Le développement durable appliqué au corps

“Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.”
Rapport Brundtland, 1987

 

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LA MUSCULATION VERTE
 
Ne retrouve-t-on pas, dans la Méthode Lafay, la logique du développement durable appliquée au corps?

 
a – La gestion des ressources.
 
Le capital corporel est exploité en ayant une vision à long terme. Il ne s’agit pas d’amener son organisme à la destruction en cherchant un profit à court terme. Par profit, j’entends le développement exclusif du muscle. On apprend à gérer ses efforts afin d’éviter un épuisement précipité des ressources qui conduit à la fatigue et aux blessures. La musculation, outil de construction de soi, ne doit pas être énergivore. Elle ne doit pas devenir non plus une activité chronophage, qui étoufferait dans l’oeuf le développement de nos autres potentialités, ou le limiterait. La souffrance, psychologique ou somatique, provient de ces potentialités oubliées ou gâchées, elle provient de déséquilibres. Aussi, pour atteindre l’harmonie (l’épanouissement), on apprendra à éviter le gaspillage.

 
b – Le respect du potentiel exploitable.
 
On ne veut pas faire croître le corps malgré lui, mais avec lui. Il s’agit d’apprendre à dialoguer avec soi, pour que la construction se fasse dans un état de paix intérieure. Le pratiquant apprend à regarder son corps autrement que comme un objet de consommation immédiate dont seule l’apparence compterait. Il apprend à écouter ce corps qu’il ne veut plus contraindre comme il le ferait d’un adversaire, mais qu’il envisage désormais comme un partenaire. Plutôt que de se comporter comme un prédateur envers lui-même, plutôt que de s’utiliser sans se respecter, il entreprend des jeux à sommes non nulles, avec lui-même, avec son environnement.

 
c – La croissance autrement.
 
Se considérer soi-même comme un partenaire, rechercher l’harmonie, n’exclut ni la croissance, ni la performance. En privilégiant le dialogue avec soi et l’environnement, plutôt que la contrainte prédatrice, on peut aller très loin, beaucoup plus loin qu’en se pillant soi-même. Et ceci plus facilement.
 

La Méthode Lafay, pour promouvoir et mettre en place un développement durable, subordonne la construction du corps à la construction de soi , en actionnant de manière efficiente une logique de contrôle de l’effort.
Les résultats des pratiquants expérimentés montrent qu’un compromis rationnellement construit est au moins aussi efficace à court terme qu’une focalisation exclusive sur la performance (la prise de volume étant aussi une performance). A long terme, il sera beaucoup plus efficace, du fait même de son efficience.

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Musculation constructiviste

“Ah ! misère !… Écoutez les mortels mettre en cause les dieux ! C’est de nous, disent-ils, que leur viennent les maux, quand eux, en vérité, par leur propre sottise, aggravent les malheurs assignés par le sort.”
Homère (L’Odyssée)

“Pour le constructiviste, la vie est un jeu à somme non nulle : les joueurs gagnent tous, ou perdent tous. La condition sine qua non de toute vie sociale n’est pas la compétition mais la coopération. Mais le prix d’une telle conception du monde, c’est qu’il faut remplacer la notion d’objectivité par celle de responsabilité.”
Lynn Segal

Apprendre à coopérer avec soi, les autres, le monde…
La Méthode Lafay fonctionne selon ce principe. Ses résultats remarquables montrent que, lorsqu’il s’agit de transformer son corps et prendre en charge sa santé, la coopération vaut effectivement bien mieux que la compétition.

Responsabilité = cultiver l’efficience = coopération.

Articles complémentaires (cliquez sur le sujet qui vous intéresse) :
Sur l’Efficience (la nouvelle voie du muscle)

sur les liens entre responsabilité et coopération

sur la responsabilité

sur la gestion de l’énergie

sur la gestion de l’effort

sur la compétition avec soi-même

sur le “no pain no gain”, la compétition avec soi-même en musculation

Sur notre société, qui exige paradoxalement adaptation et responsabilité tout en magnifiant la seule compétition

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Saltus perceptuel

“Autre concept important, le changement n’est pas linéaire. Voilà pourquoi, sur une échelle de zéro à dix, nous procédons dans l’ordre, du un au dix mais, comme on l’observe dans la nature pour tous les phénomènes naturels climatiques, physiques et biochimiques, notre progression n’est pas linéaire. Les changements ont des sauts, comme le décrit la théorie des catastrophes, ou alors ils se font en spirale et donc ils vont en avant, puis en arrière, puis en avant, où le fait d’aller en avant revient à revenir en arrière, pour ensuite avancer.
(Giorgio Nardone)
 

La majorité des approches linéaires et rationalistes visant le changement ne prennent pas cela en compte. C’est le cas de la musculation classique, dont les cycles et planifications sont rigides ou assez rigides, soumis au “principe de réalité” déterminant la voie à suivre (la croyance dans le No pain no gain).
L’adaptation est forcée, et la tentative de soumettre les cycles naturels à des “cycles de papier”, si elle donne des résultats à court terme, conduit à l’épuisement de l’individu à plus long terme (blessures, pathologies mentales et physiques diverses). Cette pratique induit et justifie le dopage, car les drogues sont alors le seul moyen d’échapper aux blocages résultants d’une confrontation perdue d’avance avec un “réel” que l’on veut soumettre (au lieu de coopérer avec lui).
 

La Méthode a développé les concepts de Boucle et Mini boucle, où le cycle est au coeur même de l’entraînement, cherchant à épouser au plus près les cycles naturels, se greffant sur “l’ordre des choses” et produisant une transformation silencieuse. L’adaptation (la transformation corporelle) n’est plus forcée, elle est juste “invitée à se produire”. Le principe de la Méthode est de créer les conditions pour que l’évolution se produise quand elle est possible avec un minimum de heurts, de violence envers soi et donc d’effets secondaires pénibles et désagréables. Comme dans le Yoga ou la stratégie chinoise, nous cherchons le chemin de moindre résistance. Il s’agit d’apprendre à chevaucher son tigre.
 

Ceci n’est pas immédiatement perceptible de prime abord, surtout si l’on ne pratique pas, et ce malgré les textes de fond, qui informent, mais ne peuvent produire le déclic sans la pratique.
Aussi, c’est la pratique régulière de la Méthode, en suivant les prescriptions pour une bonne gestion de l’entraînement, qui conduit au Saltus perceptuel, c’est-à-dire un changement de perception de la “réalité” en ce qui concerne la meilleure façon d’obtenir du muscle. Peu à peu, de déclic en déclic, de petit pas en petit pas, on se débarrasse de l’a priori No pain no gain pour entrer dans une autre réalité, qui s’avère de plus en plus gratifiante.
 
“Il ne faut pas faire violence à la nature, il faut la persuader.”
(Epicure)
 

Nota : Giorgio Nardone parle d’une “échelle de un à dix”. Dans le cadre de la Méthode, il s’agit des niveaux 1 à 13. Ce qui signifie que la progression suit une avancée dans les niveaux, mais avec de fréquents allers et retours; le changement linéaire s’inscrit dans de petits cercles, eux-mêmes inscrits dans des cercles plus vastes, eux-mêmes inscrits dans de plus grands cercles encore, etc. La structure est linéaire, le processus est circulaire.

