45 centimètres et même davantage (la démocratisation des gros bras)

Denis, 45 cm de tour de bras

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Pourquoi ce gros plan sur les bras?
Un athlète peut-il se résumer à ses bras? Ou : des bras peuvent-ils résumer un athlète?

Si l’on considère, avec raison, que le volume musculaire, à fortiori le volume des bras, n’est pas le critère fondamental permettant de définir un athlète, ces questions semblent légitimes. Cependant, en élargissant notre point de vue, on réalise que les bras peuvent avoir quelque chose à nous dire.

La Méthode Lafay est une école du changement. Chaque pratiquant(e) apprend, à son rythme, à gérer ses efforts de manière à atteindre des objectifs athlétiques et esthétiques avec un minimum d’investissement physique et mental. La maxime « no pain no gain », déconstruite dans les multiples articles du blog, laisse place à une autre « boussole » : « peu d’efforts, beaucoup d’effets ».

Et chacun de découvrir le pouvoir de l’Efficience, la formidable capacité de changement résidant dans ce concept. Adopter l’Efficience, c’est pouvoir s’entraîner pas longtemps, pas souvent et en forçant très peu. C’est à la fois un mode de pensée et un mode d’entraînement qui, tous deux, diffèrent grandement des écoles classiques de la musculation.
On apprend à penser autrement son rapport à soi, aux autres, au monde, ce qui modifie notre vision de l’effort et du stress nécessaire au développement physique (au changement). On apprend à gérer autrement son effort en suivant les consignes données dans les livres de la Méthode ainsi que sur le blog. Les nombreux exemples de changements physiques réussis démontrent que l’efficience ne condamne pas l’efficacité, bien au contraire.

La Méthode Lafay est une forme de musculation systémique, où l’entraînement de chaque groupe musculaire est toujours envisagé relativement au reste du corps et non séparément, par juxtaposition suite à un découpage de type analytique, comme on le voit régulièrement en musculation classique, où la recherche de performance et d’esthétique détermine seule le contenu et la forme de l’entraînement. Dans la Méthode, le corps est exercé dans sa totalité, dans le respect des chaînes musculaires, et la santé est un critère de même valeur que la performance ou l’esthétique. Ainsi, le volume des bras n’est pas une priorité : on développe la totalité d’abord, les fondations, puis on peut affiner ensuite si on le désire. Celui qui considère que ses bras manquent de volume, peut espérer combler ce retard grâce à certaines stratégies proposées dans l’univers de la Méthode. Il atteindra ainsi les proportions qui lui conviennent.

Mais la focalisation, même provisoire, sur les bras ne sert pas que des objectifs esthétiques cantonnés à ce seul groupe musculaire

Un entraînement davantage ciblé sur les bras peut vous permettre de progresser sur les dips et les pompes, comme expliqué dans l’article “Plus fort aux bras, plus fort à la Triade”.

A un autre niveau, une attention plus grande accordée au développement des bras peut renforcer votre efficience. Atteindre des dimensions fabuleuses (au naturel) pour cette partie de votre anatomie demande une parfaite maîtrise des outils de l’Efficience. Y parvenir renforce la motivation, et cela vous permet de faire de nouveaux progrès (en musculation ou ailleurs). La satisfaction de pouvoir atteindre des dimensions extraordinaires, avec seulement deux chaises et une barre de traction, sans avoir à y consacrer sa vie et à sacrifier sa santé, est nécessairement très intense.
On se sert donc des bras pour atteindre un niveau supérieur d’Efficience. Le gain réel, c’est l’Efficience, les bras ne sont qu’un moyen (et un signe concret que « ça marche »). La finalité, c’est l’apprentissage de l’Efficience et sa démonstration physique, la source de la foi en soi-même, sans illusion et sans triche.

Viser le corps, l’atteindre et… le dépasser.

 

Denis a gagné 17 kgs en moins d’un an. Dont 10 kgs entre janvier et juillet 2013.

