MUSCULATION ET PSYCHOSE

(se fabriquer un monde imaginaire, qu’on pense très fort comme étant la réalité, et projeter tout ça sur le monde, quitte à faire de gros dégâts)

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 Notre société est malade, très malade, puisque son fonctionnement fondé sur la lutte de tous contre tous est mortifère, conduisant à la souffrance permanente et à l’autodestruction. Anti-dépresseurs, harcèlement, violences, rejet, pauvreté… Oui, la société est cool, et chacun maîtrise son destin, c’est sûr…

Mais le milieu de la musculation est encore pire, car c’est là où sévissent les caricatures de ce monde fou : le culte de la virilité à tout prix, le culte de la force au détriment de l’intelligence, le culte de la souffrance infligée à soi-même et revendiquée, le culte crétin du « ne baisse jamais les bras », le culte des blessures qui rendent plus fort, Le culte de la drogue « pour réussir », le culte des super-héros entretenu par des adultes (quand même !)…

C’est un milieu de psychotiques sévères, où de nombreux attardés se pensent faire partie d’une élite juste parce qu’il ont de gros bras et qu’ils soulèvent plus lourd que leur voisin. Et qui se dopent la plupart du temps pour se prouver naïvement qu’ils sont bien l’élite.

Et les fans de ce milieu sont très souvent (95% d’entre eux) peu musclés, minces et même parfois non-sportifs.Ils likent des pages de gros dopés alors qu’ils sont parfois à la limite de l’anorexie, s’enfermant dans un imaginaire de compensation où ils sont des surhommes par procuration.
Cela s’appelle la psychose…

Notre société est si souffrante, horrible à vivre, que tout le monde a tendance à devenir psychotique pour lui échapper.
Certains fuient la lutte pour la dominance, d’autres la réinvestissent dans leur imaginaire, s’enfermant dans une bulle protectrice où ils vont être enfin des « gagnants ».
Et le fait de liker des centaines de pages de dopés, quand on est très mince, fait partie de ce processus.
C’est un signe de plongeon dans l’océan de la maladie mentale, avec de gros risques de ne jamais en sortir.

Se rêver bodybuilder invincible, super-héros en collant moule-burnes, combattant de MMA indestructible, businessman indétrônable ou acteur porno ultra-membré, est toujours préférable, pour beaucoup de gens, à la réalité…
C’est pourquoi, enfermés dans leur bulle protectrice, ils affichent des pages facebook avec des tonnes d’images provenant de ces imaginaires de compensation.
Ils se projettent dans ces figures absolues de la dominance, ces membres de cette « élite » que propose une société malade.
Et ils y tiennent tellement, ils s’y accrochent avec force, car vivre sans ces images, sans ces projections sur des idoles, ce serait sinon impossible.

D’où cette haine contre la Méthode Lafay, qui balaie le mythe des super-héros, propose un retour à la réalité du corps et de l’esprit pour parvenir à se muscler en se sentant bien, pour croître et durer.
Dans l’esprit psychotique d’une personne cédant aux sirènes de l’autodestruction, tout discours inverse, opposé, même positif, est perçu comme une agression, une brèche possible dans son imaginaire de compensation. Une porte ouverte sur la folie et la mort.

C’est ainsi que l’on voit des gens minces, ou peu musclés agresser régulièrement sur le net des pratiquants de la Méthode Lafay montrant un physique et des performances pourtant élevés, performances que les critiques/agresseurs n’atteindront sûrement jamais (tant ces critiques sont inhibés, tendus, faibles mentalement).
C’est pourquoi on voit tant d’ignorants fragiles dire autour d’eux autant de mal de la Méthode Lafay, et même occuper une part considérable de leur temps à vouloir la détruire.

Triste monde que celui de la musculation, où sévissent des caricatures de tout ce que la société peut faire de pire.
Où des psychotiques qui, à force de dopage, entraînements intenses et autodestructeurs, ont réussi à devenir des figures connues, des icônes du « fitness », et font de l’argent sur le dos d’autres psychotiques, incapables ceux-là de suivre sérieusement un entraînement de musculation.
Un milieu où la haine de soi conduit à une haine de l’autre revendiquée comme un mode de vie parfois (les forts, les faibles, toussa..).
Toutes ces personnes imprégnées jusqu’à l’os, sans aucun recul, du mythe existant depuis 30 ans de « tout le monde peut devenir le maître du monde » à force de travail et en étant surtout plus méchant et con que son voisin.

Un milieu où la santé mentale/physique est vue comme si lointaine, si inaccessible, que ceux qui osent la proposer, en parler, sont vus comme des ennemis à abattre.

Un milieu qu’on appelle, sans ironie pourtant, « fitness » ou « milieu de la FORME »…
Et où sévissent l’autodestruction, le dopage, le culte de son nombril jusqu’au ridicule le plus total, l’inculture revendiquée, l’enfermement dans un imaginaire puéril…
Un milieu où le mot santé a été multi-violé, tellement perverti que le voir accolé à des « athlètes » usés et dopés donne la nausée.

Un milieu porno, c’est-à-dire, outrancier, excessif, mensonger, obscène et sclérosant. Où l’on piétine la dignité humaine, tout le temps, pour assouvir des pulsions devenues extrêmes par manque d’un assouvissement sain, compris contrôlé.
Super-héros de pacotille, tombant à la chaîne, sous les coups qu’ils se donnent, chacun dans son enfer personnel, extension inévitable de l’enfer social, où des morts-vivants se bouffent les uns les autres, pleurant dans leur tréfonds sur leur immense besoin d’être aimés.

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Olivier Lafay

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