Le mot balinais « Tis »

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[ en illustration, la relation de l’âme au corps selon l’idéologie No Pain No Gain]

 

Tout le monde a visiblement séché au sujet du mot balinais Tis 🙂

Tis est un mot qui sert à décrire « cet état de température du corps qui est juste ce qu’il faut, une sensation ni de chaud, ni de froid, la sensation de douce détente qui fait suite à l’activité sexuelle. »
(Gregory Bateson)

Avez-vous remarqué qu’il existe généralement, et ce dans tous les domaines, peu de mots pour décrire des états de calme, de satisfaction et de détente?

Alors qu’il existe un riche vocabulaire pour décrire les malaises, les manques, les insatisfactions…

C’est certainement pourquoi l’idée de bien-être, de satisfaction, peut recouvrir plusieurs sens. Et c’est donc une des raisons pour lesquelles le concept d’Efficience est, pour certaines personnes, très difficile à appréhender tant qu’elles n’ont pu l’expérimenter en suivant précisément les consignes des Tome 1 et 2 de la Méthode Lafay.

La satisfaction et même la détente sont des états bien différents selon que l’on adhère à l’idéologie No Pain No Gain ou que l’on applique les consignes permettant d’atteindre l’Efficience.

Récemment, j’ai vu quelques personnes faire des pompes et autres mouvements dans un parc, dirigées par un coach. Les pompes étaient davantage des 1/3 de pompes, le dos creusé, tordu, la nuque en hyper-extension… Et il en était de même pour les autres mouvements.
On peut se demander pourquoi ce coach ne leur faisait pas faire des pompes avec les mains en appui sur les dossiers de bancs tout proches, tout en contrôlant la position de chaque élève. Mais, quand on connait bien l’idéologie No Pain No Gain, quand on a compris sa logique, ses fondamentaux, on n’est en fait guère surpris.

Et ces personnes étaient certainement « satisfaites » et elles le seraient encore plusieurs jours après, à causes des douleurs, petites ou grosses blessures car…
Elles ont « senti leur corps » et elles le sentiront quelques temps encore.
Elles ont fait quelque chose et ont donc l’impression d’avoir « bougé », d’avoir lutté pour reprendre possession de leur corps, et donc quelque part, de leur vie.
Ces personnes peuvent dire alors qu’elles ressentent un état de calme et de bien-être après le sport… car elles ont eu mal et ont dû… FORCER. En ayant mal et en forçant, elles ont validé une logique : la vision dominante (et normative) de ce qu’est le rapport au corps, à la maîtrise et au bien-être que le sport doit engendrer.

Elles se sentent « bien » car elles ont fait ce qu’il fallait faire pour être conformes. Et les douleurs lors de l’effort ainsi que les douleurs résiduelles sont comme un certificat de conformité aux normes édictées par l’idéologie sociale dominante; et inscrites profondément en nous dès l’enfance.

Et elles ont pu vider une part de leurs frustrations, de leurs inhibitions (au sens de Laborit), ce qui les soulage momentanément.

On est, bien entendu, assez loin du sens du mot Tis et donc de l’Efficience.

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Entraînement Stratégique, guerre facile

MickaelRoux

 

Je propose de remplacer la maxime « Entraînement difficile, guerre facile » par celle-ci : « Entraînement Stratégique, guerre facile ».

J’en entends déjà certains s’exclamer : « qu’est-ce que c’est encore que ces conneries ! Il va encore nous pomper l’air avec son entraînement où on aurait soi-disant du muscle sans rien foutre ! »

Ou encore : « de toute façon, on n’a rien sans rien ! Si c’est pour nous faire croire qu’on peut être opérationnel en se la coulant douce, inutile de lire cet escroc ! »

Ou même : « un, guerrier, ça s’entraîne comme un guerrier ! On doit aller à l’entraînement comme on va sur un champ de bataille. C’est ça qui rend fort. La vie est comme ça, point barre ! »

Et le plus réfléchi des énervés de dire : « il n’y a aucun mérite à vaincre sans combattre. Où est donc la gloire, la valeur de la victoire, si on n’en a pas chié avant, pendant, et même après (faut bien vivre avec ses blessures) ? »

Je comprends ces réactions, qui sont si spontanées qu’on sent bien que les conceptions défendues font partie de notre culture.
Aussi, j’invite chacun à lire la suite et à se faire son avis.

