LE POIDS DE CORPS NE DONNE PAS DE VRAIS ET GROS MUSCLES

(sauf si on a une bonne génétique…)

Enfin la vérité éclate !
Et je vais vous le démontrer… ou pas 

°

Un entraînement limité ne peut permettre le bon développement de personne, même en cas de « bonne génétique ».

Tu as beau être super doué comme boucher, si tu as un couteau en mousse, alors tu auras du mal à découper la bête.
Si l’outil est médiocre, l’artisan le plus talentueux aura du mal à briller dans son art.

Il faudrait que les gens comprennent déjà cela.
Si on ne stimule pas assez une bonne génétique, alors rien ne se passe.
Logiquement, c’est avec une stimulation efficace qu’on voit qu’une personne réagit mieux qu’une autre, pas avec une stimulation inefficace.

Il faudrait que les gens comprennent aussi la différence entre « outil » et « méthode ». Un outil peut être bon ou potentiellement bon, mais sans savoir-faire permettant d’en faire la démonstration, il risque d’être ignoré, méprisé ou oublié.

Et il faudrait aussi qu’ils se demandent comment ils font pour assurer sans complexe que la personne a une bonne génétique. Ils ont fait des tests spécifiques?

Il s’agit encore d’une prémisse fausse, d’un raisonnement circulaire :
1 – Ma croyance est que l’entraînement au poids de corps ne donne pas de résultats.
2 – je vois quelqu’un avec de bons, voire très bons résultats au poids de corps.
3 – au lieu de me pencher sur la méthode permettant d’obtenir cela, je déclare que la personne a de la « chance » (c’est génétique). Sans être en mesure de prouver quoi que ce soit.
4 – je retombe sur ma croyance de base.

Bel exemple de rétroaction négative instantanée, qui montre l’extrême difficulté qu’a la personne à accueillir de la nouveauté dans son système, déjà sclérosé. C’est un processus d’évitement de stress.

Et là, on retombe sur les questions de malléabilité du cerveau, liées à la petite enfance.
Moins on a été sécurisé étant enfant, moins le cerveau sera malléable.
Et donc moins on sera souple face à la nouveauté.

Plus la complexité du cerveau est grande, plus il est malléable. Le cortex cérébral est la structure la plus flexible, et donc la plus influençable (Perry, Pollard, Blakley, Baker et vigilante (1995).
Bien entendu, les premiers jours, mois et années de vie sont cruciaux pour établir cette malléabilité.
Sans une éducation « sécure », la tolérance à toute forme de stress (et notamment à la perception d’une nouvelle variable par le logiciel permettant de penser soi et le monde) sera faible.

Les enfants ayant eu des parents incapables de leur procurer une enfance sécure seront des adultes manquant de souplesse adaptative, réservant leur énergie pour des opérations de mise aux normes de conformité sociale de base (travail, mariage, maison, reproduction), n’aboutissant pas toujours, ou finissant par l’échec.
Leur cerveau aura des difficultés à assimiler les expériences de la vie, les contraignant à explorer une gamme réduite d’expériences (sur le fond, même si ces expériences sont en apparence diverses). Ces personnes ont beaucoup plus de difficultés à donner un sens aux événements et plus particulièrement à ceux qui sont stressants. Ils sont plus vulnérables aux troubles et perturbations psychologiques, y compris l’addiction aux drogues (dopage compris), alcool, dépression, SPT et SSPT (Schore 1994).

Les statistiques montrent que près de 100% des parents frappent, rejettent, humilient, punissent, font du chantage affectif, bref : brisent leurs enfants d’une manière ou d’une autre.
D’où l’extrême difficulté des gens, une fois devenus adultes, à supporter le stress et à savoir modifier leur vie pour mieux le gérer (la consommation de calmants, anti-dépresseurs, et tout un tas de drogues légales ou non en atteste).
D’où l’extrême difficulté des gens à supporter toute remise en question. Soit c’est une revendication de « tolérance » (dire qu’on accepte l’autre, en passant juste à côté), soit c’est la haine.

L’intolérance au stress relationnel, le manque de culture et de complexification du cerveau entraîne une intolérance au débat.
Une boucle se fait alors, puisque l’incapacité à débattre, entraîne une souffrance relationnelle : on ne sait s’entendre avec personne. On ne sait pas aimer, on crève du manque d’amour.

On se réfugie dans des conduites dissociantes (musculation intense et fréquente, sports extrêmes), afin de générer notre propre dose de drogues (drogues endogènes très puissantes, qui nous anesthésient).

Voilà pour quoi il faut :
– une enfance sécure;
– complexifier son cerveau (par la culture et les échanges profonds);
– travailler sur sa mémoire traumatique afin de se mettre en situation d’ouvrir son logiciel et exprimer les émotions refoulées qui nous empêchent de croître.

Sinon, l’esprit restera étroit, fragile, craintif, et enclin à la violence.

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