Des morphotypes à l’épigénétique : de l’élitisme à la coopération

Article collectif rédigé par:

Raphaël Duchemin- Marcel Hummel- Fabien Soucaze- Pascal Benattar-  Nicolas Cadieu – James Clerk Maxwell- The Pandaman Lafay- Michel Adrillus Bleriot-Denis Tiquet.

Illustration de Etienne Le Reun.

 

Introduction

Cet article traite des morphotypes. Olivier Lafay avait déjà longuement expliqué dès 2005 que c’était un concept erroné. Cela a été repris par bien d’autres depuis, mais sans aller jusqu’au bout, sans jamais remettre en cause la logique et les conditionnements sur lesquels cette théorie s’appuie, ne permettant aucun renversement épistémologique au sens de Gregory Bateson chez les individus, les laissant ainsi enfermés dans les mêmes croyances.

 

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Gregory Bateson

 

Le but du présent article n’est donc pas (seulement) d’expliquer en quoi ils sont un mythe, il s’agit aussi d’en analyser les fondements élitistes et déterministes via le conditionnement dans lequel ils enferment les individus et la logique d’affrontement NPNG. Ce cheminement va nous emmener au final sur le terrain de l’épigénétique et de l’Efficience pour apporter une vision libératrice au pratiquant qui stagne.

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Les morphotypes en image

Maintes fois nous avons pu entendre des pratiquants de musculation de tout niveau se plaindre de leur morphotype (souvent des ectomorphes) ou plus rarement s’en réjouir (souvent des mésomorphes). Dans le milieu de la musculation, il n’est pas possible de passer à côté de la théorie des morphotypes, régissant l’alimentation et parfois même l’entraînement. Des articles y sont dédiés, des topics de forum, et parfois même des suppléments alimentaires…

 

Thomas Dalla Costa

Thomas Dalla Costa

 

Comme le montre l’image ci-dessous, tirée d’un site de vente de suppléments en ligne (la marque du produit a été masquée), les morphotypes s’inscrivent dans une logique d’affrontement. Prendre du muscle pour un ectomorphe ou perdre du gras pour un endomorphe est contre nature selon la théorie des morphotypes. Ce ne peut donc être qu’un combat. Or vous devez savoir, lecteur attentionné du blog, qu’une telle théorie ne peut intégrer l’Efficience qui opère selon une logique de coopération.

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1 – La théorie originelle

Les morphotypes sont issus d’une théorie produite par un psychologue américain, William Sheldon, dans les années 1940. Cette théorie avait pour but de déduire des caractéristiques psychologiques et sociales à partir de la morphologie extérieure, sans tenir compte de la physiologie interne de la personne. Sheldon était persuadé que chaque personne portait en elle une proportion diverse des trois morphotypes de base qu’il avait inventés : ectomorphe, mésomorphe et endomorphe. Il croyait cette composition d’origine purement génétique et pensait enfin qu’elle restait fixe tout au long de la vie de la personne, quels que soient les changements transitoires de poids liant ainsi le destin de la personne à son physique.

Regardons d’un peu plus près dans quelles circonstances est née sa théorie. Sheldon a utilisé des milliers de photos de nus des jeunes étudiants de l’université qui l’employait. Ses travaux se trouvent dans la droite ligne de l’eugénisme de Francis Galton, qui avait lui même proposé un archivage photographique de la population britannique. Les nazis allemands avaient également un tel programme.