Avant tout, je tiens à dire que la maxime « Entraînement difficile, guerre facile » est vraie… sous un certain angle. La vérité qu’elle contient s’est en quelque sorte prouvée sur divers théâtres d’opérations.
Lorsque l’on oublie que notre regard, notre conception de l’action, sont façonnés par nos conditionnements culturels, on a le sentiment que cette maxime se vérifie régulièrement. On voit ce qu’on a appris à voir et on a tendance à vouloir prouver ce qu’on nous a appris.
Et on entend dire : « on a bien fait d’en baver pour se préparer, car cela n’a pas été de la tarte, mais on a réussi. »

Effectivement, un organisme maltraité s’endurcit. Il peut devenir plus fort à court et moyen terme, il résiste à la douleur pendant un temps donné. Un organisme constamment sous tension sera aussi sous tension sur le « terrain »; il sera plus vigilant. Un organisme régulièrement stressé agit en organisme stressé, c’est-à-dire accaparé par sa survie dans le cadre qui lui est imposé.

Mais sa vigilance est lié à une surtension qui l’use. Sa combativité, née du stress régulier qu’on lui impose, l’use. Il s’endurcit, oui, mais au détriment de sa santé, de sa longévité et de son recul en situation de stress. Il est comme le rat dans la cage décrit par Henri Laborit ici :https://youtu.be/8ubYKgXU5ms

On peut bien sûr s’adapter à de forts stress. La réussite de l’espèce humaine est directement liée à notre très grande capacité d’adaptation.
Mais, en tant qu’individu, il faut mettre dans la balance ce qu’on gagne en s’adaptant et ce qu’on perd.

L’intérêt de l’espèce humaine n’est pas forcément celui de l’individu. De même, un groupe humain peut perdurer en sacrifiant certains des individus qui le composent, voire parfois une forte proportion de ces individus. Et l’idée d’un entraînement difficile repose sur cette conception du sacrifice du « guerrier »… à tous niveaux.

Mais, si on met l’accent sur ce qui singularise l’espèce humaine, sa zone orbito-frontale développée, son intelligence, on peut aussi imaginer la survie du groupe ET l’épanouissement de l’individu. Ou au moins la sauvegarde, autant que possible, de son intégrité physique et mentale.

Un organisme au mieux de sa forme, dont on aura préservé le système nerveux, sera finalement plus résistant, plus affuté, et sa vigilance sera élargie car il aura la possibilité d’avoir davantage de recul.

Ajouter du stress au stress fragilise. Alors que préserver, voir augmenter la complexité de l’organisme le rendra plus solide et plus subtil. Son potentiel énergétique et combatif pourra être libéré au bon moment, ce capital n’ayant été diminué en aucune façon par des manoeuves antérieures usantes.
Et il aura des réserves lui permettant de résister efficacement à un stress  »légitime », et un système immunitaire solide.

Si vous avez pu développer vos aptitudes stratégiques à l’entraînement, celles-ci seront présentes sur le terrain (quel qu’il soit).
Si l’entraînement vous apprend à être posé, à ne pas user inutilement votre énergie, à construire, avancer, progresser, et vaincre avec peu d’efforts, voire sans combattre, alors cette habitude agira en vous comme un conditionnement global et sera donc transférable à d’autres activités.

« Qui peut le plus peut le moins »
Un stratège peut être subtil dans son approche de l’action, ou  »bourrin  », en fonction de ses besoins.

L’inverse n’est pas vrai : un  »bourrin » ne saurait être stratège, ne saurait être subtil.

Braslevés

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Les conditions favorables au maintien de la santé (vidéo).

Se muscler et durer….

Se muscler pour durer.

Une vidéo pour TOUS.

Dans cet exposé très simple, très facile à comprendre, vous avez l’amorce principale d’un chemin tracé vers et par la Méthode Lafay.

Il faut voir cette vidéo comme :
– un résumé de savoirs et réflexions essentiels ayant conditionné l’élaboration de la Méthode Lafay;
– une introduction au Tome 2;
– et aussi une introduction à la Cybernétique. Avec un langage simple.

Ce qui devrait permettre à tous ceux qui n’aiment pas la Méthode Lafay, et veulent croire que mon travail n’a pas de valeur, de s’instruire un petit peu 🙂

Henri Laborit : médecin, chirurgien, chercheur, biologiste, éthologue, cybernéticien, ses apports en médecine ont été fondamentaux et il est à l’origine d’une analyse très subversive de l’individu et de ses rapports avec ses semblables. Tant que l’on continuera de l’ignorer, justement à cause de cette subversion, l’humain passera à côté de lui-même. Avec Henri Laborit, on peut voir la santé et la musculation autrement.

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Entraînement stratégique VS entraînement hardcore

tome 2

 

Le Tome 2 de la Méthode Lafay sortira bientôt, en décembre.

Vous y trouverez la version la plus aboutie de l’entraînement stratégique tel que je le propose depuis 10 ans. Cet entraînement stratégique était jusque là dispatché entre le livre vert, Turbo et les nombreux articles de mon site (dont Stratégie de la motivation, paru en 2004).

Le Tome 2, entièrement axé sur la bonne stratégie pour croître et durer, est une synthèse et un dépassement du travail effectué depuis 23 ans et proposé au public dès 2004. Vous allez devenir, véritablement, le stratège de votre développement.