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La construction d’un modèle alternatif (autorégulation, boucle, efficience) – Part I

Marcos01Les « limites » naturelles que l’on peut atteindre en pratiquant la musculation n’ont guère changé en 200 ans. Ainsi, un sportif d’environ 1m80, qui pratique la musculation traditionnelle, peut espérer atteindre 43 cm de bras, au bout de nombreuses années d’efforts acharnés. Très exceptionnellement, il atteindra 45 cm.
Cet article, en trois parties, explique pourquoi si peu de pratiquants de la musculation traditionnelle atteignent de telles mensurations (et les performances qui vont avec). Il s’agit d’une élite, dont les membres sont célébrés comme autant de héros légendaires. Vous verrez qu’il existe des liens étroits entre élite, no pain no gain et limites naturelles.
L’article explique aussi pourquoi la Méthode Lafay a pu démocratiser l’accès à ces limites, permettant à de nombreux sportifs d’atteindre rapidement 42 cm, avec un investissement physique et psychologique relativement peu important. Vous disposerez alors d’indices clairs sur les raisons qui font que la Méthode Lafay permet également de repousser ces limites naturelles.
Nul besoin d’être un guerrier du muscle pour réussir.
Pour finir, vous comprendrez mieux les liens irréductibles entre dopage (drogues de la performance) et musculation traditionnelle.

Chaque jour, ce que nous faisons construit notre destin. Nos pensées et nos actions forgent notre histoire.
D’où l’importance de bien savoir ce que nous faisons et comment nous le faisons.

Le nombre de commentaires de l’article Cédric Villani et le Constructivisme, publié le 30 août 2012, est inégalé à ce jour (plus de 250). Parmi ceux-ci, l’on trouve plusieurs fois des questions relatives à la notion d’autorégulation, que l’article aborde rapidement.

 

Marcos02L’un des participants, Denis, intervenant régulier sur les espaces internet liés à la Méthode, a abordé le sujet lors d’une conversation privée, dans l’idée de le développer auprès des lecteurs. Je lui ai alors transmis des éléments destinés à nourrir sa réflexion (idées, références) et lui ai laissé la charge de les assembler.

Denis est déjà l’auteur d’un article de qualité, particulièrement bien reçu par le public : Boucle et Mini boucle, rel+

oaded.

Mais avant de vous livrer sa prose, je désire au préalable éclairer la réflexion en définissant rapidement le cadre dans lequel elle va s’exercer. Et, pour ce faire, je vais commencer par reprendre la terminologie de Siegfried Schmidt, constructiviste radical.

 

Avez-vous déjà songé au fait que, pour chaque « position » que vous prenez au cours de votre vie, il existe nécessairement une « présupposition »?
« Quoi que nous fassions, nous le faisons sous la forme d’une position : nous faisons ceci et pas autre chose. »
Et nous pensons, et nous agissons, toujours sur la base de présuppositions généralement inconscientes. Celles-ci sont constituées de nos expériences passées et de nos apprentissages. A l’arrière-plan de la conscience, rangées dans des cases, se trouvent des informations sur ce que l’on doit ou ne doit pas faire; et comment le faire.
Nous ne sommes pas des dieux qui créeraient ex-nihilo les conditions de leur existence. Nous ne sommes pas « libres ». Nos valeurs, nos pensées, nos actes sont les fruits d’une histoire, elle-même générée et encadrée par des programmes culturels.

Ces programmes sont les produits du tri et du stockage par la société de solutions qui se sont avérées (ou que l’on a pensé) valables à un moment donné, face à divers problèmes.
Ainsi, par la culture, nous disposons d’un « stock de solutions » pour répondre à nos questions sur :
– le sens de la vie;
– la manière de comprendre et gérer les relations humaines;
– la manière de se gérer soi-même;
– la manière de régir le corps et l’esprit;
– le rapport idéal à l’environnement;
– la manière de transformer le monde (artisanat, industrie, architecture, agriculture, etc).

Le stock disponible pour chacun est plus ou moins vaste selon les époques, les groupes sociaux, le sexe, l’âge, l’éducation reçue. La précision et la pertinence de nos réponses aux sollicitations de la vie dépendent de nos conditions d’accès à un stock de solutions important et diversifié.

Marcos04Lorsque nous décidons de nous muscler, nous le faisons relativement à cette culture qui nous construit depuis l’enfance. Nous nous structurons à partir des modèles qu’elle impose et des pratiques qu’elle propose. C’est la culture qui dicte le désir d’avoir du muscle et qui informe des outils et comportements permettant d’y parvenir. Elle le fait parce que, en tant que « programme », elle intègre le muscle comme une possible solution à nos problèmes existentiels.

Nous sommes alors dirigés vers un milieu désigné a priori comme pourvoyeur de solutions concrètes, a priori apte à faire de la solution fantasmée une solution effective. Nous sommes littéralement aspirés par un milieu culturel dominant spécifique, que l’on peut décrire comme un ensemble de codes, de valeurs, d’outils, de solutions, dont la finalité est de produire du muscle

La culture de la musculation régit :
– ce que l’on doit penser de la musculation (son intérêt, les solutions qu’elle est censée apporter);
– l’entraînement (le lieu idéal, le matériel qui est choisi, les exercices, les programmes, la gestion du repos);
– l’attitude mentale à l’entraînement et en dehors des entraînements (l’état d’esprit demandé pour être considéré comme un bon pratiquant – autrement dit : l’investissement psychologique requis, la gestion de l’effort).

Ainsi, avant même de débuter un entraînement de musculation, nous avons en nous un a priori, qui n’est qu’en partie conscient, sur le pourquoi et le comment de la musculation. Le formatage commence avant même d’entrer dans une salle de musculation et celle-ci (associée aux médias spécialisés) va l’achever.

La tradition culturelle, en musculation, reflète les enjeux de la société contemporaine. C’est-à-dire que l’on retrouve dans le domaine exclusif du muscle les valeurs dominantes de notre société, celles qui déterminent nos actions, et qui vont donc déterminer les modèles permettant de résoudre le problème de la transformation corporelle.

La thématique essentielle, autour de laquelle s’agrègent ces valeurs, la soutenant et la guidant, est celle de la performance, qui affecte tous les aspects de la vie de l’individu. On peut même parler de culte de la performance tant l’exigence est prégnante, incontournable. Ce culte est la conséquence d’un processus historique, ayant provoqué l’émergence des libertés individuelles et culminant dans le devoir d’être soi. 

 

Marcos05Durant les deux derniers siècles, le modèle traditionnel de société, qui encadrait le devenir de l’individu, a progressivement vacillé, contraignant peu à peu ce dernier à devoir inventer sa vie, faute de pouvoir continuer à compter sur le chemin tracé par les ancêtres.

Forcé à la mobilité, coupé de ses racines, happé par l’usine, engagé dans des collectivités nouvelles et devenant citoyen, l’individu s’est vu attribué une identité; et ses responsabilités vont, dès les années cinquante, dès son entrée dans la société de consommation, se multiplier et se diversifier très rapidement. En devenant acteur du social et de sa vie, il est constamment tenté et sollicité. Ce qu’il est et ce qu’il peut être devient une question, son identité devient un enjeu.

