Un dos lafayen

L’un de ces deux dos est le résultat d’une pratique assidue de la méthode. Les résultats de l’autre sont moins visibles, malgré une pratique sérieuse, tant le dos d’Adrien est exceptionnel.

Gageons que cette photo, publiée sur le blog, sera source de motivation pour les deux sujets.

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Adri Dridri Zef Masson (sur facebook ) : le Bruce Lee Lafayen.

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Charles et Luc : rencontre estivale 2011

Charles et Luc s’étaient rencontrés lors de l’été 2010. A l’époque, ils étaient tous les deux très secs, comme le montre cette photo :

979521CIMG3886D’autres photos de cette rencontre 2010 ici

En un an, la situation de ces deux athlètes a bien évolué. Charles a réalisé une prise de masse absolument fantastique qui l’a amené à 94 kgs pour 1m68 et 44 cm de bras à froid. Bien qu’il ait évidemment quelque peu engraissé, on peut nettement voir que son volume musculaire a atteint des sommets. Certains tablent déjà sur un 42 cm de bras lorsqu’il aura éliminé son gras excédentaire (phase de sèche terminée), ce qui le place parmi les physiques naturels les plus massifs. Avec seulement trois entraînements par semaine utilisant 2 chaises et une barre de traction…

Luc a également pris du volume musculaire, mais sans passer par une phase de prise de masse gargantuesque comme Charles. Il pèse actuellement 84 kgs pour 1m80.

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Rappelons que Luc et charles sont deux athlètes complets, souples, endurants et forts. Luc est capable de réaliser deux tractions d’un bras, sans s’y être entraîné spécifiquement. Charles est le vainqueur du Challenge TNT dips, que ce soit en force ou en endurance.

Et je terminerai avec cette phrase d’un commentateur sur le carnet de Charles : “dire qu’il y a 10 ans on ne pensait pas pouvoir atteindre ce physique en s’entrainant au poids de corps…”

Certains l’ont oublié.

 

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Réussir les hauts modes par la détente

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Article écrit par Fabrice De Bilde

 

Après un an de pratique sérieuse de la méthode, me voici arrivé au niveau 6. Les modes étant de plus en plus élevés (et donc difficiles), j’ai commencé à me demander comment je pourrais avancer plus uniformément que ce que je faisais jusque là, sans douleur ou risque de blessure bien entendu. Cette idée m’est venue après la lecture des articles « Progresser avec Arnaud » et « La mini-boucle selon Roman V. », publiés sur le blog d’ Olivier Lafay.

Comme le titre l’exprime, la solution qui s’est rapidement imposée est qu’il fallait que je me détende durant l’exécution des différents exercices. Par se détendre, il faut entendre relâcher tous les muscles qui ne sont pas sensés intervenir lors de l’exercice et se concentrer sur ceux ciblés et sur le gainage abdominal, évidemment. Cela est valable pour tous les types de sport et à tous les niveaux.

Dans la pratique, il faut mentalement se concentrer sur les muscles en action en essayant non pas de les contracter fortement pour les ressentir, mais plutôt de les visualiser en train d’exécuter l’exercice comme si c’était facile, sans trop d’effort, dans l’amplitude demandée et avec une contraction facile et ample au rythme demandé. Il ne faut pas non plus négliger la respiration qui doit être la plus calme et fluide possible, tout en suivant le rythme de l’exécution (inspirer en descendant et expirer durant l’effort), il ne faut surtout pas la bloquer, c’est très important.

De plus, cette détente est nécessaire puisque le transport des gaz (O2, …) et des métabolites (apport glucose et évacuation des déchets) par le sang se fait presque uniquement lors du relâchement musculaire.

 

En ce qui concerne les temps de repos, il faut essayer de ne pas étirer ou contracter les muscles, pour voir la congestion, par exemple (oui, oui, on le fait tous), mais au contraire de tenter de ressentir le sang qui circule dans tous le corps, cela a le double effet de pouvoir se concentrer sur autre chose (il n’est pas productif de se focaliser sur les séries) et aussi de se sentir apaisé (certains muscles qui semblent détendus se relâchent encore).

Ce n’est pas grave si une série n’est pas terminée, cela vaut mieux que de mal exécuter l’exercice.

Je voudrais en profiter pour faire une petite parenthèse sur les étirements. Il est conseillé d’en faire lors de l’échauffement, mais pas plus de 5 à 10 secondes pour chaque. Et à la fin de la séance, il est plus profitable d’attendre une petite heure avant de les faire, le temps que la congestion soit moindre.

