Méthode LAFAY : pour les mâles Alpha ou ceux qui veulent le devenir.

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La croissance des ventes est telle que nous pensons atteindre les 3 milliards de mâles Alpha pour fin 2016 (si tous ceux qui achètent la Méthode Lafay se mettent à la pratiquer).

Il ne restera alors que quelques mâles Bêtas (de très gros bêtas)…

Ceux qui ne connaissent ni le second degré, ni l’auto-dérision, qui n’aiment pas apprendre et qui sont persuadés que la cybernétique est de la “filo de contoire” 🙂
Ceux qui fuient les débats, qui sont adeptes des menaces physiques, qui insultent, mentent, diffament, qui aboient de loin, tels des chiots peureux.

Ce serait cool, un monde exclusivement constitué de mâles Alpha, non? Que des dominants mais pas de dominés…

En ce qui concerne les mâles bêtas, peut-être serait-il temps d’apprendre à “chevaucher son tigre” 😉

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« Tout dans les bras, rien dans la tête »

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« Tout dans les bras, rien dans la tête » : une expression (toujours) d’actualité ?

Cette expression très répandue montre la vision classique de l’homme musclé qui, s’attachant un peu trop à faire augmenter son tour de bras, oublierait d’un autre côté de « muscler son cerveau ».

Soit on devient musclé mais bête, soit on est intelligent et cultivé et dans ce cas, pas musclé.

Mais pas les deux à la fois…
 
Au-delà de l’existence d’éventuelles exceptions peut-on considérer que cette expression « tout dans les bras, rien dans la tête », reposerait sur quelque chose de tangible ou bien est-ce un bête stéréotype qui ne reposerait sur rien ?
12036592_10153636982886064_2790436077375743912_nLes « musclés » interrogés seraient les premiers à se plaindre de l’existence de tels stéréotypes mais ne sont-ils pas les premiers à renvoyer une image négative par leurs actions ?

On est en droit de se poser la question…
En effet, on se demande parfois si la culture et la réflexion ne sont pas exclus du sport…

Prenons un exemple concret.

Sur internet, sur facebook notamment, on se valorise par le partage de photos, on montre une image de soi qu’on estime valorisante.

Et dans le monde de la musculation, ça se fait généralement par des photos de muscles : on contracte les bras, les abdos, on rentre le ventre, on prend la photo et on la partage en espérant recevoir des conseils et critiques, mais aussi et surtout des compliments.
 
11224114_10153636982976064_1907441575634472426_nJusque là…rien d’anormal me direz vous dans le fait de montrer du muscle dans le monde de la musculation.

Mais mais mais…maintenant, le muscle seul n’est plus assez viril.

Contracter un bras, c’est bien. Mais à une époque où la douleur et la souffrance sont glorifiées, valorisées à outrance, ce n’est pas assez.

Alors maintenant on peut voir passer les photos de blessures, de mains abîmées, ensanglantées parfois.

On voit passer les témoignages de personnes ayant souffert plus que de raison pour réaliser une performance, les photos où les visages expriment de la douleur et de la souffrance…
 
12045791_10153636982961064_3980505006776716133_oComment en est-on arrivé là ?
A se valoriser par le partage de photos ou vidéos où l’on montre ses « blessures de guerre » faites non pas à la guerre, mais en faisant un peu de sport…

Les douleurs, les blessures sont-elles épanouissantes ?

Ces témoignages, ces photographies et ces vidéos sont partagées sans aucune réflexion sur les conditionnements qui ont amené à trouver cela valorisant de se montrer abîmé…
Je repose donc la question : la culture et la réflexion sont-elles donc totalement exclues du monde du sport ?
 
12033164_10153636982881064_8982856231596794732_nA quand un monde du sport qui se valorisera non pas uniquement par le muscle et la souffrance, la douleur, la blessure et la destruction, mais qui se valorisera par la culture ?

Peut-on se plaindre des stéréotypes que l’on contribue soi-même à faire perdurer ?

Dans l’univers de la Méthode Lafay, on voit de plus en plus des personnes athlétiques, prenant soin de leur santé, se valoriser par des photos où le calme et la tranquillité règnent. Des photos de livres, des retours sur ces livres et pas uniquement des livres fermés au monde du sport…
 
12047030_10153636982876064_1104452490649604241_nUne autre vision du sport peut exister.