 

Mais qu’est-ce qu’un entraînement stratégique?

Un entraînement stratégique est un entraînement qui recherche l’Efficience et qui en utilise les outils. Fidèle à l’esprit de la stratégie chinoise, il propose comme objectif final : « vaincre sans combattre », c’est-à-dire obtenir du muscle en réduisant, voire annihilant le stress infligé à l’organisme. Il s’agit de vaincre (faire du muscle) mais sans détruire (sans s’auto-détruire). Et sans se considérer comme son propre adversaire.

C’est la première et la seule alternative viable à l’entraînement proposé en musculation « classique », autrement appelée musculation hardcore par certains de ses promoteurs, et revendiquée par eux comme une musculation No Pain No Gain, où la souffrance est inséparable de la progression.

Cette musculation hardcore est axée principalement sur le travail lourd, jusqu’à brûlure et épuisement, à l’aide de nombreuses techniques d’intensification. Ce qui l’intéresse, avant tout, c’est l’apparence et la performance.

A l’opposé, l’entraînement stratégique vous propose de progresser tout en douceur, en évacuant donc le culte de la douleur.

Les performances atteintes (esthétique, force) sont tout aussi élevées qu’avec une musculation « classique » (ou hardcore), mais les risques d’usure et de blessure sont très réduits. L’investissement psychique et physique étant également très réduits, vous pouvez utiliser votre énergie à construire toutes les facettes d’une « vie bonne » et pas seulement à récupérer de vos gigantesques efforts, en espérant vous développer.

Logique du contournement VS logique de l’affrontement.

Logique de la coopération VS logique de la compétition

Sur l’Efficience (objectif et moyen de l’entraînement stratégique proposé par la Méthode Lafay) : http://olivier-lafay.com/2012/02/15/de-lefficacite-a-lefficience-la-nouvelle-voie-du-muscle/

Sur le No Pain No Gain (objectif et moyen de la musculation traditionnelle, qu’elle se fasse avec haltères, poids du corps ou n’importe quel autre « outil ») : http://olivier-lafay.com/2012/07/10/no-pain-no-gain-une-phrase-remarquee/

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Efficience et musculation : quand l’armure tombe (l’avenir des extrémistes conscients)

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[ci-dessous, le témoignage de Bruce, un pratiquant très musclé et très puissant, capable de grimper aisément 4,5 mètres à la corde avec ses seuls bras, alors qu’il pèse 90 kgs]

 

On pourrait diviser les pratiquants de la Méthode Lafay en trois catégories :

  • ceux qui adoptent cet entraînement parce qu’on leur en a dit du bien (et que les résultats montrés les ont bluffés);
  • ceux qui se sont plongés dans la philosophie de la Méthode et l’ont trouvé convaincante (ils avaient déjà en eux l’a priori qu’une vie de souffrance, une vie dans le No Pain No Gain, est une erreur);
  • ceux qui ont une forte tendance No Pain No Gain et qui veulent « limiter la casse » en adoptant un entraînement plus doux et qui fonctionne quand même très très bien.

C’est de la dernière catégorie dont nous allons parler aujourd’hui. Ce sont des personnes qui ont senti plus ou moins confusément que leur forte tendance No Pain No Gain avait besoin d’être encadrée.

Ceux-là, on pourrait les nommer : « les extrémistes conscients. »

Ils ont du recul par rapport à l’idéologie de la musculation classique, mais ont beaucoup de mal à en sortir.

Ce sont ceux qui se sont auto-limités en pratiquant la musculation « à fond », mais à l’aide d’une structure tournée vers l’Efficience.

Ils pratiquent la Méthode en mode No Pain No Gain, et c’est la Méthode, de par sa structure, ses commandements, qui régule leur tendance auto-destructrice, leur volonté ardente d’un dépassement permanent, quitte à se brûler les ailes.

J’ai écrit « ils pratiquent. » Mais je peux aussi écrire : « ils ont pratiqué. »

Car nombreux sont ceux qui finissent par adopter pleinement l’Efficience, à force de lectures, de remises en question, faisant évoluer peu à peu leur conception d’eux-même, leur… épistémologie.

Dans la tête des extrémistes conscients, « quelque chose » a compris. Ce quelque chose pense, à sa façon, que si l’on est No Pain No Gain dans sa tête, il faut équilibrer avec une pratique la moins No Pain No Gain possible, une pratique qui régule, encadre, la violence qu’on peut être amené à se faire à soi-même.

C’est donc plutôt une intuition qui amène ces personnes à la Méthode Lafay. Puis la pratique et la lecture de mes articles transforme finalement l’intuition en conscience. Et, là, le grand tournant est franchi.