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73 kgs, 37 cm de bras/ 90 kgs, 45 cm de bras

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Denis est un intervenant très connu dans l’univers de la Méthode. Sous son nom ou sous le pseudonyme de Shiver, il a maintes fois fait la preuve de sa puissance intellectuelle en réduisant à néant les attaques des détracteurs de mon travail. Ses éclaircissements au sujet de la pratique de la Méthode, et de son socle conceptuel (notamment l’Efficience), sont très appréciés de mes lecteurs.
En août 2012, il a décidé de réaliser une prise de masse, c’est-à-dire une importante prise de muscle, accompagnée de gras. Il pesait à l’époque 73 kgs pour 1m78, avec 73 cm de tour de taille.
Grâce à un recadrage du colossal Arnaud, Denis a pu affermir sa pratique concrète de l’Efficience. Il est monté en moins d’un an à 90 kgs, avec 45 cm de tour de bras et 83 cm de tour de taille.
Ce résultat est fabuleux, certes, mais Denis envisage de monter à 47 cm de tour de bras, voire davantage, avant de commencer à perdre le gras recouvrant ses muscles. Sa progression étant aisée, sa maîtrise de l’efficience croissante, on sait qu’il y parviendra avant la fin 2013.
Le but, vous l’aurez compris, n’est pas le gros bras pour lui-même, mais une forme de sagesse et de joie d’être au monde.

Je laisse les lecteurs méditer ces paroles de Bergson (tiré de son livre l’Energie spirituelle ):
« les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l’homme n’ont pas assez remarqué que la nature a pris la peine de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ceci est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir »
L’excellent Paul Diel ne dit pas autre chose (livre La peur et l’angoisse).
La joie, en tant que critère d’achèvement du sens de soi, d’un projet d’être, ne coexiste pas, par essence, avec la haine, l’acharnement, le lynchage, la satisfaction bête et méchante de faire du mal… de se faire du mal.

En conclusion de cet article, je publie les dernières photos d’Arnaud.
On remarquera ses résultats exceptionnels (47 cm de tour de bras pour 1m85). On remarquera aussi que, à chaque fois qu’il suit de très près un pratiquant Lafay, celui-ci fait rapidement des progrès considérables.

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Musculation et dignité humaine

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Les deux citations ci-dessous, de Gregory Bateson, vous permettront d’affiner votre perception des différences entre musculation élitiste (classique) et musculation efficiente (Méthode Lafay).

 

Steve et Pépito

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Vous pouvez me donner votre interprétation et votre sentiment dans les commentaires.

“Voici ce que je considérerai comme promoteur de la dignité humaine :
a) les séquences de comportement interpersonnel qui accroissent l’estime de soi d’un des acteurs sans diminuer celle des autres;
b) les séquences qui encouragent l’estime de soi chez tous les acteurs;
c) les idées générales et les conceptions de la vie qui nous aident à envisager nos rôles sociaux avec respect.”

 

Arnaud et Denis

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“Si nous prenons l’exemple d’une culture qui conditionne l’estime de soi à une réussite supérieure à celles des parents et qui ajoute à ce modèle l’idée selon laquelle les possibilités de réussite sont limitées, de telle sorte que le succès de A doit forcément en priver B, nous obtenons alors un tableau qui doit nécessairement réduire la quantité totale de dignité humaine.”

 

Guillaume et Mathias

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Dorian

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Motivation : une vidéo dédiée à Jonathan

Une vidéo à la fois motivante et émouvante.

Motivante car elle met en valeur vos progrès et vous donnera la force de persévérer dans le changement.

Emouvante car elle est aussi un hommage à Jonathan, décédé récemment. Vous le retrouverez à la fin de ce petit film, qu’il clôture avec ses progrès, sa masse et son élégance. Et nous continuerons ainsi à faire vivre sa mémoire…

 

Pensez à remercier et féliciter l’auteur de ce petit film très réussi (Antonin Lafayen).

