CE QUE JE FAIS NE LEUR PLAIT PAS. ALORS IL LEUR FAUT ME POURSUIVRE ET M’ANNIHILER

fdp
 
(et nous pouvons désormais en rire)
 
Cela fait 13 ans que je subis des attaques, tous les jours, de personnes qui ne supportent tout simplement pas mon existence.
Ils ont voulu me soumettre, publiquement, et ma réponse les a désarçonnés? Alors ils vont me poursuivre, seuls ou en groupe, me harceler, tous les jours.
Incapables de supporter leur propre échec à me soumettre…
 
Pour certains, la haine est immense, mais ils voudraient tant être moi qu’ils me copient tous les jours, me lisent et copient mes mots, mes phrases, mes idées, et même parfois mes références
Me détruire, oui, mais être MOI
 
Sur le net, la TOILE, on peut voir à quel point sont nombreux ceux qui ont une araignée au plafond.
 
Tous les ratés, les frustrés, les esprits étroits, les incultes de la terre… cherchent quelque chose à détruire.
 
J’en suis tombé malade, très malade, car des milliers d’attaques régulières, cela inhibe et ça use. L’inhibition maximale a fait exploser le système, le menant très proche de la mort. J’ai gardé le silence durant la maladie, continuant à servir mon projet, les pratiquants. Plusieurs années de souffrance extrême…
 
Les 6, qui sont partis de LDMT, début 2016, savaient que j’avais été très malade, et que je commençais tout juste à me remettre quand ils sont partis. Cela ne les a pas empêchés d’essayer de me faire replonger, de me salir partout encore et encore (et même un an après leur départ). Cela permet de saisir la bassesse de leurs motivations et leur valeur humaine.
Ils n’ont pu supporter de me voir malade, car Dieu ne peut être malade… Plutôt que de m’aider, ils ont cherché à m’achever, pour aller chanter la gloire de Tibo Inshape. Avec du recul, c’est drôle, oui.
 
Leur départ a fait du mal, mais m’a finalement soulagé (ce sont des personnes très instables, qui s’étaient approchées de moi, et que j’ai longtemps gérées avec – trop de – gentillesse, et l’espoir d’un progrès psychologique).
Et j’ai repris mon ascension.
 
Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je suis en forme, avec 43,5 cm de bras propres, et des performances élevées (30 fois 40 kgs au curl biceps sans tricher, sans pauses courtes, pas loin de 50 fois K2 spécial, amplitude maximale, etc.). Et des pectoraux immenses (le point fort)…

 
Et, surtout, je ne suis plus seul. LDMT me permet de prendre du recul, de mieux travailler, et de ne plus subir… seul.
Le moral est excellent.
 
Quand je vois tous les jours ces attaques, qui n’ont jamais cessé, je souris, je peux en rire.
 
La distance avec la folie humaine, c’est important. Et le screen joint à ce texte, une fois pris avec beaucoup de distance (la distance due à l’expérience et l’aide d’un groupe), est en fait drôle.. et pathétique.
Il montre la fragilité d’un petit homme (cf Reich) qui use de son énergie pour salir, détruire, et qui se perd ainsi pour toujours.
La méchanceté de celui qui, prisonnier de son propre enfer, use à sa vie à détruire celle des autres.
 
Lisez bien le screen entier. C’est assez formidable en fait
 
Je suis en forme (et très heureux), LDMT est en forme, nous avons de beaux projets et les surprises vont continuer de tomber (ou de surgir)

SCIENCE SANS CONSCIENCE…

statue

 

(les femmes, hé bien on les achète, comme tout le reste…)

°
Il faut bien comprendre le discours de certains « scientifiques » (qui ont le diplôme mais pas la démarche)…
 
C’est pathétique mais drôle quand on y pense un peu.
Le seul domaine, pour certains, où la science ne pourrait que « constater », sans proposer de modèles d’évolution serait celui des relations humaines et sociales
 
Partout la science a su découvrir des lois, déterminismes, qui bien utilisés, nous ont permis d’accroître notre pouvoir sur le monde, notre liberté.
Mais dès que cela touche à ce qui pourrait déranger les structures de dominance, alors on ne voit et n’entend, le plus souvent, que des scientifiques qui affirment un constat : celui de la solidité de nos chaînes biologiques.
 