Une vision du sport où l’on prend autant soin de ses muscles que de son cerveau. Où l’on s’entraîne mais où l’on se cultive. Où l’on se valorise autant par ses résultats esthétiques que par sa culture…

Muscles, performances, santé, cybernétique…

 

Aller plus loin:

http://olivier-lafay.com/…/la-construction-dun-modele-alte…/

Méthode de musculation tome 2: l’espace stratégique

par Denis Tiquet

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AU-DELÀ, DES APPARENCES

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Le saviez-vous?
Dès les débuts de la photographie (19° siècle), on a retouché des photos.
Ainsi, on peut retrouver des photos noir et blanc de culturistes, qui ont plus de 100 ans, avec des retouches (plus ou moins fines).
 
S’il a existé un bodybuilding naturel, on peut dire qu’il n’y a jamais eu de période historique sans photos trafiquées.
Autrement dit, le “dopage” des photos de culturistes a toujours existé…
 
A notre époque, et plus que jamais, les manipulations d’images afin de proposer des physiques très avantageux sont partout.
 
Dans le milieu professionnel de la musculation, ces manipulations d’images servent à promouvoir le sujet pris en photo.
Car, et c’est un peu ta faute, public, un modèle “énorme et sec”, une simple photo très avantageuse, sont ce qui fait vendre.
 
La seule photo avantageuse compte plus que des témoignages nuancés, réfléchis, accompagnés de photos et vidéos. Une grande part du public ne va pas au-delà des apparences, ce qui explique aussi ses échecs répétés pour se transformer via la musculation, ainsi que sa consommation effrénée de “poudres magiques” censées aider à devenir “comme le modèle photo”…
 
Pour vous aider à prendre un peu de recul, voici, mises en perspective, deux photos d’un professionnel.
L’une est extraite d’une vidéo. Cela ne signifie pas qu’il est vraiment comme cela dans la réalité, car il peut tout à fait avoir congestionné ses muscles juste avant le tournage de la vidéo. Et s’il est congestionné, il peut paraître 8 ou 10 kgs de plus que dans la “réalité”.
 
L’autre photo est extraite de la page d’accueil de son site. Vous remarquerez le niveau de “sèche” et le volume très important. Ainsi que la pose pensée dans ses moindres détails afin de paraître plus massif.

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Les élèves Lafay sur Facebook, n°46

Voici quelques unes des nombreuses photos qui ont été postées sur mon mur facebook, du 01 août au 31 août 2015.
Tous suivent la Méthode, soit 2 à 3 entraînements par semaine, sans charges additionnelles, selon la devise « mens sana in corpore sano ». Certains sont des pratiquants aguerris, d’autres s’entraînent depuis peu.
Tous ont adhéré à la polyvalence athlétique proposée par la Méthode, que ce soit pour briller dans leur sport de prédilection (arts martiaux, triathlon, rugby, tennis de table, etc), ou pour juste avoir le plaisir de vivre dans un beau corps, en pleine forme.
Vous pouvez cliquez sur ces photos pour les agrandir et voir ainsi de plus près les excellents résultats de la plupart d’entre eux.

 

Charles le Lafayen

Charles le Lafayen Charles le Lafayen2

Mylène Combes Ferrand‎

Mylène Combes Ferrand‎ Mylène Combes Ferrand‎2

Nicolas Ehret

Nicolas Ehret Nicolas Ehret3

Anjali Lilou

Anjali Lilou1 Anjali Lilou2

Fabien Joly

Fabien Joly

Geoffrey Melissa Willame

Geoffrey Melissa Willame Geoffrey Willame

Gio Lafay

Gio Lafay Gio Lafay1

Luca Raymond

Luca Raymond Luca Raymond1

Alice Lafay

Alice Lafay Alice Lafay1

Mat Lemon

Mat Lemon Mat Lemon1

Melissa Willame et Eilime Tluanger

Melissa Willame Eilime Tluanger

Nico Hervy

Nico Hervy Nico Hervy2

Christine Bolduc

Christine Bolduc

Clement Ly et Antoine Maillard

Clement Ly Antoine Maillard

Touti Lulu

Touti Lulu Touti Lulu1

William Lafay

William Lafay William Lafay1

 

Tony Lafayen

Tony Lafayen Tony Lafayen1

Ursula Lafay

Ursula Lafay

Jeremy Chadufaud

Jeremy Chadufaud Jeremy Chadufaud2

Red Chan

Red Chan

Steve Loiseau

Steve Loiseau Steve Loiseau3

Roberta Lafay

Roberta Lafay Roberta Lafay1

Parker ML

Parker ML Parker ML1

Anais Guidal et Marie Bipbip

Anais Guidal Marie Bipbip

 