En entrant dans une société d’abondance, nous sommes devenus acteurs de nos vies. La généralisation du confort et des loisirs laissent du temps pour penser à soi, pour se donner de l’importance. Nous sommes alors amenés à faire des choix afin de décider des modalités d’expression de notre importance et de notre singularité, que ce soit au niveau matériel ou spirituel, car nous sommes également entrés dans un monde incertain, où le progrès technologique bouleverse sans cesse l’environnement et les traditions, et où la religion d’état recule, concurrencée par d’autres valeurs spirituelles. Cette perte de repères contraint à se positionner, égarés que nous sommes par cette perte des repères, autrefois donnés d’emblée par une tradition sans équivoque.

Au niveau social, nous devons également être acteurs, non seulement parce que nous sommes citoyens, mais aussi parce que nous avons vu des perspectives d’évolution s’ouvrir pour nous et notre descendance. En cherchant à évoluer, à intégrer des groupes très divers, nous devons faire des choix constants, nous devons nous adapter rapidement, prendre les bonnes décisions, en concurrence avec d’autres individus animés par les mêmes aspirations de changement personnel et familial, et de valorisation de soi. Nous sommes alors amenés à tester des modèles, à rechercher dans le stock de solutions fournies par la culture de quoi inventer notre modèle propre, notre identité.
L’individu contemporain est soumis à une exigence d’autonomie.

 

Marcos03L’obligation d’adaptation permanente, si elle est émancipatrice, est également source d’un grand stress. C’est une tension énergivore, qui paraît irréductible, où l’esprit n’est jamais complètement en repos, et qui cause donc une grande souffrance intérieure. Sauf à abandonner volontairement le terrain de la confrontation à soi et aux autres, l’incapacité à se dépasser soi-même est vécue comme un échec personnel, auquel s’ajoute un jugement social négatif. L’inadapté est rejeté. La solution, lorsque l’on ne peut ni éradiquer, ni fuir ce stress, est de le revendiquer. On va donc théoriser l’acceptation de la souffrance, afin de se montrer, à soi-même et aux autres, comme étant le maître de sa vie. On cherche un compromis qui permet d’être officiellement l’associé de sa souffrance, plutôt que de donner l’impression d’en être la victime, ce qui est socialement inadmissible.
C’est donc une double et formidable pression qui s’exerce sur l’individu contemporain : il est contraint de lutter pour être… et de (se) dire qu’il aime ça.

Lorsqu’il s’agit de théoriser l’acceptation de la souffrance, nous le faisons tout naturellement, en nous appuyant sur le stock culturel à notre disposition. Nous nous racontons une histoire, faite de l’association de divers éléments culturels, puisés dans notre univers privé ou lors de rencontres (école, tv, sport, cinéma, politique, arts, romans de SF ou de fantasy, essais, littérature).

 

L’histoire dominante de notre société, celle que la plupart des gens se racontent, ressemble à peu près à cela :
L’accès à l’information, pour tous, a rendu le monde petit, transparent, et a mis en relief son absurdité. Si autrefois, l’individu devait traverser une « vallée de larmes » (psaume 84) avant de pouvoir entrer dans la maison de Dieu, il n’est plus certain que cette traversée mène à la vie éternelle. Désemparé face à la mort de Dieu (Nietzsche), l’individu se révolte contre sa mortelle condition (Camus), et décide de lutter, en repoussant toujours les limites, en s’inventant un sens, au travers du dépassement constant de soi, pour accéder au surhomme. Il imite le christ, se sacrifiant pour accéder à un au-delà de lui-même. En s’imposant la douleur, en s’imposant de multiples épreuves desquelles il espère au final triompher (épopée), il échappe ainsi à l’ordre naturel de la soumission au monde, et récolte comme prix suprême le sentiment de maîtriser sa vie. C’est lui qui décide… 
Mais les impondérables, le chaos qui règne sous les formes stables, l’affaiblissement programmé et visible de toute forme de vie, lui font conjointement ressentir qu’il est le jouet de forces qui le dépassent (tragédie). La fin de l’aspirant surhomme sera tragique, lorsque ce héros auto-désigné perdra la vie dans un dernier combat inégal, n’ayant pu repousser assez loin les limites, transmettant alors le flambeau aux suivants, la tâche de poursuivre la mission de l’homme révolté.

Les croyants sont épargnés par une partie des angoisses de l’homme occidental contemporain, mais ils n’en sont pas moins, pour la plupart, soumis à cette nécessité d’adaptation permanente et en recherche d’une réalisation héroïque de soi.

C’est dans cette histoire, plus ou moins bien affinée, référencée et racontée selon les personnes, que s’enracine une théorisation de l’acceptation sous forme de devise : no pain no gain. Cette formule, couramment usitée en musculation, synthétise en quelques mots deux conceptions de notre rapport à la souffrance. Dans la première conception, la souffrance accompagne inévitablement le progrès (GAIN with PAIN). Dans la seconde, la douleur précède le progrès (PAIN puis GAIN).

 

vincent03Le no pain no gain est un symptôme, il n’est nul besoin de le connaître, ou de le revendiquer pour lui être soumis, puisque nous sommes malgré tout soumis, par défaut, aux valeurs qui le constituent.
La norme prégnante du surhomme, du héros, de celui qui doit inventer sa vie et repousser les limites, conduit tout naturellement les gens à aborder la musculation sous l’angle du no pain no gain. Ils pratiquent plus ou moins consciemment un culte de la performance et de l’héroïsme où l’on croit que la souffrance doit envahir l’action, en accompagnant, ou même en précédant, tout progrès.

Cette adhésion sans recul aux valeurs dominantes de la société n’est pas sans conséquences. Le dépassement de soi dans la douleur, intégré comme norme comportementale, nous conduit à considérer que l’adaptation de l’organisme ne se fera que s’il subit un stress très important, renouvelé très régulièrement. Il s’agit de forcer l’adaptation. C’est en s’adaptant à la douleur qu’on lui cause que notre corps atteindrait la beauté et produirait des performances.
Cette approche comporte un double risque énantiodromique :
– l’auto-destruction physique et psychique (au lieu de la construction de soi);
– la diminution de l’énergie nécessaire à notre rayonnement dans le monde (au lieu d’un accroissement de nos capacités d’adaptation).

 

Autodestruction : si la beauté et l’athléticité peuvent surgir, au moins temporairement, de l’application d’un stress constant et colossal, il n’en est pas de même de la santé. Le corps s’use sous les poids lourds, sous les tensions extrêmes. Le corps s’use sous la pression, il cède, il craque. L’athlète se blesse, et devient parfois invalide. Avec l’âge, les articulations, les tendons, ainsi que la colonne vertébrale, abîmés par l’entraînement intensif, condamnent la possibilité de réaliser des efforts suffisants pour maintenir la masse musculaire. La régression s’installe.
En musculation, la volonté de se vaincre soi-même ne mine pas seulement le corps, elle perturbe aussi l’esprit, qui ploie sous ses obsessions et ses échecs. Les désordres psychologiques s’installent.