Ce n’est pas étonnant que des personnes qui sont le plus imprégnées de l’idéologie dominante (les profs de Staps, Delavier et tant d’autres) souscrivent sans recul à ce modèle paradoxal et inepte de penser le monde.
Le milieu de la musculation classique est entièrement façonné par ces valeurs…
 
On peut toucher à tout, sauf à l’épistémologie de base, aux structures de dominance, à la conception établie des rapports humains.
Le monde, ce ne doit être que compétition et rapports de force, et les femmes, mon dieu les femmes, hé bien on les achète, comme tout le reste.
 
Cette conception des femmes, qui seraient « toutes des salopes, mais pour le bien de l’humanité », commandées par leurs gènes tous aussi égoïstes les uns que les autres, est bien ancrée socialement, ce qui laisse effectivement peu de possibilités aux femmes d’avoir un autre comportement que rêver à Mr Grey et échanger leurs orifices contre la sécurité alimentaire et un abri…
 
Cela restreint l’accession à des types de comportement où le besoin de sécurité existe, certes, mais peut être associée à des relations hommes-femmes beaucoup plus complexes. Ce qui en diminue la pression, ce qui le relativise (ce besoin de trouver un mâle alpha qui apporte le gite et le couvert).
Plus les femmes seront assujeties (éducation) à ce modèle, plus elle vont avoir des comportements prévisibles, triviaux. Et elles envisageront l’homme en fonction de ce qu’elles auront sexuellement à offrir. Des orifices sous une apparence esthétique conforme aux canons en vigueur leur permettront d’accéder à un Mr Grey. Si elles sont mal placées dans cette course, alors elles viseront moins haut. De bons petits robots programmés par l’idéologie dominante, et dont on retrouve l’essence avec la compétition des Miss France…
 
Bref, on programme les femmes, et on s’émerveille de retrouver, via la science, ce qu’on a mis en elles…
 
Mais, si le système de la femme est ouvert, qu’elle tend à développer sa zone orbito-frontale, qu’elle se complexifie, son regard sur cette « norme biologique implacable » va être bien différent.
Arrive une dimension du jeu par rapports aux conditionnements sociaux et impératifs biologiques. Il existe alors une marge de manoeuvre… Pour le bien de chacun dans le couple et dans la société.
D’autres comportements sont mis en place. D’autres rapports à la dominance et à la place de chacun.
 
Et je développerai ce sujet dans un article dont la base est sur mon bureau depuis quelques temps, où je vais aussi parler d’éjaculation faciale

Méditation : COMPRENDRE LE CONTEXTE

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Peut-être faudrait-il prendre du recul et saisir que la méditation est révélatrice de l’absence pour l’individu de relations humaines gratifiantes.

Dans un monde où l’on promeut la lutte permanente pour la dominance, jusqu’au coeur du couple (promotion de l’infidélité et du pouvoir acquis par tous les moyens sur l’autre, qui est perçu comme un objet), il est intéressant de noter que la grande solitude qui en résulte va de pair avec la mode foudroyante de la méditation…

Venue de cultures où les relations humaines sont peu gratifiantes, la méditation s’impose chez nous, car elle comble un manque que la plupart des gens, ignorants de leurs déterminismes et besoins, n’arrivent pas à bien comprendre.

La méditation, perçue comme nécessite vitale, devenant phénomène de mode, exprime une terrible souffrance relationnelle…

Quand on est épanoui sexuellement, quand on a sa dose de caresses, de relations humaines gratifiantes, quand on veille à la qualité de ses relations (comme je l’explique dans le tome 2 et de nombreux articles pas encore tous bien compris), la méditation est très peu utile.

C’est une bonne rustine en cas de relations humaines peu satisfaisantes, c’est vrai. Et c’est éducatif (ça permet de mieux se ressentir).

C’est pourquoi je mets au menu des références du tome 2 (hé oui) des ouvrages d’un auteur de livres de méditation incontournable. Et j’y amène les gens en leur expliquant le travail du ventre et l’importance du Hara…
La méditation étant un outil d’accès à ce Hara.

Mais, si vous baisez avec joie, très régulièrement, si vous caressez et êtes caressés bien souvent, si vous évoluez dans un milieu qui vous aime et vous reconnaît, si vous pratiquez la musculation de manière méditative (en oubliant votre égo, sans violence faite à soi), si vous êtes capable d’une profonde relation esthétique au monde (jouissance des arts), alors votre Hara ira très bien

Et vous mettrez de côté la méditation.
Il est inutile de se « recentrer » quand notre approche des relations nous permet d’être bien centré, qu’on sait décharger et se remplir (de joie de vivre et d’amour/affection).