J’ai remarqué une autre chose, lors des dernières séries, on a souvent envie d’essayer de se booster physiquement, afin d’avoir des poussées d’adrénaline et ainsi de potentiellement réussir à arracher quelques répétitions. Lorsque l’adrénaline fait « effet », on a l’impression d’être en pleine forme, d’avoir de nouveau plein d’énergie, mais ce n’est justement qu’une impression. On a, dans ces moments, tendance à contracter très fort l’ensemble des muscles ; ce qui entraine un ralentissement du rythme et la contraction de petits muscles environnants, parfois antagonistes qui ne sont pas censés travaillés. Ils parasitent ainsi l’exercice en cours et apportent de cette façon une charge supplémentaire aux muscles visés dans l’exercice. Cela entraîne une mauvaise exécution, un épuisement inutile supplémentaire et une « sur-fatigue ». En plus de cela, la série est rarement terminée. Fondamentalement, pousser un peu plus afin de pouvoir terminer un exercice n’est pas mauvais, mais il faut faire attention à sa bonne exécution. D’un autre coté, si vous êtes bien détendus, les séries devraient se terminer facilement.

En se concentrant sur les muscles principaux qui doivent travailler, leurs antagonistes vont se détendre tout naturellement et les complémentaires suivront les principaux, il n’est de toute façon pas possible de les détendre individuellement puisqu’ils font partie de la même chaine musculaire

 

Afin de bien me rendre compte du bon fonctionnement et des résultats de cette « exécution », j’ai mené une petite expérience : durant environ un mois et demi, j’ai alterné les deux techniques (détente et « boost »), une semaine l’une et la semaine suivante l’autre à raison de trois séances par semaine.

Voici donc les résultats : en moyenne, en se boostant, les deux dernières séries sont rarement terminées, faites au maximum. Au niveau de la congestion des bras, je gagne environ 0,5 cm pour 38 cm de base ; la mesure étant prise juste après l’exercice, lorsque la congestion est maximum. Celle-ci part assez rapidement, dès le début de l’exercice suivant. Je ressens aussi une fatigue excessive dans les autres muscles, notamment à la main, ce qui rend difficile l’exécution des tractions, puisque j’ai du mal à tenir sur la barre ou encore aux muscles de la hanche lorsque je fais des pompes (A2 par exemple).

Avec l’autre manière, lors des trois premières séances, la première semaine donc, les deux dernières séries n’ont pas non plus pu être terminées, par contre, une fois que j’ai bien assimilé la technique, j’ai pu toutes les valider. La congestion quant à elle était de 3,5 cm et elle reste beaucoup plus longtemps. D’autre part, je n’ai ressenti aucune fatigue dans les muscles environnants et l’exécution des différents exercices était très bonne du début à la fin, avec un contrôle vidéo pour être objectif avec moi-même.

Petit exemple concret : j’ai exécuté aux dips, lors d’une des semaines « boost » la série suivante : 11, 11, 11, 11, 8, 6. La semaine suivante, j’ai pu valider les modes 12 et 13.

Après ce mois et demi d’expérimentation, j’ai totalement adopté la nouvelle technique et j’ai maintenant validé les modes 15 et 16 avec aisance.

 

Donc, en résumé, ce qu’il est primordial de retenir : lors des exercices, il faut arriver à faire le vide dans sa tête, cela diminue les dépenses nerveuses. Il faut arriver à contracter ses muscles de façon optimale afin d’économiser de l’énergie. L’attention doit être portée sur les muscles ciblés et sur le respect de la consigne (vitesse et amplitude). La relaxation musculaire entre deux séries est très importante. Une façon simple de vérifier cette détente, c’est d’être le plus « mou » possible, quand on agite un membre, on doit pouvoir sentir les muscles « rouler » sur l’os.

Pour terminer, je voudrais faire quelques petites remarques : Afin de faciliter l’exécution de A2, au lieu de repousser le buste avec les bras, il faut plutôt essayer de rapprocher les mains en se concentrant ainsi sur le pectoral. Les bras se tendront automatiquement puisque les mains ne doivent pas matériellement parlant bouger. L’idéal est d’essayer de le faire lors de l’échauffement, au moment des pompes. Si ce n’est pas très clair, je mettrai une vidéo, cela vous parlera peut-être un peu plus.

