMMANDEMENT : A la programmation détaillée, les objectifs tu préféreras.

« La fixation des objectifs est une question épistémologique. Il s’agit de savoir pourquoi on désire vraiment atteindre un objectif et de repérer les contraintes que cela va engendrer. Il s’agit de savoir comment un individu, façonné par une famille, par ses relations, dans une culture donnée, fruit elle-même d’une histoire, en vient à exprimer un désir.
Il existe de bons et de mauvais objectifs. Il existe des objectifs dont on n’a pas compris toute la portée, tout le sens et toutes les implications. Pour certains, le désir de briller fera d’eux une étoile morte dans l’oeuf, jamais née ou, si elle nait, une étoile peu brillante, et si vite consumée.
La fixation des objectifs demande d’élaborer en soi, et grâce aux autres, le recul stratégique.»

(Olivier Lafay)

 

HUITIÈME COMMANDEMENT : A la programmation détaillée, les objectifs tu préféreras.

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

Suite de la série intitulée :
LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY

aka
LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 8)

 

« Fixation des objectif et contrôle rigoureux contre une programmation détaillée de chaque étape : c’est ce qui différencie un servomécanisme d’une machine automatique à commande rigide. Le programme de la machine automatique doit prévoir toutes les perturbations susceptibles de survenir en cours de route. Le servomécanisme s’adapte à la complexité : il suffit de fixer le but sans ambiguïté et de mettre en place les moyens de contrôle permettant de corriger les écarts en cours d’action. »
( Joël de Rosnay)

 

1924290_10153809809031064_127858697125176426_nNous avons vu dans le commandement précédent que les individus, comme tous les êtres vivants, étaient des systèmes complexes fonctionnant en état d’équilibre dynamique. Face aux perturbations du milieu pouvant déstabiliser cet équilibre, l’organisme fournit un travail pour revenir à l’état d’équilibre qui lui est le plus optimal. On parle d’homéostasie.

Seulement, ces perturbations peuvent être négatives ou positives pour le système. Les phénomènes extérieurs qui vont entraîner une désorganisation du système seront considérés comme négatifs ou destructeurs et ceux qui vont permettre une complexification du système, comme positifs ou constructeurs. Mais la qualité de la perturbation n’est pas donnée d’avance et elle résultera de l’interaction avec le système-individu. Une perturbation pourra être destructrice ou constructrice en fonction de la capacité de l’individu à l’exploiter ou non.
Si la perturbation reste un « bruit » pour le système, elle provoquera, dans le meilleur des cas, un stress passager mais elle ne pourra le construire. En revanche, si la perturbation devient une information pour le système, celui-ci pourra réagir et s’adapter. De l’instabilité engendrée par cette agression va naître un nouvel état d’équilibre du système plus élevé, plus complexe.

Et c’est cette complexité elle-même, celle du système-individu, qui permet de transformer du bruit en information, une perturbation destructrice en constructrice. Plus le système accroît sa complexité, plus il est souple et apte à intégrer positivement des perturbations.
La personne qui souhaite vivre bien et longtemps a donc tout intérêt à mettre en place une stratégie qui lui permette de se complexifier davantage. Et comme nous l’avons conclu dans le 7ème commandement, il faut être dans une attitude d’ouverture sur le monde car c’est de lui que proviennent les informations (ainsi que la matière et l’énergie) capables de nous faire croître et durer, de nous maintenir éloignés de l’entropie maximale (c’est-à-dire de ce qui augmente le désordre de notre structure et nous rapproche de la mort).
Cette personne qui souhaite donc croître et durer dans ce monde de processus chaotiques et aveugle à nos souffrances doit nécessairement faire de l’ordre en lui et autour de lui. Il doit pour ce faire utiliser des outils qui lui permettent de réaliser cet ordre et de passer à l’action. La systémique et la cybernétique lui fournissent ces outils et lui permettent une modélisation de lui-même en tant que système-individu en interactions multiples avec son milieu extérieur.

Une fois la modélisation du système réalisée, et bien qu’elle soit perfectible à l’infini, elle nous conduit directement à l’établissement d’une méthode. Olivier Lafay a déjà beaucoup parlé des relations entre modélisation des individus et méthode dans plusieurs de ses articles et nous ne le paraphraserons pas ici. Nous rappellerons seulement plusieurs points nécessaires à la suite du raisonnement :

– Pour faire évoluer un système vivant, il faut provoquer son instabilité.
– Cette instabilité doit être contrôlée pour faire évoluer le système dans la direction choisie (complexification) (voir le Septième commandement : Pour évoluer, agresser tu te laisseras)
– L’établissement d’une méthode qui vise à l’action efficiente doit donc appliquer la politique des petits pas pour infléchir le système sans créer une instabilité trop importante, source de désorganisation.
– Il faut donc des moyens de contrôle qui permettent d’ajuster en permanence les contraintes internes au système (l’entraînement en musculation par exemple) pour que le rapport signal sur bruit soit toujours en faveur du signal, c’est-à-dire de l’information constructrice.
– Cela demande donc de réfléchir aux moyens mis en place par cette méthode pour permettre au système-individu d’atteindre le but qu’il s’est fixé.
10291171_10153809810656064_2806820176767003577_nCette méthode, au sens étymologique du terme, « poursuivre un chemin », pourrait proposer, entre autres possibilités, une programmation détaillée des étapes à mettre en place pour conduire l’individu vers son but. C’est la manière classique de procéder lorsque l’on a une vision encore analytique de la nature et des mécanismes biologiques. On simplifie et on mutile des processus, on les sépare les uns des autres pour espérer les contrôler. On cloisonne, on divise pour mieux régner, seul moyen d’appliquer un raisonnement linéaire causal à des mécanismes auto-régulés, c’est-à-dire des mécanismes au fonctionnement circulaire, en boucles de régulation.

La périodisation/planification des entraînements en musculation est un bel exemple de procédé s’appuyant sur la pensée analytique simplificatrice née de la Révolution Industrielle. On est ici, dans le domaine de la physiologie du sport, à la pointe de la connaissance mais comme chaque discipline est cloisonnée, sans lien aucun avec ses voisines, on se retrouve avec un patchwork de connaissances spécialisées et éparses. C’est qu’il manque une vision cohérente et englobante de tous ses savoirs en une méthode tournée vers l’action efficace.

En son absence, les résultats sont prévisibles. Et l’évolution actuelle des modèles d’entraînement classique en musculation ne doit pas nous tromper. Si la périodisation ondulatoire remplace l’alternée et la linéaire, elle n’en est pas moins périodisation. Il s’agit toujours de séparer les différentes composantes du muscle et de les entraîner alternativement. Comme c’est le cas avec la périodisation en cinq phases de travail musculaire : hypertrophique, de force, d’intensité, de force maximale et de récupération active (Wilmore et Costill, Physiologie du sport et de l’exercice).