Diminution de l’énergie nécessaire à notre rayonnement dans le monde : le no pain no gain est énergivore et chronophage. Non seulement l’application d’un stress régulier et important demande du temps et de l’énergie, mais la récupération des effets de ce stress demande aussi du temps et de l’énergie. Avoir mal, cela fatigue… Cela réduit d’autant plus le potentiel énergétique que l’on pourrait consacrer à d’autres activités. Notre rayon d’action s’en trouve diminué.
La musculation était censée procurer davantage de pouvoir sur soi et sur le monde, mais c’est le contraire qui se passe. Notre énergie vitale est aspirée vers la construction de force musculaire, qui peut devenir un but en soi. La musculation, qui se présentait à nous comme une solution, est devenue un problème, et cela qu’elle nous blesse un peu, beaucoup, temporairement ou à vie. Elle est devenue un handicap social car l’énergie utilisée pour pratiquer la musculation, et en gérer les conséquences, n’est pas utilisée ailleurs.

 

vincent01Ainsi, sauf à vouloir consciemment jouir d’une vie consacrée exclusivement à la construction de muscle sur un mode héroïque, l’entraînement selon le no pain no gain s’avère contre-productif. Le stress considérable qu’il ajoute aux pressions nées de la poursuite d’autres objectifs est inutile et nuisible. La volonté de « tout donner » en musculation, d’aller au bout de soi-même, s’oppose à l’idée d’une gestion raisonnée du stress, permettant de durer, de s’adapter plus aisément, de réussir.
Lorsque l’on veut se réaliser pleinement, et mettre pour cela toutes les chances de son côté, lorsque l’on veut devenir le héros de sa vie, il est préférable de ne pas chercher à être un héros en musculation.
Ceci est valable même pour le compétiteur sportif, qui a tout à gagner à pratiquer une musculation génératrice de performances, mais non aliénante.

La création d’un modèle autre, non-héroïque, qui évacue de l’entraînement le culte de la performance, s’avère incontournable. Inattendu, n’allant pas de soi, il se présentera nécessairement sous la forme d’un programme culturel alternatif, constitué d’idées neuves, de valeurs autres et de moyens d’exécution différents.

 

La culture, ce sont des programmes enregistrés et disponibles, mais aussi des solutions envisageables/alternatives:
« la culture peut être envisagée sous une double perspective :
– comme la totalité de toutes les applications de programmes réalisées à un moment bien déterminé et dont nous pouvons disposer comme connues (tradition);
– comme horizon ouvert de projets de programmes alternatifs et réalisables et d’applications de programmes (innovation). »

( Siegfried Schmidt)

Le rapport entre tradition et innovation détermine la dynamique culturelle. En musculation, cette dynamique culturelle s’est manifestée par des changements de forme, mais non de fond. La musculation avec haltères et machines a vu surgir à ses côtés des formes alternatives où l’utilisation du poids de son corps prime. Les sportifs sont sortis des salles, réhabilitant la gymnastique et l’effort rustique. Mais les valeurs qui sous-tendent la définition de l’objectif et l’investissement physique et psychologique n’ont guère été questionnées, ceci par manque de recul sur le conditionnement culturel de la pratique, qui conduit à toujours utiliser le même fond, quelle que soit la forme.

En psychologie constructiviste, on appelle cela un changement de niveau 1 : la modification s’opère au niveau des éléments du système (la culture du muscle forme un système). Des pratiques nouvelles apparaissent, mais les valeurs centrales restent identiques. Performance et apparence, pour être remarquables, demandent un engagement total de la part du pratiquant, qui aborde l’entraînement sur un mode héroïque.

vincent02Dans un changement de niveau 2, c’est le système lui-même qui se modifie ou qui est modifié.
En intégrant des informations sur la nature du système, sur son fonctionnement, nous modifions notre appréhension de la réalité, ce qui nous conduit à fabriquer de nouveaux outils pour intervenir avec succès dans cette réalité.
La Méthode Lafay est le fruit d’un changement de niveau 2, qui introduit une nouvelle forme de pratique de la musculation. Le no pain no gain est évacué. Il est possible d’atteindre des performances et une apparence remarquables, sans un engagement total dans l’entraînement, et en replaçant celui-ci dans un cadre plus vaste, qui améliore sa gestion et favorise un épanouissement global (maîtrise facilitée de la trajectoire de vie).

Chaque pratiquant a à sa disposition un cadre conceptuel et des programmes d’action qui permettent de substituer la coopération avec soi à la compétition avec soi. C’est un changement de paradigme radical, qui bouleverse la tradition culturelle du muscle. Les résultats de plus en plus nombreux d’athlètes, démontrent que la coopération avec soi donne de meilleurs résultats, à moindre coût énergétique et en évacuant le dopage. Il existe une alternative au no pain no gain, bien plus productive : l’efficience.

Deux autres parties vont suivre. Dans la partie II, la thématique de la coopération (avec soi) sera davantage creusée au travers d’une analyse des rapports entre adaptation et autorégulation. On y parlera d’homéostasie, d’autorégulation, de régulation, de perturbations, repli sur soi, combat, souffrance, médecine, etc. La partie III sera constituée par le texte de Denis (pratique concrète).

 

Références :
Alain Ehrenberg : Le culte de la performance, l’individu incertain, la fatigue d’être soi.
Jean-claude Kaufman : l’invention de soi.
Siegfried Schmidt : histoires et discours.
François Jullien : traité de l’efficacité.
Michael White : les moyens narratifs au service de la thérapie.
Alice Miller : c’est pour ton bien.
Hannah Arendt : la crise de la culture, jugement et responsabilité.
Edward Hall : au-delà de la culture.
Jean-Louis Le Moigne : la modélisation des systèmes complexes.
Paul Watzlawick : bibliographie complète.

Photos de Marcos0415 (vainqueur du Challenge TNT dips) suivies de celles de Vincent Sly (N°5 au Firefighter Combat challenge).-

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Petit avant-goût du prochain article (3)

“No pain, no gain (or “No gain without pain”) is an exercise motto that promises greater value rewards for the price of hard and even painful work. Under this conception competitive professionals such as athletes and artists are required to endure pain and pressure to achieve professional excellence.

It came into prominence after 1982 when actress Jane Fonda began to produce a series of aerobics workout videos. In these videos, Fonda would use “No pain, no gain” and “Feel the burn” as catchphrases for the concept of working out past the point of experiencing muscle aches.

It expresses the belief that solid large muscle is the result of training hard and suffering sore muscles repeatedly, implying that those who avoid pain will never reach a professional level as bodybuilders.”
(Wikipedia)

“Le no pain no gain est un symptôme, il n’est nul besoin de le connaître, ou de le revendiquer pour lui être soumis, puisque nous sommes malgré tout soumis, par défaut, aux valeurs qui le constituent.
La norme prégnante du surhomme, du héros, de celui qui doit inventer sa vie et repousser les limites, conduit tout naturellement les gens à aborder la musculation sous l’angle du no pain no gain. Ils pratiquent plus ou moins consciemment un culte de la performance et de l’héroïsme où l’on croit que la souffrance doit envahir l’action, en accompagnant, ou même en précédant, tout progrès.”

