LIBERTÉ DE MES FESSES !

15442283_10211379697787617_3554169922206570344_nLe sujet du libre-arbitre dérange énormément… Le remettre en question affole la boussole de pas mal de gens… Normal dans une société qui l’a placé comme principe premier et irréductible 🙂

Nous avons tous en nous cette idée et, formatés par elle, nous la défendons âprement. On peut donc dire que cette idée, nous ne l’avons pas choisie librement, mais, qu’au contraire, elle nous… détermine.

La peur extrême d’avoir un « destin », de ne pouvoir changer de voie, conditionne (détermine) cette défense du libre-arbitre.
🙂
Pourtant, la plupart des gens a une vie bien linéaire…
Donc, ce que les gens défendent, c’est pas la réalité de leur vie (une vie libre), mais simplement leurs rêves (ce qui compense la vie triste et froidement déterminée qu’ils ont).

Or, dans la vidéo publiée récemment, Henri Atlan explique bien la différence entre « tout est écrit d’avance » et un déterminisme bien compris (qui nous permet d’être beaucoup plus libre et d’échapper justement à de nombreux conditionnements).

En fait, la vision cybernétique, scientifique, du déterminisme, une fois bien comprise, est un excellent moyen de construire sa foi et de rêver 🙂
Car elle libère et donne des moyens pour vraiment changer sa vie.

Mais c’est peut-être ce qui fait peur aux gens : se voir devenir responsables de leur vie, et pas seulement s’en rêver responsables, tout en restant toute sa vie, soumis au système en place.

C’est le grand paradoxe de la notion de libre-arbitre : ceux qui le défendent le plus sont ceux qui ont le moins envie d’apprendre (donc qui ont le moins la possibilité de changer)

 

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Précisions sur le rapport entre perturbations (évènements qui nous modifient qu’on en ait ou non conscience) et déterminisme :

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Ce n’est pas nous qui décidons des perturbations aléatoires qui surviennent (sinon ce ne serait plus aléatoire), mais une fois survenues, elles sont causes de modifications en nous (elles nous déterminent).

La théorie de l’auto-organisation du vivant (Bateson, Atlan, etc.) explique que la complexification des organismes provient de perturbations aléatoires. La perturbation aléatoire nous détermine (et peut nous détruire comme nous construire).

Dans la Méthode Lafay, fondée sur la logique cybernétique, on met en place des perturbations contrôlées, dont le but est de complexifier l’organisme en le stressant au minimum (voire pas du tout).
Une perturbation contrôlée (non-aléatoire) détermine donc les transformations physiques et psychiques de l’organisme.
L’idée même de perturbations contrôlées m’a été inspirée par ce que j’ai appris en cybernétique. Les savoirs engrangés, mes expériences, sur une base culturelle donnée et un fonctionnement biologique donné, ont déterminé ma conception de la musculation.

A noter qu’une perturbation peut être aléatoire tant que nous ne la comprenons pas. A partir du moment où nous la comprenons, nous pouvons modifier la manière dont elle nous détermine, l’éviter, ou en faire une perturbation contrôlée 😉
Est-ce une affaire de « libre-arbitre »?
Non, car bien que libérés par la connaissance (ayant plus de contrôle), nous sommes encore déterminés dans nos actes par la connaissance acquise, qui elle-même a été le fruit de de savoirs, histoires, rencontres, expériences…

Et ce que nous savons a des limites, que nous ne voyons en général pas (c’est la problématique des tâches aveugles cognitives et des paradigmes)🙂
Ces limites nous déterminent (agissent sur nos conceptions et réalisations)…

APPLICATION LAFAY SUR IOS ET SUR ANDROID !

Elle est disponible ici:

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.ldmt.android.lafay

Elle est disponible également sur IOS ici:
https://appsto.re/fr/Q2Jkfb.i

Vous trouverez dans l’application les premiers niveaux (hommes et femmes) en accès gratuit, ainsi que la possibilité d’entretenir votre carnet d’entraînement, de créer vos séances, vos propres exercices et l’utiliser comme bon vous semble.

Un abonnement permet d’accéder à des services supplémentaires: l’accès aux statistiques ainsi qu’à un réseau social exclusif qui vous permet de suivre des pratiquants, échanger avec eux, commenter leurs séances recevoir des conseils de la part de LDMT (équipe de professionnels au service de la Méthode Lafay) sous vos séances. Vous serez notifié des commentaires de vos amis et de leurs séances.