Le NPNG s’adoucit mais il reste NPNG. Le changement est quantitatif, non qualitatif. Ce n’est pas un méta-changement, juste un changement de niveau 1. Il s’agit toujours de suivre un programme détaillé sans replacer le sous-système musculaire dans le contexte plus grand du système-individu. Lui-même englobé par son milieu. Le modèle est donc rigide et ne tient pas compte des contraintes externes au système. Il faut avancer quoi qu’il en coûte. C’est la politique des coups de pied au cul et même si on en met peut-être moins, il faut encore et toujours sortir de cette zone de confort (voir Les apports du Tome 2 pour les Coachs : cybernétique et entraînement, par Maxime Bratanoff (première et deuxième parties)).

 

Certes, la déstabilisation du système-individu nécessaire à l’évolution est bien là, mais elle ne tient nullement compte des risques de désorganisation du système, et donc de l’usure précoce ainsi que des blessures occasionnées. C’est que la santé n’est toujours pas le critère central du développement physique. Et si certains coachs commencent à utiliser le mot santé à tout bout de champ, ce n’est encore qu’un vernis qui cache une réflexion de fond inchangée : il faut forcer la Nature pour progresser.

Si tel n’était pas le cas, ces coachs soudain soucieux de santé dans l’entraînement auraient ouvert le dialogue avec Olivier Lafay, précurseur en la matière depuis 2004 et responsable d’un changement de paradigme qui a le succès qu’on connaît.

Si la programmation détaillée de chaque étape utilisée comme modèle de progression en musculation est le propre de la pensée analytique linéaire, quels outils une méthode basée sur la pensée complexe se doit d’utiliser ?

 

7787_10153809810811064_5730168574185405183_nSi dans le cahier des charges d’une telle méthode, il est nécessaire :
– de placer la santé au centre du développement physique (respect de la variété du système, conservation des boucles de régulation, …)
– de contrôler l’instabilité du système pour ne générer qu’une évolution constructrice du système-individu
– d’adapter l’intensité des contraintes internes (entraînement de musculation) en fonction des contraintes externes (travail, famille, vie sociale).
– de permettre un sentiment de contrôle du pratiquant qui écarte ainsi l’angoisse et entretient la motivation

Alors, la fixation des objectifs et le contrôle rigoureux sont les clés d’une méthode efficiente.

De ce fait, la définition des objectifs dans la Méthode Lafay (et aussi dans la Méthode de Nutrition) sans périodisation extrême et rigide permet une adaptabilité plus grande. Faces aux contraintes externes qui ne cessent de surgir dans le quotidien de l’homme contemporain, une bonne utilisation du Proteo-system permet de continuer l’entraînement sereinement, sans se forcer, en minimisant les risques de s’user et de se blesser. Les objectifs (volume, performance, perte de poids, entretien) restent les mêmes mais on ajuste les différents leviers à notre disposition (nombre et intensité des séances, boucles et mini-boucles, accent sur les étirements et la relaxation, pratique des 4 piliers, …) pour harmoniser contraintes externes et contraintes internes. Il s’agit de maintenir le cap sans s’épuiser à vouloir régler toutes nos affaires frontalement. Ainsi, progressivement, le système évolue vers toujours plus de complexité grâce à une instabilité légère et savamment dosée.

Qu’un événement inattendu se produise dans notre quotidien et le stress que l’on s’inflige régulièrement pour infléchir notre évolution (contrainte interne) est modifié pour éviter une déstabilisation trop grande, source d’affaiblissement de notre être. On diminue l’intensité de l’effort à l’entraînement (séance à 70 %, boucle, mini-boucle, …) ou on supprime l’effort temporairement (deux séances dans la semaine au lieu de trois, semaine de repos, …).
C’est un apprentissage qui demande de l’expérience et une bonne connaissance de son corps mais c’est ainsi que l’on devient un véritable stratège de son quotidien et de son développement. Ce qui était source d’instabilité destructrice chez nous peut même devenir progressivement source d’instabilité constructrice. On transforme une partie du bruit en signal, en information. Il faut pour cela utiliser une modélisation capable de rendre compte de la complexité des processus qui nous régissent et des multiples interactions que nous nouons avec notre environnement. Un individu est indissociable de son milieu.

Si la modélisation repose uniquement sur la pensée simplificatrice qui fait encore tant de ravages dans le monde, elle proposera de faire évoluer le système par l’intermédiaire de programmes rigides et détaillés. Comme ces périodisations isolent l’individu de son milieu et cloisonnent le fonctionnement des différents sous-systèmes (musculaire, articulaire, nerveux, hormonal, …) de l’individu-système, elles ne sont pas en mesure de proposer une adaptabilité suffisante pour faire face aux aléas et contraintes externes au système.

C’est pourquoi il faut préférer la fixation d’objectifs et leur contrôle rigoureux. Une fois l’objectif fixé, le système-individu compose avec les perturbations qu’il subit au quotidien. S’il y a pas ou peu de contraintes externes, l’individu peut choisir d’intensifier les contraintes internes (son entraînement de musculation), surtout si une vague de croissance se présente à lui. C’est aussi ça la recherche des points d’amplification évoquée dans le troisième commandement : « les points d’amplification tu rechercheras ».

 

999638_10153809810916064_6144693351237265479_nEn revanche, si les contraintes externes (professionnelles, sociales ou familiales) sont fortes, le pratiquant a tout intérêt à diminuer l’intensité de ses entraînements. C’est une attitude active contrairement à ce que nos conditionnements pourraient nous laisser croire. Conserver un entraînement intense malgré les circonstances défavorables fera accroître l’instabilité du système et même si l’exercice physique permettra d’évacuer une partie du stress, l’instabilité résiduelle finira toujours par entraîner une évolution destructrice du système si les contraintes externes et internes perdurent. (voir Les fondation de votre santé in Méthode de Musculation, T2 L’espace Stratégique par Olivier Lafay).

Cette attitude active, qu’on retrouve théorisée chez les stratèges chinois sous la notion de Wu Wei : « Savoir quand agir et quand ne pas agir », est donc au cœur de la Méthode Lafay. Elle résume très bien l’importance de préférer les objectifs à la programmation détaillée.

°

Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)

°

Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3

Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8

Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh

Quatrième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fE

Cinquième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4w4

Sixième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4we

Septième commandement à lire ici: http://wp.me/p2Rdcw-4wo

 

Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay  🙂

 

Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

 

Content Protection by DMCA.com

Anaïs DUMONT

10660399_10208261317473371_1473603795_n

 

« Bonjour, je m’appelle Anaïs DUMONT et actuellement je suis à mon 9ème mois de méthode Lafay. Avant la méthode j’ai pratiqué pendant 4 ans le judo puis pendant 5 ans la boxe anglaise et ensuite 1 an de musculation dont le no pain no gain.
 