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Devenir stratège de son développement

Nicolas Ehret

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On peut définir rapidement l’efficience comme “l’efficacité de l’efficacité”.
Elle se mesure sous la forme d’un ratio entre les résultats obtenus et les ressources utilisées. Il faut la distinguer de l’efficacité, qui est le ratio entre les résultats obtenus et les objectif fixés (cf wikipedia). Bref, il faut des résultats conformes à nos objectifs, obtenus de la manière la plus économique possible.
En musculation, l’efficience, c’est la capacité à progresser le plus possible, en se faisant le moins de mal possible, et en y passant le moins de temps possible.
L’énergie ainsi économisée peut être redistribuée ailleurs (développement de soi, professionnel, familial, affectif).

Mais il ne suffit pas de le dire ou même de le comprendre, il faut savoir l’appliquer…

Une fois la théorie comprise, nous devons donc mettre au point une approche stratégique* pour devenir véritablement efficient.

La Méthode Lafay vous explique ce qu’est l’efficience (pourquoi il est très important de devenir efficient). Elle vous explique aussi COMMENT le devenir. Vous devenez efficient peu à peu, pas à pas, en développant progressivement votre recul stratégique**.

La Méthode a été élaborée pour diriger ce processus d’efficience.

Naturellement, elle exclue le “no pain no gain”, car c’est soit l’efficience, soit le “no pain no gain”, qui guidera vos pas (en musculation ou ailleurs). Les deux ne sont pas compatibles.

 

Arnaud

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*La stratégie, c’est l’ensemble des opérations réalisées dans la recherche d’une victoire à moindre coût. La stratégie, c’est la recherche du chemin de moindre résistance.
Il s’agit de savoir réaliser de petites adaptations qui engendreront de grands effets, de faire de petits changements qui engendreront de grands changements. Il s’agit aussi de savoir quand ne pas agir…

** vous disposez du recul stratégique quand vous bénéficiez d’un point de vue “élevé” vous permettant de prendre la bonne décision à chaque “blocage”. En mettant en pratique votre lecture des livres de la Méthode, ainsi que des articles orientés “action” du blog, vous vous mettez en condition de générer progressivement ce recul stratégique. Ce phénomène se produit en grande partie de manière inconsciente, pas à pas.
Les textes de fond (section “philosophie” du blog) créent des perspectives supplémentaires. Leur lecture n’est pas obligatoire, elle vous permet néanmoins d’enrichir considérablement le recul stratégique.

 

Mickaël

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Lorsque vous prenez du recul pour observer la situation afin d’y effectuer de petits changements générateurs de progrès continus, sans trop d’efforts, vous devenez efficients. Vous créez et entretenez le recul stratégique. Vous devenez autonome.

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La structure de la Méthode décortiquée par Wuxing

Wuxing est un pratiquant expérimenté qui s’est posé de nombreuses questions sur le fonctionnement de la Méthode. Les réponses qu’il a apporté à ces questions sont souvent pertinentes et peuvent donc intéresser les autres pratiquants.

Ci-dessous, vous trouverez une de ces analyses, que j’ai décidé d’isoler et de publier sur le blog, afin d’apporter de l’eau au moulin de mes lecteurs.
Il est évident que toutes les clefs permettant de comprendre l’élaboration de la méthode ne sont pas présentes dans le texte que vous allez lire, mais l’on y trouvera des bases qui pourront être étoffées par la lecture des articles que je publie régulièrement sur le blog.

Notez que, si je souscris globalement à ce texte, j’émets néanmoins une réserve sur la conception qu’a ce pratiquant d’un “vrai entraînement au poids de corps”. Pour moi, la vraie musculation au poids ce corps se trouve à chacun des niveaux. Le formule est donc selon moi à oublier, mais cela n’enlève rien à la qualité de cette analyse.

 

Le texte de Wuxing :

Mon approche sportive était basique. Pratiquant de techniques de combats et d’autres sports, je cherchais l’efficacité. Chose atteinte mais au détriment de mon pauvre corps. Résultat, blessures et fractures ont jalonné mon parcours. Ma philosophie « encaisse et riposte » n’allait pas me mener bien loin avec des ménisques en moins et des membres fracturés.

Quand j’ai commencé la Méthode en juin 2011, c’était par nécessité. Un problème de santé douloureux m’obligeait à rester chez moi et je ne pouvais pas me résoudre à ne plus faire de sport. Je décidai donc de me plonger dans la Méthode Lafay afin d’accompagner ma convalescence jusqu’à pouvoir faire quelque chose de plus intense. Du moins je le croyais…

Mes douleurs, notamment articulaires, ont disparu, j’ai gagné en masse et en carrure même si cela n’était pas mon objectif premier. Après presque un an de pratique et de recul, je me suis rendu compte que j’avais pu m’appuyer sur une méthodologie cohérente qui s’articule entre le livre vert, le livre rouge et les articles du blog

 

I. LIVRE VERT (tome 1) : LOGIQUE DE PROGRESSION DES NIVEAUX

NIVEAUX DE BASES ET FONDATIONS : 1 A 5 SQUELETTE

*1 : mise à niveau

*2 : étape préparatoire = renforcement musculaire, étirement musculaire, libération articulaire

*3 : Accoutumance aux modes plus hauts, démystifier les répétitions, continuation du renforcement, et préparation pré musculaire aux pleines amplitudes.

*4 : première approche des pleines amplitudes, entraînement de l’étirement musculaire et articulaire étendu avec la logique des modes.

* 5 niveau de jonction : test, stockage des séries et démystifier la longueur des répétitions pour aborder le niveau 6 plus sereinement psychologiquement. Ce qui permet l’ajout d’autres exos et de repousser ses limites musculaires pour une meilleure progression.

NIVEAUX INTERMEDIAIRES, PARACHEVEMENT DE LA LIBERATION MUSCULAIRE ET ARTICULAIRE PAR L’AJOUT D’EXOS : 6 à 9 CHAIR ET MUSCLES

*6 : Une sorte de niveau 2 dans le niveau intermédiaire. Adaptation du corps à une charge d’effort plus élevé. Développement des capacités athlétiques.

*7 : Gradation de la difficulté, coupler endurance et force musculaire avec la logique de mode.

*8 : Pousser la logique des modes au bout en atteignant plus rapidement la stagnation. Difficulté augmentée mais le corps préparé par les niveaux inférieurs réagit beaucoup mieux avec un risque moindre de blessures. Le corps est prêt pour les maxis.

* 9 comme le niveau 5, niveau de jonction. A ceci prêt que l’on bascule de la logique de mode à la logique de maxi. La logique de mode permet en faite de s’adapter à chaque particularité musculaire, à chaque pratiquant. Chaque pratiquant par cette logique peut préparer son corps progressivement à la véritable musculation au poids de corps (à mon sens et d’après ce que j’ai compris) : la logique des maxis.

NIVEAUX SUPERIEURS : 10 A 13 PARACHEVEMENT DE L’ATHLETE CONSTRUIT AVEC LES NIVEAUX PRECEDENTS

Véritable commencement de la musculation au poids de corps avec la logique des maxis. Si nous avions commencé la logique des maxis dès le niveau 1, la condition physique des pratiquants n’aurait pas été adaptée. Le manque de libération articulaire, le manque d’étirement musculaire, de force et d’endurance nous aurait conduit à tricher sur la réalisation des amplitudes ou sur les répétitions.
La logique des maxis nous permet d’entrer de plein pieds, sans tensions psychologiques, dans la musculation au poids de corps. Nous construisons alors notre propre autonomie sportive.