Vous verrez alors la méditation comme ce qu’elle est : un outil de plus dans la boîte à outils du « développement personnel », vous savez ce concept bien de notre époque, qui vous propose des recettes pour mieux vous adapter à cette société malade, sans jamais prendre le temps de la réflexion, et qui vous fait croire que cela vous permettra d’accéder au… bonheur

Quelle fonction occupe Olivier Lafay et/ou la Méthode Lafay dans votre système?

Stock Photo by Sean Locke www.digitalplanetdesign.com

 

Comme nous sommes une affreuse secte, qui manipule les gens et les empêche de prendre du recul, nous ne devrions pas poser cette question

Vous le savez désormais grâce à des articles ayant abordé cette notion, une question essentielle à se poser en psychologie des comportements est : « quelle est la fonction d’une relation dans un système? »
C’est tout le génie de la cybernétique de nous permettre cette approche.

Un tel questionnement permet de mieux se comprendre soi-même, et donc de mieux agir, et donc… d’être plus heureux, de moins souffrir d’erreurs parfois si bêtes, de moins être enfermés dans des attitudes nocives (pour les autres, et aussi pour soi).

Nous sommes des êtres de relation. Sans relation, nous ne pouvons survivre..
Nous sommes en relation avec l’environnement, pour les nourritures matérielles comme pour les nourritures affectives.

Nos pensées, nos paroles, nos actes, sont conditionnés par les relations que nous avons eu, par celles que nous avons, et celles que nous voudrions avoir.
Un aliment abîmé, qui nous a rendu malade, conditionne nos pensées, nos actes, nos paroles…
De même, une relation néfaste à notre « système » va conditionner ce que nous faisons, pensons et disons.
Cela va donc conditionner notre avenir.

La relation néfaste peut être interne (en nous) : c’est la manière dont des idées se heurtent ou s’associent pour nous conduire à des pensées, actions, paroles génératrices de souffrance.
Ces relations internes sont conditionnées par notre vécu (notre histoire) passé et aussi présent.
La dépression, ruminer, avoir des idées fixes, se fabriquer des ennemis, sont des exemples de relations internes (d’idées, d’informations) néfastes.

La relation néfaste peut être externe (entre nous et l’extérieur). Mal manger est un exemple de relation avec l’extérieur qui est néfaste.
Mal aimer ou mal être aimé l’est également.

Et ces mauvaises relations sont parfois construites par nos dispositions internes (par exemple, un mauvais choix de partenaire est lié à la mémorisation d’informations qui nous rendent incapables de décider de ce qui est vraiment bon pour notre « système »).
Parfois, c’est la pression de l’environnement qui nous rend malade/souffrant, car elle dépasse nos capacités à gérer un flot d’informations destructrices. On nous bat, on nous harcèle, on nous fait mal manger, on nous agresse, on nous pollue, on nous humilie…

Même l’homme le plus solide, le plus équilibré peut céder devant la pression d’un environnement malsain. Et si vous n’êtes pas suffisamment équilibré, les dérangements internes peuvent être nourris par les pressions environnementales, même petites, et vous faire sombrer.

Il est donc très important de se poser la question des fonctions de nos relations (internes et externes), car cela nous permettra de :
– trouver ou retrouver notre zone de confort (notre fonctionnement optimal);
– changer certaines pratiques ou pensées avant que cela ne dégénère…

En résumé : cela nous permettra de mieux traiter les informations et donc d’être « mieux » gratifié dans cette vie qui, jusqu’à preuve du contraire, est la seule, et pas immensément longue

Alors, quelle fonction le mot Lafay occupe dans votre système?

Cela vous apporte.. quoi?

Je suppose que la réponse ne sera pas forcément la même pour tout le monde.
Et elle sera encore bien différente pour les détracteurs qui passent leur temps sur les pages Lafay, les gens qui nous agressent régulièrement sans parvenir à « tourner la page », etc.

CROSSFIT : combattre le Mal (être un chevalier du Bien) en s’enfermant dans une salle de sport?

crossfit

(s’adresse également aux bodybuilders qui se fantasment en super-héros)

°

Quand on parvient à faire croire à des gens qu’en s’enfermant dans une box de crossfit, on est un super-héros (un défenseur du Bien), c’est qu’on a affaire à un public extrêmement fragile et malléable.
 