Prescillia Chevalier

Prescillia Chevalier

Xii LeLafayen

Xii LeLafayen3 Xii LeLafayen4

Elo Lelafayenne

Elo Lelafayenne1 Elo Lelafayenne2

Damien Lafayen

Damien Lafayen Damien Lafayen1

Mako ML et Mendy Bozec

Mako ML Mendy Bozec

Max Lafayen

Max Lafayen Max Lafayen1

Alexandre Mlafay

Alexandre Mlafay Alexandre Mlafay1

Joffrey Zauzau

Joffrey Zauzau Joffrey Zauzau1

Sylvain Michel

Sylvain Michel

Dylan Lafayen

Dylan Lafayen Dylan Lafayen1

Florian Lafay

Florian Lafay-avantFlorian Lafay-après

 

Joé Des Ruisseaux-Langlois‎

Joé Des Ruisseaux-Langlois‎ Joé Des Ruisseaux-Langlois‎1

Jason Le Maçon

Jason Le Maçon Jason Le Maçon3

Stéphane Bellot-Godin

Stéphane Bellot-Godin Stéphane Bellot-Godin1

Raphael Catillon

Raphael Catillon

ED Lafay et Kilian Legio Sumus Germain

ED Lafay Kilian Legio Sumus Germain

Alex Casey

Alex Casey Alex Casey1

Aubin Lafayen

Aubin Lafayen Aubin Lafayen1

Dali Zarrouk

Dali Zarrouk1 Dali Zarrouk2

Max Le Glaude

Max Le Glaude

Ben Lafayen

Ben Lafayen Ben Lafayen1

Denis Pouchain

Denis Pouchain Denis Pouchain1

Naïm Khouraïssi‎

Naïm Khouraïssi‎

Adrien Pruvost

Adrien Pruvost

Echo Lafayen

Echo Lafayen Echo Lafayen1

Florient Miller Lafayen

Florient Miller Lafayen Florient Miller Lafayen1

Hervé Lafay et Sylvain Mercier

Hervé Lafay Sylvain Mercier

Vincent Lafayette et Yass Lafayen

Vincent Lafayette Yass Lafayen

Raf Zx

Raf Zx Raf Zx1

Mathieu Lebrouc

Mathieu Lebrouc Mathieu Lebrouc1

Yaw Nee

Yaw Nee

Sôsa Or

Sôsa Or

Christophe Maddaloni

Christophe Maddaloni

Kévin Ulivi et Body Flex

Kévin Ulivi Body Flex

Anthony Decobert et Aaron Junior Derycke

Anthony Decobert Aaron Junior Derycke

Cédric Pas Au Lit

Cédric Pas Au Lit

Ma Ni Lafayen et Nicolas Lafay

Ma Ni Lafayen Nicolas Lafay

Moussa Hari

Moussa Hari

Arthur Stepper Raymundie et Axel Denis

Arthur Stepper Raymundie Axel Denis

Dimitri Poney

Dimitri Poney

Lionel le Stanc et Dav Pascual

Lionel le Stanc Dav Pascual

Docks Lafayen

Docks Lafayen

Fabien Durand

Fabien Durand

Kristof Ozmoze Dailly et Huss Patulacci

Kristof Ozmoze Dailly1 Huss Patulacci

Guïllaumë Lafayen‎ et Gaëtan Olive-touge

Guïllaumë Lafayen‎ Gaëtan Olive-touge

Francky Lafayen et Guillaume Lfy

Francky Lafayen Guillaume Lfy

Geoffrey Ruin et Oliv Cornaille

Geoffrey Ruin Oliv Cornaille

Jimmy Palka et Jo Lafay

Jimmy Palka Jo Lafay

Julien Laviale et Gabriel Guaquiere

Julien Laviale1 Gabriel Guaquiere

Lafay Alan

Lafay Alan Lafay Alan1

Maj Dhar

Maj Dhar Maj Dhar1

Jérém Krikorian et Thomas Lafay

Jérém Krikorian Thomas Lafay

Matt Jack Fernandez

Matt Jack Fernandez

Nanoo Idir et Way Katkar

Nanoo Idir Way Katkar

Jimmy Lafayen et Nikko Ltx

Jimmy Lafayen Nikko Ltx

Samy Ezzahhaf et Rémy Aim

Samy Ezzahhaf Rémy Aim1

Thibault Lafayen et Sylvain Chetaneau

Thibault Lafayen Sylvain Chetaneau

Sylvain le Marc et Taurus Lafay

Sylvain le Marc Taurus Lafay

Augustin Chouzet

Augustin Chouzet

Seb Lafay

Seb Lafay Seb Lafay1

Shõgun The-Samuraï et Réda Minimalist

Shõgun The-Samuraï Réda Minimalist

Nicolas Pasierb et Mathieu Guilleman

Nicolas Pasierb Mathieu Guilleman

Ben Boule

Ben Boule Ben Boule1

Q. Lafayen

Quentin Vantourout

Taha Karmim

Taha KarmimTaha Karmim - après

Valentin Villemont et Vincent Satcho Lafayen

Valentin Villemont1 Vincent Satcho Lafayen1

Essamoud Soufiane

Essamoud Soufiane

Yassine Mhamer Hdy

Yassine Mhamer Hdy

Stev Jouandoudet et Paulo Lafayen

Stev Jouandoudet Paulo Lafayen

Quentin Quenault

Quentin Quenault

Guerric Petruszczenko‎ et Hyl Lafay

Guerric Petruszczenko‎  Hyl Lafay

 