Ensuite, on se demande souvent comment savoir si un exercice est bien exécuté, tant au point de vue de la position que de l’amplitude : la vidéo ! N’hésitez pas à vous filmer, cela aide énormément à évoluer. Autre astuce, une bonne congestion est souvent l’indication d’une bonne récupération du muscle et d’un afflux de sang suffisant qui va permettre l’évacuation des déchets et un bon apport en oxygène. Il est, je pense, nécessaire de souligner que, comme pour tout changement, il vous faudra un temps d’adaptation si vous décider d’adopter cette astuce. Cela demande d’être un peu plus concentrer, le temps de s’y habituer, et les performances peuvent légèrement diminuer, mais après quelques séances seulement, cela viendra tout seul.

En espérant que ceci aidera pas mal de personnes.

Un tout grand merci a mon Amour; Julie Semal qui a mis par écrit cet article, qui me soutient dans ma pratique et qui me donne le courage d’en faire toujours plus…

Merci également a Olivier Lafay pour sa méthode et ses conseils.

 

Photo de Fabrice De Bilde (l’auteur de l’article) :

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Dans le TOP 25 des ventes FNAC

Ceux qui suivent régulièrement ce blog savent que la Méthode est n°1 des ventes en sport, n°1 des ventes de livres de pratique sportive depuis des années (voir ici).

Au classement général de la FNAC, la Méthode est actuellement 24°.
Ce qui est remarquable, c’est que c’est le seul livre pratique (guide, manuel) présent dans ce classement. Les autres livres étant des romans ou des essais.
Devant la Méthode, on trouve des livres ayant fait l’objet, faisant l’objet, d’intenses campagnes médiatiques : leurs auteurs sont présents partout, vantés partout, affichés partout, vendus partout.

Tout comme moi, vous pouvez ainsi constater, de par le classement de la Méthode, le pouvoir du bouche à oreille, qui vaut bien des campagnes médiatiques, orchestrées avec de gros moyens financiers, via de grosses émissions, sur de gros médias.

Grâce à vous lecteurs (et peut-être grâce à certaines qualités du livre), la Méthode est actuellement le livre de musculation de l’été, comme L’Etrange voyage de monsieur Daldry (Marc Lévy), L’appel de l’ange (Guillaume Musso) sont les romans de l’été, comme Indignez-vous ! ( Stéphane Hessel) ou Les Intellectuels faussaires (Pascal Boniface) sont les essais de l’été…

Et, tout comme la Méthode, qui ne cesse de confirmer son succès depuis 2004, certains des livres de ce classement ont déjà connu le succès avant l’été et le connaîtront bien longtemps encore après.

 

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Rêves de bodybuilding

[youtube https://youtu.be/TdhyjTAi5xc]

 

J’ai déjà exposé à plusieurs reprises mes critiques envers le bodybuilding, non pas en tant que sport, mais en tant que seule voie autorisée pour développer son corps et le parfaire. Sa domination médiatique a longtemps écarté toute option autre, envoyant aux oubliettes l’antique idéal de l’athlète complet… jusqu’à l’apparition en 2004 de la Méthode.

J’écrivais ceci en 2007 : “Notre projet n’est pas de critiquer ou de rabaisser le bodybuilding qui a ses adeptes et ses passionnés et qui, dans sa dimension sportive vaut n’importe quel autre sport. Il n’est ni plus stupide, ni plus vain que les autres activités humaines. Il propose à notre curiosité esthétique des êtres parfois fabuleux, comme issus de légendes, de mythes. Le bodybuilding est à la fois un sport et un art visuel et son existence est légitimée par le plaisir qu’il peut procurer à certains sans constituer un danger pour les autres, qu’ils soient indifférents à son existence ou détracteurs.
Il s’agit plutôt de s’attarder sur la dimension sociologique du bodybuilding et de ses conséquences psychologiques et sanitaires, du moment qu’il s’est imposé, comme cela a déjà été dit, comme la seule pratique de musculation à visée esthétique, la référence.
Comment faire du gros muscle? Quand cette question reçoit des réponses qui évacuent tout autre considération que le volume, notamment la santé et la condition physique, on est en droit de se demander si, à part pour une minorité de bodybuilders parfaitement conscients de leurs choix et des implications qu’ils recouvrent, la majorité des pratiquants ne se fourvoie pas au quotidien, avec des entraînements ne lui convenant pas.
( l’article complet ici)

La philosophie excessive contenue dans le bodybuilding, dont le fameux NO PAIN NO GAIN , les blessures et l’enfermement social et psychologique qu’il a engendré et qu’il engendre encore, chez ceux qui n’avaient pourtant, initialement, d’autres ambitions que l’amélioration personnelle, ont en grande partie motivé la création d’une vision diamétralement opposée : la Méthode Lafay.