Source : The Great Ivy League Nude Posture Photo Scandal (The New York Times, Ron Bosenbaum, 1995)

 

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Mickaël Lafayen

 

2 – La théorie des morphotypes en musculation

La théorie des morphotypes a été largement reprise dans le monde de la musculation. Voici, en résumé, ce qu’elle dit :

  • L’ectomorphe présente un physique maigre, une ossature fine, des membres longs, et un métabolisme rapide, il prend difficilement du muscle ; psychologiquement il est de tempérament nerveux. C’est un physique considéré comme handicapant en musculation.
  • L’endomorphe a des épaules tombantes, une silhouette rondouillarde et prend facilement du gras, même en mangeant normalement. Il est de tempérament calme et socialise facilement. Il dispose d’une facilité à produire de la masse, mais pas à perdre son gras.
  • Le mésomorphe a un physique large et une forte ossature, un visage carré, des articulations solides, un caractère énergique, il n’est pas très souple, il prend facilement de la masse : c’est le physique idéal pour le bodybuilding.

 

À ces trois morphotypes de base, le milieu de la musculation ajoute deux catégories :

  • Le hardgainer est celui qui a du mal à progresser et à prendre de la masse, il est fragile, faible et récupère difficilement. En général cette catégorie correspond aux ectomorphes.
  • L’easygainer est bien sûr le contraire du hardgainer. Il est résistant, endurant, fort et progresse rapidement. Il peut s’entraîner souvent et longtemps. On l’associe en général aux mésomorphes et endomorphes.

 

Charles le Lafayen

Charles le Lafayen

Cependant aucun postulat de la morphopsychologie, dont fait partie la théorie des morphotypes, n’a jamais été vérifié en suivant la méthode scientifique. C’est un domaine actuellement considéré comme une pseudo-science, au même titre que l’astrologie par exemple. De plus la théorie originelle avait pour but d’établir des aptitudes psychologiques, sociales, voir criminologiques, à partir de l’enveloppe corporelle mais n’a pas cherché à relier le physique aux aptitudes sportives de chacun. On peut donc se demander pourquoi, malgré son absence de validation scientifique, et contre toute attente, elle a été massivement adoptée et adaptée par le milieu de la musculation. Nous allons y répondre par la suite. Nous allons également examiner en quoi cette théorie est délétère.

 

 

3 – La génétique

Il faut maintenant faire une remarque centrale : la musculation a conservé le postulat selon lequel les morphotypes sont de nature génétique. Ce qui met en place une logique déterministe implacable… Untel prendra difficilement du muscle en raison de son morphotype et comme le morphotype est lié à la génétique, la prise de muscle est directement liée au potentiel génétique de chacun. A l’époque de William Sheldon les connaissances disponibles sur la génétique n’offraient pas beaucoup d’ouverture pour contredire cela. D’autre part à cette même période le déterminisme scientifique était encore profondément ancré dans la culture (et il l’est toujours) bien que les théories du chaos et de la mécanique quantique l’aient invalidé. Cette représentation pouvait donc avoir un sens pour lui. Mais ce déterminisme a deux conséquences : le fatalisme et l’élitisme.

 

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Sarah-Fermit Lafay

 

 

4 – Le fatalisme

Les morphotypes proposent des stéréotypes, des étiquettes. Or, c’est une constante de la psychologie, lorsqu’une étiquette est posée sur un individu par une personne ayant une autorité dans son domaine (un coach en musculation par exemple), la personne visée va s’y conformer inconsciemment quelles que soient ses aptitudes réelles, en validant ainsi l’étiquette et donnant paradoxalement raison à l’auteur du stéréotype quelle que soit la véracité initiale de l’étiquette. Un stéréotype positif va générer une réalité positive, en revanche un stéréotype négatif sera destructeur. Cela est d’autant plus vrai que la performance est importante pour l’estime de soi.

Concrètement, si on annonce à un maigre qu’il aura du mal à prendre de la masse justement parce qu’il est maigre alors il aura plus de mal à progresser que si on ne lui avait pas mis cette étiquette. Dites à une personne qu’elle a un morphotype adapté à la musculation et elle aura de meilleures performances que si on ne lui avait rien dit. Un pédagogue compétent saura utiliser cette approche pour créer une dynamique positive ; mais mal utilisée, cette représentation restrictive aura pour conséquence de créer de l’angoisse voire du désespoir chez le pratiquant mince ou trop gros enfermé dans cette vision fataliste. Se considérant ainsi car « c’est génétique », il n’envisagera aucune alternative.