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Des morphotypes à l’épigénétique : de l’élitisme à la coopération

Article collectif rédigé par:

Raphaël Duchemin- Marcel Hummel- Fabien Soucaze- Pascal Benattar-  Nicolas Cadieu – James Clerk Maxwell- The Pandaman Lafay- Michel Adrillus Bleriot-Denis Tiquet.

Illustration de Etienne Le Reun.

 

Introduction

Cet article traite des morphotypes. Olivier Lafay avait déjà longuement expliqué dès 2005 que c’était un concept erroné. Cela a été repris par bien d’autres depuis, mais sans aller jusqu’au bout, sans jamais remettre en cause la logique et les conditionnements sur lesquels cette théorie s’appuie, ne permettant aucun renversement épistémologique au sens de Gregory Bateson chez les individus, les laissant ainsi enfermés dans les mêmes croyances.

 

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Gregory Bateson

 

Le but du présent article n’est donc pas (seulement) d’expliquer en quoi ils sont un mythe, il s’agit aussi d’en analyser les fondements élitistes et déterministes via le conditionnement dans lequel ils enferment les individus et la logique d’affrontement NPNG. Ce cheminement va nous emmener au final sur le terrain de l’épigénétique et de l’Efficience pour apporter une vision libératrice au pratiquant qui stagne.

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Les morphotypes en image

Maintes fois nous avons pu entendre des pratiquants de musculation de tout niveau se plaindre de leur morphotype (souvent des ectomorphes) ou plus rarement s’en réjouir (souvent des mésomorphes). Dans le milieu de la musculation, il n’est pas possible de passer à côté de la théorie des morphotypes, régissant l’alimentation et parfois même l’entraînement. Des articles y sont dédiés, des topics de forum, et parfois même des suppléments alimentaires…

 

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Thomas Dalla Costa

 

Comme le montre l’image ci-dessous, tirée d’un site de vente de suppléments en ligne (la marque du produit a été masquée), les morphotypes s’inscrivent dans une logique d’affrontement. Prendre du muscle pour un ectomorphe ou perdre du gras pour un endomorphe est contre nature selon la théorie des morphotypes. Ce ne peut donc être qu’un combat. Or vous devez savoir, lecteur attentionné du blog, qu’une telle théorie ne peut intégrer l’Efficience qui opère selon une logique de coopération.

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1 – La théorie originelle

Les morphotypes sont issus d’une théorie produite par un psychologue américain, William Sheldon, dans les années 1940. Cette théorie avait pour but de déduire des caractéristiques psychologiques et sociales à partir de la morphologie extérieure, sans tenir compte de la physiologie interne de la personne. Sheldon était persuadé que chaque personne portait en elle une proportion diverse des trois morphotypes de base qu’il avait inventés : ectomorphe, mésomorphe et endomorphe. Il croyait cette composition d’origine purement génétique et pensait enfin qu’elle restait fixe tout au long de la vie de la personne, quels que soient les changements transitoires de poids liant ainsi le destin de la personne à son physique.

Regardons d’un peu plus près dans quelles circonstances est née sa théorie. Sheldon a utilisé des milliers de photos de nus des jeunes étudiants de l’université qui l’employait. Ses travaux se trouvent dans la droite ligne de l’eugénisme de Francis Galton, qui avait lui même proposé un archivage photographique de la population britannique. Les nazis allemands avaient également un tel programme.