 

Ci-dessous, le témoignage de Bruce, un pratiquant emblématique connu pour ses cuisses fabuleuses de 69 cm de tour (il mesure 1m75).

Vous verrez que l’on peut avoir de gros résultats en pratiquant la Méthode Lafay sous l’angle idéologique du No Pain No Gain. Mais la souffrance est toujours là : on souffre bien moins que si on avait travaillé en suivant un entraînement No Pain No Gain, on se blesse rarement, mais on se vit souvent comme une âme douloureuse dans un corps régulièrement irrité, à vif.

Réguler le No Pain No Gain ne suffit pas. Il faut prendre le chemin de l’Efficience.

Bruce, comme tant d’autres, a été régulé par l’Efficience inscrite en filigrane dans le livre vert, mais il a continué à être « à fond » là où il le pouvait. La découverte, des années plus tard, de l’Efficience, en tant que concept apparent, formalisé, a pu provoquer une révolution en lui (comme chez tant d’autres).

A noter que Bruce dirige une entreprise qui fait vivre 40 familles.

 

TEMOIGNAGE  DE  BRUCE :

« Pour ajouter quelque chose, je dirai que la pratique efficiente de la méthode remet à elle seule en cause notre épistémologie, qu’on le veuille ou non.

Pour donner un exemple concret, je pratique la méthode depuis maintenant huit ans mais seulement depuis un an et demi de façon efficiente.

Auparavant ma vision de la musculation était celle du « No pain no gain ». Depuis que je pratique la musculation de façon efficiente, c’est toute ma vision du monde qui fut bouleversée.

En effet voir son corps changer et progresser alors qu’on ne le maltraite plus, cela dépasse la pratique propre de la musculation et s’étend aux autres domaines de la vie.

Cela a induit chez moi une remise en question totale de ma façon de voir la vie, de me comporter. « Se faire violence » au quotidien devient alors intolérable car on sait qu’il existe une autre voie, moins énergivore et destructrice, pour réussir malgré tout. Nul besoin de se punir ou se torturer pour réussir dans sa vie.

Il faut donc réapprendre à vivre au quotidien, car on se croyait libre et l’on se rend compte que l’on est plus esclave que jamais. Esclave d’une société de compétition qui ne tolère que la réussite aux prix de violents efforts contre soi même.

L’apprentissage est long mais la libération qui en découle vaut tous les efforts. Il en résulte une confiance en soi inaltérable et inconditionnelle. On se surprend parfois à surfer entre les gouttes là ou auparavant on prenait la tempête en pleine poire:-)

Je ne suis qu’au début de mon chemin personnel mais le retour en arrière n’est plus possible après avoir vu les bénéfices de l’Efficience dans sa propre vie. »

 

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Ce témoignage peut être complété par cet excellent travail d’explicitation de l’Efficience, réalisé par Raphaël :

« il y a deux définitions. La définition courante, largement répandue dans le monde de l’entreprise et qu’on retrouve parfois en sport, consiste à minimiser les efforts pour parvenir à un résultat donné. Avec cette définition on peut être efficient pour vaincre encore plus, imposer plus, exploiter, affronter plus longtemps (les autres ou soi-même), gaspiller, et même s’auto-détruire.

La deuxième définition, celle d’Olivier Lafay est une extension (Efficience avec une majuscule) qui apporte un recul sur la finalité recherchée et sur la modalité des relations avec soi et autrui, dans laquelle on va coopérer avec soi et les autres pour construire quelque chose de mieux : un entrainement qui vise à préserver la santé, une pratique respectueuse de l’individu basé sur la coopération avec soi-même plutôt qu’un affrontement, avec un rythme d’entrainement qui épouse le développement naturel du corps plutôt que de prévoir à l’avance des cycles dont la durée est déconnectée de l’évolution du pratiquant.

Un entrainement de cette nature a comme incidence de modifier la façon d’envisager sa vie comme le démontre le parcours de Fabien ou le commentaire de Bruce ici : http://olivier-lafay.com/2014/08/28/la-methode-lafay-et-lepistemologie-selon-bateson/comment-page-1/#comment-1660

Deux articles pour approfondir cette vision :

http://methode.lafay.free.fr/index.php?2012/02/15/610-de-l-efficacite-a-l-efficience-la-nouvelle-voie-du-muscle

http://olivier-lafay.com/2014/04/06/le-grand-gaspillage-permanent-reflexion-sur-la-necessite-dune-musculation-efficiente/

Bien sur il y a forcément des moments ou il va falloir forcer, mais ces phases d’affrontements seront limitées et non perçues comme un affrontement contre son propre corps. L’effort n’est plus qu’un outil stratégique à utiliser au bon moment.

http://olivier-lafay.com/2012/04/04/malentendu-n1/

Cette façon d’envisager la culture physique prend le contre-pied de du paradigme des violences ordinaires dont nous sommes tous imprégnés et selon lequel il faudrait souffrir pour progresser, symbolisé par le slogan « no pain no gain » en musculation.

http://olivier-lafay.com/2012/07/10/no-pain-no-gain-une-phrase-remarquee/ »

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Je n’ai pas une conception « religieuse » de l’entraînement au poids de corps

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Réponse donnée dans le cadre d’un mémoire de fin d’études.

