L’amitié, l’amour… apprivoiser…

marie-terrayNe trouvez-vous pas que beaucoup d’hommes et de femmes se désirent, s’utilisent, se blessent, mais ne prennent pas le temps de s’apprivoiser?
Comment faire croître et durer une relation si on n’a su rendre l’autre unique?
Et si cela aussi s’apprenait?

Petite mise en perspective, avant les articles à venir 🙂

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« Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes […]. »

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– J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

– Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

Le petit prince s’en fut revoir les roses:

– Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard:

– Adieu, dit-il…

– Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

– L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

– C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.

– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

– Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

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Illustration de Marie Terray (la rose du Petit Prince).

FIT EVENING 6

Interview avec le Dr Vincent NOIRY, ostéopathe, médecin du sport, spécialiste de médecine mécanique, enseignant d’arts martiaux et membre de LDMT.
Il est l’auteur de la préface du Tome 2: l’Espace Stratégique et nous parle dans cette interview de la médecine mécanique, pratique encore assez peu connue.

Pensez au pouce bleu si vous avez aimé la vidéo et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaires sous la vidéo.

L’EXPLOITATION DE L’HOMME PAR L’HOMME

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Le débat récent sur le veganisme (énième débat) m’a donné envie de vous proposer cette réflexion.

Les vegans affirment que les problèmes du monde seront résolus par l’abandon du régime carné.
C’est faux, et je vous donne ci-dessous une architecture de raisonnement, afin d’y réfléchir.

1 – la lutte pour la dominance est un état primaire et fondamental chez tout être vivant (je vous renvoie aux travaux d’Henri Laborit). Chacun cherche à se gratifier en tant qu’individu. A survivre… A se reproduire…
Donc chacun, plus ou moins consciemment, cherche à dominer, afin d’être bien placé lorsqu’il s’agit de satisfaire besoins et désirs.

2 – chez l’humain, cela a donné, entre autres, l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la nature.
Les progrès de la science sont dus au besoin… de satisfaire au mieux nos besoins. Tenter de posséder la nature, c’est tenter de la rendre apte à nous satisfaire et non à nous détruire.
La nature se fout en effet des individus que nous sommes…

De même, la cybernétique est la science qui permet de mieux comprendre les systèmes complexes : donc de les contrôler, de les rendre prévisibles, et aussi d’en produire (la Méthode Lafay est la création d’un système complexe à l’aide des outils de la cybernétique).

Pour se gratifier au mieux, il est préférable d’être bien placé sur l’échelle de dominance. En effet, utiliser d’autres humains permet de d’obtenir bien davantage de pouvoir sur sa vie que si on est tout seul (en faisant proportionnellement moins d’efforts).

3 – l’exploitation de l’homme par l’homme, pour la satisfaction « hiérarchisée » (certains ont bien plus que d’autres) des besoins, entraîne la destruction des écosystèmes naturels.
C’est la création d’écosystèmes « pour l’humain », englobant la nature, l’asservissant, la malmenant. Je vous renvoie au tome 2 de la Méthode d’Edgar Morin, si vous voulez creuser ce sujet.

4 – Une utilisation plus raisonnable de la nature exige une redéfinition des rapports sociaux (qui devraient être aussi plus raisonnables).
a – plus je veux être dominant, plus je vais assurer mon pouvoir en utilisant d’autres humains, qui vont exploiter la nature en concurrence avec d’autres groupes humains dont le dominant, à chaque fois, veut être plus dominant que moi.
b – la règle de base est donc de tirer un maximum de ressources de la nature pour assurer la lutte pour la dominance, et non la respecter (globalement).

5 – faire cesser l’exploitation de l’homme par l’homme, ou au moins la diminuer grandement, permettrait de mieux respecter la nature.
En effet, faire cesser l’effervescence de la lutte de tous contre tous, permettrait d’accorder du temps et de l’énergie au respect des écosystèmes naturels.
Avoir du temps pour faire autre chose que se battre les uns contre les autres, se valoriser aux dépens des autres, utiliser leur travail pour avoir de la dominance, etc., ce serait la possibilité de vivre en accord avec les processus naturels.
Comme le dit Gregory Bateson, si l’on va mal, c’est qu’on a oublié de regarder le fonctionnement de la nature.

6 – une société plus paisible, respectant les écosystèmes naturels, et humains, aurait le temps, les connaissances et l’équilibre psychologique nécessaire pour, éventuellement, envisager sereinement le végétarisme ou le végétalisme (voyez donc que je ne condamne pas ces pratiques).