Suite à 4 entorses de la cheville droite et 2 à la cheville gauche et à une dysplasie du genou droit, j’ai eu l’interdiction de pratiquer du sport, j’ai donc dû abandonner le judo.
 
3 ans plus tard et 20 kg de plus, je décide de me mettre à la boxe anglaise car les jambes ne sont pas grandement sollicitées. Après la boxe, j’ai commencé la méthode Lafay mais comme je ne faisais aucune dips et aucune traction, j’ai abandonné. Suite à ce résultat démoralisant, j’ai décidé d’enchaîner les régimes draconiens et la musculation en salle avec 5 à 6 séances par semaine de 3 heures chacune. Malheureusement, les régimes ne fonctionnaient pas, je reprenais le poids perdu voir plus. La pratique acharnée de la musculation m’a permis de soulever de plus en plus de poids mais je n’arrivais toujours pas à effectuer une seule traction.
 
12367073_10208261317793379_817812893_nJe me suis remise en question, j’ai longuement réfléchi et j’ai décidé de changer l’approche que j’avais du régime et de la musculation. J’ai parcouru internet à la recherche d’un plan alimentaire sain, je l’ai suivi pendant 1 an avec des phases de stagnation et le résultat était là. Le plus dur pour moi a été d’arrêter de manger tout le temps, je mangeais à 6 h, à 10 h, à 12 h, à 16, à 20h et à 3 h. Ce qui m’a permis de tenir ma perte de poids est le fait que j’ai essayé de perdre du poids au plus vite et en me stressant et ça n’a pas fonctionné. En changeant d’état d’esprit j’ai pris mon temps car je savais qu’un jour ou l’autre ça payerait.
 
Je pesais 75 kg (taille 44) pour 1m61 et aujourd’hui je pèse 55 kg (taille 36) pour 1m66. Je passai à 3 entrainements de musculation par semaine avec des pompes et des abdos en complément. Je me suis musclée mais sans aucune définition musculaire ce qui m’attristait.
 
12386534_10208261317633375_1523628834_nMickaël DÉGREMONT (Toad Lafayen) m’a invitée à plusieurs reprises à m’entraîner avec lui et ses amis au parc en pratiquant la méthode Lafay. Au début, je n’acceptais pas ses invitations car on m’avait dit à la salle que la méthode Lafay ce n’était pas intéressant concernant la prise de muscle. Et je lui ai fait part de mon inquiétude et je lui ai expliqué que je soulevais beaucoup de poids à la fonte donc pour moi la méthode serait trop facile. Je me souviendrais toujours qu’à ce moment-là, il en a rigolé car il savait ce qu’il m’attendait. Et il me proposa de venir essayer une séance pour que je vois réellement ce que c’est.
 
En arrivant au parc, il me demanda si je voulais suivre le livre bleu (femme) ou le livre vert (homme), je décide de pratiquer le livre vert car auparavant, c’est celui que j’avais essayé. Test du premier niveau : 5 pompes, 0 dips, 0 traction. 1 an de salle pour ne pas savoir faire des choses simples, j’étais déçue, énervée et dégoûtée du résultat.
 
C’est à ce moment-là que mon objectif est né : je devais absolument parvenir à faire des dips et des tractions. J’abandonnais la fonte et je commençais la méthode lafay à la place avec 3 séances par semaine. Après 1 semaine, je réussis à faire C1 et B1 avec une amplitude plus réduite. Semaine après semaine, mois après mois, les amplitudes sont respectées et mon corps se transforme littéralement. À tel point qu’après 2 mois, ma famille me trouvait plus changée en 2 mois de méthode qu’en 1 an de fonte.
 
12380404_10208261317713377_2062471573_n
 
Les mois passèrent, les niveaux également, je décide avec l’approbation du médecin de travailler les jambes avec le livre bleu. Voyant que mes jambes se musclent, le médecin m’autorise enfin de pouvoir courir. Avant la méthode, je courais 5-10 minutes maximum, je n’aimais pas ça, c’était trop dur. Mais je me suis accrochée et aujourd’hui j’adore courir. J’ai même pu participer au run in Reims et j’ai terminé les 10 km en 1 heure et 3 minutes.
 
Parfois c’était très difficile de résister à l’envie de tout arrêter car je n’arrivais pas à valider mes modes ou parce que je n’atteignais pas mes objectifs assez vite à mon goût. Pourtant j’ai persévéré et ce qui m’a permis de poursuivre dans la bonne voie, c’est ma motivation à toujours vouloir réussir peu importe le temps que cela prendra car le tout est de le faire avec intelligence. C’est en agissant avec efficience que mes objectifs se sont accomplis. Aujourd’hui, après 9 mois de méthode Lafay, quand je regarde en arrière, je m’aperçois que ce changement m’a été plus que bénéfique. Je prends conscience que mon esprit sportif s’est forgé tout au long de la méthode. Mes objectifs ont changé car les anciens se sont accomplis. J’ai pu constater que je suis une battante et que je ne me laisserai plus abattre, que plus jamais je ne reviendrais en arrière.
 
Finalement, mon changement n’a pas été uniquement physique, en apprenant à changer ma mentalité no pain no gain en efficience, ma vie aussi a changé. Je n’aborde plus les choses comme dans le passé, je suis beaucoup plus posée et réfléchie au lieu de foncer tête baissée dans mes objectifs. L’efficience est bonne à prendre dans le domaine du sport mais également dans la vie de tous les jours.
 
12386527_10208261317873381_477310219_n
 
J’ai réussi à perdre 20 kg et à avoir la musculature que je souhaitais. J’ai partagé mon plan alimentaire venant du livre jaune à ma mère et elle a perdu 13 kg cette année. J’ai couru 10 km alors que les médecins il y a 4 ans pensaient que je ne pourrais plus courir. Maintenant, mon objectif est de poursuivre le travail des jambes et de réussir quelques figures de street workout.
 
Je voudrais transmettre un message aux lecteurs : ne lâchez jamais vos objectifs et ne laissez personne vous écarter de votre réussite. Et à mon copain Mickaël DÉGREMONT : merci beaucoup de m’avoir poussée dans cette méthode, de m’encourager et me conseiller dans les moments de doute. Merci pour tout. « 

Content Protection by DMCA.com

SEPTIEME COMMANDEMENT : Pour évoluer, agresser tu te laisseras

« Pour stimuler notre réflexion, nous pouvons remplacer l’idée d’agression par l’idée de différence, de ce qui est autre. La différence nous perturbe, elle perturbe nos équilibres. La différence inquiète, fait parfois peur. La différence peut engendrer notre rejet; elle peut aussi révéler notre impuissance et provoquer notre destruction.
C’est de la bonne gestion de cette différence, d’une gestion complexe, que dépend notre capacité à croître et durer.
Yann Ollivier place cette problématique dans un cadre plus large. Son texte est progressif, clair et pédagogique. »

(Olivier Lafay)

 

SEPTIEME COMMANDEMENT : Pour évoluer, agresser tu te laisseras.