 

Bonjour Mr. Lafay,

Je me permets de vous écrire ce mail car je rédige actuellement mon Mémoire de fin d’études dont j’ai axé le travail sur l’étude de « la musculation avec poids du corps » et son évolution dans l’histoire et la société. Aussi, il est tout naturel que j’y ai consacré un chapitre à votre formidable Méthode que je pratique occasionnellement. De ce fait, j’aurai aimé connaître les raisons de son élaboration, et ce qui vous y a conduit, comment, par quels procédés ? (En dehors de ce qui est déjà expliqué dans votre ouvrage). De plus, je me posais la question de savoir ce que vous pensiez de la Méthode Naturelle de G. Hébert qui fut un grand acteur dans le domaine de la musculation à son époque, tout comme vous aujourd’hui (le contexte social ayant changé, mais j’ai crû entendre que La Méthode Lafay faisait une entrée discrète dans le monde de l’Eps (je suis enseignant d’Eps remplaçant)). Aussi, je me demandais si la Méthode naturelle de G. Hébert avait inspiré vos travaux, bien que je sache parfaitement faire la différence entre les deux.

Je vous remercie du temps que vous pourriez consacrer pour m’aider. Aussi, je vous prie d’agréer à mes respects.

 

 

Ma Réponse :

 

Bonjour XXX,

Si vous voulez en savoir davantage sur l’élaboration de la Méthode, il faut lire l’introduction de Turbo (le volume 2), les articles rangés dans les rubriques Efficience et Ingenium de mon site (olivier-lafay.com) et mon interview sur le site all-musculation. Il y a là de quoi saisir à la fois la substance de la Méthode, ses références et l’histoire de son élaboration.

Une fois saisies les assises conceptuelles de la Méthode, et donc saisi que c’est la première (et la seule) tentative de produire un entraînement fondé sur des valeurs et savoirs autres que ceux qui fondent la musculation « traditionnelle », autres donc que la pensée dualiste, « tout génétique », « no Pain No Gain », etc; vous comprendrez aisément ce qui différencie mon travail de celui de Georges Hébert.

La musculation au poids de corps n’est pas pour moi une idéologie; c’est avant tout une solution simple de compromis à la problématique de l’entraînement le plus efficient qui soit. Le poids de corps est donc « le meilleur outil compte tenu des contraintes établies lors de l’établissement du cahier des charges de cet entraînement efficient ».

Je n’ai pas une philosophie de l’entraînement au poids de corps, mais une philosophie de l’Efficience. Si mon projet d’entraînement alternatif viable avait exigé l’utilisation d’haltères, je l’aurais fait sans hésiter. Je n’ai pas une conception « religieuse » de l’entraînement au poids de corps.

Si mes propos sont pour vous clairs, alors la différence entre mon travail et celui de G. Hébert ne pourra que vous paraître une évidence.

Excepté le poids du corps, je n’ai guère en commun avec Hébert. Et je considère qu’il a, idéologiquement, beaucoup plus en commun avec le monde des haltères qu’avec moi. Si l’on veut passer à un niveau supérieur de raisonnement, d’analyse, alors il faut savoir comprendre que la distinction entre les entraînements n’est pas une question d’outil (haltères, ressorts, poids de corps, etc.), mais de méthode, et donc, à la réflexion, la distinction est avant tout épistémologique (au sens de Gregory Bateson).

Hébert a vécu et donc produit dans un contexte (idéologique et historique), se fondant sur une épistémologie qui n’a pas quitté le monde de la musculation (avec haltères, poids de corps etc), et que j’ai voulu renverser en élaborant la Méthode Lafay, dont les références sont une épistémologie autre (références dans mes articles).

Je n’ai, de plus, aucun fantasme produisant un idéal de retour à la nature, au jardin d’Eden, à un âge d’or (Hésiode), à une époque bénie des dieux où l’homme aurait été un « bon sauvage » (Rousseau) capable de produire naturellement (spontanément) les actions justes permettant de le maintenir en bonne santé physique et psychique.

L’utilisation du poids de corps n’est pas pour moi « anti-technologique », immergée naïvement dans le mythe du « fonctionnel »… Au contraire ! L’utilisation du poids de corps est, dans le cadre de la Méthode Lafay, issue des progrès les plus avancés de la pensée technologique (cybernétique).