S’entraîner jusqu’à en vomir =/= de combattre le Mal (sauf si on considère que l’on combat le Mal situé dans son propre imaginaire, c’est-à-dire ce qui nous traumatise; et comme l’expliquent les spécialistes, il s’agit alors d’un combat contre la mémoire traumatique acquise lors d’une enfance douloureuse).
 
Cela devrait sembler évident que l’on n’est pas un super-héros en s’entraînant durement tous les jours.
Alors pourquoi tant de gens nourrissent cette image parfaite d’eux-mêmes, au point où le business s’en empare?
 
Que se passe-t-il dans la tête d’un adulte susceptible de s’habiler en Captain America pour aller faire des tractions? Ou qui lève des poids aux couleurs des super-héros Marvel?
 
Un super-héros, ce n’est pas quelqu’un qui s’entraîne toujours plus dur, mais quelqu’un qui se consacre aux autres.
Encore une évidence qui semble difficile à comprendre pour toutes ces personnes qui imaginent qu’aller à la salle de crossfit, c’est vivre dans une BD Marvel…
 
Quand on se fantasme en super-héros, alors que se consacrer aux autres, faire le Bien, est exclu, c’est que les démons à combattre sont en soi.
Il faut beaucoup de force, parfois, pour luttter contre ce qui hurle en soi et qu’on ne sait faire taire, d’où l’identiication avec des humains fabuleux.
 
Et ce qui hurle en soi, c’est toujours le petit enfant qu’on a été, et qui a souffert des violences « éducatives », du rejet, de l’indifférence de ses parents.
 
On veut être des super-héros, non pas pour sauver le monde, dont on n’a que faire, mais pour se sauver soi-même…
 
Et, l’ironie de la situation, c’est qu’en adhérant sans recul aux valeurs en place, c’est-à-dire le mérite par la souffrance, on ne va pas se sauver, on va se détruire, laissant à jamais cet enfant qui hurle en nous… désemparé.
 
En se faisant mal autant qu’on a eu mal d’être rejeté, humilié, battu, étant petit, on ne fera qu’accentuer cette destruction de son « soi ».
Tant que l’apprentissage de la douceur sera exclu, et qu’on se fera maltraiter non plus par nos parents, mais par un « super-héros » (soi-même rêvé en super-héros) qui croit être un sauveur (de notre âme souffrante), on ne parviendra pas à s’aimer, et on ajoutera du mal au mal.
 
Sauf à se battre « pour de vrai » sur le terrain de le vie, le vrai combat est toujours en soi, il est toujours entre soi et soi, il est toujours dans l’imaginaire.
Mais rares sont ceux ayant à la fois la force et les outils permettant de comprendre de quoi est constitué leur imaginaire, et sur quoi reposent leurs fantasmes de force absolue.

L’AMOUR : TOUCHER LES ÉTOILES ou PATAUGER ad libitum DANS LA MERDE?

doigts-qui-se-touchent

 

L’amour, c’est deux systèmes biologiques qui ont des attentes que chacun d’entre eux peut combler chez l’autre, au moins temporairement.
Dans ces attentes, il y a des déterminants connus, et il y en a beaucoup d’inconnus. C’est la magie de la chose : ne pas tout comprendre, ne pas tout contrôler.

Ensuite, il s’agit de creuser soi, l’autre, la relation.

Parfois, ce qui semble un simple « détail » peut émouvoir, créer en soi de l’attachement pour un autre, et l’on a envie d’avancer pour juste continuer à éprouver cette émotion.
Si l’on est assez sage et instruit, en ce qui concerne les relations humaines, on va chercher d’autres émotions que l’autre peut faire naître en nous, les co-construire si possible.
C’est là que nait l’intime, la singularité d’une relation, où l’on se sent encore plus proche, lié, donc… amoureux.
L’amour, c’est la découverte d’un intime, d’un terrain commun co-construit. C’est un doux effort.