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

Suite de la série intitulée :
LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY

aka
LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 7)

 

« Un système homéostatique (ultra-stable) ne peut évoluer que s’il est « agressé » par des événements venant du monde extérieur. […] L’organisation-cristal (état statique, fermé sur l’extérieur, résistance difficile aux perturbations du milieu (Nda)) évolue difficilement dans les à-coups de réformes radicales traumatisantes. L’organisation-cellule cherche à favoriser l’événement, la variété, l’ouverture sur le monde extérieur. Elle ne craint pas une désorganisation passagère condition d’une réadaptation plus efficace. »
( Joël de Rosnay)

 

941057_10153792945171064_8699233144588045553_n

 
Le terme « agresser » doit être précisé ici. En effet, une caractéristique essentielle de la Méthode Lafay n’est-elle pas de remettre sérieusement en cause notre rapport à la douleur et au stress ? Que ce soit à l’entraînement comme dans la vie de tous les jours. Intuitivement, nous comprenons qu’une agression est, au minimum, une source de stress et qu’elle appelle une action en retour de l’organisme. Alors pourquoi se laisser agresser pour évoluer ?

Rappelons que les êtres vivants sont constitués des mêmes éléments atomiques (principalement Carbone, Oxygène, Hydrogène et Azote) que la matière inerte. Ils obéissent donc aux lois de la physico-chimie et ce qui distingue un oiseau d’un caillou, c’est l’agencement spatial de ces particules atomiques en niveaux croissants de complexité qui, de la simple cellule, en passant par les tissus, les organes et les appareils, aboutit à l’organisme entier.

On parle alors de l’organisation des structures des êtres vivants. Comme ces structures possèdent en elles les capacités d’entretenir leurs formes particulières, il s’agit en fait d’un phénomène d’auto-organisation.

Ce processus actif d’auto-organisation maintient les êtres vivants dans un état d’équilibre dynamique. Cela demande de la matière et de l’énergie et les animaux s’approvisionnent dans leur environnement en agressant d’autres êtres vivants (plantes, insectes, herbivores, charognes, …).

C’est pour ces raisons que l’on peut qualifier les êtres vivants de systèmes complexes ouverts sur leur milieu et en état d’équilibre dynamique (ou métastable). On parle d’homéostasie pour désigner les grandes fonctions vitales qui concourent à l’entretien de cet état d’équilibre.

Par exemple,chez le mammifère, un refroidissement de la température extérieure va entraîner un déséquilibre temporaire qui sera détecté et rapidement compensé par un retour à la température corporelle moyenne grâce aux ajustement des systèmes circulatoire et neuro-hormonal. Comme de tels ajustements sont nécessaires pour la pérennité de l’individu, de nombreux mécanismes biologiques (homéostats) existent pour entretenir cet équilibre face à un environnement parfois hostile à notre survie.

En fait, ce sont les perturbations qui se produisent dans le milieu extérieur à l’individu qui provoquent son instabilité. Ce stress entraîne une action en retour sur l’environnement car l’organisme cherche à rétablir l’équilibre. Comme le retour au point d’équilibre n’est pas toujours possible, les deux options envisageables pour un système vivant sont donc :

– soit la désorganisation (partielle ou complète et progressive ou brutale) de sa structure. Ce qui le rapproche de l’entropie maximale, c’est-à-dire le désordre, l’homogénéisation et la mort. Le système complexe se dissout et redevient de la matière inerte.

– soit la complexification de sa structure. Ce qui l’éloigne de l’entropie maximale, c’est-à-dire l’ordre, l’hétérogénéité et la vie. Le système vivant évolue, il continue de croître et durer dans le temps.

Dans les deux cas, la réaction première de l’organisme est de retourner à l’état d’équilibre dynamique pré-enregistré par le système neuro-hormonal. C’est une bonne chose face à une perturbation destructrice mais lorsque l’on cherche à améliorer sa condition physique ou maîtriser un savoir, on se heurte parfois à ces mécanismes auto-régulateurs. On parle alors de résistance au changement (voir Stratégie de la Motivation, Partie 1 par Olivier Lafay).

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’expression employée par Joël de Rosnay : «pour évoluer, se laisser agresser ». L’agression est ici utilisée dans le sens d’une perturbation venant du milieu (i), c’est-à-dire un phénomène extérieur qui provoque une instabilité du système biologique, un stress (ii). Elle entraîne nécessairement une réponse du système visant à la corriger (iii).

Or, sans perturbations extérieures, pas d’évolution possible, les mécanismes régulateurs maintiennent le système à son point d’équilibre dynamique, il stagne. Mais qu’une déstabilisation entraîne un remaniement de l’organisation structurelle de l’individu et celui-ci pourra gagner en complexité. Il évoluera alors vers un nouvel état d’équilibre plus élevé.

Les perturbations venant du milieu extérieur peuvent donc être destructrices ou constructrices. Et la même perturbation pourra être positive ou négative en fonction de la réponse que l’individu fournira pour retrouver un état d’équilibre (moins complexe, identique ou plus complexe que précédemment).

La personne qui souhaite améliorer sa condition physique cherche ainsi à évoluer. Elle sait qu’elle doit fournir un travail musculaire, c’est-à-dire qu’elle doit provoquer une déstabilisation de son organisme dans l’espoir de provoquer la croissance et la complexification de son système neuro-musculaire (entre autre).

Cependant, si une déstabilisation faible et passagère d’un système biologique est retour à la norme ou complexification, une accumulation de stress sera, en revanche, source de désorganisation et donc affaiblissement de l’organisme.

 

11224867_10153792941586064_4063237068852529197_n

 

Voilà pourquoi Olivier Lafay insiste tant sur la nécessité :

1) d’élaborer une modélisation des individus en tant que systèmes complexes ouverts sur le milieu et donc fatalement soumis aux agressions multiples de ce milieu.
2) de maintenir au plus bas les contraintes externes et internes génératrices de stress (voir le cinquième commandement : « Des contraintes, maintenir tu sauras »)
3) de suivre la logique des petits pas qui anime chacune de ses méthodes car une déstabilisation progressive et contrôlée est le meilleur moyen de faire évoluer le système dans la direction choisie (voir le troisième commandement : « Les points d’amplification tu rechercheras »).
4) de se cultiver, pour complexifier l’organisation de notre système nerveux et ainsi augmenter le nombre de réponses possibles face à un problème donné.

Après ce que l’on vient de dire, on comprend mieux pourquoi la pratique d’une activité physique constitue un stress pour l’organisme et comment notre rapport à l’agression peut être différent. La Méthode Lafay prend en compte ce stress occasionné par la musculation , même au poids du corps et l’additionne aux contraintes subies dans les autres domaines de notre existence.