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Pour Jonathan

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C’était un pratiquant emblématique et, depuis peu, une icône et un modèle pour des dizaines de milliers gens.
Son étonnante transformation physique, officialisée par un passage sur ce blog le 4 juillet dernier, laissait augurer d’un avenir toujours plus épanouissant. Il avait soulevé des montagnes, il avait montré qu’il pouvait changer.
 
De tous ceux, parmi vous, qui ont été mis en lumière pour leurs progrès sur les différents espaces consacrés à la Méthode, c’est Jonathan qui a provoqué le plus d’émoi. Sur la seule page “Méthode Lafay”, la petite présentation qui lui a été consacrée début juillet a déclenché un raz-de-marée : 48720 personnes sont venues admirer son évolution physique.
 
Cet émoi suscité par Jonathan va reprendre, mais en changeant malheureusement de visage.
Vendredi dernier, à 13 h, il est décédé suite à un accident de moto.
Jonathan avait 24 ans.
 
Nous ne verrons plus les photos de son évolution publiées sur mes pages facebook. Nous ne verrons plus son visage satisfait, son visage d’ancien gros enfin épanoui. Parti de loin, il avait fini par inscrire son idéal dans le dos : Mens Sana in Corpore Sano, l’idéal affiché par la Méthode. Pendant un temps, bien trop court pour nous tous qui sommes encore là, Jonathan a pu toucher son étoile.

 

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Je me joins à la peine de ses proches et de tous ceux qui l’ont connu, de près ou de loin, dans l’univers de la Méthode.

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Paléo nutrition : une illusion

Un fantasme de retour au jardin d’Eden sur la base de l’ignorance de l’histoire et des mécanismes de l’évolution?

Je me suis régulièrement heurté à des fanatiques des diététiques « magiques », des diététiques où le mythe d’un âge d’or, d’une harmonie totale avec la nature, sont des fondements quasi-religieux, appuyées par des études scientifiques habilement triées. Des études « scienti-fric »…

Car, derrière, un gros business se met en place.

Dès qu’on pense constructiviste, on a bien souvent raison face aux fanatiques de tous poils, aux grands naïfs qui se font avoir par des manipulateurs avides d’argent facile (qu’ils défendent pourtant bec et ongles).

Il y a tant d’écervelés ou de grands naïfs remplis d’espoir en une transcendance obtenue par observation de rituels « magiques »; il y a tant de ces personnes qui pensent trouver Dieu dans la dernière élucubration à la mode, du moment qu’il y quelque argumentation alimentant le rêve et quelques études « scienti-fric » qui achèvent d’hypnotiser.

Le sens de la nuance, et le recul critique, c’est ce qu’il faut acquérir absolument si l’on veut ne pas se faire avoir toute sa vie.

Idéaliser le passé, fuir notre époque car elle nous fait souffrir et désirer se réfugier au jardin d’Eden, c’est tout à fait compréhensible, mais on ne doit pas oublier que cela fait enfler le magot de commerçants sans scrupules qui visent non pas notre bonheur spirituel mais notre compte en banque… Notre esprit est enfermé dans une vision du jardin d’Eden, et notre corps continue à arpenter les jungles modernes de béton.

Il est bon de savoir se libérer du fantasme devenu piège.

C’est comme la diabolisation du lait ou la mode de l’entraînement pdc

Le lait, on peut en prendre un peu, sauf si on est intolérant, et il ne faut pas bannir les “méchants produits laitiers”.

Le pdc n’est pas magique, c’est ce qu’on en fait qui compte.

Je vous invite à regarder la vidéo ci-jointe (une interview d’une biologiste spécialisée dans l’évolution).

http://youtu.be/nkQhSMnRwpI

 

Ci-dessous, la traduction de cette interview.

