JE SUIS PAS VENU ICI POUR SOUFFRIR. OK?!

(j’aime pas quand tu déboules dans ma vie, dans mes opinions et que tu y fais un strike, m’amenant à me dire que je pensais de la merde jusqu’ici. Tu peux comprendre?)

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Mais pourquoi donc les adeptes de la souffrance (à l’entraînement, pour réussir dans la vie, dans les relations amoureuses, dans l’éducation des enfants) n’aiment pas « souffrir » intellectuellement?

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Quelle étrange société, qui valorise, admet, tant de formes de violences, mais dévalorise tant l’intelligence, la remise en question, le recul (des formes de « violences » visiblement inacceptables) !

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Le savoir peut parfois être amené de manière brutale, musclée, afin de faire réagir, cela n’en est pas moins un savoir.
La stratégie qui consiste à présenter le savoir de manière à secouer les gens a pour objectif de faire réfléchir, de faire bouger les lignes.

Sinon, le principe d’homéostasie des systèmes vivants nous conduit à passer à côté de savoirs dérangeants, à les laisser glisser sur nous, à oublier, pour continuer à vivre notre petite vie habituelle (aussi désagréable soit-elle).
Nous résistons au changement, même si ce changement pourrait être bénéfique.Nous résistons à la prise de conscience.
Nous n’aimons pas penser en-dehors du cadre imposé.Quoi qu’on en dise…

Et nous prétextons parfois une allergie à la forme, afin de pouvoir plus aisément fuir le fond…
Faute de dossier solide, d’arguments probants, nous cherchons le vice de procédure, allant même jusqu’à délégitimer l’auteur de propos nous perturbant.
Tout plutôt que.. penser.

C’est un phénomène naturel. il faut le savoir, le comprendre, et il faut beaucoup exercer son ouverture de système pour, soit ne pas être dérangé et tirer profit d’une approche normalement perturbante, soit être dérangé et chercher à vraiment comprendre pourquoi.
Et éventuellement débattre par la suite si nous sommes en désaccord avec le fond du sujet abordé.

 

Chacun, chacune, devrait être en mesure de se poser des questions sur son irritation, sur son rejet, sur le fait d’être perturbé, quand un savoir fait irruption dans sa vie.
Est-ce un strike?
Pourquoi ce strike?

Mais, évidemment, il est tellement plus facile de chercher à faire taire l’autre, à masquer ce qu’il dit de dérangeant, en lui reprochant, sans rire, son manque d’ouverture d’esprit, son manque de tolérance; il est plus facile de traiter ce qui nous perturbe de secte, de tenter de faire culpabiliser celui qui fait PENSER…
Il est plus facile de procéder ainsi, sans même réaliser que nous démontrons alors que nous ne sommes ni tolérants, ni ouverts d’esprits, ni aptes à penser (propre de ceux qui sont dans une secte).

VOIR SON OPINION MOURIR SOUS SES YEUX

(et continuer malgré tout à lui faire du bouche à bouche tout en brandissant un gros flingue)

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– une opinion n’est pas un savoir –

On peut ne pas être d’accord, face à un interlocuteur plus instruit et pertinent, et se tromper de bonne foi. Si on est de bonne foi, on admettra volontiers, au cours de la discussion (ou après si on a un bel orgueil) que notre opinion est erronée. Se trouver face à un savoir, exposé sous nos yeux, nous conduira à apprendre…

Ceux qui, malgré, ou à cause de, un savoir exposé face à leur opinion, continuent à la seriner, au nom de « c’est que mon avis », ou « c’est ma liberté d’expression », ou « la science n’a pas toujours raison » ne font que chercher à protéger leurs croyances face à des connaissances qui sont trop perturbantes pour leur imaginaire de compensation.

Insister pour maintenir son opinion, face au savoir qui déboule d’un coup dans notre vie, c’est faire preuve d’une grande fragilité.

C’est montrer que l’on n’est pas assez solide pour accepter d’être perturbé dans ses croyances. C’est prouver ainsi son incapacité à prendre du recul et à savoir rire de soi, de ses erreurs…

Celui qui n’arrive plus à imposer son opinion, qui ne sait argumenter, face à des personnes qui, elles, débattent, argumentent et s’appuient sur des sources en les liant, se retire souvent en invoquant le « dialogue de sourds ».
C’est un paradoxe amusant : comme il ne se sent plus dominant, il en vient à accuser les autres de ne pas se soumettre à son opinion. Il n’écoute pas mais accuse ceux qui présentent une argumentation dérangeante d’être fermés et intolérants.