On est assez loin de l’amour basique qui se résume à : il/elle est séduisant physiquement (selon les critères esthétiques du moment) et je me sens sexuellement attiré, donc je suis amoureux. Si il/elle répond à mon désir, alors nous sommes amoureux. Après six mois de sexe, nous commencerons à nous ennuyer, toujours non-connaissants l’un de l’autre, nous aurons épuisé notre désir. Alors, lentement, nous nous éloignerons l’un de l’autre. Nous nous séparerons, nous nous tromperons, ou nous ferons un enfant afin de continuer cette relation, afin de ne pas cesser de vivre, dans l’imaginaire, le mythe premier.
Puis nous nous séparerons après ce premier enfant. Si nous sommes bien imprégnés des mythes sociaux, nous ferons peut-être un deuxième enfant. Et tout ira de plus en plus mal, dans une relation étriquée, douloureuse, frustrante.

L’amour n’est rien sans création d’un intime. Et l’intime, ce n’est pas juste péter au lit à deux en regardant Hanouna 🙂

C’est la création d’un territoire commun, sur la base d’émotions premières, qu’on va creuser, chercher à comprendre, renouveler, en commun.
Et c’est aussi (et surtout) la volonté d’ouvrir le monde de l’autre, de favoriser, par l’attention, sa croissance.
Faire cela à deux, c’est créer un lien unique et très fort.

Et, même dans ces conditions, ce lien peut être rompu, dissous par les difficultés de la vie (il y a tant de tragédies qui brisent la beauté, surtout avec le système social dans lequel nous vivons)…
Il aura néanmoins existé, été vécu.
Et ce sera cette magie là qui continuera à nous remplir, et perpétuera notre foi.

Une fois compris cela, on sait que l’amour, le « grand amour », est toujours à venir. On peut continuer à croître, et ce qu’on a vécu, bien compris, peut nous faire croître, offrir d’autres regards, d’autres rencontres, d’autres opportunités. D’autres émotions, d’autres co-constructions…

CRIMES SEXUELS ET MUSCULATION RÉDEMPTRICE

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Nadia Nadesjda travaille en milieu carcéral, et utilise à la fois la pratique et les valeurs de la Méthode Lafay pour engager des délinquants sexuels vers un véritable changement.
Voici notre échange récent.

 

Nadia Nadesjda :
J’interviens régulièrement en milieu carcéral, notamment auprès de personnes condamnées pour des faits d’agressions sexuelles, viol, maltraitance et j’en passe!!
Le but étant de travailler sur les faits, les risques de récidives… Dernièrement, lors d’un groupe de parole, ils ont parlé de musculation, sport n°1 en détention ! À ma grande surprise, la méthode Lafay est largement pratiquée par les détenus…
Je m’inspire de vos écrits pour lier le sport et leur vision de la vie, des femmes, du rapport à la violence…
Alors merci d’aborder des sujets encore assez tabous dans la société.
 

Olivier Lafay :
Lorsqu’un homme désire un rapport sexuel (appelons un chat un chat), il peut tenter de l’obtenir de deux façons principales :
– la force;
– la douceur.

Comme en musculation, il est possible de se développer (de croître) par la force ou, (bien plus rarement) par la douceur.

La force, cela peut aller des techniques de séduction qu’on nous enseigne, des pressions lors de rapports de force engendrés par les rapports sociaux, des tricheries relationnelles à la Casanova… jusqu’au viol.

Notre société enseigne la force comme moyen premier d’arriver à son but (en quoi que ce soit). Il faut dominer, utiliser, soumettre.
Pas étonnant, qu’en considérant toujours les autres comme des objets destinés à nous donner du plaisir, du pouvoir, la réussite, certains en viennent au viol.

D’autant plus qu’un certain nombre de femmes ont intégré ce mode de relation à l’homme : elles veulent un « mâle alpha », qui les bouscule, les soumette, les prenne de force.
Elles disent vouloir la douceur, mais fantasment sur 50 nuances de Grey…

D’où la confusion extrême qui peut en ressortir.

Et des hommes moins éduqués, et/ou dont les pulsions ne peuvent être contenues plus longtemps (on vit dans un monde où le sexe tentateur est partout) vont passer à l’acte.
Regardons le nombre de films où l’homme PREND durement la femme (qui parfois le lui demande).
Les modèles violents sont partout.

Lorsqu’on est adepte de la douceur, on est très mal à l’aise en regardant, dans le film Blade Runner, Harrisson Ford tenter de soumettre physiquement et psychiquement l’androïde. c’est une vision du rapport aux femmes qui est montrée et enseignée ici.

La musculation douce peut être un moyen d’enseigner aux gens un autre mode relationnel, nettement plus gratifiant.
Enseigner la douceur vis à vis de soi, des autres, est peu commun, mais riche de promesses.
Croître et faire croître, obtenir, en douceur, par la douceur.
 