 

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Paul Watzlawick

 

Paul Watzlawick a minutieusement déconstruit le mécanisme des prédictions qui créent leur propre réalité et que l’on appelle des autoprophéties ou « prophéties autoréalisatrices » : tout ce que nous entreprenons pour éviter qu’une prédiction ne se réalise concourt au contraire à sa réalisation. « L’étiquette du diagnostic collée à chaque nouveau cas construit sa propre réalité qui, à travers les interactions qu’elle entraîne, se vérifie elle-même et devient de plus en plus réelle. » (Les cheveux du baron de Münchausen, Paul Watzlawick).

Au delà des prophéties autoréalisatrices, ce fatalisme entretient les morphotypes du fait qu’ils nous rendent intouchables : un peu à la manière d’un maladie le morphotype est une parfaite excuse. En effet paradoxalement, cette théorie qui enferme le sportif saura lui fournir du réconfort. Elle saura séduire le pratiquant peu motivé et réfléchi qui stagne puisqu’on on ne pourra plus l’accuser de manquer de motivation, d’implication, de connaissances. Elle le déchargera du poids des jugements d’autrui : « C’est pas ma faute, je suis ectomorphe. » Elle saura aussi, en le déresponsabilisant, séduire celui qui malgré beaucoup d’efforts ne progresse pas : son morphotype prenant sur lui le poids de ses échecs.

5 – Élitisme et No Pain No Gain

“Only the strong survives”, seul le plus fort survit selon ce gimmick de la musculation. Reliez la survie à la force et la force à la génétique, et vous obtenez le fait que seuls ceux qui sont prédéterminés génétiquement auront le droit de survivre en musculation, formant ainsi une élite. Et par renversement du gimmick de base, on sait qu’on est fort parce qu’on a survécu. L’élite, c’est donc ceux qui ont la volonté, ceux qui ont réussi à construire du muscle malgré l’usure induite par l’usage de poids lourds, ceux qui se sont dopés pour surmonter les périodes de stagnation ou les blessures. S’ils sont si peu nombreux, c’est, selon eux, parce que c’est un sport difficile qui demande des sacrifices…

 

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Cette élite a tout intérêt à maintenir ce système en place puisqu’il justifie le mérite de ses membres mesuré par leur capacité à survivre, mais aussi parce qu’ils sont nombreux, bodybuildeurs et coachs, à être partenaires de vendeurs de suppléments que ce discours arrange beaucoup. En effet, ceux qui n’arriveront pas à faire partie de cette élite auront droit à deux explications : l’absence d’effort ou la « mauvaise génétique », toutes aussi dévalorisantes l’une que l’autre et justifiant leur exclusion de l’élite. Pour faire partie de l’élite sans génétique favorable, il faut compenser les carences : dopage ou suppléments.

 

Les deux conséquences que nous venons d’évoquer, fatalisme et élitisme, arrangent donc bien les vendeurs de suppléments. Selon eux, l’ectomorphe, qui en raison même de sa maigreur est le client principal des salles de musculation, est considéré comme un hardgainer, celui qui aura le plus besoin de suppléments du type gainer pour prendre du muscle. Il n’a pas le choix, puisque c’est génétique, on ne peut rien y changer. L’endomorphe est un client intéressant lui aussi, puisque prédisposé à prendre du gras il aura bien besoin de l’aide de suppléments orientés vers la sèche dits « brûleurs de graisse ». Le morphotype est donc un argument marketing de choix pour les vendeurs de suppléments qui l’utiliseront pour donner du crédit à leurs produits comme illustré dans l’introduction.

 

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Arnaud Vovinam

 

 

6 – Une science nouvelle : l’épigénétique.

Nous l’avons vu, la théorie des morphotypes n’a pas de validité scientifique. Mais de plus la notion même de déterminisme génétique est à revoir.