Plus on est nourri d’opinions, et non de savoirs, et de savoirs sur les savoirs, plus on est fragile. Car nos propos ne reposent sur RIEN (que des croyances souvent répétées). Tant que personne ne s’oppose à nous avec une argumentation sourcée, savante, on avance dans la vie sans appuis solides, mais on est assez sûr de soi.
Le jour où l’opposition est ferme et bien construite, alors c’est l’écroulement, car que va-t-il rester si l’on abandonne ses croyances? La peur est immense de s’être trompé toute la vie. Et de devoir beaucoup apprendre pour continuer à vivre et se donner un nouveau sens.

C’est pourquoi on voit tant de gens devenir franchement stupides quand on argumente et présente des savoirs face à leurs opinions. Voire devenir franchement agressifs, insultants, fous…

Certains vouent même une haine mortelle, irréductible, à ceux qui ont osé perturber le confort de leur petites opinions impensées. Et ils se lancent dans une guerre qui peut durer des années (surtout sur le net, où l’attaque à distance est bien pratique pour les lâches de tout poil).

Voir son opinion mourir, c’est, quand on est fragile, se voir soi-même mourir, car celui qui n’est fait que d’opinions se désagrège en même temps qu’elles…
Celui qui ne se résume pas à ses opinions, qui cherche constamment à progresser, à apprendre, ne court pas le même danger. Et il accepte plus facilement le débat. Et il accepte de perdre, cherchant à croître à partir de ses erreurs, des ses manques.

L’humain progresse par la transgression. Il est résolument transgressif.
C’est par la transgression des consensus, des paradigmes, des opinions, des croyances, des savoirs établis que l’humanité a progressé.

Toute idée que l’on pense posséder doit pouvoir être pensée, repensée. Il s’agit d’être transgressif tout d’abord vis à vis de soi, de ses présupposés, il s’agit de savoir décaler sa pensée, de l’exiger intérieurement.
Etre incapable de le faire signe une grande fragilité émotionnelle, C’est la preuve d’un profond sentiment d’insécurité, qui remonte à l’enfance, bien souvent, et aux relations avec la mère.

Une opinion doit pouvoir être remplacée par un savoir, et un savoir doit pouvoir être relativisé, remplacé ou élargi par d’autres savoirs.

Vouloir absolument protéger ses croyances (même un savoir impensé devient une opinion qui nous possède et donc une croyance) conduit à des opérations actives de guerre, ou guérilla (pour les plus faibles mentalement).

Etre capable de se remettre en question, être émotionnellement solide, conduira à la remise en question permanente et à la culture du débat argumenté.
Très peu de gens en sont capables, vu que nous vivons dans un monde de traumatisés permanents, où l’on doit toujours être plus dominant que son voisin, même si on a absolument tort.
Seul compte le paraître, la dominance acquise par la soumission des autres… Le fond ne compte guère, bien souvent. Ce qui compte, c’est moins la vérité, le talent, que la capacité à détruire, à être pire que son semblable, pour le démolir et prendre sa place, ses possessions, son statut, sa femme.

Dans ces conditions, c’est pas étonnant que chacun se raccroche bêtement à ses opinions et croyances, à ses savoirs impensés, afin de se montrer en vainqueur, en dominant et ne pas « perdre la face » dans cet immense théâtre narcissique, ce jeu de dupes où tout le monde finit alors par perdre, sous la poussée des égos insurmontés, et insurmontables, de soi et des autres.

Pas étonnant de voir des gens continuer à faire du bouche à bouche à leur opinion décédée, armés d’un gros flingue pour massacrer tous ceux qui pourraient s’approcher.

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Olivier Lafay

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Sculpture de Joan Fontbernat Paituví.

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Pour compléter…
« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »
(Gregory Bateson)

La suite ici : https://olivier-lafay.com/…/12/08/apprentissage-et-souffra…/

 

LES POINTS ESSENTIELS POUR CROITRE ET DURER

 

Par Olivier Lafay

1 – Il est très difficile de progresser naturellement en forçant le corps.

2 – très vite, en étant frontal (donc bête), en forçant le corps, on l’use et on use aussi son système nerveux. Donc la progression cesse et les douleurs s’installent, parfois pour la vie.