Elle prend ainsi à contre-pied un paradoxe de la musculation classique illustré par la pratique obsessionnelle de certains qui voient en chaque entraînement un combat contre soi-même. Ces monomaniaques ont une vision héroïque d’eux-mêmes. Ils sont les hérauts du NPNG et si chaque entraînement est l’occasion d’une lutte acharnée, d’une agression contre eux-mêmes, ils évitent bien souvent au maximum toute stimulation extérieure. Ils sont dans l’organisation-cristal, rigides, fermés sur l’extérieur, au centre de leur petit univers qu’ils essaient de contrôler en totalité. Chaque interaction avec le milieu extérieur est donc un risque de déstabilisation qui peut conduire à l’effondrement de leur édifice sclérosé.

Se laisser agresser, ce n’est donc pas forcer sur tous les exercices et en permanence pour sortir de sa « zone de confort » en espérant progresser plus rapidement. C’est bien au contraire minimiser les sources d’agressions de notre quotidien (professionnelles, sociales, familiales, …) dans l’attente du moment opportun pour agir. Il faut avant tout respecter les boucles de régulation de notre organisme, ne pas chercher à déstabiliser trop violemment le système. Il y a toujours un risque de désorganisation définitive en agissant ainsi.

Le stratège contrôle et choisit le moment où il se laissera agresser, c’est-à-dire l’instant où les contraintes externes et internes sont suffisamment faibles pour pouvoir s’entraîner jusqu’à l’échec ultime si besoin. Et en cas contraire, il utilisera les différents outils à sa disposition (boucle, mini-boucle, 70 %, repos, split, nombre de séances, …) pour stimuler son organisme sans nuire à sa santé, pour continuer à s’ouvrir au monde en gardant l’énergie suffisante pour se cultiver, pour complexifier ses connaissances.

La pratique obsessionnelle de la musculation, en revanche, fragilise les individus sur deux niveaux : par des entraînements auto-destructeurs et par une fermeture sur le monde extérieur.

Pour conclure, « se laisser agresser » est une attitude active d’ouverture sur le monde. La modélisation cybernétique des individus en système complexe nous révèle que nous sommes soumis en permanence aux perturbations (agressions) de notre environnement. Bien que chacune de ces perturbations provoquent en nous un état d’instabilité (stress), certaines nous permettront d’évoluer alors que d’autres seront destructrices. Evoluer, c’est complexifier notre organisation interne, c’est s’éloigner de l’entropie maximale.

Mais cette évolution ne pouvant naître ex nihilo, il faut nécessairement explorer notre milieu extérieur. C’est dans les rencontres, les échanges, les découvertes et les observations des phénomènes naturels que nous pouvons nous éveiller au monde. Et comme il nous est parfois hostile, le recul stratégique et la connaissance seront des outils indispensables pour éviter les perturbations destructrices et rechercher les perturbations constructrices. Celles qui nous déstabilisent inévitablement mais qui, par une action en retour sur l’environnement, permettent de croître et durer.

°

Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)

°
i – Henri Laborit définit d’ailleurs l’agression comme « la quantité d’énergie capable d’accroître l’entropie d’un système organisé, sa tendance au nivellement thermodynamique, autrement dit de faire disparaître plus ou moins complètement sa structure. »(in La Nouvelle Grille, folio essais pp 74-75)

ii – Hans Selye, a qui on doit le concept de stress, en donnait la définition suivante : « Réponse aspécifique de l’organisme à toute demande qui lui est faite. » (in Stress)

iii – On pense ici aux deux réactions primaires possibles pour un animal face à une agression de son milieu, la fuite ou la lutte. Si les deux options sont impossibles, l’animal est alors en inhibition de l’action. C’est un état de stress prolongé où l’organisme se détériore rapidement et voit son entropie croître (voir Les fondations de votre santé, dans Méthode de Musculation, T2, L’espace stratégique, par Olivier Lafay)

 

Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3

Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8

Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh

Quatrième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fE

Cinquième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4w4

Sixième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4we

 

Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay  🙂

 

Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

Content Protection by DMCA.com

La Méthode TNT : pour une parfaite construction de soi

12366292_10153785119701064_3778211858121155285_n

 

La Méthode TNT : pour une parfaite construction de soi

Pour un muscle explosif, explosant, et exploseur !

Méthode TNT : libère le Schwarzy qui est en toi !

Méthode TNT, venez vous éclater 🙂

°

1) Pré requis :

– Avoir assimilé la philosophie du No Pain No Gain.
– Savoir que la Construction de Soi équivaut à la Construction Physique.
– Admettre l’évidence : la souffrance c’est le début du bonheur !
– « Si quelqu’un l’a déjà fait alors tout le monde peut le faire. » à répéter dès qu’on voudrait baisser les bras.

 

2) La nécessité de la « Méthode TNT » :

Il existe beaucoup d’astuces pour faire de sa vie une réussite. Nous n’aborderons ici que la voie royale passant par la musculation.
Beaucoup de débutants nous posent des questions au début de leur transformation corporelle (par la voie du poids du corps et/ou de la fonte) se résumant plus ou moins par « Svp combien de temps pour ce physique ? + photo Schwarzy »

Les jaloux un peu plus avancés diront aux jeunes que « c’est pas possible sans dopage », « faut faire que ça de sa vie et encore… » ou s’ils sont d’humeur taquine « en 6 mois à 1 an si vous ne négligez pas le footing et les légumes verts ». Vous l’aurez compris : ces types ne visent que la médiocrité. Au mieux ils finiront avec un physique leur permettant de sortir dans la rue sans avoir honte, et cultiveront leurs légumes plutôt que de défiler sur les podiums comme notre Programme vous assure de pouvoir atteindre.

Parce que OUI notre Méthode est bien plus qu’une Méthode : c’est un Programme !

 

3) La Méthode-Programme TNT :

But : devenir Schwarzenegger ‼

La stratégie :
« les 4M : Max Séries, Min Répétitions, Max Douleur, 1 Min de repos entre chaque » !

Lundi : 4 heures Bras : Biceps/Pectoraux/Deltoïdes/Triceps.
Ordre au choix. Isolation Maximum car plus efficient.
Ajouter 4kg à chaque fois que vous dépassez 4 répétitions.
Mardi : 4 h Jambe : Quadriceps/Mollets/Ischio. Même logique que pour les bras.
Mercredi : 4 h Bras
Jeudi : 4 h Jambe
Vendredi : 4 h abdo gainage
Samedi : 4 h Bras
Dimanche : 4 h étirements (ne pas hésiter à vraiment s’étirer, comme un vrai Alpha ! L’erreur étant de penser qu’on ne doit pas avoir mal à la fin d’une séance d’étirements.)

Si vous vous entraînez au poids du corps : les 4 kg doivent être trouvés par le biais du mobilier, si vous êtes en salle : ajoutez 4 kg à votre machine ou barre.