Il faut tout d’abord remarquer que les processus biochimiques qui ont cours dans le corps humain sont identiques pour tous les hommes. Et pourtant nous sommes tous différents en apparence. Comment expliquer une telle différence à partir de processus identiques ? C’est ici qu’intervient l’épigénétique, une nouvelle science qui a pris son envol dans les années 90, lorsqu’on a constaté que le séquençage complet du génome ne permettait pas d’expliquer comment fonctionnaient les gènes.

L’épigénétique est l’étude de la régulation et de l’expression des gènes en fonction de l’environnement et de l’histoire individuelle. Elle constate que l’expression du génome (et non sa mutation) est fortement influencée par une multitude de facteurs contextuels extérieurs à l’individu : milieu intra-utérin, nutrition, environnement, pollution, drogues, vieillissement, etc, et ce jusqu’à son histoire personnelle, y compris psychologique. Les modifications de l’épigénome présentent un caractère malléable : certaines sont très transitoires, d’autres plus durables et transmissibles sur plusieurs générations dans une certaine mesure.

« Avec l’arrivée de l’épigénétique, le point de vue a radicalement changé, suivant en cela la logique constructiviste : l’individu n’est plus isolé, au centre, déterminé strictement par ses gènes. En fait, l’environnement agit comme un déterminant qui allume ou éteint les gènes. On dit même que ce ne serait pas les gènes qui détermineraient les protéines mais l’inverse… »
Volonté, désir d’inaccessible, génétique et développement musculaire, O. Lafay

Un documentaire signé Arte : Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons.

Partie 1/3Partie 2/3Partie 3/3

 

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Henri Atlan

7 – Ouverture constructiviste : de l’élitisme à la démocratisation de la musculation

L’individu n’est donc plus strictement déterminé par son génotype, mais très largement mis en forme par les conditions extérieures. C’est un changement de point de vue radical qui rejoint la logique constructiviste : notre génétique seule ne détermine plus notre aptitude à la musculation, mais tout autant si ce n’est plus, l’environnement, l’alimentation, l’entraînement, les phases de repos, vont interagir avec l’individu, influencer l’expression de ses gènes, et conditionner son développement. Si l’on change ne serait ce qu’une interaction, on peut alors significativement changer nos résultats.

« Le système dans lequel est pris l’individu est un système de relations. Ces relations produisent donc l’individu. » (Petites réflexions sur la génétique, O. Lafay) D’où l’importance de ne pas focaliser sur une musculation qui produirait des résultats selon le bon-vouloir de certains gènes, mais de concevoir l’individu comme un tout : il faut aussi nécessairement prendre en compte la manière qu’a l’individu de se concevoir et de concevoir le monde. Il faut produire une réflexion sur la manière dont nous construisons cet ensemble de relations qui nous fait vivre (et mourir, nous blesser, progresser, durer, etc.). On ne peut donc pas séparer la pratique de la musculation de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie, de toutes les sciences.

 

Clement Laftouty

Clément Laftouty

Nous retrouvons le changement de paradigme présenté dans l’introduction du livre Optimisation Turbo d’Olivier Lafay : c’est l’action qui implique le changement, sans avoir besoin de la théorie pour guider la pratique. Le discours ne doit plus servir à classifier l’individu mais à orienter le sportif directement vers une série d’actions. Peu importe alors la physiologie de départ, si on ne pose pas de préjugés théoriques, alors élaborer une méthode universelle devient possible, ce qui permet une vraie véritable démocratisation de la musculation. Ne plus considérer les morphotypes c’est ouvrir les yeux sur l’ensemble des ressources que nous procure notre environnement, c’est élargir sa gamme de choix, accroître son pouvoir, se libérer. « Le sentiment de liberté est lié à la multiplicité des choix possibles. » (Méthode de nutrition, Olivier Lafay)

Nous ne nions pas ici le fait que certaines personnes devront manger plus que d’autres pour prendre du poids, mais expliquons que cela provient d’une grande variété de facteurs : le métabolisme, les activités physiques, l’alimentation, le stress, l’âge, des facteurs inconnus… Tout autant de composantes qui ne sont pas figées dans le temps, métabolisme compris, variant plus ou moins au long du parcours de l’individu.