Nadia Nadesjda :
Merci pour cette intervention Mr Lafay, je constate dans mes nombreux dossiers que souvent pour des faits d’agressions sexuelles, de viol sur majeur ou mineur de moins de 15 ans en majorité, l’auteur a un lien avec la victime voire un lien familial…
Le processus afin de lutter efficacement contre la récidive est long et il faut revenir à la source (souvent à l’enfance) et finalement faire « reset » des modes de relations hommes femmes.
Ce qui est compliqué pour ma part, ce n’est pas tant la prise en charge de ce public mais plutôt de lutter contre des collègues notamment féminines, qui sont directement en mode attaque et agressives en les rabaissant systématiquement, ce qui provoque encore plus de violence…
L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voila l’équation Averroès.
 

Olivier Lafay :
Il est regrettable que ces collègues féminines n’aient pu être en capacité d’envisager ces problématiques de manière systémique, en comprenant donc comment se construit un être humain.

Vous devez leur apporter beaucoup à ces criminels, la possibilité de se comprendre soi-même, et peut-être alors de changer.
 

Nadia Nadesjda :
Oui c’est tout a fait regrettable en effet, comprendre l’histoire, le vécu… J’irai encore plus loin : il y a une volonté de dominer ces hommes « moi je vais te mater », les pousser dans leur retranchements.
 

Mathieu Couture :
C’est très intéressant de voir les frontières franchies par la méthode, je dirais que toucher des métiers comme celui-ci est un grand pas en avant et une avancé incroyable sur ce que nous enseigne Olivier. Nadia joue un rôle très important dans la société et j’ai beaucoup de respect pour les personnes comme vous qui, par votre métier, prône les valeurs de la méthode. C’est un réel moyen de changer le cours des événements de contourner la récidive que d’aider ces prisonniers. Je pense qu’il y a encore beaucoup à faire et c’est très encourageant quand on vois des résultats tels que les vôtres 🙂
 

Nadia Nadesjda :
Merci Mathieu Couture, je vous confirme que les résultats sont très encourageants à travers la méthode dans son ensemble (sport, valeurs…). J’arrive à enlever des barrières et à amener les détenus à avoir une relation de confiance malgré les actes commis; ça peut sembler fou mais faire abstraction de l’acte pour travailler le fond et pas juste la forme et à travers, ça évite d’autres victimes…

De la la violence subie à une musculation qui libère…

femme-emprisonnee

Nota : cette réflexion est venue suite aux accusations qui ont été portées contre moi, quand des « féministes » ont pensé que pousser les gens à réfléchir à leurs responsabilités dans les rapports tendus entre hommes et femmes était « légitimer le viol », etc.

Cela parle de viol, donc c’est un sujet qui concerne beaucoup de gens.

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Le viol est un sujet grave. Utiliser cela pour essayer de me salir, voire de me détruire, car mes propos dérangent, est profondément malsain.

Quelques chiffres, que je rappelle :

« On ne connait pas le nombre exact d’hommes victimes de viol, on estime à 7-10 % le nombre d’hommes qui ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie en France. La plupart de ces agressions sont commises par d’autres hommes.
– 1 femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie.
– 57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons) »

Donc, sur ce groupe, il y a plus de 1000 personnes qui ont, statistiquement, subi des violences sexuelles.
Et 10.000 qui ont subi des violences éducatives, au minimum.

C’est pour modifier le cours des choses que LDMT et moi nous nous battons, en proposant… de l’instruction et de la réflexion.
Modifier le rapport au corps, l’exercer pour en reprendre le contrôle et reprendre goût à la vie, savoir relativiser et déconstruire l’obsession de la beauté physique, tout ceci est facteur de progrès humain.

Dire de quelqu’un qui cherche à améliorer les relations humaines, en poussant les gens à réfléchir à leurs conditionnements et leurs responsabilités, qu’il fait l’apologie du viol et des violences faites aux femmes est non-seulement blessant, erroné, mais aussi très grave.

LE RAPPORT ENTRE MES ARTICLES (sur les relations humaines) ET LE SPORT?