 

II. LIVRE ROUGE (tome 2 : Turbo)

Le livre vert jette les bases d’une musculation au poids de corps accompagnée et structurée. Mais le livre rouge permet la personnalisation de cette musculation pour chaque pratiquant. Le premier tome est l’ossature, le second tome est la chair.

A mes débuts, je me souviens avoir suivi à la lettre les indications de passage de niveau du livre vert. Puis, quand je me suis senti beaucoup plus en confiance, j’ai commencé à mettre en œuvre le livre « Turbo ». On se rend compte très vite que le tome 2 nous permet de nous adapter en fonction de notre « personnalité » sportive.
Les outils du livre rouge nous permettent de prendre en compte notre ressenti physique pour construire une pratique de musculation plus proche de nos propres attentes. Les techniques anti stagnations, la boucle et la mini-boucle allègent notre rapport à l’effort en le dédramatisant.
J’ai senti alors que je me crispais moins sur le résultat et que je me concentrais plus sur le ressenti. Je devenais plus libre de prendre du recul sur ma propre pratique et je réfléchissais plus où je voulais en venir plutôt que de foncer tête baissée en avalant les répétitions.

Le livre vert et le livre rouge changent, inconsciemment, le rapport à la pratique. De l’effort on passe au plaisir. Et lorsque le plaisir prend toute sa place dans la musculation, nous pouvons voir plus loin et nous éloigner du sport-sanction qui doit être forcément douloureux pour progresser. « No pain no gain » ? Non, simplement le plaisir de la pratique et de se construire dans un projet qui est le nôtre.

 

III. LES ARTICLES DU BLOG

C’est la cerise sur le gâteau. Le livre vert c’est la base, le livre rouge c’est la personnalisation pour une meilleure efficacité et rendre toute sa place au plaisir, et les articles du blog c’est inscrire ce plaisir dans une logique plus globale.

Les articles sur la stratégie de la motivation, l’utilisation de la mini boucle et des techniques anti stagnations (et bien d’autres encore) permettent de donner du dynamisme aux outils fournis par la méthode. Ils nous aident à mieux cerner le moment de leur utilisation dans notre projet personnel. On est libre alors de s’inventer, de manière structurée, un corps qui s’inscrit dans une globalité. Autrement dit, qui s’inscrit dans notre vie.

La méthode, en changeant notre rapport à l’effort et à la musculation, réhabilite le plaisir et la construction de soi pour un athlète libre et non plus esclave. On ne se plie plus à notre pratique, c’est notre pratique qui est une partie de notre projet. Mens sana in corpore sano.

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No pain no gain : une phrase remarquée

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Lorsqu’il s’agit de faire avancer les choses, d’amener les gens à faire un petit pas, aussi timide soit-il, toute occasion est bonne à prendre.
C’est pourquoi j’ai décidé de relayer l’article de Fred Marcérou, préparateur physique, dont la phrase : « le no pain no gain a ses limites » pourrait relever du blasphème si le projet de son article, où la phrase se trouve écrite, se voulait être la subversion. Comme ce n’est pas le cas, je récupère donc cette phrase en la mettant au service de la subversion…

Dans l’univers de la musculation traditionnelle, le no pain no gain, cette devise majeure, indique pourquoi et comment il faut s’entraîner : durement, en se faisant mal, comme si le seul moyen de parvenir à un résultat notable était de rendre un culte constant et déterminé à la souffrance. « Il faut se faire violence » lit-on régulièrement, entend-on régulièrement, sans jamais que soit posée la question de savoir où peut bien mener cette violence continue.

Il faudrait, paraît-il, prendre les situations frontalement, toujours chercher le conflit, l’affrontement, à commencer par un conflit ouvert avec soi-même, en se désignant comme son propre adversaire. Il faudrait se vaincre soi-même. Et, dans cette optique, tous les moyens sont bons pour faire plier le pire de nos ennemis : soi-même.

Le no pain no gain est comme la partie émergée d’un iceberg : ce ne sont que quelques mots qui signalent une idéologie. C’est-à-dire un système de valeurs où chacun doit se comporter héroïquement et aller au devant de la souffrance, en la provoquant, en la recherchant. Ce serait le seul moyen de progresser, de devenir plus fort.

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Contourner un problème, éviter un conflit, ce serait être faible.
Et les adeptes du no pain no gain refusent de passer pour des faibles, ni aux yeux des autres, ni à leurs propres yeux. Un véritable héros affronte toujours l’adversité, il ne recule pas, il provoque et doit même mourir au combat s’il veut avoir un peu de valeur à ses propres yeux.
Ce serait cela être « viril », être (mentalement) fort… On comprend donc que, pour devenir (physiquement) fort, il faille pour certains paraître fort, c’est-à-dire être dur avec soi-même : aussi dur avec soi-même que l’on veut devenir fort.

Et, dans la salle de gym, est recréée quotidiennement le mythique affrontement des spartiates contre les perses. Sauf que le pratiquant de musculation est à la fois spartiate et perse, car il se combat lui-même. Et, s’il savoure cette bataille avec une délectation masochiste, en vivant profondément sa « lutte contre les poids », il faut bien se dire qu’il finira à un moment ou à un autre par vivre aussi l’issue de cette bataille; il finira bien par en vivre la FIN…
S’identifier à un spartiate quand on pratique la musculation n’est pas bon signe

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Ce système de valeur, cette idéologie que véhicule le no pain no gain, va tellement de soi pour beaucoup de gens, que l’idée même de progresser (en tous domaines), en contournant les problèmes ne peut être qu’absurde, impensable, et même… haïssable.

Mais enfin ! hurlent-ils en s’égosillant, Pour avancer, il faut des coups de pieds au cul ! Il faut se faire mal ! La vie, c’est comme ça !
C’est peut-être comme ça, pour eux, mais ce pourrait être autrement. Ils ont cependant bien du mal avec cette idée.

On se doute qu’une telle addiction est le résultat d’un enseignement commencé très tôt et maintes fois réitéré : une pédagogie de la violence, appliquée consciemment ou fruit des circonstances. Et on n’a aucun mal à imaginer l’enfant, puis l’adolescent, face à l’arbitraire de ses parents (violence, humiliations, rejet), face à l’arbitraire de la vie en société où le faible souffre du besoin de vengeance de tant d’enfants maltraités, face à l’arbitraire de la nature (maladies) et la malchance (accidents). Tous ces moments, où le jeune a appris la « dure leçon » : tout ne serait que pression, douleur, violence, frustration.
Et si personne n’a été présent pour relativiser ces moments, il en déduit que le no pain no gain est la règle à adopter, partout et toujours, pour ne plus jamais se sentir faible, impuissant.

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Parfois, le no pain no gain marche. On avance, on s’élève, à force de coups, à force de « fouetter la bête ».
Puis cela retombe. Toujours cela retombe…
Cela finit toujours par s’effondrer, se briser, morceau par morceau, ou d’un seul coup.