Pour aller plus loin, deux articles de base :

– (comprendre le contexte de G. Hébert et de toute la musculation « classique ») http://olivier-lafay.com/2014/01/06/la-methode-lafay-est-elle-un-sport/

– (texte fondateur) http://olivier-lafay.com/2012/02/15/de-lefficacite-a-lefficience-la-nouvelle-voie-du-muscle/

Ensuite, je vous invite à lire les autres articles, comme proposé au début de ce courrier.

A bientôt,

Olivier

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Le grand gaspillage permanent : réflexion sur la nécessité d’une musculation efficiente

Si l’Efficience est un concept dont le sens, le fonctionnement et les implications ont été compris par bon nombre de mes lecteurs, il est encore dénigré, caricaturé régulièrement par des sportifs, des concurrents, qui semblent ne voir en cette notion qu’un outil philosophico-marketing.

Ayant été, comme nous tous, formatés par les valeurs du No Pain No Gain, étant toujours animés par ces mêmes valeurs, ils ne disposent pas d’assez de recul pour examiner ce slogan, en faire le tour et comprendre en quoi l’Efficience, telle que je l’ai conceptualisée, est une alternative crédible à leur manière de penser et pratiquer la musculation. Et même de penser le monde.

Deux préalables sont en effet nécessaires avant de vouloir débattre ou même seulement émettre une opinion : comprendre ce qu’est le No Pain No Gain et comprendre ce qu’est l’Efficience.

C’est pourquoi j’ai défini à plusieurs reprises ces deux notions, sur mon site ainsi que d’autres espaces internet, dont facebook. Les textes de bases sont sur mon site (olivier-Lafay.com) et ont été élaborés à l’aide de travaux de nombreux auteurs, certains ayant déjà été cités, alors que d’autres seront mis en valeur dans les mois et années qui viennent.

C’est cette synthèse de travaux provenant d’horizons très divers (philosophes, sociologues, anthropologues, biologistes, psychologues, ingénieurs, physiciens), mais éclairés par des conceptions communes, qui m’a amené à cheminer différemment en musculation, et à proposer ce cheminement à d’autres, à mes lecteurs.

Soucieux d’affiner toujours davantage la compréhension de mon travail, gage d’une progression aisée pour chaque pratiquant, j’ai élaboré d’autres textes en proposant des citations, réflexions et références. Ces textes sont publiés régulièrement sur le site et aussi sur facebook.

Dans mon article « Malentendu n°1 » (http://olivier-lafay.com/2012/04/04/malentendu-n1/), j’ai exposé la logique du gaspillage provoquée par une pratique de la musculation envisagée classiquement, c’est-à-dire sous l’angle majoritaire du No Pain No Gain.

L’Efficience se veut être un remède à ce gaspillage.

1601096_10152186274616064_1664507965_nLa vie est en soi suffisamment difficile, parfois même très dure, pour que l’on réfléchisse à cette idée de gaspillage généralisé.

Perdre du temps, de l’énergie, l’être aimé, des amis… pour finalement perdre sa vie… cela semble être dans l’ordre des choses, la grande loi s’imposant inéluctablement à l’humanité.

Et nombreux sont ceux qui se voient comme des nageurs permanents sur un fleuve impétueux, manquant à chaque instant de se noyer, et comprenant seulement à la fin de leur (si) courte vie qu’il aurait été possible de faire autrement, avec moins d’efforts, de déceptions, de frustrations, d’échecs définitivement indigestes.

Bien que l’évolution humaine ait produit, au cours de son histoire, des créations permettant de se libérer de nombreux aléas et contraintes, l’idée que chacun puisse les mettre en oeuvre avant tout, afin de disposer d’une « vie bonne » et non une vie de combattant constamment malmené, frappé, épuisé, reste encore secondaire.

Notre société, visant bien davantage l’efficacité que l’efficience, génère un gaspillage énorme, un désordre considérable pour maintenir son ordre, pour maintenir en place ses organisations.

Gaspillage d’actions, d’énergie, de ressources, de talents, de vies humaines (broyées par le diktat essentiel de la réussite à tout prix, aux dépens de l’équilibre de la personne).

Il semble nécessaire, voir urgent, de se poser la question de savoir si l’adhésion aux modèles que l’on nous propose nous procurera à coup sûr une « vie bonne ». C’est certainement une urgence vitale.

Doit-on foncer tête baissée et contribuer au désordre, autour de soi et en soi, ou prendre un peu de recul et réfléchir au degré de désordre que l’on est prêt à accepter durant notre vie?

Doit-on accepter que notre vie, risquant en permanence d’être gâchée par l’imprévu, soit également gâchée par le prévu?

Avancer sur ces questions suppose bien sûr que l’on s’instruise en matière d’ordre et de désordre, de ce qui peut les causer, les réduire ou les empêcher. Et c’est là que la coopération devient une valeur évidente : l’autre est susceptible de m’apporter des connaissances brutes ou des synthèses, ainsi que des pistes, des explications. L’écoute, le don et la mise en commun font gagner du temps à tous; ce qui est primordial quand on pense à la durée infime de nos vies.

