QUESTION : qu’est-ce qu’une MÉTHODE de musculation UNIVERSELLE ?

MISE A JOUR IMPORTANTE :

Depuis le 4 août 2018, le nouvel ouvrage de la Méthode Lafay est disponible en précommandes ici:

https://igg.me/at/sybernetics

 

Plus d’informations dans l’article dédié :

SYBERNETICS: PRECOMMANDES OUVERTES !

 

Primo, quand on parle de « Méthode », il ne s’agit pas juste d’un ensemble de programmes de musculation comme il en existe des dizaines… 😕
Le terme « Méthode » fait référence a un entraînement adaptatif, évolutif : STRATÉGIQUE pour un maximum de résultats DURABLES. 💪

Exemples : https://olivier-lafay.com/category/temoignages/

Une Méthode Universelle, elle, s’adapte à tous vos objectifs :
 Prise de muscles
 Perte de gras
💪 Performances athlétiques (endurance, puissance, force, souplesse…)

Une Méthode Universelle épouse les contraintes de votre vie quotidienne.
Un travail stressant ? Peu de temps à accorder à la musculation ? Souvent en déplacement ? …
Vous devez pouvoir moduler l’énergie et/ou le temps consacré à vos séances, afin de progresser au mieux et de conserver une motivation durable. Par exemple avec :

 Des Séances Express (moins de 40 minutes) qui vont à l’essentiel
✌️ La possibilité de s’entraîner seulement 2 fois par semaine
😅 En nécessitant un minimum d’énergie pour un maximum de résultats (Efficience)

La méthode de musculation Universelle doit vous permettre de vous entraîner partout, quel que soit le matériel à votre disposition ! Concrètement, vous devez avoir le choix de vous entraîner :
 À 100% au poids-du-corps (chez vous par exemple)
 Au poids du corps + lest
Avec des haltères, barres, kettlebells, machines, élastiques…
💪 Avec un mélange innovant de toutes ces options !

Cela veut aussi dire qu’il ne doit pas y avoir de matériel obligatoire pour pouvoir commencer à vous entraîner. Vous pourrez commencer avec deux chaises et une barre de traction… ✌️

Toutefois, vous devrez aussi pouvoir utiliser tout le matériel de votre salle de gym préférée si vous le souhaitez, ou bien acquérir à votre rythme quelques poids (haltères, barre, banc de musculation…) afin de diversifier votre entraînement tout en continuant de vous entraîner chez vous…

Sybernetics – Musculation Stratégique est la première méthode de musculation Universelle.

📖 500 pages synthétiques, de contenu dense, pratique, sans une miette de trop. Vous serez pris par la main dès la première page, guidé, soutenu, jamais perdu.

Sybernetics – Musculation Stratégique augmente le nombre de choix possible…

👊 TOUT ce que vous devez savoir sur pour une musculation efficiente et saine, en un seul livre.

Bientôt musculation rimera avec libération !

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LE CULTE DU SACRIFICE

(Le No Pain No Gain est une idée)

°

Dans le Tome 2, j’ai montré les liens historiques, sociologiques, psychologiques, entre la vision frontale de la guerre (Clausewitz) et la musculation classique.
Se sacrifier, telle est l’idée principale…

Tous les propos tenus sur le net par les partisans de la musculation classique qui ne m’ont pas encore copié… vantent le sacrifice. Il faut se faire mal, sortir de sa zone de confort.
Il faut « se battre » pour obtenir un corps musclé (avec un peu de recul, on trouve que faire l’apologie du « fight » juste pour de gros muscles, est comique, mais les gens qui le font sont très sérieux).

La pratique intensive de la musculation mène à l’auto-destruction, EST auto-destruction. Elle est sacrifice. Et le comble de l’auto-destruction est la mort par sacrifice, pour des idées…

Ci-dessous, un texte de Brassens mis en chanson, qui ridiculise cette idée du sacrifice, et où l’on voit pointer les raisons de la haine des détracteurs de la Méthode Lafay (mourir pour des idées n’ayant plus cours le lendemain, c’est ballot).

Mourir pour des idées, l’idée est excellente
Moi j’ai failli mourir de ne t’avoir pas eue
Car tous ceux qui l’avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus

Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant cette erreur, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente

Jugeant qu’il n’y a pas péril en la demeure
Allons vers l’autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure
Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain

Or, s’il est une chose amère, désolante
En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater
Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

Les Saint Jean bouche d’or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d’ailleurs, s’attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire
C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas

Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J’en conclus qu’ils doivent se dire, en aparté
« Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente »

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles ?

Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

Encore s’il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu’enfin ici bas, tout changeât, tout s’arrangeât
Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l’âge d’or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
Et c’est la mort, la mort toujours recommencée
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

Georges Brassens

NOTA : j’ai pris des photos d’une page facebook où les slogans assénés régulièrement se situent exactement sur la ligne de ce culte du sacrifice. 
Sauf une image, qui dit, comme moi, qu’il faut prendre soin de son corps… Certainement parce que, dans l’esprit des administrateurs, se faire mal, ne jamais lâcher, croire qu’on peut être qui on veut, c’est prendre soin de soi.

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ETES-VOUS SOUMIS A L’IDÉOLOGIE DOMINANTE?

Sortir de votre zone de confort pour progresser vous semble une évidence?
La recherche de la progression vous semble aller de paire avec la souffrance à l’entraînement?

Et si la violence que vous vous faites à l’entraînement était inutile? Qu’elle n’était qu’un acte de soumission aux dominants?

Dans la quatrième partie du Fit Evening 8, vous allez voir les origines de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, de la violence dans l’éducation et les liens entre la violence dans le sport (musculation no pain no gain, crossfit…) et la soumission à l’idéologie dominante.

Découvrez les explications dans cet exposé inédit dans le monde de la musculation. Références scientifiques à l’appui. 
Attention, cela va secouer….

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Vers la fin des mensonges et des illusions en musculation…

On vous a toujours dit de sortir de votre zone de confort?
Qu’il fallait souffrir pour progresser?
Qu’une progression facile est impossible?
Qu’il faut mériter ses progrès par des entraînements douloureux?

Vous vous dites que le sport c’est difficile mais que vous savez pourquoi vous vous faites mal?

Et si vous ne le saviez pas vraiment? Et si ceux qui prétendent vous vendre de la santé ne vous vendaient que l’illusion de la santé?

Et si ce qui vous est vendu comme étant l’unique vérité, comme l’unique manière de faire n’était pas si génial que cela?

Découvrez les explications dans cet exposé inédit dans le monde de la musculation. Références scientifiques à l’appui. 

Attention, cela va secouer….

 

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LE NO PAIN NO GAIN POUR LES NULS

[ si vous ne comprenez pas, là, c’est que vous êtes vraiment très con]

 

En photo, Andy Smagghe, pratiquant heureux 🙂

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Pour commencer, il faut savoir que l’expression No Pain No Gain, a pris beaucoup d’ampleur au début des années 1980 suite à son emploi par une célébrité sportive de l’époque : Jane Fonda.
C’est elle qui spécifie le sens de l’expression dans le sport, notamment dans la musculation.
On ne peut nier l’origine historique de cette expression utilisée en musculation. Jane Fonda dit que le muscle doit brûler à l’entraînement, qu’il ne pourra donc prendre sa forme la plus achevée que par la souffrance.
 
Et cela correspondait totalement à l’esprit régnant en musculation, comme en sport. Donc l’expression a connu un grand succès.
Arnold (le grand Arnold) vomissait d’épuisement, à l’entraînement, et disait que cela valait le coup car c’est comme ça qu’on peut obtenir des résultats d’un niveau supérieur.
 
Il ne s’agit pas juste de faire un effort, mais de faire un type spécial d’effort : celui qui fait mal.
 
Il s’agit d’un effort (implicitement) intense dont on parle, sinon ce serait stupide d’avoir comme slogan, devise, le fait qu’il faille juste faire des efforts, car on sait qu’il faut bien souvent faire des efforts pour atteindre le moindre objectif 😉
Ce serait donc très con de n’avoir que cette idée comme « guide ».
 
« Oh les mecs, j’ai découvert la vérité philosophique du siècle : il faut faire des efforts pour atteindre des objectifs ! Je suis si content de mon intelligence que je vais écrire ça sur un tee-shirt ! »
 
Il faut aussi s’habiller quand on a trop froid… Mais personne ne met ça sur un t-shirt, pas plus que : « il faut manger pour ne pas mourir de faim. »
 
Donc, si on utilise No Pain No Gain comme slogan (ou devise), c’est bien qu’on pratique le culte de l’effort…
 
C’est quoi ce culte de l’effort, putain !
 
On y vient. Peace les gars. Il va vous falloir encore un peu de PAIN pour comprendre (avoir du GAIN) 🙂
 
Le problème de l’idéologie No Pain No Gain, c’est qu’elle impose une vision du monde où tout passe par des efforts, des efforts qu’il faut constamment maintenir et renouveler.
 