3 – Celui qui est faible mentalement, suite à une éducation déficiente, ayant manqué d’amour, et qui a très besoin de croire qu’il est fort, qu’il a une grande valeur, va se sentir coincé.
Il a besoin de compenser par tous les moyens les traumatismes enfouis en lui.

4 – il est trop faible, peu cultivé, il manque d’estime de soi.
Il est donc incapable de se penser en stratège : en homme doux avec lui-même, qui sait contourner les obstacles en préservant sa santé mentale et physique.

5 – inévitablement, il se dopera. Il sent qu’il va régresser (car le corps est très vite usé par l’entraînement frontal, forçant le corps et le Système nerveux), et a peur de cesser l’entraînement par dépit, peur d’avoir honte, d’être perçu comme faible.

6 – le dopé, quel que soit le sport est donc un faible qui veut se sentir (se croire) fort, une marionnette fabriquée par les parents et le système social, qui n’a aucun contrôle sur sa vie, car il fuit le bien-être, il sort de sa zone de confort pour chercher l’approbation dans un monde illusoire.
Il croit naïvement que la réussite apparente (physique, financière) va lui permettre d’obtenir l’amour (celui qui lui a tant manqué étant enfant).

7 – il finira sans amour et sans sa santé (ce qui va ensemble).

8 – face à cela, la Méthode Lafay propose un ENTRAINEMENT STRATEGIQUE, où on ne sort pas de sa zone de confort, mais où on cherche plutôt à y aller et à y rester pour croître avec douceur (et les résultats sont rapides, importants et durables).
Le muscle pour le muscle, sans réflexion sur nos conditionnements, sans recul, c’est ce que proposent toutes les figures de la musculation, tous les « professionnels », tous des traumatisés qui renforcent les tendances autodestructrices de ceux qui vont les suivre sans réfléchir.

Depuis quelques temps, la Méthode Lafay est copiée dans son discours, mais rien n’a en fait changé chez tous ces professionnels, qui sont bien trop pris par leurs démons pour envisager un changement profond en eux, qui les ferait respecter ceux qu’ils voient comme des clients à séduire, voire même des pigeons à qui ont peut mentir sans vergogne avec des propos superficiels copiés sur les espaces Lafay.

9 – Un muscle sain et durable, cela commence par le respect de soi, et cela implique nécessairement le respect de l’autre.
C’est une révolution qui exige des outils que LDMT seul vous propose, après des années de recherches.
Et nous avons encore beaucoup d’années d’avance, vu la somme de savoirs à maîtriser.
Le dopage a donc encore de beaux jours devant lui, et nombreux sont ceux qui vont vous parler de muscle sain et durable, d’entraînement efficient, en étant non-sportifs ou même carrément dopés

MUSCULATION ET PSYCHOSE

(se fabriquer un monde imaginaire, qu’on pense très fort comme étant la réalité, et projeter tout ça sur le monde, quitte à faire de gros dégâts)

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 Notre société est malade, très malade, puisque son fonctionnement fondé sur la lutte de tous contre tous est mortifère, conduisant à la souffrance permanente et à l’autodestruction. Anti-dépresseurs, harcèlement, violences, rejet, pauvreté… Oui, la société est cool, et chacun maîtrise son destin, c’est sûr…

Mais le milieu de la musculation est encore pire, car c’est là où sévissent les caricatures de ce monde fou : le culte de la virilité à tout prix, le culte de la force au détriment de l’intelligence, le culte de la souffrance infligée à soi-même et revendiquée, le culte crétin du « ne baisse jamais les bras », le culte des blessures qui rendent plus fort, Le culte de la drogue « pour réussir », le culte des super-héros entretenu par des adultes (quand même !)…

C’est un milieu de psychotiques sévères, où de nombreux attardés se pensent faire partie d’une élite juste parce qu’il ont de gros bras et qu’ils soulèvent plus lourd que leur voisin. Et qui se dopent la plupart du temps pour se prouver naïvement qu’ils sont bien l’élite.

Et les fans de ce milieu sont très souvent (95% d’entre eux) peu musclés, minces et même parfois non-sportifs.Ils likent des pages de gros dopés alors qu’ils sont parfois à la limite de l’anorexie, s’enfermant dans un imaginaire de compensation où ils sont des surhommes par procuration.
Cela s’appelle la psychose…

Notre société est si souffrante, horrible à vivre, que tout le monde a tendance à devenir psychotique pour lui échapper.
Certains fuient la lutte pour la dominance, d’autres la réinvestissent dans leur imaginaire, s’enfermant dans une bulle protectrice où ils vont être enfin des « gagnants ».
Et le fait de liker des centaines de pages de dopés, quand on est très mince, fait partie de ce processus.
C’est un signe de plongeon dans l’océan de la maladie mentale, avec de gros risques de ne jamais en sortir.