Vos retours et suggestions d’amélioration sont les bienvenus à l’adresse suivante: contact@ldmt.fr .

Les premiers utilisateurs explosent de joie (cf vidéo)

 

 

La Méthode Lafay consiste en un entraînement stratégique

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Cette approche stratégique repose sur le savoir écosystémique (l’écologie de la personne et de ses relations, issue des sciences systémiques et cybernétiques).

Le savoir écosystémique engendre une attitude dite « efficiente » (où le contournement et la coopération sont préférables à l’approche frontale et à la compétition).

L’Efficience ne peut se saisir totalement sans saisir au préalable ce qu’est la Zone de confort.
C’est fondamental !

Il ne faut pas en sortir volontairement. C’est dangereux pour votre équilibre (physique et psychologique). Le discours sportif, familial, professionnel, scolaire, politique, vous dit constamment et majoritairement le contraire. Avec comme conséquences une souffrance sociale considérable (solitude, pauvreté, déchirements, drogues, alcool, dépressions, accidents, suicides).

Il faut par contre, en ce qui concerne la Zone de confort :

la trouver (beaucoup de gens n’ont jamais été dans leur zone de confort, suite à de nombreux traumatismes étant survenus dès la petite enfance et suite à une éducation qui promeut la douleur, le stress, la compétition, la concurrence );

la retrouver (quand on en est sorti suite à des stress divers);

y rester autant que possible et l’élargir pour croître, mais aussi durer (la santé étant le premier capital à sauvegarder et augmenter).

LDMT est la seule entité sportive qui, de par la singularité et l’originalité de ses recherches, vous donne :
– les moyens de le comprendre;
– les moyens de le faire.

BLAGUE D’HENRI ATLAN SUR LE LIBRE-ARBITRE

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L’esclave d’un stoïcien venait de voler son maître.
Celui-ci s’en aperçoit et le fait capturer.
Et le fait battre…

L’esclave, cherchant à profiter de la vision déterministe professée par son maître lui dit : « Pourquoi me battre puisque, si je vole, c’est que j’ai été déterminé pour le faire? »

Et le maître de répondre : « tu as peut-être été déterminé pour me voler, mais j’ai été déterminé pour te battre. »

Henri Atlan (une des références centrales de la Méthode Lafay) considère cette blague comme très profonde, et elle l’est sans conteste.

Lui-même a largement discouru sur le libre-arbitre et sa non-existence. Il est aisé à un esprit avisé de montrer que le libre-arbitre n’existe pas.

Certaines philosophies, et religions, se sont bloquées sur le libre-arbitre, ne voulant/pouvant le penser, puisqu’elles le considère comme base de l’éthique.
Sans libre-arbitre, point d’éthique, et donc c’est le chaos social qui domine et l’absence d’évolution de la morale, et de l’Homme.

Et, dans nos société contemporaines, le libre-arbitre est un des fondements de la toute-puissance de l’individu, qui se conçoit sans les autres, et même carrément CONTRE les autres.
Si le libre-arbitre s’écroule, alors le mythe de l’individualisme s’écroule lui-aussi. Et le mythe de la jouissance décomplexée, aux dépens des autres…
D’où cette défense acharnée du libre-arbitre, qui soutient pourtant un modèle de société aliénant, rendant les gens malheureux et fous.

Mais il n’est pas besoin de libre-arbitre pour être un sujet moral, capable d’évoluer. Et un individu pleinement épanoui…
On peut admettre que l’on est totalement déterminé, sans pour autant abdiquer d’une conception élevée de la morale.
Il suffit pour cela de disposer des outils cybernétiques/systémiques, qui permettent de se décentrer et de comprendre que ce sont les autres qui nous permettent de changer; et de mieux concevoir nos conditionnements, de mieux saisir ce qui nous empêche d’évoluer.

Ces outils écosystémiques permettent de comprendre qu’il est de notre intérêt d’être moraux. En les apprenant, en les comprenant, l’on devient moral… par nécessité 🙂

 

(3 petites minutes à ne pas louper, par une des principales références de la Méthode Lafay, dont le magazine LA RECHERCHE a dit en 2005 qu’il avait eu 40 ans d’avance)

Henri Atlan, un des grands génies cybernéticiens du 20° siècle, avec Wiener, Laborit, Von Foerster, Bateson, Morin.