Source : The Great Ivy League Nude Posture Photo Scandal (The New York Times, Ron Bosenbaum, 1995)

 

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Mickaël Lafayen

 

2 – La théorie des morphotypes en musculation

La théorie des morphotypes a été largement reprise dans le monde de la musculation. Voici, en résumé, ce qu’elle dit :

  • L’ectomorphe présente un physique maigre, une ossature fine, des membres longs, et un métabolisme rapide, il prend difficilement du muscle ; psychologiquement il est de tempérament nerveux. C’est un physique considéré comme handicapant en musculation.
  • L’endomorphe a des épaules tombantes, une silhouette rondouillarde et prend facilement du gras, même en mangeant normalement. Il est de tempérament calme et socialise facilement. Il dispose d’une facilité à produire de la masse, mais pas à perdre son gras.
  • Le mésomorphe a un physique large et une forte ossature, un visage carré, des articulations solides, un caractère énergique, il n’est pas très souple, il prend facilement de la masse : c’est le physique idéal pour le bodybuilding.

 

À ces trois morphotypes de base, le milieu de la musculation ajoute deux catégories :

  • Le hardgainer est celui qui a du mal à progresser et à prendre de la masse, il est fragile, faible et récupère difficilement. En général cette catégorie correspond aux ectomorphes.
  • L’easygainer est bien sûr le contraire du hardgainer. Il est résistant, endurant, fort et progresse rapidement. Il peut s’entraîner souvent et longtemps. On l’associe en général aux mésomorphes et endomorphes.

 

Charles le Lafayen

Charles le Lafayen

Cependant aucun postulat de la morphopsychologie, dont fait partie la théorie des morphotypes, n’a jamais été vérifié en suivant la méthode scientifique. C’est un domaine actuellement considéré comme une pseudo-science, au même titre que l’astrologie par exemple. De plus la théorie originelle avait pour but d’établir des aptitudes psychologiques, sociales, voir criminologiques, à partir de l’enveloppe corporelle mais n’a pas cherché à relier le physique aux aptitudes sportives de chacun. On peut donc se demander pourquoi, malgré son absence de validation scientifique, et contre toute attente, elle a été massivement adoptée et adaptée par le milieu de la musculation. Nous allons y répondre par la suite. Nous allons également examiner en quoi cette théorie est délétère.

 

 

3 – La génétique

Il faut maintenant faire une remarque centrale : la musculation a conservé le postulat selon lequel les morphotypes sont de nature génétique. Ce qui met en place une logique déterministe implacable… Untel prendra difficilement du muscle en raison de son morphotype et comme le morphotype est lié à la génétique, la prise de muscle est directement liée au potentiel génétique de chacun. A l’époque de William Sheldon les connaissances disponibles sur la génétique n’offraient pas beaucoup d’ouverture pour contredire cela. D’autre part à cette même période le déterminisme scientifique était encore profondément ancré dans la culture (et il l’est toujours) bien que les théories du chaos et de la mécanique quantique l’aient invalidé. Cette représentation pouvait donc avoir un sens pour lui. Mais ce déterminisme a deux conséquences : le fatalisme et l’élitisme.

 

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Sarah-Fermit Lafay

 

 

4 – Le fatalisme

Les morphotypes proposent des stéréotypes, des étiquettes. Or, c’est une constante de la psychologie, lorsqu’une étiquette est posée sur un individu par une personne ayant une autorité dans son domaine (un coach en musculation par exemple), la personne visée va s’y conformer inconsciemment quelles que soient ses aptitudes réelles, en validant ainsi l’étiquette et donnant paradoxalement raison à l’auteur du stéréotype quelle que soit la véracité initiale de l’étiquette. Un stéréotype positif va générer une réalité positive, en revanche un stéréotype négatif sera destructeur. Cela est d’autant plus vrai que la performance est importante pour l’estime de soi.

Concrètement, si on annonce à un maigre qu’il aura du mal à prendre de la masse justement parce qu’il est maigre alors il aura plus de mal à progresser que si on ne lui avait pas mis cette étiquette. Dites à une personne qu’elle a un morphotype adapté à la musculation et elle aura de meilleures performances que si on ne lui avait rien dit. Un pédagogue compétent saura utiliser cette approche pour créer une dynamique positive ; mais mal utilisée, cette représentation restrictive aura pour conséquence de créer de l’angoisse voire du désespoir chez le pratiquant mince ou trop gros enfermé dans cette vision fataliste. Se considérant ainsi car « c’est génétique », il n’envisagera aucune alternative.