S’enfermer, s’isoler, prendre des risques, se faire mal… pour vaincre, être le premier, peut se comprendre : c’est la dure loi du sport…
Mais est-ce bien nécessaire à celui qui rêve d’être simplement plus beau, doté d’une meilleure condition physique, comme à celui qui pratique un autre sport et qui cherche avant tout les qualités athlétiques? Doit-il adopter des normes d’entraînement très contraignantes et produisant des résultats bien éloignés de ses aspirations, à part peut-être une amélioration esthétique souvent temporaire (car reposant sur une activité chronophage et source de blessures)?

Ces quelques réflexions porteront certainement le lecteur à penser que Bodybuilding et Méthode Lafay sont antinomiques, ou tout du moins inconciliables.

Pourtant, quelque chose a changé depuis deux ans. Des athlètes ont désiré bâtir des ponts et franchir ce précipice, cherchant à faire se rejoindre leur développement athlétique via la méthode et le monde sportif du bodybuilding, qui les fait (malgré ses excès) quand même rêver…
Ainsi, Emmanuel Beato, déjà passé plusieurs fois en vedette sur ce blog, rêve de se présenter à une compétition américaine nommée Musclemania. Cette ambition guide ses progrès à l’aide de la Méthode. On pourrait même dire qu’elle les provoque car il a beaucoup progressé depuis qu’il s’est fixé cet objectif.

Partir de la méthode pour aller vers le bodybuilding. Voilà qui est nouveau! Se construire en bonne santé et obtenir “malgré cela” le niveau pour se présenter en compétition.
Quoi qu’on puisse penser d’Emmanuel Beato, il faut bien reconnaître qu’il a été le premier à prendre ce chemin.
Et, en le faisant, il renouvelle le sport, ne serait-ce que dans l’idée : se construire sans charges lourdes, briller sans s’user, vaincre (peut-être) sans se détruire. Construire une apparence pour la scène, pour briguer le podium, sans sacrifier un idéal de construction de sa personne, corps et âme.

Certains vont se moquer, c’est certain. Certains se moquent déjà. Mais n’oublions pas qu’il a été la risée de beaucoup de gens lorsqu’il s’est présenté aux championnats de France de bodybuilding et, pourtant, il a terminé second, sur le podium.
Alors, Musclemania? Pourquoi pas…

Cette nouvelle vidéo est très scénarisée, trop dramatique diront certains. Un jeune de 20 ans, qui s’enferme dans sa bulle pour faire croître sa foi, et qui donc fabrique de toute pièce une vision héroïque de lui-même, peut-il nous proposer mieux? Parions sur un oui. Il attend vos critiques et vos conseils.
 
Ses mensurations (prises le 11 août, à froid) :
Poids : 83 kilos pour 175 cm
Epaules : 129 cm
Pectoraux : 110 cm
Bras : 41 cm
Taille : 82 cm
Cuisses : 61 cm
Mollets : 37 cm

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Le chemin se construit en marchant

Le dos de Romain

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J’ai décidé de publier ici un échange mail récent afin de permettre à mes lecteurs, ainsi qu’aux non-lecteurs, de disposer d’un nouveau point d’appui (créatif pour les lecteurs) utile à la compréhension du fonctionnement de la méthode.
 
 
Question

Bonjour Mr Lafay,
Je vous écris car j’ai une question par rapport à votre méthode au niveau de l’entrainement.
Je l’ai commencée il y a moins d’un mois, je suis au niveau II. Ce qui m’interpelle est que dans ce niveau il n’est pas proposé de travailler les dorsaux pour la largeur du dos. Étant ancien fonteux, je la travaillais régulièrement et surtout par des tractions prise pronation large. Cela dit les exercices de type I interviennent dans des niveaux plus élevés mais bien sûr je ne changerai de niveau seulement si je stagne et j’espère que se sera dans longtemps (en tout cas je ferai tout pour retarder).

Ma question est donc ( par peur de régresser par la suite en force et physiquement): Puis-je intégrer un exo de type i juste avant B1 pour ne pas régresser sur cette partie que j’ai développée anciennement ? Quitte à descendre en mode à B1 et pré-fatiguer les biceps légèrement. 
 