MÉDITATION et AUTO-MYSTIFICATION sociale

meditationLa méditation est à la mode. C’est un énorme business.
On la met à toutes les sauces et c’est la nouvelle solution à tous les problèmes.

Même en musculation, où le nouveau discours est Less Pain More Gain, car on croit bêtement que faire des auto-massages et de la méditation va permettre d’équilibrer notre fonctionne-ment No Pain No Gain (idéologie dominante dans nos sociétés, qui considère que la réussite passe par la souffrance).

Or…

Ce qui compte, c’est moins l’outil que la manière de s’en servir
Aux USA (et ça vient en France), on peut se doper, être NPNG, écraser les autres, ET être très bon en Yoga et pratiquer la méditation.

Mouhahhahahahah 😀

Donc, tout comme le Yoga peut rendre les gens très souples, sans modifier leur épistémologie et soigner leurs désordres mentaux, la méditation ne fait penser que ceux qui l’ont incluse dans une démarche bien plus vaste où existe la possibilité de penser.

Actuellement, et c’est logique, la méditation a été mise au service de l’idéologie dominante. On vous la vend, on vous raconte qu’elle va « sauver » le monde…

C’est un changement de type 1, une auto-mystification sociale.
La civilisation occidentale cherche désespéremment une façon de sortir de sa souffrance, sans se mettre à penser ses fondements.

C’est une quête de solution en aveugle, comme tous ces mouvements de masse, où la résistance au changement conduit à faire toujours plus de la même chose sur le fond, tout en s’illusionnant avec des solutions miracles.

Bien sûr que la méditation peut faire du bien, mais pratiquée sans réflexion épistémologique, elle ne sauvera jamais personne.
Ce ne sera qu’un moyen de plus pour, en étant l’entrepreneur de sa vie, s’ajuster un peu mieux au système en place.
Une pratique utilisée non pas pour s’épanouir, mais seulement pour fonctionner mieux (tout en revendiquant paradoxalement la recherche d’épanouissement), pour être… plus « fonctionnel ».

Pour penser son épistémologie, et donc se mettre en condition de parvenir à nous épanouir, nous avons tous besoins des outils cybernétiques/systémiques. Des outils qui créent de la distance entre soi et soi, entre soi et les autres, entre soi et le monde, grâce à leur emploi dans des réflexions en psychologie, biologie, sociologie, anthropologie.

C’est seulement ainsi que nous pouvons modifier nos relations, gérer notre lutte pour la dominance; nous le pouvons grâce au recul pris, grâce à la compréhension de ce qui qui nous conditionne (et empêche toute véritable évolution, tout véritable changement).

C’est le seul moyen, sauf coup de chance, de parvenir à un changement de type 2, au niveau de l’individu, et au niveau social.

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Olivier Lafay

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Nota: le concept de changement de type 1 et 2 a été élaboré par Gregory Bateson, cybernéticien, biologiste, psychologue, éthologue, épistémologue.
Il est à l’origine de la pensée écosystémique, fondement de la Méthode Lafay.
C’est également lui qui a élaboré le concept de Double bind (double contrainte). Et c’est sur son oeuve que s’est créée l’Ecole de Palo Alto (les thérapies systémiques qui ont révolutionné la psychologie).

POURQUOI MON INCONSCIENT AIME ME VOIR GROSSE?

( des liens entre l’apparence, les comportements et la construction de la personne)

La boulimie permet :

1 – de décharger les muscles de la mâchoire, du cou, de l’oesophage, du diaphragme et de l’estomac, qui sont tendus par la souffrance, la colère retenue, le besoin de hurler.
En mangeant beaucoup, on détend en partie tout un tas de muscles que l’inhibition de l’action a rendus durs comme du béton.
Il nous faut utiliser l’énergie bloquée, cette énergie des pleurs, des hurlements, de la rage, de l’envie de se battre, de mordre, d’exploser. On peut le faire en passant ses journées à manger…

2 – de se droguer avec d’énormes quantités de sucre (qui est une drogue plus addictive que la cocaïne). En mangeant beaucoup, on se fait de véritables shoots de sucre. On est plus détendu, plus calme. On peut ainsi planer en se gavant de Nutella.