Le fait est, les organismes ne sont jamais totalement adaptés à leur environnement. La façon dont l’évolution fonctionne est à travers un ensemble de compromis et de “jury-rigged solutions” (à traduire par “improvisation/solution de fortune”) reposant sur ce qui était là avant.

T: – Salut, je suis Tracy Hoppenheimer pour Reason.TV. Aujourd’hui, nous discutons avec Marlene Zuk. Elle est biologiste spécialisée dans l’évolution à l’Université du Minnesota, et auteur du nouveau livre Paleofantasy. Marlene, merci pour cette interview.

M: – Merci pour l’invitation.

T: – L’idée de la Paleo-diète et d’imiter le style de vie des hommes des cavernes a beaucoup de succès ces derniers temps, et vous dîtes que la base de ces idées est erronée. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet, et sur les exemples d’évolution qui soutiennent cela ?

M: – Je me suis vraiment intéressée ces dernières années au sujet de l’importance actuelle de notre compréhension du rythme de l’évolution. Et il apparaît que nous comprenons maintenant que l’évolution peut être rapide dans certaines conditions, et lentes dans d’autres. Et cela m’a fait m’intéresser à cette toute nouvelle idée que les humains ne s’accordent pas à leur environnement parce que l’on a évolué dans un certain ensemble de circonstances desquelles on a dévié depuis, et que l’on est donc maintenant en mauvaise santé parce que l’on ne mange pas de la façon dont les humains mangeaient 100.000 ans plus tôt ; nous n’intéragissons pas ensemble de la même façon qu’il y a 100.000 ans ; nous ne nous exerçons pas de la même façon qu’il y a 100.000 ans, etc… Et je pense que cette idée néglige juste de nombreuses idées cool qui sont arrivées dans notre évolution.

T: – Un de vos points est le fait que les hommes des cavernes avaient beaucoup plus de temps pour “daft” (NTD: faire des choses stupides, proposition : s’emmerder) dans leur environnement proche que l’on a dans notre vie moderne, avec les villes et notre environnement. Comment cela joue un rôle ?

M: – C’est tout à fait vrai, nos corps n’ont pas évolué dans certaines circonstances où nous avions la télévision et beaucoup de nourriture riche en calories mais pauvres en nutriments. Mais en même temps, parler de la vie il y a 100.000 ans comme si cela était complètement statique, ou comme si cela était partout pareil dans le monde, ne reflète pas la réalité non plus, parce que les choses changeaient aussi à cette époque. Je pense que nous avons tendance à la nostalgie a propos de plein de choses, que ce soit notre enfance, la vie dans les années 1950s, ou peut-être la vie à l’âge de pierre, mais le fait est que les organismes ne sont jamais parfaitement adaptés à leur environnement. La façon dont l’évolution fonctionne est à travers un ensemble de compromis et de solutions de fortune reposant sur ce qui était là avant. Et ce n’est pas comme si les organismes évoluaient, évoluaient, évoluaient, jusqu’à atteindre un point où ils se disent : “ho, phew, on l’a fait, on est parfait maintenant, tout est exactement en accord avec l’environnement, on peut maintenant s’arrêter, et tout ce qui se passe qui nous pousse de ce pic va être à notre détriment”. Ce n’était pas vrai il y a 100.000 ans, et ce n’est pas plus vrai maintenant !

T: – Donc vous ne diriez pas que la technologie nous a dépassés, en terme d’évolution biologique.

