Penser les conflits

En guise de vœux pour cette année nouvelle, j’ai décidé de partager avec mes lecteurs quelques citations de Françoise Kourilsky (Docteur en Psychologie, diplômée de Sciences-Po).
Janvier 2010 peut être un point de départ pour entreprendre des relations différentes avec les autres, pour rénover notre vision du monde et de l’altérité.
Toutes ces citations sont issues de l’ouvrage « du Désir au plaisir de changer » publié chez Dunod.

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Les conflits résultent des rigidités humaines.

Les conflits sont à la base de l’évolution des systèmes vivants. C’est notre manière de les aborder qui les rend menaçants ou féconds, source de blocage, de destruction ou d’évolution.

La résolution des conflits, dans ce qu’elle nécessite de réflexion, de choix et de dépassement, nous invite à passer à un niveau logique d’ordre supérieur où pourra être dégagé leur fonction utile d’évolution.

Si les conflits résultent le plus souvent de rapports de force, ils sont aussi liés à l’insatisfaction, à la frustration, à la dévalorisation ou à l’ennui.

Face à un travail insatisfaisant, ou à des relations routinières non gratifiantes, le recours au conflit peut apporter quelque excitation.

Il s’agit donc de savoir si l’on souhaite changer les choses ou punir l’autre en le faisant perdre.

Nous confondons souvent « conflit » avec « combat » et envisageons le conflit comme un jeu à somme nulle où si l’un gagne, l’autre perd. C’est la raison pour laquelle certains conflits se perpétuent dans des jeux sans fin.

Les individus en conflit se comportent en effet en véritables robots, en « machines triviales » : leurs comportements deviennent tellement prévisibles et leurs options tellement restreintes qu’il devient possible de devancer leurs récits pour leur indiquer, de manière provocatrice, comment ils « ont dû fonctionner ».

Les conflits sont entretenus par nos comportement répétitifs qui nous emprisonnent dans des cercles vicieux.

Nombre de conflits se perpétuent par le fait même que nous n’utilisons plus ce qui caractérise notre dimension humaine, à savoir l’autonomie où précisément réside notre créativité.

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Afin de poursuivre notre réflexion sur les rigidités interactionnelles qui, mal gérées, nous absorbent parfois dans des jeux sans fin, je vous invite à lire ma série d’articles sur la motivation, où le concept d’homéostasie (rigidité ou souplesse) est largement abordé :
Homéostasie ouverte ou fermée, panorama de la dynamique évolutive

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