Se rêver bodybuilder invincible, super-héros en collant moule-burnes, combattant de MMA indestructible, businessman indétrônable ou acteur porno ultra-membré, est toujours préférable, pour beaucoup de gens, à la réalité…
C’est pourquoi, enfermés dans leur bulle protectrice, ils affichent des pages facebook avec des tonnes d’images provenant de ces imaginaires de compensation.
Ils se projettent dans ces figures absolues de la dominance, ces membres de cette « élite » que propose une société malade.
Et ils y tiennent tellement, ils s’y accrochent avec force, car vivre sans ces images, sans ces projections sur des idoles, ce serait sinon impossible.

D’où cette haine contre la Méthode Lafay, qui balaie le mythe des super-héros, propose un retour à la réalité du corps et de l’esprit pour parvenir à se muscler en se sentant bien, pour croître et durer.
Dans l’esprit psychotique d’une personne cédant aux sirènes de l’autodestruction, tout discours inverse, opposé, même positif, est perçu comme une agression, une brèche possible dans son imaginaire de compensation. Une porte ouverte sur la folie et la mort.

C’est ainsi que l’on voit des gens minces, ou peu musclés agresser régulièrement sur le net des pratiquants de la Méthode Lafay montrant un physique et des performances pourtant élevés, performances que les critiques/agresseurs n’atteindront sûrement jamais (tant ces critiques sont inhibés, tendus, faibles mentalement).
C’est pourquoi on voit tant d’ignorants fragiles dire autour d’eux autant de mal de la Méthode Lafay, et même occuper une part considérable de leur temps à vouloir la détruire.

Triste monde que celui de la musculation, où sévissent des caricatures de tout ce que la société peut faire de pire.
Où des psychotiques qui, à force de dopage, entraînements intenses et autodestructeurs, ont réussi à devenir des figures connues, des icônes du « fitness », et font de l’argent sur le dos d’autres psychotiques, incapables ceux-là de suivre sérieusement un entraînement de musculation.
Un milieu où la haine de soi conduit à une haine de l’autre revendiquée comme un mode de vie parfois (les forts, les faibles, toussa..).
Toutes ces personnes imprégnées jusqu’à l’os, sans aucun recul, du mythe existant depuis 30 ans de « tout le monde peut devenir le maître du monde » à force de travail et en étant surtout plus méchant et con que son voisin.

Un milieu où la santé mentale/physique est vue comme si lointaine, si inaccessible, que ceux qui osent la proposer, en parler, sont vus comme des ennemis à abattre.

Un milieu qu’on appelle, sans ironie pourtant, « fitness » ou « milieu de la FORME »…
Et où sévissent l’autodestruction, le dopage, le culte de son nombril jusqu’au ridicule le plus total, l’inculture revendiquée, l’enfermement dans un imaginaire puéril…
Un milieu où le mot santé a été multi-violé, tellement perverti que le voir accolé à des « athlètes » usés et dopés donne la nausée.

Un milieu porno, c’est-à-dire, outrancier, excessif, mensonger, obscène et sclérosant. Où l’on piétine la dignité humaine, tout le temps, pour assouvir des pulsions devenues extrêmes par manque d’un assouvissement sain, compris contrôlé.
Super-héros de pacotille, tombant à la chaîne, sous les coups qu’ils se donnent, chacun dans son enfer personnel, extension inévitable de l’enfer social, où des morts-vivants se bouffent les uns les autres, pleurant dans leur tréfonds sur leur immense besoin d’être aimés.

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Olivier Lafay

The MASK à RADE

Les mimiques, en sport ou en société (dans les relations, familiales, conjugales, amicales, d’entreprise) sont parfois des masques (comme sur la photo de Marine LELEU sur notre dernier article).

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Nous en portons tous, sans exception, avec une plus ou moins forte magnitude. Et cette magnitude sera dépendante de notre faculté à se repenser (nous le verrons un peu plus loin, par le biais de notre confrontation à notre mémoire traumatique et à l’utilisation des outils constructivistes).