 

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Paul Watzlawick

 

Paul Watzlawick a minutieusement déconstruit le mécanisme des prédictions qui créent leur propre réalité et que l’on appelle des autoprophéties ou « prophéties autoréalisatrices » : tout ce que nous entreprenons pour éviter qu’une prédiction ne se réalise concourt au contraire à sa réalisation. « L’étiquette du diagnostic collée à chaque nouveau cas construit sa propre réalité qui, à travers les interactions qu’elle entraîne, se vérifie elle-même et devient de plus en plus réelle. » (Les cheveux du baron de Münchausen, Paul Watzlawick).

Au delà des prophéties autoréalisatrices, ce fatalisme entretient les morphotypes du fait qu’ils nous rendent intouchables : un peu à la manière d’un maladie le morphotype est une parfaite excuse. En effet paradoxalement, cette théorie qui enferme le sportif saura lui fournir du réconfort. Elle saura séduire le pratiquant peu motivé et réfléchi qui stagne puisqu’on on ne pourra plus l’accuser de manquer de motivation, d’implication, de connaissances. Elle le déchargera du poids des jugements d’autrui : « C’est pas ma faute, je suis ectomorphe. » Elle saura aussi, en le déresponsabilisant, séduire celui qui malgré beaucoup d’efforts ne progresse pas : son morphotype prenant sur lui le poids de ses échecs.

5 – Élitisme et No Pain No Gain

“Only the strong survives”, seul le plus fort survit selon ce gimmick de la musculation. Reliez la survie à la force et la force à la génétique, et vous obtenez le fait que seuls ceux qui sont prédéterminés génétiquement auront le droit de survivre en musculation, formant ainsi une élite. Et par renversement du gimmick de base, on sait qu’on est fort parce qu’on a survécu. L’élite, c’est donc ceux qui ont la volonté, ceux qui ont réussi à construire du muscle malgré l’usure induite par l’usage de poids lourds, ceux qui se sont dopés pour surmonter les périodes de stagnation ou les blessures. S’ils sont si peu nombreux, c’est, selon eux, parce que c’est un sport difficile qui demande des sacrifices…

 

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Cette élite a tout intérêt à maintenir ce système en place puisqu’il justifie le mérite de ses membres mesuré par leur capacité à survivre, mais aussi parce qu’ils sont nombreux, bodybuildeurs et coachs, à être partenaires de vendeurs de suppléments que ce discours arrange beaucoup. En effet, ceux qui n’arriveront pas à faire partie de cette élite auront droit à deux explications : l’absence d’effort ou la « mauvaise génétique », toutes aussi dévalorisantes l’une que l’autre et justifiant leur exclusion de l’élite. Pour faire partie de l’élite sans génétique favorable, il faut compenser les carences : dopage ou suppléments.

 

Les deux conséquences que nous venons d’évoquer, fatalisme et élitisme, arrangent donc bien les vendeurs de suppléments. Selon eux, l’ectomorphe, qui en raison même de sa maigreur est le client principal des salles de musculation, est considéré comme un hardgainer, celui qui aura le plus besoin de suppléments du type gainer pour prendre du muscle. Il n’a pas le choix, puisque c’est génétique, on ne peut rien y changer. L’endomorphe est un client intéressant lui aussi, puisque prédisposé à prendre du gras il aura bien besoin de l’aide de suppléments orientés vers la sèche dits « brûleurs de graisse ». Le morphotype est donc un argument marketing de choix pour les vendeurs de suppléments qui l’utiliseront pour donner du crédit à leurs produits comme illustré dans l’introduction.

 

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Arnaud Vovinam

 

 

6 – Une science nouvelle : l’épigénétique.

Nous l’avons vu, la théorie des morphotypes n’a pas de validité scientifique. Mais de plus la notion même de déterminisme génétique est à revoir.

Il faut tout d’abord remarquer que les processus biochimiques qui ont cours dans le corps humain sont identiques pour tous les hommes. Et pourtant nous sommes tous différents en apparence. Comment expliquer une telle différence à partir de processus identiques ? C’est ici qu’intervient l’épigénétique, une nouvelle science qui a pris son envol dans les années 90, lorsqu’on a constaté que le séquençage complet du génome ne permettait pas d’expliquer comment fonctionnaient les gènes.

L’épigénétique est l’étude de la régulation et de l’expression des gènes en fonction de l’environnement et de l’histoire individuelle. Elle constate que l’expression du génome (et non sa mutation) est fortement influencée par une multitude de facteurs contextuels extérieurs à l’individu : milieu intra-utérin, nutrition, environnement, pollution, drogues, vieillissement, etc, et ce jusqu’à son histoire personnelle, y compris psychologique. Les modifications de l’épigénome présentent un caractère malléable : certaines sont très transitoires, d’autres plus durables et transmissibles sur plusieurs générations dans une certaine mesure.