Nécessairement, SI TOUT LE MONDE DOIT TOUT LE TEMPS FAIRE DES EFFORTS, ALORS CE SERA CELUI QUI FERA LE PLUS D’EFFORTS QUI RÉUSSIRA AVANT LES AUTRES.
 
Logique, non?
 
Il y a concurrence entre tous ceux qui font des efforts.
 
Et cela va nécessairement générer de la souffrance…
 
Plus on force, plus on souffre. C’est juste de la physiologie et de la psychologie.
 
Comprenez-vous cela?

Il existe une autre approche, complètement opposée, qui est élémentaire en Chine, qu’on peut appeler Efficience, basée sur l’idée de Wu Wei. On n’est pas obligé de faire constamment des efforts pour atteindre un but. Encore moins de souffrir. L’idée est d’en faire le moins possible, afin que les choses se fassent sans nous. Et on atteint quand même de magnifiques objectifs, si on sait comment s’y prendre.
Cette conception, qui assure la supériorité économique de la Chine est validée par l’approche cybernétique (une science occidentale).
Et c’est comme ça que fonctionne la Méthode Lafay.

°

Vous pouvez maintenant me féliciter pour ce brillant article si vous avez tout compris (ou me demander mes coordonnées si vous êtes une femme avenante).
Vous pouvez maintenant poser des questions si vous n’avez pas tout compris (les femmes avenantes aussi).
Vous pouvez m’insulter, comme d’habitude, si vous n’avez absolument rien compris. Il y a bien un lien entre vos difficultés de compréhension et votre violence verbale…
 
Voilà, je viens de faire un effort (Pain), je vais me prendre une bière et attendre le Gain (votre éventuelle compréhension ET/OU la demande de rendez-vous par des femmes avenantes et/ou les insultes carabinées).

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COMPÉTITION, SPORT ET EFFICIENCE

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Le problème n’est pas le dépassement de soi, le problème est les conditions du dépassement de soi.

Beaucoup de gens, et c’est normal (la plupart en fait), sont tellement imprégnés de l’idéologie dominante qu’ils ont du mal à faire la part des choses.

Dans la Méthode Lafay, on cherche aussi à se dépasser. Mais on n’est pas « en compétition ».
Et on vise à préserver son être et son environnement. Pourquoi? Mais pour pouvoir se dépasser le plus longtemps possible, voyons !

En prêtant attention à l’Optima (notre fonctionnement cybernétique), on peut atteindre le Maxima, sans aller le chercher par la violence (envers soi) et donc sans générer les conditions de l’auto-destruction.
L’idée centrale de la Méthode Lafay est de favoriser le Maxima à partir de l’Optima. Ce qui est en soi absolument novateur et la distingue de toutes les autres formes de musculation.

Si on cherche la performance et la victoire sans se soucier de la préservation de soi, les années où l’on sera performant et glorieux seront brèves. Ensuite viendront la dégénérescence, la frustration et le dégoût de soi.

Ce qui ne signifie pas que la compétition soit le mal absolu : la compétition sportive est un moyen de réguler nos aspirations (naturelles) à la dominance.
Et c’est seulement quand elle est envisagée ainsi qu’elle peut être saine.

Encore faut-il le comprendre et donc savoir dépasser cet élan naturel vers le dépassement de soi… par la réflexion.

Encore faut-il penser à se préserver, si l’on veut se gratifier suffisamment longtemps avec la dominance acquise.
Même l’argent gagné en compétition, quand il y en a, ne saurait vraiment compenser la perte de la santé et la chute, finalement assez rapide, du piédestal atteint avec tant d’efforts.

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OUI, JE PERSISTE ET SIGNE !

12744027_10153911945076064_7201346265572274370_nLa Méthode LAFAY, c’est : « Peu d’efforts, beaucoup d’effets. »

Je vais à nouveau m’expliquer, d’une manière que tout le monde pourra comprendre.
C’est implacable, scientifique et d’une évidence brûlante une fois qu’on a lu ce qui suit.

Premièrement, beaucoup font l’erreur d’assimiler « peu d’effort » à « pas d’effort »  
Ce n’est pas la même chose. Peu, c’est… peu (il y en a, donc, des efforts).
Pas, c’est… aucun (je n’ai jamais dit qu’il n’y avait aucun effort à fournir).

Deuxièmement, il faut considérer l’expression entièrement.
On vous dit qu’il y a « peu d’efforts' »… pour… « beaucoup d’effets ».

Il faut bien éviter de séparer « peu d’efforts » de « beaucoup d’effets ».
Car c’est un RAPPORT qui est décrit : on a peu d’effort réalisés si on regarde les effets (importants).
C’est le résultat qu’on obtient si on suit sérieusement mes prescriptions. Le rapport entre les efforts réalisés et les effets obtenus est largement à l’avantage des effets.