 
Ma réponse

Bonjour,
J’ai déjà vu ton excellent physique et je ne peux que te remercier pour ta confiance qui te fait te tourner, au moins provisoirement, vers mon travail.
Si tu appliques la même détermination avec la méthode que tu l’as fait avec les haltères, tu vas encore beaucoup progresser.

Je comprends tes inquiétudes, qui reviennent régulièrement chez des “fonteux” qui passent à la méthode.

Je vais te répondre ce que je réponds à chaque fois : ce serait une erreur de modifier un quelconque niveau (pour l’instant). Il faut d’abord chercher à vérifier ce que la méthode “brute” peut te donner, ce qui te fera ensuite progresser dans la manière de stimuler ton corps pour qu’il évolue. En effet, tu vas apprendre des choses sur les réactions de tes muscles en suivant la méthode et tu pourrais être… surpris.
Laisse-toi surprendre (ou décevoir) par la méthode au niveau le plus basic. C’est un préliminaire indispensable. Les déceptions (s’il y en a) seront vite dépassées, compensées et oubliées; les surprises heureuses seront autant d’éléments de motivation supplémentaires.

Il faut voir la méthode comme une structure de base infiniment évolutive. Pour la faire évoluer de la manière la plus productive qui soit, il faut intégrer son fonctionnement étape par étape.
C’est de ton suivi strict de la base que vont dépendre tes bons choix à l’avenir.

La méthode propose des carrefours (possibilités différentes d’évolution) très régulièrement. Plus tu progresseras dans le suivi de la méthode, plus ces carrefours seront nombreux. Si tu veux t’assurer de prendre le bon chemin à chaque intersection, il te faut avoir intégré les étapes précédentes, dans l’ordre…
Au début, le chemin est tout tracé, il te procure une expérience millimétrée de la méthode. Tu engranges en toi-même des points de repère, qui seront autant de points d’appui pour ton évolution à venir.
Par la suite, le chemin se trace en marchant (rien n’est plus tracé d’avance car les possibilités d’adaptation sont de plus en plus nombreuses). Mais ce que tu as fait au début te permettra de réduire le nombre de choix possibles et d’envisager rapidement les meilleures options à chaque intersection.

Boucle ou pas boucle, techniques anti-stagnation (laquelle et quand?), modifications de niveau (ajout et/ou suppression d’exercices, modification des temps de repos, modification des techniques d’exécution, modification de l’ordre du niveau) : ces possibilités infinies qui font de la méthode un outil extrêmement souple, constructiviste, se voient, de par le cheminement du pratiquant, réduites à un ensemble fini lors de chaque décision importante. On sait très vite ce que l’on doit faire.

A début, le cheminement est programmé. On suit beaucoup et on s’écoute peu (on est en phase d’apprentissage de l’écoute de soi et de ses réactions à des stimulations). Par la suite, peu à peu, on suit de moins en moins et on s’écoute beaucoup (mieux), de manière inconsciente la plupart du temps. Au fur et à mesure du tracement de notre cheminement personnel, on en vient à savoir sélectionner les options qui nous sont à chaque fois les plus adéquates (en fonction de notre projet) et à opérer un second tri sélectif afin de retenir la plus convenable.

Si l’on peut qualifier d’algorithmique la tendance de la structure de base de la méthode, celle-ci devient assez rapidement heuristique *.

La démarche consiste à réinventer la (notre) méthode au fur et à mesure que nous avançons dans la problématique fixée au départ (et constamment reformulée), aussi souvent que nécessaire. L’esprit est formé par le parcours déjà effectué mais il doit rester ouvert pour distinguer les différents itinéraires potentiels qui conduisent à la réalisation de notre projet. La méthode procède à la fois à un formatage et à un assouplissement de ce formatage chez le pratiquant. Plus le temps passe, plus le formatage se dissout.

Plus le temps passe, plus tu gagnes en liberté et efficacité personnelle (chaque choix sera le plus adapté à tes besoins au moment où tu les auras formalisés).

Si tu ajoutes des tractions larges en début de séance, alors que tu débutes la méthode, tu vas altérer le fonctionnement de la triade, qui sera peut-être bien moins productive. Ce qui est déjà un premier point important.
D’autre part, il faut pouvoir disposer de points d’observation très précis à chaque instant de pratique de la méthode.
Pour obtenir ces nécessaires outils de recul (et donc de créativité), il faut commencer par la version la plus simple et pure de la méthode (quel que soit son niveau de départ).
C’est un des “secrets” de la réussite de la méthode : la création d’une prise de recul majoritairement inconsciente, de par des agencements très précis et “parfaitement” coordonnées de niveau en niveau.
Si tu modifies le niveau 2, c’est non seulement le niveau 2 qui en souffre, mais c’est l’ensemble du système qui perd sa logique pédagogique (pour un débutant de la méthode).