7 – par contre, si on ne fait pas cesser l’exploitation de l’homme par l’homme, l’adoption du végétalisme pour « sauver le monde » est une erreur majeure.
L’exploitation de la nature, pour assurer le maintien des échelles de dominance, continuera ; les écosystèmes seront de plus en plus détruits. Les espèces animales disparaîtront.
Du moment que vous raquez pour manger, que ce soit des végétaux ou des animaux, les dominants conserveront le pouvoir.
Le stress exercé par les puissants sur les masses sera toujours aussi fort, et même pire. Les gens seront donc toujours enchaînés et malheureux.
Je dis « et même pire », car l’antispécisme, moteur de l’idéologie vegan, conduit à la désacralisation absolue de l’humain, donc à un « j’m’en-foutisme » absolu des autres, donc à une grande « liberté » quant à leur exploitation (supérieure à ce qui se passe aujourd’hui, où l’on brandit encore des valeurs humanistes, dernier rempart contre l’exploitation totale).
Passer de la sacralisation absolue de l’humain à la désacralisation absolue est juste une énorme connerie.

Donc, on ne peut être heureux, dans une société enfin paisible, juste en cessant de manger de la viande…

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Illustration de Lionel Richerand

LA BIBLE DE LA PREPARATION PHYSIQUE : un bon livre ?

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Par Didier Reiss et Pascal Prévost, experts reconnus jusque dans les mondes explorés par Star Trek, et même au-delà.
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bible-prepa-physiqueLa première chose à faire, si l’on veut parler de ce livre, est de passer le titre, qui sonne comme un peu sectaire (enfermant le lecteur dans un absolu) et prétentieux. Une bible, c’est un indépassable, au sens religieux…
Le mieux aurait peut-être été de laisser le soin aux lecteurs de décider si ce livre est réellement aussi complet qu’un enseignement religieux, et s’il se suffit à lui-même.

Il est vrai que le lecteur y trouvera de nombreuses études et assertions liées, qui auraient gagné à être contextualisées, afin d’éviter ce qui ressemble parfois, selon moi, à des généralisations quelque peu déconnectées de l’expérience de nombreux sportifs. Je pense notamment à l’emploi des tractions larges.

Dans l’Univers Lafay, certes très éloigné de l’entraînement No Pain No Gain ou Less Pain More Gain dont semblent se réclamer les auteurs, la « vérité » professée par ceux-ci sur les tractions larges n’en est plus une. Des dizaines de milliers de personnes peuvent en témoigner.

La question de la contextualisation est cruciale, et c’est le propre d’un féru de cybernétique de pouvoir remplir correctement cette tâche. Ainsi, en supervisant la rédaction de cet ouvrage, j’aurais pu apporter aux auteurs mon œil d’expert sur certaines assertions, valables avant tout dans leur contexte. Bien entendu, c’est sans prétention. N’importe quel membre de LDMT aurait pu effectuer correctement ce travail. Il suffit juste d’être un peu éclairé en cybernétique pour éviter certaines erreurs, qui vont malheureusement réduire le champ d’investigation des lecteurs, en leur instillant des croyances limitantes.

D’autre part, des lecteurs m’ont rapporté, non sans joie, que La Bible de la préparation physique fournissait de quoi prouver scientifiquement l’efficacité des séries longues pour se muscler. Heureusement qu’elles n’ont pas « prouvé » le contraire…
A-t-on vraiment besoin de prouver l’efficacité des séries longues, sauf face à des esprits bornés, étroits, qui sont incapables d’accepter ce que la réalité leur offre d’évidences ?

Cela fait bien longtemps que l’on sait que les séries longues sont efficaces. Ne serait-ce qu’en remontant aux entraînements de certains bodybuilders de l’ancien temps, comme Bobby Pandour. Les dizaines de milliers de transformations de physiques grâce à l’entraînement Lafay en sont aussi une preuve concrète implacable.