« Avec l’arrivée de l’épigénétique, le point de vue a radicalement changé, suivant en cela la logique constructiviste : l’individu n’est plus isolé, au centre, déterminé strictement par ses gènes. En fait, l’environnement agit comme un déterminant qui allume ou éteint les gènes. On dit même que ce ne serait pas les gènes qui détermineraient les protéines mais l’inverse… »
Volonté, désir d’inaccessible, génétique et développement musculaire, O. Lafay

Un documentaire signé Arte : Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons.

Partie 1/3Partie 2/3Partie 3/3

 

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Henri Atlan

7 – Ouverture constructiviste : de l’élitisme à la démocratisation de la musculation

L’individu n’est donc plus strictement déterminé par son génotype, mais très largement mis en forme par les conditions extérieures. C’est un changement de point de vue radical qui rejoint la logique constructiviste : notre génétique seule ne détermine plus notre aptitude à la musculation, mais tout autant si ce n’est plus, l’environnement, l’alimentation, l’entraînement, les phases de repos, vont interagir avec l’individu, influencer l’expression de ses gènes, et conditionner son développement. Si l’on change ne serait ce qu’une interaction, on peut alors significativement changer nos résultats.

« Le système dans lequel est pris l’individu est un système de relations. Ces relations produisent donc l’individu. » (Petites réflexions sur la génétique, O. Lafay) D’où l’importance de ne pas focaliser sur une musculation qui produirait des résultats selon le bon-vouloir de certains gènes, mais de concevoir l’individu comme un tout : il faut aussi nécessairement prendre en compte la manière qu’a l’individu de se concevoir et de concevoir le monde. Il faut produire une réflexion sur la manière dont nous construisons cet ensemble de relations qui nous fait vivre (et mourir, nous blesser, progresser, durer, etc.). On ne peut donc pas séparer la pratique de la musculation de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie, de toutes les sciences.

 

Clement Laftouty

Clément Laftouty

Nous retrouvons le changement de paradigme présenté dans l’introduction du livre Optimisation Turbo d’Olivier Lafay : c’est l’action qui implique le changement, sans avoir besoin de la théorie pour guider la pratique. Le discours ne doit plus servir à classifier l’individu mais à orienter le sportif directement vers une série d’actions. Peu importe alors la physiologie de départ, si on ne pose pas de préjugés théoriques, alors élaborer une méthode universelle devient possible, ce qui permet une vraie véritable démocratisation de la musculation. Ne plus considérer les morphotypes c’est ouvrir les yeux sur l’ensemble des ressources que nous procure notre environnement, c’est élargir sa gamme de choix, accroître son pouvoir, se libérer. « Le sentiment de liberté est lié à la multiplicité des choix possibles. » (Méthode de nutrition, Olivier Lafay)

Nous ne nions pas ici le fait que certaines personnes devront manger plus que d’autres pour prendre du poids, mais expliquons que cela provient d’une grande variété de facteurs : le métabolisme, les activités physiques, l’alimentation, le stress, l’âge, des facteurs inconnus… Tout autant de composantes qui ne sont pas figées dans le temps, métabolisme compris, variant plus ou moins au long du parcours de l’individu.

Dès lors qu’on rejette cette idéologie des morphotypes qui, rappelons-le, ne repose sur rien de scientifique, on peut alors s’intéresser à son environnement : son alimentation, son sommeil, ses contraintes familiales ou professionnelles, etc. En jouant sur l’ensemble de ces paramètres nous pourrons mettre au point une stratégie anti-stagnation, riche et libératrice, qui permettra enfin au pratiquant d’évoluer en dehors du cadre enfermant de la génétique et ses prétendus morphotypes.

 

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Mylène Combes Ferrand

Conclusion

Les morphotypes créent non seulement une prison mentale mais ils génèrent également une idéologie élitiste, où seuls ceux qui sont « génétiquement prédisposés » à prendre du muscle auraient accès à la transformation corporelle (voir la première partie). La Méthode LAFAY, en s’attachant à tous les types d’interactions (pour croître), entre bien dans la logique épigénétique, qui est une logique cybernétique entre autres. En proposant une autre voie, elle illustre parfaitement le fait qu’il n’est pas nécessaire de caser les individus avec des morphotypes (théorie qui, de plus, est scientifiquement invalide). Avec une seule et même méthode, bon nombre de pratiquants le désirant sont rapidement devenus des athlètes massifs et/ou performants indépendamment de leur physique de départ. Il suffit de regarder Denis, Horlab, Arnaud, Rudy et bien d’autres (voir la section Témoignages). Nous entrons ainsi dans une réalité accessible à TOUS (psychologiquement et physiquement). Non plus pour l’un que pour l’autre. Elle offre les outils nécessaires à tout un chacun désirant transformer son corps et sa pensée, en déconstruisant la théorie des morphotypes et en s’inscrivant dans une logique de coopération.