M: – La question du degré à partir duquel vous pouvez séparer notre biologie de notre culture est quelque chose dont les anthropologistes et les biologistes discutent depuis longtemps, et je ne pense pas qu’il s’agisse d’une question facile. Je ne pense pas que vous pouvez les séparés dans des boites séparées. On peut démontrer que les gênes qui permettent de digérer les produits laitiers ont changé extrêmement récemment, au cours des derniers 5 à 7000 ans. Donc quand les gens commencent à élever des bétail, il leur était possible d’utiliser le lait comme une source à la fois de nutriments et aussi potentiellement d’eau. C’est ce que certaines personnes ont suggéré, que la sélection n’était pas juste d’utiliser les nutriments du lait, mais aussi parce que c’est une source non-contaminée de fluides, qui peut être en faible réserve en fonction de votre environnement (NDT: genre cas de sècheresse). Les gens qui se trouvaient avoir la variante génétique qui leur permettait de digérer le lait après le sevrage ont survécu et ont laissé plus de copies de leurs gênes. Elever du bétail est une partie de notre culture, de notre comportement. Donc, est-ce que la technologie a dépassé/surpassé ce que les gens étaient capables de manger ? Et bien, pas vraiment. Elle a évolué simultanément avec cela. Vous pourriez argumenter que l’Ipad est, dans cette idée, peut-être un peu plus rapide que l’élevage de bétail, mais… c’est une question de degré plutôt que de type, et donc je pense que vous devriez être prudente à l’idée de séparer ces points (NDT: culture et nature) en disant : “ouais, nous avons en quelque sorte cet humain primordial, qui pourrait exister indépendamment de la technologie, de la culture, ou quoi que vous vouliez l’appeler”, parce que … les humains ne fonctionnent pas ainsi. Nous sommes entrelacés avec notre culture, et elle fait partie de nous.

T: – Vivons-nous toujours dans une société basée sur la survie du plus adapté, et si vous aviez à supposer, quelle serait la prochaine étape pour nous ?

M: – Je pense que la question de la prochaine étape est une question qui suppose quelque chose sur l’évolution qui n’est pas vraiment la réalité, dans l’idée que nous allons quelque part. Et donc, une des choses avec lesquelles j’ai du mal à faire passer est que … l’évolution procède en saccades, et cela va dépendre de l’environnement dans lequel nous sommes. Donc prédire cela… c’est comme prédire vers où nous allons ensuite, suggérant étape 1 suivie d’étape 2 suivie d’étape 3 et ainsi de suite jusqu’à finir comme des cerveaux géants dans des bocaux, ou quoi que ce soit que propose la science-fiction. Il n’y a aucune raison de penser que c’est ce qui va arriver. Je vois toujours ces dessins animés montrant le poisson se transformant en amphibien qui ensuite rampe jusqu’à la terre, et ensuite le reptile se tenant à 4 pattes, et ensuite vous avez généralement le singe et ensuite l’homme. C’est une telle fausse représentation de la façon dont l’évolution fonctionne réellement, qui n’est pas une progression vers quelque chose. Les amphibiens n’essayaient pas de devenir des hommes. Et nous n’essayons pas de devenir des cerveaux dans des bocaux

T: – Marlene, merci beaucoup pour cette interview.

M: – De rien, c’était amusant !

T: – Reason.TV, je suis Tracy Hoppenheimer.

 

(merci à Pascal Benattar pour la traduction)

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Toutes les opinions se valent (surtout la tienne)

Très régulièrement, nous lisons des interventions où il est dit implicitement, ou explicitement, que toutes les opinions se valent.

En général, c’est ce qu’affirme la personne quand elle ne veut pas accepter l’argumentation de son interlocuteur. Dire que toutes les opinions se valent, c’est pouvoir rester sur sa position…

On n’a même plus à accepter quoi que ce soit du discours de l’autre, puisqu’on n’a même plus à en tenir compte…

Dire que toutes les opinions se valent, c’est aussi se trahir. C’est trahir son besoin naïf de suprématie, puisque cela montre notre vision du rapport à l’autre : notre opinion doit rester supérieure, même si quelqu’un vient de la démolir avec une argumentation dérangeante.

Penser que nous aurions tous raison, à notre façon, n’est pas forcément erroné : nous avons tous un aperçu des situations qui peut être considéré comme exact. Pascal, dans Les pensées, l’explique fort bien lorsqu’il traite de la persuasion.