Et, il y a 30 ans, Jean Texier, célèbre bodybuilder et philosophe, expliquait qu’un tonnage effectué rapidement avec des charges légères donnait autant de résultats, si ce n’est plus, qu’un gros tonnage réalisé avec des charges lourdes en prenant son temps, et il prenait des exemples pour montrer l’efficacité des séries longues.
Mais pour certains sportifs, certes pas les plus fûtés, l’effet de la « blouse blanche » est déterminant pour leur faire accepter ce qui se trouve devant leurs yeux et qui malmène leurs croyances. Certains (beaucoup) ne voient que ce qu’ils croient. Et refusent tout le reste…
Et on a pu le constater même chez des enseignants en STAPS, pourtant titulaires d’un doctorat. Mais ceci (la soumission à l’ordre établi à travers l’obtention de diplômes) éclaire peut-être cela…
On ne devient pas borné par hasard et, pour certains, c’est même la récompense d’un gros effort, qui leur a pris des années.

Ce que je déplore également, à la lecture de cet ouvrage, c’est l’absence d’un mode d’emploi, d’une… méthode. Effectivement, si l’on omet (à tort) la question des contextes d’application, le lecteur semble ressortir bien savant de la lecture, à condition de se souvenir de ce qu’il a lu. Mais qu’en fait-il ? N’a-t-il pas fait que renforcer ses croyances prééxistantes à la lecture ?

C’est bien le problème d’une Bible. Le dogme transparaît sans cesse, mais le mode d’emploi pour une application positive est peu présent ou guère efficace. Et c’est bien pourquoi de très nombreuses personnes se sont détournées de la religion…

Une Bible enferme le lecteur dans des croyances, et aussi vrais que soient les éléments qui la composent, et dont elle se revendique, il n’y a guère de place pour la différence.

En témoignent les violences religieuses à travers l’Histoire : inquisition, St Barthélémy, massacre des indiens d’Amérique, massacre colonialistes en Afrique, etc.

Et c’est ce qu’a vécu la Méthode Lafay dans l’univers du fitness, et même plus largement du sport : rejet, violences diverses, tentatives de la faire taire, de la soumettre, de l’éliminer.
Et accusation de secte…

Oui, tout y est ! Quand un titulaire d’un doctorat, enseignant Chercheur en STAPS, traite une pratique alternative, aux résultats nombreux et fondée scientifiquement, de « secte », sans même avoir pris le temps de l’étudier, on sait que l’on vient d’éprouver la rigidité du système qui l’a amené là où il se trouve. Enfermement religieux plutôt qu’attitude scientifique ? Limitation des capacités d’investigation par les dogmes ?

Et, embrasse-t-il tous les matins la source de sa foi : la Bible (de la préparation physique) ?

Finalement, il pourrait bien y avoir cohérence, dans La Bible de la préparation physique, entre le titre et le contenu, une cohérence qui poursuivrait un but, qu’il soit ou non exprimé consciemment : la validation de l’ordre établi. Et peut-être même la récupération des différences à son profit.

De fil en aiguille, j’en arrive à ce qui m’a le plus intéressé dans cet ouvrage : la référence à Edgar Morin, auteur que je connais très bien, et le discours de cybernéticien que j’ai pu voir à un moment, dans ce livre, où l’adoption de « boucles » est énoncé.
J’avoue avoir été très surpris, car je suis le seul à avoir parlé de ces sujets, me faisant d’ailleurs copieusement insulter (philo de comptoir ont-t-ils tous dit)… et le texte « cybernéticien » (dans sa formulation) de ce livre ressemble énormément à ce que j’écris depuis 2004.
Comme je n’étais cité nulle part, j’ai approfondi un peu ma réflexion, et fait quelques recherches, afin de prouver certains constats.
Puis, il y a quelques temps, Didier Reiss a avoué sa méconnaissance totale de la cybernétique (screen en illustration de cet article).

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Et ce fût un deuxième choc…

Et, récemment, Stéphane Morin et Fréd Hurlin, tous deux titulaires d’un doctorat en sciences du sport et enseignants en STAPS, ont déclaré que mes références ne valaient rien (Or Edgar Morin est une référence centrale chez moi) et qu’Edgar Morin n’a rien écrit sur la préparation physique, donc.. ce n’est pas une bonne référence.
Ils ont dit ceci tout en considérant que « La Bible de la préparation physique » est une référence majeure pour les sportifs…
Heu…
C’est pourtant dans ce livre qu’Edgar Morin est présenté comme référence…

Donc, Edgar Morin ne vaut rien si c’est Lafay qui en parle, mais est une référence si c’est Didier Reiss et Pascal Prévost qui le citent ?

Troisième choc !