C’est une conception (et une réalité) qui s’oppose au fonctionnement de la musculation classique, où l’on a une déperdition d’efforts pour avoir des effets (forcer très souvent, utiliser des techniques d’intensification).

C’est là que se trouve notre troisièmement : sur le terrain de l’intensité.
On force peu dans la Méthode Lafay. On fait des efforts, certes, mais on force peu. L’intensité des efforts est donc moindre qu’en musculation classique.
Il ne s’agit pas que de parler d’efforts, en général, mais de se pencher sur l’intensité de ces mêmes efforts.
Des efforts moins intenses = moins d’efforts.

Quatrièmement : l’apprentissage stratégique.
La maxime « peu d’efforts, beaucoup d’effets » est une « boussole » stratégique, un outil stratégique.
C’est une façon de diriger le regard du pratiquant, de façonner son mental. Ce que je veux, c’est qu’il s’imprègne complètement de l’idée selon laquelle il devra toujours chercher à faire le moins d’efforts possible pour obtenir des résultats.
Je veux faire de lui un stratège : gagner, mais avec le moins de « pertes » possible. Gagner, mais en s’économisant, en préservant sa santé et son énergie.
Etre un stratège…

 

12687769_10153911924086064_1267819426316587727_nPourquoi?
Parce que, plus on va forcer pour obtenir des résultats, plus on va s’user prématurément. Plus on va forcer, plus le risque de blessures, de vieillissement prématuré de l’organisme est accentué.

Aussi, j’ai élaboré un système d’entraînement unique en son genre, basé sur la cybernétique (science de la communication et du contrôle dans l’animal et la machine; science des systèmes, de leurs interactions, régulations et rétroactions).
Pour un maximum d’efficacité, la cybernétique est associée à la stratégie chinoise. La cybernétique donne la structure opérationnelle, la stratégie chinoise (Sun Tzu) donne l’état d’esprit à se construire pour opérer au mieux.

Je dis donc aux pratiquants : « vous bénéficiez d’une structure d’entraînement extrêmement efficace si vous l’utilisez intelligemment, c’est-à-dire si vous agissez en stratège.
Cherchez toujours, en vous servant de ce que vous donne la Méthode Lafay, à obtenir le maximum de résultats pour un investissement minimum.
Ainsi, vous vous renforcerez sans vous affaiblir par ailleurs (articulations, tendons, organes, hormones, etc.). Vous obtiendrez performances, santé, beauté…
Et l’énergie économisée pourra être réinvestie dans d’autres domaines, afin d’avoir une vie plus riche, plus épanouissante. »

La Méthode Lafay est conçue pour obtenir un maximum d’effets pour un investissement (effort) minimal (en fréquence, durée, intensité).
A condition de se comporter en stratège, non en guerrier, en aspirant héros, qui considère l’épuisement et la blessure comme signes du « devoir accompli ».

Cinquièmement : lutter contre l’entropie.
Croître et durer, autre « slogan » de la Méthode Lafay, est directement inspiré par la cybernétique. Vivre, c’est croître ET durer. Pendant un temps… Puis on régresse et on meurt.

En musculation « classique » (No Pain No Gain), on veut tellement croître rapidement qu’on en oublie de faire le nécessaire pour durer.
En forçant beaucoup (trop), on condamne nos possibilités de durer.
On s’use prématurément.
La musculation classique considère (consciemment ou non) que la préservation de soi nuira à la croissance. Ainsi, elle valorise l’auto-destruction (comme unique moyen de se développer).
Cette vision, profondément ancrée dans notre culture, est balayée par ce que nous apprend la cybernétique.

Le développement est la construction d’une complexité qui s’oppose un temps à l’entropie (désorganisation des systèmes vivants = vieillissement, usure puis mort).
Ce qui permet de s’opposer longtemps à la destruction est la stratégie : les êtres vivants développent des stratégies pour survivre, durer.

L’aboutissement, en termes de stratégie, est la stratégie chinoise (peu d’efforts, beaucoup d’effets). Puisqu’il s’agit d’obtenir des victoires (croître) en se préservant (durer).
Si l’on agit selon cette conception, en respectant les logiques cybernétiques, on peut donc… croître et durer.
On peut se développer, être performant, sain, et jouir des capacités acquises… longtemps.