C’est toute la « magie » de l’éducation « à l’ancienne »… De la frustration, elle fait naître le besoin de frustration; de la souffrance, elle fait naître le besoin de souffrance.

Et cette éducation est fort ancienne, en effet…

« Ma pédagogie est dure. Il faut éliminer la faiblesse. Dans mes Ordensburgen, nous formons une jeunesse dont le monde aura peur. Je veux une jeunesse violente, dominatrice, courageuse et cruelle. Il faut qu’elle sache endurer la souffrance. Elle ne doit rien avoir de faible ni de tendre. Que l’éclat de la bête féroce libre et magnifique brille à nouveau dans ses yeux. Je veux que ma jeunesse soit forte et belle… C’est ainsi que je pourrai créer l’ordre nouveau. » (Adolf Hitler)

On voit où cela mène de vouloir créer par la violence un ordre nouveau, que ce soit en soi ou hors de soi…

Malgré les leçons de l’Histoire, malgré ses effets que tout le monde connaît bien, les ravages de la « pédagogie noire » (selon les termes d’Alice Miller) se constatent encore partout.
Et, dans le domaine de la musculation traditionnelle, les dégâts s’additionnent : problèmes de coeur, de tendons, d’articulations, de colonne vertébrale, d’épuisement, pour le seul pratiquant « naturel ». A cela s’ajoutent les problèmes de santé dus à l’usage des stéroïdes ainsi que les problèmes psychologiques : agressivité, dépression, socialisation ratée, repli sur soi, etc.
Le no pain no gain conduit tôt ou tard à un effondrement, du corps et de l’âme.

Malgré ces évidences, cette devise perdure, certainement du fait de ce qui la porte : le besoin effréné d’être fort (musclé), le besoin (à combler absolument) de ne plus jamais se sentir impuissant. Ce besoin agit tel une toxicomanie : puisque l’on veut absolument se muscler, puisque l’on ne connaît que la « solution » du no pain no gain, alors on suit la voie du no pain no gain, quel que soit le prix à payer un jour. On y va, on y revient perpétuellement, on répète… jusqu’à en mourir.

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Dialogue sur l’efficience

De récentes questions au sujet de l’efficience m’ont incité à vous proposer les développements ci-dessous, suivis d’un court dialogue.

 

Charles

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Pour illustrer cet article, j’ai voulu des photos démontrant tout le bien-fondé d’une approche centrée sur l’efficience. J’ai donc délibérément choisi des résultats très importants. On peut devenir très massif, au naturel, en adoptant une logique poussée de contrôle de l’effort.
A noter que ces athlètes ont un coeur battant entre 45 et 60 pulsations minutes, sans même faire de cardio à côté…
Vous n’êtes bien sûr pas obligé de viser les mêmes résultats. Mais, qui peut le plus peut le moins, et la Méthode propose du sur-mesure. Vous arrêtez votre développement quand vous le désirez.

 

Didier

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Pour résumer très simplement, l’efficience, c’est la capacité à progresser le plus possible, en se faisant le moins de mal possible, et en y passant le moins de temps possible.
L’énergie ainsi économisée peut être redistribuée ailleurs (développement de soi, professionnel, familial, affectif).
Cette approche, issue du constructivisme et de la stratégie chinoise, est révolutionnaire en ce sens qu’elle est diamétralement opposée aux discours/croyances répétées en musculation traditionnelle (qui reste attachée au No pain no gain).
C’est donc à une autre manière de s’investir dans la pratique de la musculation que je vous invite depuis 8 ans.

 

Baptiste

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On va diminuer les périodes d’affrontement avec soi-même (les périodes où l’on force).
On va augmenter les périodes « douces ».
Tout ceci se fait de manière très calibrée, au sein d’une structure d’entraînement qui est le fruit de deux décennies de recherches.

La Méthode a, en effet, été élaborée pour diriger ce processus d’efficience.
L’entraînement de base de la Méthode est en lui-même efficient… Il s’agit d’obtenir des résultats importants (parfois exceptionnels) en réduisant au minimum les phases d’agression envers soi-même. La musculation génère un double stress : celui que l’on s’inflige mentalement, dans le but de réaliser des séances régulièrement, et aussi un stress corporel (s’entraîner physiquement, c’est se détruire en espérant se reconstruire « en mieux »). Il est possible de réduire considérablement ce stress, sans porter atteinte aux résultats attendus (volume, force, endurance, etc).

 

Emmanuel

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Le tome 1 + le tome 2 forment la base de l’entraînement efficient.
Les articles du blog servent à « optimiser » ce processus, ils vous aident à modifier votre perception du rapport à l’entraînement. Ils vous font gagner du temps. Il faut en effet du temps pour modifier durablement nos comportements, pour diminuer/éliminer cette attitude violente (envers soi) qui est la norme dans nos sociétés. Il faut du temps (de la pratique) pour accepter pleinement l’idée qu’en se faisant moins mal, on progresse tout autant, voire mieux…

 

Clément

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Devant les étonnants résultats obtenus par les pratiquants de la Méthode, des adeptes des haltères ont clamé que l’on pouvait tout à fait obtenir les mêmes résultats avec du matériel lourd (machines, haltères).
Je ne l’ai pas nié. On peut obtenir les mêmes résultats (visuels) avec des haltères. Mais on ne les obtient pas dans les mêmes conditions…
L’efficience permise par la méthode c’est justement :
– beaucoup moins de temps passé à l’entraînement pour des résultats visuels identiques;
– l’entraînement du coeur intégré à l’entraînement de musculation (encore un gain de temps);
– des charges légères au lieu de charges lourdes (beaucoup moins de risques de se blesser);
– un physique esthétique, certes, mais capable également de briller dans tous les sports;
– beaucoup moins d’énergie dépensée dans le cadre de l’entraînement (grâce à la systématisation des Boucles et Mini boucles);
– un esprit qui s’ouvre à une autre façon d’envisager les rapports avec soi-même (ne plus se voir soi-même comme un ennemi à vaincre);
– la démocratisation de la musculation (un cheminement adapté au plus grand nombre, tenant compte, intrinsèquement, des multiples contraintes, internes et externes, qui nous façonnent).

 

Lake

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Cela fait plus de 8 ans que les résultats des pratiquants démontrent qu’il est possible d’aller loin, voire très loin, avec une approche diamétralement opposée à celle de la musculation traditionnelle (structure d’entraînement, psychologie, théorie de l’Homme). Cela devrait faire réfléchir les partisans de cette musculation traditionnelle, au-delà de l’aspect purement commercial lié aux ventes très importantes de mes ouvrages.