Nutrition : toujours la même chose pour être le plus efficient possible que ce soit en course ou pour préparer les repas (vous pouvez cuire le riz du soir en même temps que celui du midi. Ça fait gagner du temps. Et du temps c’est du muscle 😉 )

Matin : shaker 50 gr Whey 100 gr avoine 500 ml lait soja
10 h : shaker 50 gr Whey 50 gr avoine 250 ml lait soja
Midi : 150 gr riz et 150 gr poulet. 1 c a s huile olive
16 h : shaker comme à 10 h
16 h – 20 h durant la séance : comprimés de BCAA 3 comprimés par heure + chondroitine sulfate +glucosamine pour protéger les articulations (c’est prouvé par de nombreuses études scientifiques mais je n’en citerai aucune)
20 h : dîner comme à midi
22 h : 500 gr fromage blanc 100 gr amandes.
3 h : shaker comme à 10 h.

Pour aller plus loin—> Si vous n’avez pas envie de vomir pendant plus de 12 h de suite : ajoutez 25 gr d’avoine et Whey à votre prochain shaker.

La musculation et la nutrition n’ayant plus de secret pour vous, voilà les 8 principes qui feront la différence entre un faible et un dominateur !

12391072_10153785120056064_2906621476897734426_n

Principe 1 : S’entrainer TOUS LES JOURS car 1 jour sans muscu c’est l’équivalent de 2 jours de muscu pour rattraper donc c’est irrattrapable.

Principe 2 : Schwarzy savait que la douleur n’est en fait que du plaisir caché. Vous devez comprendre ça sinon vous ne parviendrez jamais à vos limites.

Principe 3 : Technique Anti-Douleur
Le Principe 1 étant clair : une blessure ne doit pas perturber Le Programme !
Heureusement les antalgiques existent.
N’hésitez donc pas à en abuser, votre masse en dépend !

Principe 4 : Technique Anti-Stagnation :

Si vous n’arrivez pas à progresser essayez de forcer quand même.
Mais si vraiment ça passe plus en forçant : c’est normal de stagner à un moment.
Le corps est d’un naturel lâche, il a peur de s’épanouir pleinement. Si c’était facile de devenir énorme, on verrait plus de mâles alpha dans la rue.

2 possibilités : accepter vos premières limites ou aller chercher vos vraies limites… Les plus ouverts d’esprit comprendront l’allusion du recours au dopage.
Pas de tabou dans Le Programme : au diable les rageux qui vous diront que ce n’est pas naturel : quoi de plus naturel que les stéroïdes ? Son manque chez l’humain provoquant la maladie d’Addison. On comprend ainsi aisément son rôle fondamental dans l´homéostasie. La mauvaise foi du jaloux au 35 de bras gras tombe bien vite face à la puissance de ce raisonnement, non ?

Beaucoup de bodybuilders naturels ont bien compris ça. Et de cette prise de conscience est née une masse encore plus grande. Donc une Construction de Soi plus grande. Prendre des stéroïdes c’est vouloir parfaire Le Moi, se rapprocher au plus près de l’accomplissement naturel.

Principe 5 : Douter c’est abandonner. Penser qu’il existe d’autres façons de se construire que de suivre le No Pain No Gain c’est déjà avoir perdu.

Principe 6 : Si vous échouez à devenir Schwarzy c’est que vous n’avez pas eu la volonté de réussir.

Principe 7 : La Douleur Mène À Tout ! C’est la douleur et votre physique forgé avec qui vous permettront de vous définir en tant qu’ultra dominant. Dans notre société où ceux qui gouvernent sont les plus massifs, vous accéderez aisément au pouvoir par la volonté.

Principe 8 : Par ailleurs votre façon de voir le monde, coloré par votre douleur quotidienne mêlée à la frustration de plus en plus grandissante de ne parvenir à votre inaccessible destinée, vous offrira un plein épanouissement psychique et spirituel.

Alors n’attendez plus : faites le choix de l’inhibition ! Programme TNT : dites OUI ! Programme TNT, venez vous éclater !

°

Article écrit par JB Verley, expert en sous-santé physique, en nutrition et en tout.
Expert en tout, surtout.

°

Nota : toute ressemblance avec un site de musculation très très marchand serait purement fortuite, fruit du hasard, voire une hasardeuse coïncidence fortuite. Pas de mauvais procès, donc 🙂
Cela ressemble aussi beaucoup à une chanson d’AC/DC…

Bibliographie :
H.Laborit : L’Inhibition de L’action
P.Watzlawick : Faites-vous même votre malheur.
Comment réussir à échouer.
P.Watzlawick/J.Weakland/R.Fisch : Changements
J.Weakland/R.Fisch/L.Segal : Tactiques du Changement

Content Protection by DMCA.com

Sixième commandement : Pour mieux intégrer tu différencieras

11224863_10153780782621064_5406577503462175691_n

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

 

Suite de la série intitulée :
LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY

aka

LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 6)

 

« Toute intégration réelle se fonde sur une différenciation préalable. L’originalité, le caractère unique de chaque élément se révèle dans la totalité organisée. […] Mais il n’y a pas de vraie union sans antagonisme, rapport de forces, conflits. L’homogène, le mélange, le syncrétisme, c’est l’entropie. Seule l’union dans la diversité est créatrice. Elle accroît la complexité, conduit à des niveaux plus élevés d’organisation. »
(Joël de Rosnay)
943866_10153780783346064_3903073891057717580_nPrenons ici l’opposition, dans la pratique de la musculation, entre l’idéologie sociale dominante (conceptualisée par la formule : No Pain No Gain (NPNG) et la voie alternative proposée par Olivier Lafay.
Comment comprendre la nécessité d’une autre voie sans prendre du recul sur nos conditionnements et habitudes ?
Une différenciation est nécessaire pour comprendre à quel point l’idéologie du NPNG est prégnante et omniprésente.
Il faut déconstruire la réalité de chaque individu.
Les articles de fond d’Olivier Lafay et son appel à se méta-cultiver aident à déconstruire notre réalité.
Se méta-cultiver, c’est-à-dire aller au-delà de la simple consommation d’objets culturels produits en masse par le système socio-économique établi et avoir le recul suffisant pour échapper aux conditionnements multiples que ce système nous impose.

 

Il faut donc s’extirper du moule dans lequel nous avons grandi par la différenciation, il faut faire fructifier sa zone orbito-frontale (nous dit Laborit) si nous voulons intégrer une voie alternative qui nous conduit à la Pensée Complexe.
Pensée qui est la clef des grands problèmes majeurs de notre ère.

 

12347910_10153780783641064_7976564086183932460_nBref, pour devenir un être plus complexe, plus adaptable, plus souple mentalement, plus riche, plus épanoui, il FAUT développer sa singularité (ce qui nous rend différent) en pensant nos conditionnements.
Comme le dit Henri Laborit (et d’autres cybernéticiens) : plus on accueille en soi (gravés dans le système nerveux) de différences, d’expériences, de réflexions, plus on a d’éléments pour que s’accroissent notre imagination et notre créativité. Et notre capacité à lutter contre l’entropie : plus complexes, nous résistons mieux au passage du temps, aux stress divers.