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Inhibition de l’action

Près de 40.000 vues pour cette vidéo qui vous explique l’essentiel !
“En fait c’est hyper con de voir que tout le monde veut changer…
mais personne ne s’intéresse à la problématique du changement ”

(Denis Tiquet)
“Le combat est l’ennemi du changement”

“Croire aujourd’hui qu’il faut lutter pour survivre relève d’une vision primitive de la vie, fondée sur la peur: comme si l’ennemi était partout, y compris soi même”

(Françoise Kourilsky, tiré de son livre “L’accomplissement Personnel”)

En fait, on ne lutte que quand on ne sait pas coopérer. Et comme on ne nous apprend pas à le faire (à coopérer), on se retrouve dans une société de lutte permanente, qui nous épuise, nous détruit et qu’on valide pourtant avec de tristes discours enthousiastes sur le “mérite” et le combat.

On a le nez tellement collé à la vitre (survivre) qu’on ne peut voir les solutions alternatives que certains proposent. Ces solutions nous semblent de plus tellement contraires à ce que l’on nous a toujours appris.
Alors nous maintenons le discours fataliste, nous idolâtrons le stress et consommons des anti-dépresseurs en pagaille. Et de l’alcool, et des drogues…

Où est donc la sortie?
Peut-être dans la compréhension des bases (cf vidéo) 🙂

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Un documentaire cybernétique

Les propos tenus à la fin de ce documentaire sont directement inspirés par la cybernétique. On croirait lire (ou entendre) Gregory Bateson (un des pionniers, dès les années 1940).
 

Plus la science avance, plus la cybernétique sert de référence et d’outil (de compréhension et de construction de modèles).
Cette science cybernétique a été mise de côté bien trop longtemps pour des raisons économiques, politiques, idéologiques. La pensée écosystémique dérangeait bien évidemment (et dérange encore) l’exploitation débridée de l’homme par l’homme, de l’environnement par l’homme… l’exploitation jusqu’à en crever.
 

Cette idéologie de l’exploitation sans recul, de la violence sans recul, se retrouve partout dans nos sociétés, imprégnant les moindres de nos pensées, de nos paroles, de nos actes.
C’est un conditionnement profond dont il n’est pas aisé de se débarrasser. Il faut un travail de culture et de réflexion, de nombreux échanges, pour commencer à mettre en doute ce qui semble aller de soi, ce qui semble si évident, naturel, ce qui semble être “la seule voie possible”.
 

Cette idéologie de l’exploitation du monde, des autres, de soi, se retrouve bien évidemment en musculation. Cela se résume en une expression couramment usitée : No Pain No Gain. Cela va tellement de soi que la majorité des pratiquants de musculation est incapable d’imaginer qu’il puisse exister une autre voie, au moins aussi efficace, si ce n’est bien davantage…
Et, dans un tel système, blessures, usures, fatigue physique et psychologique, sont justifiés, acceptés, voire (bien souvent) encouragés, autant chez les amateurs que chez les professionnels.
 

La Méthode Lafay, seule de son genre, a été élaborée à l’aide des travaux des cybernéticiens, et l’on peut voir, avec ses milliers de résultats spectaculaires, que la coopération avec le monde, les autres et soi-même est finalement plus “performante” que la compétition.
Cette conception, allant à l’encontre des croyances en place, et donc subversive, est bien évidemment conspuée, maltraitée, tout en continuant son bonhomme de chemin, car elle est l’avenir.
Il paraîtra bientôt évident à tous que la prise en compte d’une écologie de l’esprit et du corps est tout aussi importante que le respect de l’environnement, aussi importante que la collaboration avec les règles écosystémiques qui gouvernent la nature (et donc… l’humain et ses muscles).
 

Ce documentaire montre une fois de plus qu’il est absolument nécessaire de se voir comme un “homme relationnel”, à la fois individu et élément de réseaux, où la coopération, pour un mieux-vivre, l’emporte aisément sur la compétition.
La musculation stratégique (Lafay), c’est cela.

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