Dès lors qu’on rejette cette idéologie des morphotypes qui, rappelons-le, ne repose sur rien de scientifique, on peut alors s’intéresser à son environnement : son alimentation, son sommeil, ses contraintes familiales ou professionnelles, etc. En jouant sur l’ensemble de ces paramètres nous pourrons mettre au point une stratégie anti-stagnation, riche et libératrice, qui permettra enfin au pratiquant d’évoluer en dehors du cadre enfermant de la génétique et ses prétendus morphotypes.

 

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Mylène Combes Ferrand

Conclusion

Les morphotypes créent non seulement une prison mentale mais ils génèrent également une idéologie élitiste, où seuls ceux qui sont « génétiquement prédisposés » à prendre du muscle auraient accès à la transformation corporelle (voir la première partie). La Méthode LAFAY, en s’attachant à tous les types d’interactions (pour croître), entre bien dans la logique épigénétique, qui est une logique cybernétique entre autres. En proposant une autre voie, elle illustre parfaitement le fait qu’il n’est pas nécessaire de caser les individus avec des morphotypes (théorie qui, de plus, est scientifiquement invalide). Avec une seule et même méthode, bon nombre de pratiquants le désirant sont rapidement devenus des athlètes massifs et/ou performants indépendamment de leur physique de départ. Il suffit de regarder Denis, Horlab, Arnaud, Rudy et bien d’autres (voir la section Témoignages). Nous entrons ainsi dans une réalité accessible à TOUS (psychologiquement et physiquement). Non plus pour l’un que pour l’autre. Elle offre les outils nécessaires à tout un chacun désirant transformer son corps et sa pensée, en déconstruisant la théorie des morphotypes et en s’inscrivant dans une logique de coopération.

10 réflexions sur “Des morphotypes à l’épigénétique : de l’élitisme à la coopération

  1. Super article!! ‘ai toujours considéré ces histoires de morphotypes assez déstabilisantes avec le principe d’étiquette etc… Effectivement ça peut agir consciemment ou inconsciemment sur les efforts du pratiquant^^

  2. Excellent article qui remet les choses à leur place. Les mythes et les croyances gagnent toute leur force dans les effets pervers de l’effet pygmalion. Mais si l’épigénétique est de toute évidence une réalité. L’expression des gènes étant modulée par l’environnement. La méditation et l’alimentation pour les cas avéré les plus flagrant d’impact sur l’expression génétique.
    La génétique joue en toute logique elle aussi un rôle. Si elle n’est pas toute puissante et totalement déterministe on ne peut quand même pas l’occulter.
    Le nombre d’unité D4Z4 dans le chromosome 4 par exemple varient dans la population de 1 à 100 unité et créant des cas plus ou moins grave de myopathie pour les personnes ayant 10 unité ou moins. Cette myopathie générant une dégénérescence des fibres musculaire par incapacité a correctement ce régénérer. 1 répétition cas très grave 10 répétition cas léger, on peut envisager par extrapolation même si c’est purement théorique que parmi les individus non malade ceux ayant 100 répétition aurons une meilleur habilité physiologique à régénérer leur muscle que ceux n’en ayant que 11.
    Les cas de myopathie facio-scapulo-humérale les moins sévère ceux des individus ayant 9 ou 10 répétition du D4Z4 semble donner lieu ou non au développement de la myopathie effective ceci même au sein d’une même famille. C’est là que l’environnement et donc l’épigénétique semble avoir son rôle a joué. Mais le déterminisme génétique reste réel quelqu’un ayant 5 répétition développera la maladie quelqu’un en ayant 11 ou plus ne la développera pas.