Didier Reiss, et Pascal Prévost, dans leur ouvrage (La Bible de la préparation physique) font référence à Edgar Morin et nomment le livre sur lequel ils s’appuient : l’Introduction à la pensée complexe.
Alors, certes, il y a « Pensée Complexe » dans le titre, mais ce n’est pas l’ouvrage majeur de Morin. C’est même un ouvrage très périphérique.
L’oeuvre majeure d’Edgar Morin, c’est « La Méthode » (3000 pages très denses).

Dans la Méthode, Edgar Morin reprend toutes les références de la Méthode Lafay, dont Gregory Bateson et Heinz Von Foerster. Quand on connaît l’oeuvre d’Edgar Morin, on sait cela.
Et il propose un néologisme : la Sybernétique. Un terme qui est censé exprimer le passage de la première à la deuxième cybernétique et ses développements (Pensée Complexe et Dialogique, notamment).
Ce terme est repris sur certaines 4° de couverture des livres d’Edgar Morin. Donc toute personne s’intéressant vraiment à Edgar Morin sait que :
c’est une œuvre qui se réclame de la cybernétique ;
c’est une œuvre qui repose sur les mêmes référence que la Méthode Lafay (et pour cause).

Or, tenez-vous bien, Didier Reiss a reconnu sa méconnaissance de la cybernétique, des années après la publication de « La Bible de la préparation physique », dans lequel il cite pourtant un… cybernéticien, Edgar Morin, qu’il admire (forcément).

Plus fort encore !

Didier Reiss et Pascal Prévost citent Edgar Morin et le livre « Introduction à la pensée complexe ».
Mais ne ne voient pas le rapport entre cybernétique et sport, entre cybernétique et musculation…

Bon faites comme moi, ouvrez le livre et lisez (screen du passage en illustration).

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Ne riez pas.
Dans ce livre, Edgar Morin lie « cybernétique » et « complexité ».

J’avais dit : « ne riez pas. »

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Donc ces deux auteurs prennent comme référence un livre qu’ils n’ont pas lu. D’un auteur qu’ils ne maîtrisent pas.

Mais pourquoi ont-ils fait ça ?

Je pense que chaque lecteur attentif de la Méthode Lafay, de ses articles et références, saura répondre à cette question.

Arrivé à ce point de mon exposé, je préfère conclure, même si j’aurais encore beaucoup de choses à dire, et je vais vous soumettre ceci :

1 – On peut se demander, légitimement, comment ces auteurs ont pu écrire un texte « cybernéticien » dans leur livre, un texte qui ressemble énormément à ce que j’écris depuis 2004.
Puisqu’ils ne connaissent rien à la cybernétique.

2 – on comprend peut-être mieux pourquoi ces auteurs refusent de débattre avec moi.

3 – ce qui se passe rejaillit sur la réputation des éditions Amphora qui, je l’espère, sauront faire le nécessaire.

4 – si vous voulez vous familiariser avec la Pensée Complexe et la cybernétique, vous savez où il faut vous rendre désormais : dans l’Univers Lafay. Ailleurs, cela reste un peu…

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Olivier Lafay

Stéphane MORIN

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Monsieur Stéphane Morin, dont la médiocrité s’est étalée de manière affligeante sur nos pages, est aussi un menteur récidiviste 🙂
Puisqu’il va jusqu’au bout de la grossièreté et du mensonge, en nous accusant de l’empêcher de s’exprimer, on peut lui communiquer que la surprise qui l’attend bientôt va être de taille.

Il nous a accusé publiquement d’avoir supprimé ses interventions et de l’empêcher de s’exprimer.
Mais…
Pourquoi aurait-on supprimé les propos d’un homme s’humiliant tout seul sur nos pages?
Son obsession à refuser tout débat, sa lâcheté, ses gros smiley en guise de réponse à des questions de fond, ont amplement confirmé tous les propos que nous tenons sur le système idéologique dont il est à la fois le rejeton et l’un des promoteurs actifs.

Et, sur sa propre page, tous les lâches qui montrent leur incompétence en refusant tout débat public avec nous, se comportent comme des hyènes s’acharnant sur un os (bien trop dur pour eux)… car c’est tellement facile, tellement facile d’agresser à distance en refusant le débat qu’on a pourtant offert ici 🙂

Très bien…
Nous allons monter en puissance et, ce qui est certain, c’est qu’ils ne font que reculer l’échéance.
Ce sont les tenants d’une lutte absurde pour la dominance où tous les coups sont permis (ah les belles valeurs du sport), mais où ils se prennent constamment les pieds dans le tapis, aveuglés par leur narcissisme enfantin, leur besoin d’écraser, de rivaliser, de soumettre.