La question est de savoir, par contre, si notre aperçu (notre point de vue) est plus ou moins large, plus ou moins étriqué…

Ainsi, ne voir que l’arbre, c’est oublier la forêt. On a raison de dire que l’arbre est là, qu’il est important, on peut même s’attarder à le détailler. Mais cela reste un point de vue partiel et aveuglé, puisque les milliers d’autres arbres qui composent la forêt sont oubliés. On perd la notion de diversité (des espèces), on perd le concept de forêt. On perd la possibilité de comprendre nos semblables, on perd la possibilité de s’accorder (réellement) avec eux, etc.

Beaucoup de gens pensent comme ça, beaucoup de gens ne voient qu’un tout petit arbre (qui existe bel et bien), en font un baobab, le “seul” arbre, et c’est la source de bien des guerres. Leur point de vue est partial et ils se reposent sur une sorte d’intuition qui serait censée leur dire ce qui est juste et vrai.

Alors, on assiste à des combats de vérités contre d’autres vérités, appuyés sur quelques connaissances parfois, mais surtout sur le sentiment profond d’avoir raison, une sorte d’intuition qui nous guiderait mieux que l’intelligence et le savoir.

Cette “intuition”, ce sentiment d’être dans le vrai, créent des guerres, car on occulte ainsi une vue panoramique des phénomènes, et l’individu qui se repose sur ce “troisième oeil” s’illusionne sur son pouvoir : on ne crée pas l’intelligence et le savoir ex-nihilo, tout seul en soi-même. C’est un des grands signes de l’hubris (démesure) moderne où les égos sont poussés à s’affirmer et se déployer au maximum. Où l’orgueil est bien souvent la seule boussole.

Chacun veut être le plus malin, le plus fort, le plus riche, le plus rapide, le plus beau, le plus habile, le plus, le plus, le plus…

Mais, pour satisfaire concrètement son égo, sans trop s’illusionner (et tomber un jour de haut), il faut du travail et beaucoup d’humilité (pour se mettre en condition d’apprendre de l’autre).

Pour l’emporter lors d’une confrontation d’idées, il faut du travail.

Fonder la vérité en soi-même serait alors un moyen économique de s’assurer d’avoir toujours raison, contre qui que ce soit. Et si l’affrontement, car c’est un affrontement et non un échange, semble “objectivement” tourner mal, alors il reste la dernière pirouette pour se déclarer vainqueur : “toutes les opinions se valent.”

L’intuition, le culte de l’opinion relative, seraient alors un moyen économique de se déclarer “puissant”, intelligent, un moyen de s’épargner le réel travail nécessaire au développement effectif de son intelligence (base d’une connaissance processive élargie).

Tout est relatif… sauf moi.

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Quelle boussole choisir? L’efficience ou l’inaccessible?

Viser l’inaccessible

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et atteindre son possible

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Certains pensent que rêver de l’impossible permettrait d’atteindre le possible.
Cela justifierait ainsi leur vénération pour les athlètes dopés, alors qu’ils se proclament eux-mêmes de purs naturels.
Rêver de muscles inaccessibles et de charges qu’un humain ne saurait déplacer (ou alors avec aides chimiques) vous mettrait, selon eux, en condition d’atteindre votre plein potentiel (le “possible”).
 
Mais rêver ne fait rien atteindre.
Il n’y a aucun lien logique entre le rêve et la concrétisation de quelque chose qui serait bien en-dessous de ce rêve.
Et pire encore :
 
“En nous efforçant d’atteindre l’inaccessible, nous rendons impossible ce qui serait réalisable.”
(Robert Ardrey, cité par Paul Watzlawick)
 
Ne peut-on atteindre le possible sans même penser à l’impossible?
Est-ce que rêver de l’impossible va mécaniquement vous permettre de réaliser votre plein potentiel?
Certains pensent que c’est la génétique qui va déterminer les résultats possibles pour chacun, même si l’esprit de chacun n’aurait, selon eux, pas de limites (mind has no limit)… Toute limite du corps serait, pour eux, “génétique”.
Cela voudrait alors dire que l’esprit “rêve de l’impossible”, mais que le corps est soumis à des lois qui conditionnent à elles seules le possible. Dans ce cas, si l’esprit ne peut tout que dans son espace dédié, pourquoi penser que le rêve est en mesure de produire le possible?
 
