L’UNE DES FONCTIONS UTILES DE CEUX DONT la bêtise est épinglée régulièrement SUR CETTE PAGE.

 

« Et ces posts permettent justement de débusquer aussi ceux qui n’attendent que de juger le grand Lafay, alors qu’ils esquivent soigneusement tous les articles de fond. (fort besoin de dominance, Mémoire Traumatique impensée, toussa…) »

(Denis Tiquet)

C’est une évidence.

Comme dit ma compagne : « c’est fou le nombre de gens qui ne supportent pas que tu fasses valoir ton travail et tes droits, que tu t’affirmes, même chez toi, sur l’espace que tu gères, que tu as construit ! C’est fou de voir qu’ils le font chez toi, sous ton nez, sans aucun complexe, sans jamais se poser la question de savoir d’où ils parlent, où ils parlent, à qui ils parlent. C’est quand même honteux. »

Il y a plusieurs raisons à cela.

La première est l’ambiance idéologique dans laquelle vivent les gens, qui les amène à penser que « tout se vaut ».
Et comme la plupart des gens pense comme la plupart des gens, « tout se vaut » signifie qu’il s’agit de tout ramener à une pensée conventionnelle (conforme). Qu’ils n’ont jamais questionnée…

Dans ce cas, pas de hiérarchie du savoir, et donc pourquoi Lafay OSE montrer la bassesse de certains? Donc « on » va prendre de la hauteur (se situer au-dessus de quelqu’un) pour inciter à ce que tout revienne à un niveau zéro, « égalitaire » selon la norme idéologique en place, « Charlie ». Surtout ne pas penser, juste faire semblant, ne pas déranger l’ordre établi, le renforcer.
Ne pas épingler la bêtise serait être « Bon ». La plupart des gens s’identifie plus aisément aux plus bêtes et méchants de nos semblables qu’aux plus intelligents. Cela dit quelque chose de notre époque où la perte de foi en l’humain est gigantesque.
Puisqu’il ne s’agit plus de progresser, alors les conditions de la régression sont mises inconsciemment en place. Et le moindre « citoyen » devient le chien de garde d’un système où le seul écart toléré l’est en matière de pouvoir et d’argent.
L’intelligence est moquée, et la connerie ardemment défendue.

La deuxième est que la plupart des gens se comporte avec la plus grande soumission dans la vie quotidienne. Le seul endroit où ils osent se lâcher, et chercher à dominer est le net, et notamment facebook, qui a été construit justement pour ça.
Ce qui entraîne les conséquences suivantes :

1 – ils ont besoin de juger pour se valoriser, compenser, et jugent là où, inconsciemment, ils pensent que cela leur donne le plus de valeur (face à un comportement fort et à une intelligence) et où le risque de « retour » est le plus faible..
C’est la mécanique du pouvoir.

2 – ils ne supportent pas que quelqu’un puisse être « droit dans ses bottes », car eux-mêmes en sont incapables (ils ont succombé il y a bien longtemps à une pédagogie de la soumission). Ils vont donc chercher à agir sur un comportement afin qu’il se régule sur/comme le leur. c’est un pur déni de différence réelle.

3 – ils vont passer beaucoup de temps à intervenir juste pour ça.
Au lieu de diminuer la distance entre eux et « la tête qui dépasse » en se construisant (en progressant), ils vont tenter par tous les moyens de ramener l’autre à leur niveau.
Rares sont ceux qui disent, effectivement : « je suis dérangé, mais je vais d’abord vous lire, réfléchir, puis poser des questions afin de comprendre votre position et éventuellement débattre, sur pièces. »
Leurs apparent questionnement est presque toujours un jugement et non une réelle demande d’information et de construction de la pensée.

4 – Ils interviennent sans jamais se dire que, n’étant pas chez eux, ne connaissant pas forcément l’auteur du texte qu’ils jugent, l’écart entre eux et celui qu’ils jugent est peut-être immense.
Jamais ils ne se disent : « ce type est peut-être beaucoup plus intelligent et cultivé que moi, et ce qu’il fait, même si cela m’échappe, est peut-être très bien pensé et repose sur des bases conceptuelles dont j’ignore tout. Je vais donc me poser. Me taire. Observer, lire et faire un bilan dans quelques temps. »

Il y a un fort déni de l’autre (une incapacité à le soupeser) chez ceux qui viennent faire la morale parce que, selon eux, on nierait des gens en les taxant d’imbéciles… Gros paradoxe !
Quand j’épingle un crétin, je tiens compte de son existence et de son impact dans l’écosystème humain. Toi, quand tu me juges, tu ne sais rien de qui je suis. Ce n’est pas ton souci principal, car tu ne te soucies pas d’écosystèmes (de relations entre des éléments), mais seulement de TOI.

5 – ces personnes sont très facile à repérer, dès leur première intervention. Leur langage comporte toujours un besoin de dominance impensé, le vocabulaire de la morale, le ton supérieur, l’ignorance de qui leur fait face (qu’ils jugent de manière totalement décontextualisée, en bon petit robots), d’énormes contradictions, une arrogance présomptueuse.

°

Une intervention n’est jamais gratuite, elle est toujours nécessaire, engendré par un besoin : elle a une fonction pour le système-individu.
Nous, nous connaissons, parce que nous avons étudié le sujet, les fonctions de nos interventions. et parce que nous avons un projet clairement défini.
Et vous?
Avez-vous jamais pensé à la fonction de vos interventions, pour vous?
Avez-vous un projet, construit, qui vous amène à intervenir pour juger? Si oui, alors prenez (vraiment) connaissance du nôtre et débattez des logiques sous-jacentes, avec un minimum de références et de culture.

Il existe une hiérarchie humanisante.
On doit juger en fonction du projet de l’autre. ce qui demande, nécessairement, un effort de pensée préalable avant d’intervenir, car l’on peut être face à quelqu’un qui a longuement pensé la cohérence de son projet, et pas en regardant la TV, ou lors de discussions entre incultes..
Se dire qu’on a tort, avant de juger, qu’on n’a peut-être rien compris, est un réflexe à adopter. Ce qui demande généralement une refonte épistémologique et un certain goût pour l’intelligence, et un peu de recul sur soi.

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