Les dorsaux sont extrêmement stimulés par la triade + les tractions de type C.
Il se peut que tu perdes (au début) un peu de force et de masse tout en haut du dos (ce qui n’est pas certain du tout), mais tu vas obtenir des gains importants sur la partie moyenne et basse, que ce soit en largeur ou en épaisseur.
Au niveau 6, tu feras de nouveaux progrès en largeur.

Quand tu vois le dos de Charles, immensément large après avoir majoritairement bouclé du niveau 2 au niveau 4 pendant plusieurs années, tu peux comprendre que la logique ne doit pas être altérée.
Son dos était déjà très large bien avant qu’il ne décide de monter dans les niveaux…

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Charles, capable de 2 tractions d’un bras, montre un dos construit sans haltères, machines ou autres poids lourds
 
 
* Heuristique : Technique empirique de résolution de problèmes qui tient compte à chaque étape des résultats précédents et en déduit la stratégie à adopter par la suite. Contrairement aux méthodes algorithmiques, les méthodes heuristiques n’assurent pas que l’on arrivera à un résultat en un nombre fini d’étapes. Les heuristiques sont fréquemment utilisées en intelligence artificielle, à l’intérieur de ce que l’on appelle des univers incertains. Ainsi, les jeux d’échecs sur ordinateur ont recours aux heuristiques.
 
Source :
http://www.journaldunet.com/encyclopedie/definition/596/34/20/heuristique.shtml
 
 
Nota : Les moins instruits et perspicaces de mes contradicteurs (ou “détracteurs”) acharnés perçoivent mon travail comme s’il était algorithmique et, vu sous cet angle, ils auraient raison de dire que la méthode ne peut être bénéfique que pour quelques pratiquants seulement. Car dans un univers aussi complexe que celui de la transformation physique, l’algorithme ne peut satisfaire tous ses utilisateurs. Ce qui explique les échecs de nombreuses “méthodes de planification”.
Toute la difficulté consiste donc en l’aide à l’élaboration d’une heuristique personnelle (pour chaque utilisateur) sur la base d’une structure commune. Ce qu’est la méthode.
Une forme qui informe (l’esprit et le corps du pratiquant), puis qui se déforme, toujours en informant, puis se reforme, pour être à chaque reconstruction toujours un peu plus proche de la singularité du pratiquant.

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Pectus Excavatum et Méthode Lafay

Pectus1Le Pectus Excavatum (ou thorax en entonnoir) est une déformation du thorax, le plus souvent congénitale (présente à la naissance), caractérisée par un enfoncement plus ou moins prononcé de la partie inférieure du sternum, causé par une longueur excessive des cartilages qui relient les côtes au sternum (cartilages costo-sternaux antérieurs).

Source : Wikipedia

 

 

Vous découvrirez ci-dessous le parcours de Gael Bernet, ayant souffert d’un pectus excavatum, et l’ayant résolu grâce à la chirurgie et la musculation. Les photos sont assez spectaculaires.

 

Bonjour à tous les lafayens,

Après 2 ans de pratique de la méthode, je voulais vous faire partager mon évolution et ma progression.
J’ai toujours été quelqu’un de très sportif, j’ai pratiqué l’athlétisme pendant 6 ans et le tennis pendant 5 ans, ce qui m’a d’ailleurs rendu asymétrique au niveau du dos, des bras et des épaules voir même des pectoraux.
Depuis que je suis petit, j’ai une malformation au thorax appelé pectus excavatum.
Ne pouvant plus supporter ce “trou” physiquement et moralement, je redoutais l’été car je ne voulais pas me mettre torse nu.


Enfin bref en 2007, je décide de me faire opérer, l’opération est simple : une broche est mise en place sous le thorax pour le faire ressortir. Pendant trois mois, je n’ai pas pu faire de sport. A cette époque, je pesais 56 kilos pour 1m93 donc vraiment très maigre.

 

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En 2008, je commence la méthode toujours à 56 kg, je ne me rappelle pas du tout de mes premières perfs; ce dont je me rappelle, c’est que les dips étaient impossibles à faire et les mouvements étaient assez douloureux avec ma broche.

 

Photo de mars 2011 (à un poids de 77 kgs)

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