« L’information est une différence qui fait une différence. »
(Gregory Bateson)

°

Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)

 

Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3

Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8

Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh

Quatrième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fE

Cinquième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4w4

Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay  🙂

 

Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

Content Protection by DMCA.com

MÉTHODE LAFAY, Tome 2 : LE LIVRE QUI PERTURBE L’ESTABLISHMENT DE LA MUSCULATION

_DSC5303

Arnaud, en train de lire les Fondations de la Santé du Tome 2

 

Il y a tout juste un an, le Tome 2 de la Méthode Lafay, autrement appelé « L’Espace Stratégique », sortait en librairie.
Depuis, c’est l’omerta qui prévaut : pas un seul site de musculation (à part musculaction.com), pas une seule page facebook consacrée à cette activité, n’en a parlé.
Ni en bien, ni en mal !

Or, le livre vert (tome 1) a beaucoup fait parler. Il fait encore beaucoup parler.
Beaucoup ne se sont pas gênés pour en dire du mal, et même faire des vidéos diffamatoires et mensongères à son sujet. Et ça continue…

Si le Tome 2 est victime d’une telle omerta, c’est peut-être bien qu’il y a d’excellentes raisons : son approche innovante est très subversive car elle remet totalement en question la pratique habituelle de la musculation. Références scientifiques à l’appui.
Et les références qui ont permis de réaliser autant le Tome 1 que ce Tome 2 sont ce que de nombreux détracteurs ont bêtement appelé : de la Philo de comptoir.

Ce n’est donc pas leur intérêt d’attirer l’attention des pratiquants de musculation sur ce livre qui expose les travaux de grands cybernéticiens, même en en disant du mal. Ce serait comme s’ils se tiraient une balle dans le pied…
Non seulement ils seraient ridiculisés au yeux de leur public, mais ils le verraient certainement partir. Même le pratiquant le plus « No Pain No Gain », une fois lu ce Tome 2, verra sa vision du sport complètement chamboulée.

C’est donc une perte de clientèle qui pourrait s’amorcer très vite pour les « ténors » de la musculation classique, une véritable hémorragie.
Leur stratégie est donc d’essayer, par tous les moyens, de détruire à fois mon image publique et le Tome 1. Si ça marchait, personne ne parlerait plus du Tome 2.

 

12347760_10153777173056064_1384318969130753350_n 12369072_10153777174026064_7581027977005784694_n

 

D’autre part, pour ceux qui ont suivi une formation classique en enseignement et pratique de la musculation, le Tome 2 de la Méthode Lafay leur montre qu’il faut tout revoir, retourner en quelque sorte à l’école et se remettre à apprendre en reconsidérant ce qui s’avère être leurs acquis universitaires. Ce n’est pas facile pour tout le monde, même si certains ont déjà franchi le pas.

Donc, messieurs les pratiquants de bodybuilding, crossfit ou street workout, ne vous y trompez pas : bien des leaders, des animateurs de pages facebook que vous fréquentez, ont lu le Tome 2 de la Méthode Lafay. Mais ils n’ont pas envie que ça se sache.
Et c’est parce qu’ils l’ont lu que vous voyez de plus en plus d’articles (et même certains livres) qui se mettent à parler de :
– dangers du No Pain No Gain (en reprenant ma définition et mes recherches sans me citer);
– systémique (autre nom de la deuxième cybernétique);
– auto-régulation (en essayant de trouver d’autres sources qui ont utilisé le terme, mais c’est dur et surtout très incomplet quand ça existe, donc ils en reviennent à copier maladroitement mes propos);
– rapport au stress (celui du quotidien et celui de l’entraînement);
– Efficience;
– stratégie.

Le but de la manœuvre parait évident : s’approprier autant que possible un maximum des résultats de mes recherches avant que le Tome 2 ne devienne trop populaire. En espérant même qu’il ne devienne pas trop populaire (d’où l’omerta).
Cela vient aussi d’une réaction de survie complètement irrationnelle : ce qu’ils ont lu dans le Tome 2 les a tellement bouleversés qu’ils se doutent que cela va affecter la musculation à jamais et ils ont juste très très peur de disparaître.

Afin de compléter ce petit texte, voici les propos de Maxime Bratanoff, préparateur physique, au sujet du rapport existant entre les professionnels de la musculation et le Tome 2 :

« Etant immergé de part mon métier dans le milieu de la musculation/préparation physique, je sais que des auteurs connus ont eu l’ouvrage entre les mains.
Le livre a eu tellement d’impact sur tout le monde, moi également, que cela m’a fait faire un virage à 180° concernant ma vision de la santé, qui est la Mission que je me suis promis de poursuivre pour moi, mes proches, et mes élèves.
Cela m’a valu personnellement de subir les foudres de mes anciens collègues et mentor et de me faire taire, sans sommation, sans vergogne, sans confrontation directe. Tout l’inverse d’une coopération qui aurait pu être possible.
L’exemple même de la lutte pour la dominance décrite dans le Tome 2 !

Et là, depuis plusieurs mois curieusement, l’on peut très bien voir que des posts/articles de ces auteurs/promoteurs changent d’avis brusquement sur « la zone de confort », les fondations de la santé, le fait de « Durer en musculation », qu’il n’y a pas que la musculation dans la vie…etc.

Ils reprennent les idées d’Olivier de manière pernicieuse et malheureusement vaine car ils n’ont pas créé un vrai fond dans leur enseignement.
La cybernétique leur échappe. Ce qui les fonde leur échappe. Ils brillent par leur incompétence et leur copies risibles.

 »Beaucoup d’efforts, peu d’effets ». »

Il paraît évident que la Méthode Lafay, de par son approche singulière, dérange énormément depuis 11 ans. Malgré les attaques régulières, les campagnes de diffamation incessantes, le livre vert reste cependant n°1 des ventes. Et le succès du Tome 2 ne fait que développer encore plus le succès de cette approche.
Finalement, l’omerta appliquée consciencieusement par l’establishment de la musculation ne fait que retarder un processus inéluctable.

Il est temps que le milieu de la musculation traditionnelle élargisse sa zone de confort, afin d’y intégrer honnêtement mes apports au lieu d’essayer, pour certains, de les copier vainement, en espérant que cela ne va pas se voir.

La dernière série d’articles sur l’approche systémique, écrite par Yann Ollivier, s’approche des 100.000 lectures.
N’est-il pas vain, finalement, de vouloir étouffer ce Tome 2?
N’est-il pas vain, finalement, de mépriser publiquement, ou de feindre d’ignorer, tout en copiant en douce?