    Prenons un autre exercice de réflexion. Même si je n’ai pas encore pris le temps de creusé la question pour voir si le parallèle est crédible ou non, les morphotype aussi restrictif et limité soit-il dans leur approche pourrais être lié au type de microbiote intestinaux.
    Il est intéressant de constater que les études sur la flore intestinale et le génome du microbiote semble lui aussi divisé la population en trois catégorie. Sachant que le microbiote intestinale joue un rôle déterminant dans la capacité du système digestif a assimilé les nutriments on peut envisager que cela donne lieu à des individus qui assimilerons facilement et d’autre moins. Ce qui impactera directement sur leur prise effective de poids ou non à alimentation équivalente.
    La population du microbiote étant fortement influencé par nos habitude alimentaire on peut moduler cet écosystème en modulant son environnement à travers de nombreux cofacteurs (alimentaire principalement) on rentre alors de nouveau dans une approche épigénétique. Mais de fait une recette qui marche pour un individu lambda n’auras pas le même effet sur un autre individu. Ceci du fait qu’il n’as ni la même génétique ni le même génome de microbiote.
    En claire en modulant l’environnement on peut adapter à chaque individu une approche qui auras des effets bénéfique pour l’aidé à atteindre ses objectif quel qu’il soit. Dans une certaine mesure on pourra de fait influer sur son microbiorte et et l’expression de son génome propre, donc sur son « morphotype » si on fait le pari que les deux notions sont lié. Mais on n’as pas tous les même carte en mains au départ c’est une évidence.
    C’est d’ailleurs là que prends tout l’intérêt d’appliqué une démarche empirique avec recule stratégique de l’expérience pour réadapter l’approche en fonction de chaque individu. Si le cadre et la stratégie globale peuvent rester les mêmes, il parait impossible d’avoir une stratégie universelle infaillible. Il faut réadapter le jeu de paramètres expérimentaux en fonction de chaque expérience 😉

  3. Un bon article clair, bien construit et documenté. J’aime 🙂

    Cependant il y deux points que j’aimerais discuter (c’est pas les enjeux principaux de l’article je le concède mais c’est juste que ça m’a sauté aux yeux en le lisant) :

    1/
    « le déterminisme scientifique était encore profondément ancré dans la culture (et il l’est toujours) bien que les théories du chaos et de la mécanique quantique l’aient invalidé »

    Je ne suis pas sûr que la théorie du chaos et la mécanique quantique aient invalidés le déterminisme scientifique : par exemple, il me semble bien que la théorie du chaos étudie des phénomènes tout à fait déterministes. Ces systèmes étant très sensibles aux conditions initiales il apparaît une impression de chaos.

    2/
    « ce déterminisme a deux conséquences : le fatalisme et l’élitisme »

    L’implication déterminisme –> fatalisme se conçoit bien à mon avis. Dans le sens où si l’on répète une expérience avec des conditions initiales exactement identiques plusieurs fois ont obtiendra les mêmes résultats à chaque fois, comme si c’était une fatalité de trouver ces résultats.

    Mais si dans notre cas cela mène à un élitisme, que des personnes se servent d’un « déterminisme » pour faire penser aux autres ce qui les arrangent, c’est peut-être plutôt parce qu’il y a une méconnaissance du corps humain, des « conditions initiales », des paramètres mis en jeux. Ce que je comprends c’est que cet élitisme n’est pas causé par le déterminisme scientifique en lui-même mais par une méconnaissance du système étudié.

    Qu’en pensez-vous?

    Merci encore pour cet article.

    Nicolas.

  4. Merci pour cette article qui m’aide a éclaircir un grand nombre de points.
    Olivier vous êtes un lien entre les études scientifique, psychologique et moi (les autres). Un lien qui décortique les fait pour que je les comprenne mieux.

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