C’est avec Edgar Morin (le père de la Pensée Complexe) que je vais vous laisser réfléchir à cette idée de grand gaspillage permanent. Vous pourrez ensuite tenter de répondre à quelques questions essentielles : peut-on en rester à ce constat, accepter une telle dispersion, s’il existe des moyens d’optimiser nos actions? La pratique de la musculation doit-elle contribuer à ce grand gaspillage (qui est aussi celui de nos vies)? Ou peut-elle être conçue comme un outil censé produire davantage d’ordre que de désordre?

« […] il y a une hémorragie, un gaspillage, un gâchis, dont il faut prendre conscience. Les rencontres produisent plus de destructions et dispersions que d’organisation. Il faut, pour constituer une organisation, pour édifier un ordre, pour maintenir une vie en vie, tant et tant d’agitations « inutiles », tant et tant de dépenses « vaines », tant et tant d’énergies dilapidées, tant et tant d’hémorragies dispersives ! Il faut tant et tant de milliards d’agitations pour que se forme un seul noyau de carbone. Il faut la déperdition de tant et tant de milliards de spermatozoïdes (180 millions à chaque éjaculation chez Homo Sapiens) pour que naisse un seul être mortel. Il faut tant et tant d’efforts sisyphéens pour ne pas se laisser détruire ! De quelles pertes, de quels gaspillages, de quel gâchis de quel prix exorbitant ne faut-il pas payer un atome, un astre, une vie, la moindre once d’existence, un baiser? »

C’est par la coopération que l’humain est parvenu à créer et développer toujours davantage un ordre censé le servir, censé faciliter sa vie en ce monde. L’histoire de l’humanité relate une évidente tendance à la complexification, basée sur le relâchement des contraintes, l’augmentation des échanges, des contacts et des assistances; et donc la diminution de la compétition au profit de la coopération. Cette histoire n’est pas censée s’être terminée au 20° siècle, elle peut se poursuivre et il semble bien que la plupart d’entre nous désire fortement qu’elle se poursuivre.

Le développement de la coopération autorise la création d’un ordre plus souple, et donc plus profitable à chacun.

Coopérer avec les autres, au lieu de vouloir les dominer, les asservir, les exploiter ou seulement les ignorer. Coopérer avec soi-même, au lieu de chercher à se dominer, s’asservir, s’exploiter ou même s’ignorer.

La musculation efficiente vise cette création d’ordre supplémentaire (et donc moins de gaspillage), fondée sur davantage de coopération en soi-même et hors de soi.

 

D’autres articles à lire absolument :

De l’efficacité à l’efficience, la nouvelle voie du muscle;

No Pain No Gain, une phrase remarquée;

Malentendu N°1 (sur la gestion de l’effort dans la Méthode Lafay);

La construction d’un modèle alternatif (auto-régulation, boucle, efficience).

 

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De l’importance de faire du muscle… mais sans user son organisme

Un muscle bâti à l’aide de l’Efficience constitue une réserve-santé dans un organisme au mieux de sa forme.

En cas de maladie, de stress important, d’accident, le système immunitaire a besoin du stock de protéines que constituent vos muscles. Si vous avez respecté la maxime « peu d’efforts, beaucoup d’effets », si vous avez été efficient, votre organisme ne subit alors aucun handicap préalable en termes de récupération, il peut donc se consacrer entièrement à la récupération du choc.

 

« Par exemple, pour qu’un malade puisse résister à sa maladie, il faut que beaucoup de ses variables physiologiques soient poussées vers des valeurs spéciales  et même extrêmes (maximales et minimales). Il se trouve donc en état de « stress ». Nous nous montrerons avisés en le gardant au chaud, à l’intérieur, afin qu’il ne soit pas l’objet d’un stress supplémentaire. La logique qui sous-tend cette protection se fonde sur l’idée qu’il existe une quantité finie de changements potentiels que le corps est capable de réaliser, et que, lorsqu’il a réalisé un certain changement adaptatif, sa capacité d’en réaliser d’autres se trouve ainsi réduite. Sa souplesse est réduite.