Pour finir, je lève mon verre au un an de l’Espace Stratégique, Tome 2 de la Méthode Lafay 🙂

Olivier Lafay

Le Tome 2 sur amazon : http://www.amazon.fr/gp/product/2851809091…

Méthode Lafay, l’approche écosystémique de la transformation du corps (cybernétique).

Content Protection by DMCA.com

Cinquième commandement : Des contraintes maintenir tu sauras

12342431_10153775836426064_6034266697046608536_n

 

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

Suite de la série intitulée :
LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY

aka

LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 5)

 

« Un système ouvert complexe peut fonctionner selon différents modes. Certains sont souhaitables, d’autres conduisent à la désorganisation du système. Si l’on veut maintenir un comportement donné, jugé préférable à un autre, il faut accepter et même maintenir certaines types de contraintes, afin d’empêcher le système de dériver vers un mode de fonctionnement moins souhaitable, voire dangereux. […] La liberté et l’autonomie ne s’obtiennent qu’à travers le choix et le dosage des contraintes : vouloir à tout prix les éliminer, c’est risquer de passer d’un état contraignant mais accepté et maîtrisé, à un état incontrôlable conduisant rapidement à la destruction du système. »
(Joël de Rosnay)

 

12390854_10153775838156064_4949392170079581564_nL’homme contemporain subit de nombreuses contraintes venant de son milieu extérieur et s’en impose lui-même. On distingue donc des contraintes externes (professionnelles, socia-les, privées, etc.) et des contraintes internes (activités multiples) à l’individu.

Le pratiquant de la Méthode Lafay de par son entraînement, s’impose un certain nombre de contraintes internes (entraînements, étirements, relaxation, alimentation rigou-reuse, repos, …) qui font dire à certains que c’est bien trop exigeant pour eux. Surtout s’il faut ajouter à cela la lecture de nombreux livres. Se cultiver peut sembler être une contrainte supplémentaire au départ, sans rapport aucun avec la culture physique.

 

Ces pratiquants trop vite découragés passent donc à côté de l’essentiel de ce qu’est le Protéo-system. Il ne réalise pas que ces contraintes internes permettent une meilleure gestion des contraintes externes à l’individu. En effet, le pratiquant accompli, le stratège, réussit à harmoniser contraintes internes et externes et il maintient ainsi un équilibre dynamique non préjudiciable à sa santé.
Si l’individu ne maintenait pas certaines de ces contraintes internes (alimentation rigoureuse, repos, relaxation, étirements, …), il serait obligé de renforcer certaines contraintes pour espérer obtenir des résultats similaires : augmentation du volume d’entraînement en musculation et en exercices d’endurance pour combler une diète non contrôlée par exemple. Cela conduirait à un double risque d’usure précoce et de blessures associé à une vulnérabilité du système-individu face aux contraintes externes inévitables.

 

Mais comment acquérir ce recul stratégique qui nous permet de savoir quelles contraintes maintenir pour préserver l’équilibre ?

 

12359906_10153775837676064_4328364454737412486_n

Grâce à la culture, qui permet progressivement ce recul en lisant, en échangeant, en confrontant ses idées. Cela peut paraître contraignant pour beaucoup au début mais les bénéfices de ces lectures et réflexions sont nombreux dans tous les domaines de notre vie et peuvent nous éviter bien des déconvenues.
La contrainte de se cultiver nécessite de fournir un petit effort régulier mais il élargit notre horizon, il permet de nouvelles rencontres, il nous donne des solutions nombreuses à des problèmes du quotidien à un tel point que cette contrainte devient rapidement une contrainte-plaisir.

Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)

 

Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3

Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8

Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh

Quatrième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fE

Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay 🙂

 

12348072_10153775837081064_1450910666270650947_n

 

Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

Content Protection by DMCA.com

Quatrième commandement : Par la décentralisation, les équilibres tu rétabliras.

12308661_10153767899931064_2066225479886083097_n

 

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

 

Suite de la série intitulée :

LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY (N° 2)

aka

LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 2)

 

« Le rétablissement rapide des équilibres exige que les écarts soient détectés aux endroits mêmes où ils se produisent et que l’action correctrice s’effectue de manière décentralisée. […] Très souvent, l’action correctrice se réalise avant même qu’il ait été nécessaire de remonter jusqu’aux centres supérieurs de décision La décentralisation du rétablissement des équilibres est une des applications de la loi de la variété requise. »
(Joël de Rosnay)
 
12310515_10153767900401064_4253854102258492512_nCe commandement illustre le processus d’auto-nomisation des pratiquants de la Méthode Lafay. Chaque pratiquant applique d’abord à la lettre les instructions présentes dans les Méthodes de Musculation Homme et Femme tout en intégrant progressivement la logique de l’Efficience.
Cette intégration est permise par les nombreux articles disponibles sur les espaces Lafay et depuis 2014 par le T2 L’espace Stratégique.
Ce processus l’émancipe en douceur des nom-breuses contraintes extérieures qui ne lui étaient imposées que pour mieux baliser son chemin. Chaque pratiquant apprend à devenir le stratège de son développement personnel.
 
Ainsi, l’acquisition individuelle des savoirs et techniques contenus dans l’oeuvre d’Olivier Lafay ainsi que les nombreux échanges entre pratiquants rendus possibles sur Internet permettent une décentralisation de ces mêmes savoirs et la prévention des déséquilibres éventuels (développement musculaire, postures, blessures, etc.).
 
Cette intégration amène progressivement à adapter le T1 de la Méthode à ses propres besoins en terme de performance et d’esthétique. Encore mieux, pour les pratiquants qui ne veulent pas dépenser une fortune dans leur pratique de la musculation, cette décentralisation leur permet, dans un premier temps, d’économiser sur du matériel personnel, un abonnement en salle, des compléments alimentaires multiples et/ou un coaching personnalisé aux tarifs parfois prohibitifs.
Le pratiquant sera ensuite plus aguerri pour, éventuellement, choisir la bonne salle, le bon matériel, les bons compléments ou le bon coach.
 
La décentralisation se traduit donc par l’augmentation individuelle du stock de réponses disponibles pour résoudre un problème ponctuel là où auparavant, il fallait passer par une source extérieure d’informations, c’est-à-dire, négocier au prix fort avec des technocrates de la musculation, se soumettre à des prescriptions onéreuses et pas si utiles qu’on nous le dit.
 
12313898_10153767900121064_7808847882225121609_nLa Méthode Lafay, contient donc en elle les germes de l’autono-misation permettant aux prati-quants d’atteindre un équilibre dynamique plus adaptatif en les libérant d’une trop forte dépen-dance à un savoir technique centralisé et onéreux.
Cela engendre de fait un rééquili-brage des relations entre le « client/pratiquant et l’univers qu’il a rejoint dans le but de transformer son corps.
A terme, ce rééquilibrage profitera à tous, provoquant une évolution positive du milieu.
 
 
Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)
 
Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3
 
Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8
 
Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh
 
Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay 🙂
 
Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

Content Protection by DMCA.com