Pourquoi ne pas plutôt s’occuper essentiellement de ce qui est réalisable?
C’est comme ça que fonctionne la Méthode.
 
Comment savoir ce qui est réalisable?
On sait ce qui est réalisable en :
1 – s’évaluant correctement.
2 – évaluant correctement un objectif.
3 – évaluant les outils à sa disposition.
Ce qui est réalisable l’est en fonction de compétences évaluées à un instant donné en fonction d’un objectif correctement défini.
Le réalisable est “relatif à”…
Pas besoin d’un impossible et de rêves de grandeur inaccessibles pour libérer son plein potentiel. Au contraire, l’impossible comme boussole remplit le sportif d’une grande tension et le mène à l’obsession, à la violence envers soi et à la blessure. Et, comme le souligne Watzlawick, ce qui était réalisable est alors devenu impossible.
 
Nota : les illustrations font référence au Mythe d’Icare (cliquez ici)

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Perdre 42 kgs et se muscler

Jonathan s’est véritablement métamorphosé en seulement deux ans. Il a encore un peu de chemin à faire pour éliminer la totalité de son gras, mais l’essentiel a été réalisé, tout en construisant une musculature puissante.

 

Avant/après sur deux ans

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Bonsoir à tous, Jonathan 24 ans, 1m86 pour 94 kgs. Je pratique la méthode Lafay depuis environ 2 ans.
 
Dès mon jeune âge, le sport m’a beaucoup attiré, mais j’étais trop peu discipliné. J’ai commencé avec du Karaté pendant 1 an vers l’âge de 7 ans. Arrêt à cause de mon frère qui a voulu arrêter. Puis j’ai enchaîné sur 1 an de foot à l’âge de 8 ans, même chose. J’ai arrêté les sports en club pendant quelques années, et me suis dirigé vers le badminton vers mes 13 ans, j’en ai fait 2 ans en club. Mais le fait d’être en surpoids à cette époque me rendait la tâche beaucoup trop difficile, j’ai dû arrêter.
 
Suite à ça, je n’avais vraiment plus aucune motivation, plus aucune envie de faire un quelconque sport. Le fait de sortir avec mes potes jouer au foot dans la rue, faire du roller, du vélo, tout ce que les gens de mon âge faisaient, était devenu un ” fardeau “. Je me suis mis à ” geeker ” et là, ce fût une sorte de ” descente aux enfers “.
 
Ce physique, que je portais depuis l’âge de 10 ans commençait à me peser, j’ai donc trouvé refuge derrière un PC, je ne parvenais à rien, je n’avais envie de rien, à part jouer et manger. De ce fait, faire un sport, était devenu impensable, j’étais essoufflé au moindre geste; courir, pédaler, tout ce qui touchait à un quelconque effort physique était devenu difficile. Cloîtré chez moi, je vivais ma vie, à subir les moqueries et les rires au collège / lycée, ne pas réussir à avoir de petite amie. A force, tout devenait habituel, par conséquent j’ai tenu bon quelques années ( jusqu’à mes 22 ans environ, où je suis arrivé à 130 kgs). Je ne pouvais rester plus longtemps comme ça.
 