Il existe, si vous voulez, une économie de la souplesse. »

(Gregory Bateson, biologiste et anthropologue)

 

« J’en profite pour insister sur l’importance des muscles. Dans la salle d’urgence de n’importe quel hôpital, quand on voit arriver une personne gravement blessée — à la suite d’un accident de la route, par exemple — on peut prédire ses chances de s’en sortir à l’état de ses muscles. C’est que notre organisme se constitue des réserves afin d’avoir accès aux ressources dont il a besoin pour résister à un stress. En simplifiant un peu, disons que le foie entrepose des glucides, le tissu adipeux entrepose des lipides et les muscles entreposent des acides aminés, qui sont les constituants indispensables des protéines. Or, quand vous êtes blessé ou malade, vous avez besoin de quantités énormes de protéines pour que votre système immunitaire fonctionne, pour cicatriser, pour vous défendre contre l’infection. L’importance des muscles est telle, que je consacre un chapitre entier à ce sujet dans mon livre. Et pour avoir de bons muscles, évidemment, il faut faire de l’activité physique. »

(Dr Michel de Lorgeril – Extrait de : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Entrevues/Fiche.aspx?doc=delorgeril_m_20071001_ent )

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L’Efficience : surprenant mais compréhensible

Si j’ai popularisé le mot « efficience », peu connu jusqu’ici du grand public, le sens que je lui donne est personnel, et repose sur des réflexions et des sources que je propose dans mes articles.
C’est une approche originale de l’effort dans le cadre de la musculation (de la transformation corporelle). Cette approche remet en question les valeurs sociales dominantes. 

En PRATIQUE, il s’agissait de répondre à la question suivante : « comment forcer très très peu (en intensité et en fréquence) et obtenir néanmoins des résultats importants, adéquats et rapides? »

Car, forcer très peu et n’obtenir que peu ou pas de résultats, tout le monde sait le faire… 
Le véritable challenge était de créer une voie permettant de très fortement réduire l’investissement physique et psychologique, tout en garantissant des résultats pouvant être considérables.

 

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« La Méthode élimine la devise « No pain no gain » pour lui substituer : « Peu d’efforts, beaucoup d’effets ». On se libère en utilisant cette nouvelle boussole (ce phare) destinée à nous guider, à orienter nos pensées et actions. Il s’agit de ne plus dépenser une trop grande part de notre énergie dans le culte du corps : nous pensons nos actions dans la logique d’une culture de l’efficience. C’est-à-dire que nous viserons désormais un résultat maximal, sur la base d’une action qui sera aussi économique que possible. Pourquoi continuer à forcer alors que l’on a atteint le point où l’effort est suffisamment productif? Pourquoi penser que la progression ne se fera que si l’épuisement est total? N’est-ce pas une attitude superstitieuse?

Reste à élaborer un entraînement permettant d’actionner cette logique de contrôle de l’effort. C’est ce qu’est, en pratique, la Méthode.

Je n’ai donc jamais dit qu’il fallait se la couler douce. Je n’ai jamais promis des résultats exceptionnels sans efforts.
« Peu d’efforts, beaucoup d’effets » est une devise qui propose de penser le contrôle de l’effort. Elle implique une organisation, de sa vie, de son entraînement, valorisant l’effort à bon escient, sans excès, sans conséquences néfastes (sur la santé, le psychisme et l’épanouissement personnel). C’est un effort sans culte de l’effort…

Il faut faire des efforts pour progresser, parfois de très importants efforts, les pratiquants le savent bien.
Mais ils doivent garder à l’esprit que l’effort n’est pas nécessairement synonyme de progression, et qu’il est préférable de ne point trop en faire pour progresser. Il faut faire « juste ce qu’il faut »… »

(cliquez ici pour lire la suite de l’article )

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Efficience : une mécanique de va-et-vient permanent

La constitution de la notion d’Efficience dans le cadre de la méthodologie constructiviste propre à la Méthode Lafay n’est pas une pure affaire de représentation (de « philosophie »).
Cette vision nouvelle est corrélative d’une gamme de pratiques et de techniques qui font de l’efficience un objet sur lequel nous pouvons agir.

Autrement dit, l’Efficience n’est pas un concept philosophique « éthéré », mais un ensemble de pratiques pouvant donner des résultats rapides, précis, prévisibles et mesurables… si bien utilisées.
Nous pouvons très facilement fabriquer (construire) l’Efficience en suivant les consignes données dans les livres et sur le blog.
Et ces consignes reposent sur des conceptions qui, une fois bien comprises, permettent d’optimiser encore la pratique (de préciser le choix et l’action des techniques), selon une mécanique de va-et-vient permanent (pratique/théorie/pratique/théorie/etc.).

 

Bases théoriques (le minimum à lire) :
1 – texte de base sur l’Efficience (cliquez ici );
2 – texte de base sur le No pain no gain ( cliquez ici );
3 – qu’est-ce que la gestion de l’effort dans la Méthode (cliquez ici ) ?
4 – Efficience : allons un peu plus loin (cliquez ici).

Bases pratiques et techniques (le minimum à lire) :
1 – gestion efficiente des trois premiers exercices (cliquez ici );
2 – Efficience et Boucle ( cliquez ici );
3 – Efficience et Mini Boucle (cliquez ici );
4 – Gestion de la performance (cliquez ici).

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