3 – mettre quelques cm de lard entre soi et les autres. Ne plus être désirable aux yeux des hommes, ne plus risquer d’être percutée émotionnellement par les autres (ou moins percutée) puisqu’ils se tiennent à distance : fonction de protection.
On devient la bonne copine (qu’on n’ose pas moquer) ou la grosse qui fait peur (à qui on fout la paix). Et si quelqu’un se moque, c’est de notre gras, pas de ce que nous sommes en profondeur, qu’on croit avoir caché sous notre manteau de lard (et qu’on peut ainsi un peu oublier).

4 – se conformer à la définition que le père/la mère a fait de soi. Je suis une merde comme ils l’ont dit, montré. Je ne peux être désirable, aimée. Je suis a-normale par mon physique comme je suis a-normale pour une enfant (puisque mes parents m’ont rabaissée à l’extrême : je ne suis pas assez normale pour être aimée, pas assez bien).
Je refuse donc, inconsciemment, de m’épanouir, pour leur obéir. Encore leur obéir…
L’obésité est ainsi une forme d’obéissance muette, inconsciente. Et il y a des gens qui se rebellent contre tout, qui rejettent tout, sauf ces ordres qu’ils ont mémorisés, intégrés, mais dont ils ne savent rien.
L’auto-destruction est une soumission.

Boulimie, anorexie, musculation No Pain No Gain, sports intenses qui vous laissent muscles et articulations abîmés à 30 ou 35 ans… sont une soumission.

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Afin de progresser dans votre compréhension de la personne, je vous encourage à visionner la vidéo réalisée avec le Dr en neurosciences Joël Monzée. Voici la partie 2, qui est sortie aujourd’hui.


Si vous n’avez pas vu la partie 1, commencez donc par cette partie 1, disponible sur la même chaîne.

ALLO MAMAN BOBO. ALLO MAMAN COMMENT TU M’AS FAIT J’SUIS PAS BEAU (partie 2)

Aujourd’hui la deuxième partie du FIT EVENING 3 est disponible ici:

Avec la participation exclusive de Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages traitant notamment de l’enfance et l’éducation ou encore du dopage social.
Vous ferez aisément les liens entre ce contenu, les articles récents publiés sur cette page et les vidéos sur la zone de confort. 😉
LDMT vous souhaite un excellent visionnage et vous invite à laisser vos commentaires, questions, encouragements sous la vidéo. 😉
Nous tenons aussi à remercier une nouvelle fois notre intervenant Joel Monzée pour sa participation ainsi que Maxime Reeves pour son superbe travail d’illustration.

Un combat perpétuel

Pectus1Certains me connaissent sûrement déjà par rapport au premier article qu’Olivier avait fait sur moi le 3 août 2011.
Pour résumé, je suis né avec une déformation thoracique appelée Pectus excavatum, qui à mon adolescence me complexait énormément. De plus, mon creux se déportait du côté du cœur et pouvait à la longue devenir dangereux.
Je me suis donc fait opérer en 2007. Après mon opération, je pesai 56 kgs pour 1m93. Je n’avais aucun souci de santé (anorexie, carence…), c’était ma morphologie.

Je faisais mes études dans un lycée agricole, donc un établissement principalement masculin. Entre mecs à cet âge-là (16 ans), c’est la loi du plus fort. Donc oui, j’étais content, je n’avais plus ce trou au milieu de ma poitrine, mais j’avais toujours cette apparence rachitique qui me faisait passer pour un faible et ça, je ne le supportais plus !
J’ai donc cherché tous les moyens possibles pour me muscler et je suis tombé sur la méthode Lafay. En 2008, j’attaquais la méthode. Je m’entraînais 6 fois par semaine (1 jour bas du corps, 1 jour haut du corps, 1 jour de repos le dimanche) et je mangeais 6 fois par jour.
Je n’avais qu’un seul objectif en tête, monter à 90 kilos.

 

3 ans de méthode et j’atteins 80 kgs, je suis ravi de ces résultats et je continue ma progression pour atteindre mes 90 kg.