 

Arnaud

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Mon approche n’est pas anti-bodybuilding. J’ai seulement dit et écrit que l’on pouvait, au final, faire du bodybuilding autrement…
En effet, qu’est-ce qui compte le plus pour les bodybuilders? Est-ce que c’est le résultat visuel? Auquel cas, pourquoi ne pas chercher à obtenir ce résultat d’une manière douce, en obtenant simultanément l’harmonie avec soi-même, l’harmonie corps-esprit? Ou est-ce que les bodybuilders tiennent surtout à leur « philosophie », celle du no pain no gain, qui conduit bien souvent à être BIG dehors et mort dedans?
Ne serait-il pas temps pour le bodybuilding d’entrer dans une nouvelle phase, où l’auto-destruction serait réellement marginalisée? Ceux qui le pensent conviendront que l’on n’y parviendra pas avec de belles exhortations, de beaux discours ou slogans. On y parviendra seulement avec un autre mode d’entraînement, dont la pratique régulière changera l’esprit. Car il faut agir pour changer…

 

Anthony

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Avant de vous livrer le dialogue, je vais conseiller quelques articles à lire ou relire :
– texte de base sur l’efficience (cliquez ici );
– texte de base sur le No pain no gain ( cliquez ici );
– qu’est-ce que la gestion de l’effort dans la Méthode? (cliquez ici)
– l’originalité de la Boucle et de la Mini boucle (cliquez ici );
– évolution inéluctable du bodybuilding ( cliquez ici )
– only the strong survives ! Rigolons ensemble ( cliquez ici )

 

Horlab

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Alexandre

alex08-1 alexfinjuin

 

Sébastien et Cédric

SebastienLafayDufloucq CedlePit-1

 

Andy et Olivier

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Clément et Mickaël

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Luc

 

 

Bruce et Roman

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Le dialogue est dans le premier commentaire de l’article, ci-dessous.

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Boucle et Mini Boucle, Reloaded

Tout récemment, un jeune pratiquant des haltères, enthousiaste et encore peu instruit, est intervenu sur le forum musculaction.com, pour y proclamer ses vérités sur la Méthode Lafay.

Ce n’était pas sa première intervention… Etant attachés à la liberté d’expression, nous laissons généralement s’exprimer les gens, même si leurs propos sont peu référencés, peu pertinents et plutôt répétitifs.

Cette personne voulait que soit bien en vue la (sa) “vérité” selon laquelle, encore une fois, la Méthode Lafay n’a rien inventé en matière de techniques, exercices, etc. Avec bien sûr, la certitude que, les haltères (la fonte) ayant existé avant la Méthode Lafay, la “fonte” était précurseur en tout. Ce discours, tellement entendu depuis maintenant plus de 8 ans, ne parvient pas à penser ce qu’est une innovation, une invention, une construction nouvelle.

La manière d’agencer des éléments qui sont à notre disposition depuis des millénaires parfois (bien avant l’invention récente de la musculation avec haltères) est ce qui fera la différence entre un programme efficace et un programme inefficace. Et c’est bien sûr ce qui fait la différence entre des programmes que l’on doit soi-même agencer; et une METHODE dont le but est d’agencer les éléments dans des programmes, et les programmes entre eux, de manière à procurer un maximum de résultats, rapidement, à un maximum de pratiquants possibles.

Le coeur de l’intervention de cette personne portait sur la Boucle/Mini Boucle, et qui aurait soi-disant été “inventé” par les pratiquants de fonte, sous le nom de “Deload”. Si la différence de contenu entre Boucle/Mini boucle et “Deload” est pourtant notable (comme va l’expliquer ci-dessous Denis), on remarquera à quel point ce “Deload” est peu connu des pratiquants de musculation, preuve s’il en est de la non-popularité des pratiques de contournement en musculation classique.

Réponse de Denis (Shiver sur musculaction.com) :

Olivier Lafay ne prétend pas avoir inventé le Deload. Tu l’as dit dans ton premier message, il existe déjà en fonte, depuis des lustres. Certes (enfin, pas plus de 150 ans, vu que la musculation avec fonte est très récente – 150 à 200 ans tout au plus). Mais pas seulement en fonte… C’est plutôt une manière de penser l’action que la fonte a utilisée et, avant elle, de nombreuses autres formes d’entraînement sportif.

Le “deload” est, pour la fonte, une variante d’un principe mis au point ailleurs que dans la fonte. Comme “la Boucle” est une variante du même principe originel. Le “deload” et “la Boucle” sont deux manières différentes d’envisager la notion de réduction temporaire d’une tension et de remise en tension progressive par la suite.

Donc, Olivier Lafay n’a pas “copié la fonte”, il a adapté un principe fort ancien à sa manière pour en faire un entraînement singulier. Exactement comme les “fonteux” ont adapté le même principe pour en faire un outil périphérique dans le cadre d’un entraînement où le “lourd -grand RIS – séries courtes” est la norme…

Il n’y a pas copie, il y a exploitation différente d’une même source : un outil de gestion de l’action bien antérieur à la musculation (avec ou sans haltères), une “stratégie”.

En fonte, c’est une simple technique utilisée de manière ponctuelle dans certains programmes.

Cette technique n’a jamais été systématisée au sein d’un entraînement construit et pensé. Et encore moins popularisée dans ce cadre…

La méthode a été pensée pour atteindre différents objectifs sans omettre l’aspect santé physique et psychologique. Et aussi pour atteindre un maximum de résultats avec un investissement énergétique minimum, de manière à pouvoir construire sa vie à côté, de manière à ne pas être “bouffé” par son investissement dans la musculation .

Quand tu vas en salle déjà tu viens avec tes idées reçues et personne ne les remet en question. Tu dis “je veux devenir musclé” tu te dis “pour me muscler je dois soulever toujours plus lourd” (quand tu débutes tu te dis forcément que si tu soulèves plus lourd en poids tu es devenu plus fort donc que pour devenir plus fort il faut arriver à soulever plus lourd en poids ) et là-dessus personne te contredira. Et qui va venir t’expliquer que prendre des récup’ longues, soulever toujours plus lourd, c’est pas le top pour la santé? (et qui s’interroge là-dessus en entrant en salle?) Et qu’on peut faire autrement dans une optique de culturisme…? On va te dire que c’est comme ça et qu’il faut faire du cardio à côté. Super…

Avec ce principe de réduction temporaire de la tension puis remise en tension progressive (ici, la Boucle ou Mini-Boucle) systématisé au sein d’un entraînement, tu peux en arriver à une majorité d’entraînements faciles/moyennement difficiles Tu fais une séance facile, une deuxième, une troisième, et quand tu arrives à l’échec (simple) à la sixième séance, tu peux revenir en arrière aux séances faciles pour remonter un peu plus haut.

Et cela fait partie intégrante de ton entraînement, de ta manière de progresser.

Et là, tu peux atteindre l’Efficience, car c’est, bien géré, un des outils majeurs de l’Efficience, conceptualisée et mise en pratique par Olivier Lafay.

L’efficacité à l’occidentale, promue en fonte (affrontements majoritaires) fait place à l’Efficience (promue par la Méthode Lafay, où le contournement devient majoritaire par rapport à l’affrontement). C’est une innovation majeure, qui bouleverse tout ce qui était jusque là pensé en musculation (et pas seulement).

En fonte la plupart du temps, cette technique est utilisée comme mode de progression d’un simple programme. Et quand on passe au programme suivant, on oublie cette technique. C’est un élément de progression existant mais qui n’est pas pensé pour être intégré dans une suite de programme et pour être utilisable à tout instant par le sportif. Et c’est ce qu’Olivier Lafay a inventé et qui est réellement NOVATEUR.

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