Nous allons les prendre à leur jeu 🙂

NOTA : pour ceux qui n’ont pas suivi, il y a les screens de la « conversation » avec ce monsieur sous l’article « Questions aux préparateurs physiques ».
Il est venu nous attaquer bille en tête, façon kamikaze et nous lui avons proposé un débat de fond, sur des bases scientifiques. Mais, selon lui, c’est « trop facile » de débattre sur le net.
Nous avons répondu que, puisque c’était facile, il pouvait donc nous montrer l’étendue de ses compétences. et il a fui, bottant en touche, et montrant aussi, de par ses confusions, qu’il avait voulu faire illusion sur le sujet de la cybernétique.

On ne lui en aurait pas voulu, s’il n’avait été aussi agressif et soucieux, justement, de faire illusion. La cybernétique a été utilisée pour la première fois par Olivier Lafay, et développée avec ses collaborateurs de LDMT (c’est la base de la Méthode Lafay).
Mais monsieur Morin préfère faire mine de maîtriser, tout en nous traitant de secte. Si si, il a fait ça 🙂
Or, s’il maîtrisait, il aurait compris tout l’intérêt de la démarche de la Méthode Lafay et serait le premier à nous soutenir.
Plutôt que nous traiter de secte, ce qui n’est guère scientifique, vous en conviendrez 🙂

Il est grand temps que la seule manière de s’opposer à nous dont sont capables nos adversaires soit de nous traiter de secte.
Donc, soit vous venez librement démontrer, ici, devant notre public (quelle belle occasion, n’est-ce pas?) que nous sommes une secte gérée par des incompétents en matière de sport, soit nous allons agir pour que ce genre de terminologie (insultes publiques, diffamation) ne soit plus jamais employée à notre égard.

 

QUESTIONS AUX PREPARATEURS PHYSIQUES

Un bon préparateur physique, reconnu, qui brasse de l’argent, n’est-il pas avant tout la personne qui fournit au sportif le bon médecin s’y connaissant en dopage, qui fournit les spécialistes sachant aider à la récupération ainsi que l’accès aux filières de produits dopants?

Un bon préparateur physique n’est-il pas celui qui saura amener le sportif à la blessure, à la douleur à vie, à la dépression, en le contraignant à adopter des techniques destructrices mais génératrices de performance?

Un bon préparateur physique doit-il mépriser la physiologie, l’humain et faire mine de maîtriser la science de l’entraînement, alors qu’il ne fait, en réalité, que du dressage par la douleur et de l’accommodation aux drogues de la performance?

Le sport n’est-il pas devenu finalement, l’apologie de l’auto-destruction au service d’une gloire éphémère?

ABSOLU ET RELATIF en MUSCULATION : où est la vérité?

eugeneCertains disent qu’il n’y a pas de vérité absolue en musculation. Comme ça… de façon légère et pourtant assurée 🙂
Mais est-ce que cette affirmation est une vérité absolue?
Qui peut prétendre déclarer absolument vrai qu’il n’y a pas de vérité absolue en musculation?
Un gourou?
Un ignorant?
Ou un manipulateur?
Il n’y a pas de vérité absolue en physiologie? En biomécanique? En nutrition? Etc.
En fait, il y a des vérités absolues en musculation sur de très nombreux points.
D’autres sont des questions de « choix », mais généralement basés sur une profonde ignorance des mécanismes qui nous déterminent.
La connaissance, quand on la maîtrise, permet de distinguer :
les vérités fondamentales en musculation (absolues) qu’on ne peut contourner sans risque d’échec. Elles sont très nombreuses;
les vérités relatives aux choix du type de musculation. En effet, le choix de faire du powerlifting, du bodybuilding, de l’haltérophilie, du crossfit, entraîne de facto des vérités absolues dans leur contexte (sinon on change de type de musculation), mais relatives dans le sens où cela dépend du but poursuivi;
des valeurs qui chapeautent ces choix. Par exemple, si votre but est de vous préserver, vous devrez tenir compte de certains absolus. Si votre but est de briller en compétition, ou d’être énorme et sec, vous devrez tenir compte d’autres absolus. Vous n’aurez par exemple pas 60 de bras sec au naturel, sans dopage. C’est une vérité ABSOLUE 🙂
Bref, réfléchissez avant de parler d’absolu et de relatif 😉

LIBERTÉ DE MES FESSES !