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Juillet 2012, 88 kgs

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Soirée qui finit mal…

Le 7 juillet 2012, je suis en soirée avec des amis et vers 2h du matin, on décide de se « finir » en boîte de nuit. La soirée se déroule très bien, à 6h on quitte les lieux, tout le monde était alcoolisé, mon état de fatigue et mes degrés d’alcool étaient tel que je monte dans la voiture malgré l’alcoolémie du conducteur ainsi que 2 de mes amis.
A mi-chemin, tout le monde dormait sauf moi et le conducteur. Le conducteur s’endort à son tour, il accélère de plus en plus car endormi le pied sur l’accélérateur. On heurte une barrière en béton à 120 km/h. Je reprends mes esprits juste après le choc avec plus aucune sensation dans les jambes et le siège conducteur enfoncé de 8 cm dans le genou gauche.
Les pompiers m’ont sorti du véhicule et je me retrouve 1h plus tard au CHU de Dijon sur une table d’opération. Je suis toujours conscient, je demande au monsieur à côté de moi ce que j’ai, c’était le chirurgien qui allait m’opérer du dos. Il me dit froidement que je ne pourrai plus jamais me servir de mes jambes. Tout s’effondre autour de moi, je me demande pourquoi moi et qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça !
1 semaine après mon accident, je reprends mes esprits, car les hautes doses de morphine m’empêchaient de penser et de réfléchir. Je me dis que ça n’est pas une fatalité sans vraiment savoir ce qu’est la paraplégie et que si je suis là aujourd’hui, c’est que le destin en voulait ainsi et je ne veux surtout pas montrer aux personnes de mon entourage que je suis faible.
Après 2 semaines au CHU, on me transfert dans un centre de rééducation. Je tiens à souligner que pendant ces 2 semaines au CHU, je perds 23 kilos je reviens presque au même niveau musculaire qu’a mes débuts de méthode en 2008. Arrivé au centre, on me donne mon emploi du temps des semaines à venir. Kiné 4h et ergothérapeute 2h par jour. Photo de mon arrivée au centre ci-dessous.

 

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Je progresse difficilement, car en plus de ma colonne, j’ai eu une fracture de l’omoplate droite et une fracture aux cervicales. Après 3 mois d’écharpe, ma fracture est réparée. Ma progression est fulgurante, en plus de mes heures de kiné et d’ergo, on me rajoute 1 heure de sport où l’on passe la moitié du temps à apprendre à manier le fauteuil dans toutes les conditions et l’autre moitié, au renforcement musculaire. Je reprends très vite goût à la musculation et je me fixais des objectifs toujours plus difficiles à atteindre tous les jours. Je reprends 10 kilos très rapidement. Voir photo ci-dessous.

 

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Mais je ne veux pas m’arrêter là, je veux reprendre la masse musculaire que j’avais avant mon accident et même davantage. Je regarde sur youtube si je peux trouver des vidéos sur des mecs en fauteuil qui font de la muscu. En France je ne trouve rien, par contre un mec du nom de Nick Scott qui est professionnel IFBB wheelchairs aux Etats-Unis, montre grâce à sa chaine youtube que même en fauteuil, on peut obtenir des résultats impressionnants. Bien sûr, on est aux US donc il ne faut pas se leurrer, le mec est chargé comme une mule. De plus, je me rends vite compte que l’on a pas du tout le même type de paraplégie, ce qui m’obligera par la suite à trouver mes propres astuces pour pouvoir m’entraîner sans douleur.

9 mois de rééducation plus tard, je sors enfin et je m’inscris la semaine d’après dans une salle et commence à me faire mes propres programmes. J’apprends à écouter mon corps. N’ayant aucune sensation dans les jambes et un équilibre du tronc limité, je me rends compte que bon nombre d’exercices me demandent un effort considérable alors que les charges sont relativement faibles. Là où une personne de mon gabarit fera du développé couché à 100 kgs, moi je tremble sous une barre à 40 kg.

J’abandonne tous les exercices qui me mettent dans une position inconfortable et décide sur les conseils d’Olivier de travailler en séries longues avec des charges minimes.
Je fais donc ce genre de programme pendant 1 an et demi. Début de l’été 2014, je décide de me fixer comme objectif, de réaliser des tractions avec mon fauteuil. Avec la condition physique que j’avais à ce moment-là, je parviens à en réaliser une dizaine très rapidement.
Plus tard, je les intègre à mon entrainement du dos. 6 séries entre 8 et 10 répétions avec un temps de repos de 1m30. Cet exercice est très éprouvant et je ne saurais pas expliquer pourquoi (étirement de la colonne sur une arthrodèse fixe ? sûrement). À chaque série, mon coeur s’emballe et quand je me repose au sol, j’ai la sensation que mes jambes se sont détachées de mon corps ! Avec le temps, les effets se sont estompés. Je réalise une courte vidéo sur une série de traction et la partage sur Facebook dans le groupe Lafay où je réalise plus de 200 000 vues, ce qui est tout à fait incroyable et me motive d’avantage.
Après les tractions, je voulais réussir à réaliser des dips. 6 mois après ma réussite aux tractions, je réalisais mes premières dips. Pareil, je les inclus dans mon programme pectoraux et obtiens de super résultats.