Un beau jour, le déclic est arrivé (octobre 2011). Ce déclic fût déclenché par plusieurs choses, récurrentes pour la plupart. J’ai voulu mettre un terme à tout ce que je subissais depuis des années, mais aussi pour ” faire taire ” mon ex beau-père, qui n’avait cessé de me dire que je n’arriverais jamais à changer, que je ne savais rien faire de mes mains, et resterais toute ma vie derrière un PC. Ce même jour, j’ai vu les photos de Toad Lafayen au travers d’un copain ( Oz G-Striker sur FB à l’époque, pratiquant la Méthode Lafay aussi ). Voyant Toad et Oz changer à vitesse grand V m’a donné une lueur d’espoir. Ils m’ont parlé de la Méthode Lafay, c’est à ce moment que j’ai décidé de prendre mon futur en main. Nous sommes tous les 3 allés acheter tout ce dont j’avais besoin pour pratiquer au mieux la méthode ( tréteaux, barre de traction, gants ).

 

Toad Lafayen

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Oz G-Striker

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Je commence dès le lendemain avec le test de départ, et là, grosse désillusion : 0 à tous les exercices, la motivation est redescendue d’un coup. Mon physique, malgré ma motivation, était un frein énorme. Commencer la musculation au poids de corps, avec une base de 130 kgs, sans n’avoir jamais fait de musculation, c’est juste horrible.
Le lendemain, je me suis dirigé de nouveau vers Toad, et il m’a donné un petit peu confiance en moi. J’ai fait ma séance, en faisant 1 dips en variante plus facile, 1 demie pompe, une traction en variante plus facile et voilà.
 
Le premier mois fût très très intense, perte de poids assez conséquente (10 kgs le premier mois), due à une alimentation beaucoup plus saine et restreinte. Je voyais ENFIN mon corps changer, c’était tellement plaisant que j’en faisais part à tout le monde.
 
Malheureusement, une blessure à l’avant bras gauche m’a empêché pendant 2 mois de pratiquer la méthode (pas d’échauffement, et voilà). J’ai cependant continué à suivre mon alimentation, et continué à perdre. 2 mois après, j’ai atteint les 110 kgs, c’est ce que je m’étais fixé comme objectif. Motivation au summum, rétabli, je me lance de nouveau dans la Méthode Lafay. Apparition de divers muscles dont je ne connaissais l’existence. Je commence à me regarder de plus en plus sans dégoût dans une glace, je gagne en assurance, commence à ressortir avec mes potes et à aller vers les filles.

 

Jonathan actuellement

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Mon changement physique fût vraiment radical, un soulagement, une seconde vie. J’ai atteint les 88 kgs et je suis remonté au poids actuel. Je pense avoir acquis grâce à la méthode, un vrai mental, le fait de devoir me motiver à ne pas manger plus que je ne dois, faire mes séances à me pousser jusqu’au bout, la faire même si je n’en ai pas envie pour X ou Y raisons, m’a rendu vraiment fort mentalement.

 

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Maintenant, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde, ma vie a totalement changé, tant bien sur le plan relationnel que sur le plan physique. J’ai gagné une confiance en moi, un physique beaucoup plus agréable, je suis beaucoup plus sociable, plus souriant, j’ai tellement gagné grâce à ce changement, à la méthode (et à Toad, qui m’a tellement redonné la motivation pendant ces 2 ans).

 

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Malgré quelques irrégularités, j’ai tenu bon et j’approche de mon objectif final, qui est idéalement de 90 kgs, mais beaucoup plus sec que je ne le suis actuellement. Gain en force / puissance. J’envisage qui plus est de me lancer dans le Krav Maga dès que possible, car avoir de la force c’est bien, mais la maîtriser c’est mieux.

 

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J’aimerais, sincèrement remercier toute la communauté des Lafayens, qui, même si je n’en ai pas cité, m’ont beaucoup apporté aussi (je ne citerai pas de noms pour éviter d’en oublier et faire des jaloux :p ). Ne perdez jamais espoir, si vous voulez vraiment changer, vous y arriverez. N’écoutez jamais les médisant(e)s qui vous entourent, montrez-leur que vous valez quelque chose, et finalement beaucoup plus qu’eux.
 
Merci Toad, des bisous, et pour finir mille mercis à Olivier de m’avoir sorti de là, à travers ta Méthode.

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