15442283_10211379697787617_3554169922206570344_nLe sujet du libre-arbitre dérange énormément… Le remettre en question affole la boussole de pas mal de gens… Normal dans une société qui l’a placé comme principe premier et irréductible 🙂

Nous avons tous en nous cette idée et, formatés par elle, nous la défendons âprement. On peut donc dire que cette idée, nous ne l’avons pas choisie librement, mais, qu’au contraire, elle nous… détermine.

La peur extrême d’avoir un « destin », de ne pouvoir changer de voie, conditionne (détermine) cette défense du libre-arbitre.
🙂
Pourtant, la plupart des gens a une vie bien linéaire…
Donc, ce que les gens défendent, c’est pas la réalité de leur vie (une vie libre), mais simplement leurs rêves (ce qui compense la vie triste et froidement déterminée qu’ils ont).

Or, dans la vidéo publiée récemment, Henri Atlan explique bien la différence entre « tout est écrit d’avance » et un déterminisme bien compris (qui nous permet d’être beaucoup plus libre et d’échapper justement à de nombreux conditionnements).

En fait, la vision cybernétique, scientifique, du déterminisme, une fois bien comprise, est un excellent moyen de construire sa foi et de rêver 🙂
Car elle libère et donne des moyens pour vraiment changer sa vie.

Mais c’est peut-être ce qui fait peur aux gens : se voir devenir responsables de leur vie, et pas seulement s’en rêver responsables, tout en restant toute sa vie, soumis au système en place.

C’est le grand paradoxe de la notion de libre-arbitre : ceux qui le défendent le plus sont ceux qui ont le moins envie d’apprendre (donc qui ont le moins la possibilité de changer)

 

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Précisions sur le rapport entre perturbations (évènements qui nous modifient qu’on en ait ou non conscience) et déterminisme :

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Ce n’est pas nous qui décidons des perturbations aléatoires qui surviennent (sinon ce ne serait plus aléatoire), mais une fois survenues, elles sont causes de modifications en nous (elles nous déterminent).

La théorie de l’auto-organisation du vivant (Bateson, Atlan, etc.) explique que la complexification des organismes provient de perturbations aléatoires. La perturbation aléatoire nous détermine (et peut nous détruire comme nous construire).

Dans la Méthode Lafay, fondée sur la logique cybernétique, on met en place des perturbations contrôlées, dont le but est de complexifier l’organisme en le stressant au minimum (voire pas du tout).
Une perturbation contrôlée (non-aléatoire) détermine donc les transformations physiques et psychiques de l’organisme.
L’idée même de perturbations contrôlées m’a été inspirée par ce que j’ai appris en cybernétique. Les savoirs engrangés, mes expériences, sur une base culturelle donnée et un fonctionnement biologique donné, ont déterminé ma conception de la musculation.

A noter qu’une perturbation peut être aléatoire tant que nous ne la comprenons pas. A partir du moment où nous la comprenons, nous pouvons modifier la manière dont elle nous détermine, l’éviter, ou en faire une perturbation contrôlée 😉
Est-ce une affaire de « libre-arbitre »?
Non, car bien que libérés par la connaissance (ayant plus de contrôle), nous sommes encore déterminés dans nos actes par la connaissance acquise, qui elle-même a été le fruit de de savoirs, histoires, rencontres, expériences…

Et ce que nous savons a des limites, que nous ne voyons en général pas (c’est la problématique des tâches aveugles cognitives et des paradigmes)🙂
Ces limites nous déterminent (agissent sur nos conceptions et réalisations)…

APPLICATION LAFAY SUR IOS ET SUR ANDROID !

Elle est disponible ici:

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Vous trouverez dans l’application les premiers niveaux (hommes et femmes) en accès gratuit, ainsi que la possibilité d’entretenir votre carnet d’entraînement, de créer vos séances, vos propres exercices et l’utiliser comme bon vous semble.

Un abonnement permet d’accéder à des services supplémentaires: l’accès aux statistiques ainsi qu’à un réseau social exclusif qui vous permet de suivre des pratiquants, échanger avec eux, commenter leurs séances recevoir des conseils de la part de LDMT (équipe de professionnels au service de la Méthode Lafay) sous vos séances. Vous serez notifié des commentaires de vos amis et de leurs séances.

Vos retours et suggestions d’amélioration sont les bienvenus à l’adresse suivante: contact@ldmt.fr .

Les premiers utilisateurs explosent de joie (cf vidéo)