 

Aujourd’hui, je suis capable de réaliser tous les exercices de la méthode pour le haut du corps, sauf les pompes une main qui me demande trop d’équilibre. Aujourd’hui, je pratique la méthode 2 fois par semaine en incluant juste du curl pour les bras et en milieu de semaine, je vais à la salle pour corriger mes asymétries avec une séance vraiment cool.
Et les résultats sont là. Aujourd’hui, je ne saurais pas dire combien je pèse, car mes jambes ont énormément perdu de volume, mais pour ce qui est du haut du corps, je n’ai jamais été aussi sec et musclé même en étant valide. Comme quoi tout est réalisable et ce n’est pas fini, je compte bien progresser davantage et prouver aux gens que la paraplégie n’est pas une fatalité et que ma vie peut être autant voir plus enrichissante que celle des valides :-).
Bien entendu, je ne suis pas rentré dans les détails de la paraplégie, car oui les jambes ne bougent plus mais il y a tous le handicape invisible à prendre en compte qui est justement bien plus difficile à maîtriser et à vivre au quotidien et m’empêche parfois d’être régulier.
J’espère que ces quelques lignes vous auront donné assez d’énergie pour réaliser vos futurs projets !

 

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Apprentissage et souffrance

« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »

Citation de Gregory Bateson, anthropologue, psychologue, épistémologue américain (1904-1980) Et, étant à l’origine de la pensée écosystémique et bienveillante, référence centrale de la Méthode Lafay.

Bien entendu, c’est nécessairement dans une société qui valorise la souffrance (menant paraît-il au mérite et à la valeur individuelle) que les apprentissages auront été longs et difficiles 🙂

C’est dans une société qui enseigne à l’aide de la souffrance, que cela est possible.

Le pouvoir éduque à la souffrance et via la souffrance. Les adultes, relais du pouvoir dans la famille, éduquent leurs enfants de façon brutale « pour leur bien », se soumettant ainsi aux valeurs des dominants. L’enfant ainsi éduqué valorise à son tour la souffrance en grandissant. Il valide ainsi le pouvoir en place. Et le pouvoir continue de communiquer sur la valeur souffrance (sacrifices, etc.).
La boucle est bouclée.
Tout le monde considère que vivre dans la souffrance va de soi. Ce n’est guère remis en question, même si ce culte de la souffrance n’avantage que ceux qui sont tout en haut de la hiérarchie sociale, et qui s’évitent, eux, de par leur position, bien des souffrances.

Bateson explique aussi que c’est dans les sociétés historiques, qui datent de quelques milliers d’années, après la naissance de l’agriculture, que le pouvoir, pour s’assurer la dominance et la maintenir, a poussé les gens à sortir de l’Optima pour aller dans le Maxima. C’est le début de la véritable exploitation de l’Homme par l’Homme…
Si c’est pas assez clair, regardez les 3 vidéos Effi-Sciences Lafay (youtube) sur la Zone de confort 🙂

Olivier Maurel explique, lui, que dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs, on ne frappe pas les enfants. Ces sociétés dites primitives considèrent qu’un enfant ne peut pas comprendre et qu’il est donc inutile de le frapper ou de le punir.
Ces « primitifs » avaient intégré les recherches les plus actuelles en neurosciences…

>>> Il y a donc un lien étroit, historique, de cause à effet, entre la violence sociale, les échelles de dominance et la violence faite aux enfants, sans chercher à les comprendre.
Wilhelm Reich explique dans « La révolution sexuelle » que les parents sont la courroie de transmission qui établit auprès des enfants les volontés du pouvoir.

Dans une société de douceur, la citation de Bateson n’aurait pu exister. La violence sociale serait faible ou inexistante. Les enfants ne seraient donc pas mis sous pression, et ne reproduiraient donc pas le schéma social et la violence parentale. Et les hiérarchies seraient forcément très différentes de celles qu’on connaît (où très peu de gens s’accaparent tout, vivent dans l’opulence, et enseignent au peuple qu’il est bon de souffrir pour exister).
En fait, chaque baffe à un gosse est, sans qu’on le sache clairement, un acte de soumission aux ordres venus des dominants…