Voilà une réponse… de base

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Ce que j’écris ci-dessous est valable pour tous, s’adresse à TOUS et TOUTES… mais… si une féministe hystéro-dingo débarque, parachutée ici par ses copines hargneuses et assoiffées de victoire, pour me demander, encore une fois, le rapport entre mes articles et le « sport », il s’agit de lui répondre de manière très simple (qu’elle puisse comprendre) :

1 – Pour croître et durer, il faut chouchouter son système nerveux (démonstrations déjà faites, cherchez les articles et lisez le tome 2).
Je fournis des dizaines de milliers de pages de références pour l’expliquer.

2 – Le chouchoutage du système nerveux dépend totalement des relations que nous entretenons avec notre environnement (dont les autres humains sont une partie essentielle).
Références : Henri Laborit, Eric Berne, Gregory Bateson, Jean-Jacques Wittezaele, Paul Watzlawick, Joël de Rosnay, Joël Monzée, Etc.

3 – Toute connaissance qui nous permettra de prendre du recul sur nos relations pour les améliorer sera donc ESSENTIELLE… à notre croissance, à nos changements physiques si on les veut… durables.
L’altruisme est un égoïsme bien compris…
La pensée écologique (celle qui définit les rapports adéquats avec l’environnement, tout comme l’écologie de l’esprit) devrait donc être la première préoccupation de chacun.

Conclusion : le fait quelles n’aient jamais pensé à ça (comme tant de monde) en dit long sur le formatage social dont elles ont été l’objet. Car demander le « rapport » (entre la culture et la musculation) est le signe d’une incompréhension complète de son propre fonctionnement.
Et cette incompréhension sert les intérêts des dominants. Il est plus difficile d’exploiter des gens qui sont conscients de leurs vrais besoins, et qui oeuvrent pour les satisfaire.
Je vous envoie à la lecture de « Communication et société » de Gregory Bateson, où sont mis en évidence les liens entre dominance, exploitation humaine et sortie de la zone de confort.

Tant qu’on n’a pas compris ça, comment être authentiquement subversif?
On ne l’est PAS… On ne fait, en réalité, que proposer des ghettos, de la violence, de la séparation, de la haine, et ceci en parfaite adéquation avec le modèle dominant (que l’on croit pourtant critiquer).

Tout ce qui détruit du lien humain est pour moi profondément haïssable.

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NOTA : Bateson n’est pas le fils de Bateman, roulant en Batemobile 😉
Ni un affreux gauchiste, barbu et mal lavé, défilant au son de l’Internationale…

Gregory Bateson est un biologiste, anthropologue, psychologue, éthologue, cybernéticien, pionnier de la pensée systémique et le pionnier de la pensée écologique moderne. C’est une des sources essentielles d’Edgar Morin.
Son père, William Bateson, a forgé le terme « génétique ».
Gregory Bateson a théorisé le concept de Double Bind, et est l’élément théorique fondamental sur lequel s’est construite l’Ecole de Palo Alto (thérapies systémiques). Il a influencé toutes les conceptions pluridisciplinaires, et est une des références majeures de la Méthode Lafay.

LA journée DU Câlin…

calins

(21 janvier, journée mondiale du câlin, semble-t-il)

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Ce qui est paradoxal (mais avec un fond logique), c’est d’instaurer une journée des câlins dans un monde de violence permanente, d’encouragements à la compétition, la concurrence, la destruction des autres, leur humiliation, etc.

Comme si « on » nous donnait ce DROIT (qu’on ne sait prendre nous-mêmes), dans un climat constant de DEVOIRS de haine, et de coups à donner (à soi et aux autres).

Que peut-on dire d’une société où il faut rappeler aux gens qu’il est important de se faire des câlins?

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Les câlins, ce n’est pas un droit, pas une obligation, pas un « truc » de plus à fêter, devant lequel on devrait s’incliner, et qu’on oublie le lendemain… ce devrait être un mode de vie.

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Il y a un lien étroit entre câlins et santé du SNC (système nerveux central).
Lutter contre l’entropie, se régénérer, se sentir bien et heureux de vivre passe par le câlin. Sans câlins, on se flétrit.
Je vous renvoie à Henri Laborit et Eric berne, qui l’expliquent très bien.

Les caresses sont bonnes pour la moelle épinière (Eric berne).

Ce qu’on peut dire de notre société est qu’il faut qu’elle soit diablement pervertie pour que ce fait biologique soit oublié, souvent rabaissé et empêché.
Pour qu’on nous rappelle qu’il faut y penser une fois l’an…