Olivier Lafay

 

Pour compléter : http://olivier-lafay.com/2012/04/04/malentendu-n1/

Mes références :
Norbert Wiener (père de la cybernétique)
Gregory Bateson (écosystémique)
Heinz Von Foerster (constructivisme)
Henri Laborit (cybernétique)
Joël de Rosnay (cybernétique)
Henri Atlan (cybernétique)
Edgar Morin (cybernétique)
Hannah Arendt (recul stratégique)
François Jullien (stratégie chinoise).
>>> ce ne sont que quelques uns des auteurs de référence.

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« Sans stress, sans forcer, la Finlande a aujourd’hui les meilleurs élèves d’Europe. »

 

« Sans stress, sans forcer, la Finlande a aujourd’hui les meilleurs élèves d’Europe. »

(citation extraite de la vidéo ci-dessous)
 
Le rapport avec la musculation?
 
Je reformule : on peut être au meilleur niveau sans se faire mal et sans qu’on nous fasse mal.
 
Les finlandais ont banni l’idéologie No Pain No Gain (pas de souffrance, pas de progrès) et sont pourtant les meilleurs.
 
C’est ainsi que fonctionne la Méthode Lafay. Il est possible d’atteindre un haut niveau athlétique… sans stress… sans « forçage ».
C’est le principe d’Efficience, à l’origine de l’Entraînement Stratégique que suivent les pratiquants Lafay.
Une révolution dans l’entraînement sportif, qui fonctionne majoritairement selon les codes habituels de la souffrance qu’on s’inflige et qu’on inflige.
 
On peut aller très loin en suivant les règles d’une écologie des rapports à soi, aux autres, au monde…
Et, de manière finalement amusante, on aura même un meilleur niveau que les adeptes du culte de la performance, de la douleur à l’entraînement, de l’investissement total (énergivore et chronophage) 🙂
Plus loin que les adeptes convaincus du culte de l’effort…
 
Les pratiquants Lafay les plus accomplis physiquement s’entraînent 3 à 5 fois moins que les adeptes du culte de l’effort, pour des résultats identiques, voire nettement supérieurs.
Et ce sans dopage.
Cela a des répercussions sur leur santé, sur l’équilibre de leur vie, sur leur épanouissement.
 
C’est juste possible !
(même si les résultats affichés choquent encore beaucoup de gens, tellement conditionnés par l’idéologie sociale dominante qu’ils en restent bouche bée, incrédules, dubitatifs; certains d’entre eux devenant même très agressifs, par peur, en voyant leurs certitudes sérieusement ébranlées)
 
Boris Cyrulnik remarque que, en Finlande, la mise en place de ce système éducatif moins stressant a non seulement permis de meilleurs résultats, il a également fait diminuer le taux de suicide de 40%, ainsi que les troubles comportementaux.
 
En effet, il ne s’agit pas que de réussite scolaire, ou de réussite en musculation dans notre cas; le modèle social qui rend un culte constant à la performance, au stress, à la souffrance, a un impact considérable sur la santé physique et psychologique des gens. C’est terriblement destructeur.
 
Comme le dit le sociologue François Dubet à propos du modèle No Pain No Gain appliqué dans l’enseignement et donc la compétition professionnelle : « ça fait des adultes teigneux, noués, vaniteux, déçus, amers […]. »

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Méthode Lafay, croître et durer

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Réussir le pont, c’est se mettre en condition de protéger son système nerveux et donc de se sentir mieux dans sa peau, et de mieux se régénérer.
Ce qui signifie aussi que l’on progressera plus aisément en musculation. En s’entraînant moins et beaucoup moins dur.
 
Et on protégera ses épaules en dissolvant toute tension au niveau de la ceinture scapulaire.
En libérant le buste, on contribue à libérer la nuque et le cou. Les pensées sont ainsi plus claires et on se sent apaisé, même en situation de stress. On a davantage de recul sur nos choix, notamment en matière d’entraînement.
 
Réussir le pont permet aussi d’inverser la tendance à enrouler les épaules vers l’avant (due aux inhibitions et/ou à une mauvaise exécution des exercices pour la poitrine, et/ou un excès d’exercices pour la poitrine).
 
Cet exercice est présent dans mes livres depuis la première édition de 2004. Il n’a guère été remarqué à l’époque et dans les années qui ont suivi, car l’approche de la musculation fondée sur la construction de la santé est née avec la Méthode Lafay et était donc incompréhensible pour le monde de la musculation classique. C’est pourtant un exercice fondamental; il est la base…
 
Le pont fait partie des fondements d’une approche écosystémique (cybernétique) de la musculation, que l’on résume sous l’expression « croître et durer ».
On y parvient (à croître et durer) en cultivant l’efficience à l’aide de l’Entraînement Stratégique.

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