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Cette « fausseté » que l’on peut dénoncer, n’est pas conscientisée. Elle n’est ni voulue, ni désirée.
Il est valorisant aux yeux de tous de montrer sa souffrance et de sourire dès que possible (injonction paradoxale).
On peut aussi ne rien montrer en apparence alors qu’on souffre intérieurement.

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Mais on ne peut pas ne pas communiquer (Watzlawick) sa souffrance. Ne pas faire de mimique est aussi une mimique quand on a une mémoire traumatique!
NOUS PORTONS DONC TOUS DES MASQUES PLUS OU MOINS ATTRAYANTS, PLUS OU MOINS SEDUISANTS, PLUS OU MOINS REPOUSSANT, MAIS CE SONT TOUJOURS DES MASQUES.
Une fois tombé, c’est l’ETRE qui se révèlera, signe de véritable épanouissement.

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Donc cette fausseté est-elle condamnable par nous qui portons aussi des masques (et même par ceux qui en portent moins)?
Le fait que chacun d’entre nous porte un masque devrait nous faire dire que l’autre, celui qui ignore encore ses conditionnements, n’est pas coupable de cela, puisqu’il est formaté pour agir ainsi et ne pas voir qu’il agit ainsi.
Mais une fois qu’il saura ce qui va suivre, il deviendra responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait.
Il passera de la trivialité au recul critique (s’observer en train d’observer), au Gnothi Seauton (connais toi toi même).
Et si vous pensez vous connaitre assez, c’est peut être aussi encore le masque, l’armure qui fait son effet.

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LE PORT D’UN MASQUE EST UN APPRENTISSAGE
Le système « corps/esprit » ( l’individu/environnement) a appris à s’adapter à un stimuli, par une réponse conforme aux demandes de la socio-culture. La socio-culture fournit les stimuli pour s’auto-réguler, s’auto-valider.
D’abord, il y a apprentissage de type 1 (Pavlovien ou chez les béhavioristes comme Skinner, ce qu’on nomme mémoire associative).

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Puis cela évolue en apprentissage de niveau 2 : on apprend à apprendre, on réutilise un apprentissage (ne pas montrer qu’on souffre quand on est humilié, dévalorisé, ignoré par ses parents et à l’école) à d’autres domaines (sport, soirées, réunions d’entreprise, etc..).
Ce type d’apprentissage permet d’anticiper les situations et formate notre vision du monde (ici en mal).
Et plus on passe les strates d’apprentissage, plus il va être difficile de faire machine arrière. La mémoire associative se calibre, et fait route dans un sens, celui de l’entropie.
Le masque est une protection de notre véritable souffrance: celle de ne pas ETRE.

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Il est la terminaison de la cuirasse musculaire dont parlent Reich, et Fisher dans son livre le Chevalier à l’Armure Rouillée.
CYBERNETIQUE ET CONFRONTATION A SA MEMOIRE TRAUMATIQUE SONT LES GARANTS du retour à la norme de santé mentale et physique: POUR RETROUVER NOTRE ZONE DE CONFORT.

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La cybernétique et le constructivisme donnent les outils pour se réorienter, pour complexifier un système en souffrance (l’individu est incertain dans notre socio-culture) comme le stipule le tome 2 de la méthode.
En plus de cela, fouiller en profondeur sa mémoire traumatique va permettre de broyer ces croyances qui font de nous des incompris, des marginaux, des victimes, des bourreaux.
Pas de libération, de déploiement possibles, de son être, sans fouiller ses traumas infantiles. Sans se regarder dans le miroir de l’horrible vérité.
Pas de logique de coopération possible sans briser la cuirasse dans laquelle nous ont enfermé nos parents et nos éducateurs.

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SOURCES
Alexander Lowen (La peur de vivre)
Alice Miller
Eric Fromm (Avoir ou Etre)
Wilhelm Reich (L’analyse Caractérielle/ La lutte sexuelle des jeunes)
Dany Gerbinet (Le thérapeute et le philosophe)
Hannah Arendt (Responsabilité et jugement/ Considérations Morales)
Henri Laborit (La légende des comportements)
Robert Fisher (Le chevalier à l’armure rouillée)
Alain Ehrenberg (l’individu incertain)
Paul Watzlawick
Gregory Bateson
Jean-Jacques Wittezaele
Heinz Von Foerster

 » FIGHT FOR IT « 

[Bats-toi pour « ça », c’est-à-dire pour tout ce que tu désires]

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Sans jamais te poser de questions sur tes désirs…

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Toute philosophie est une autobiographie, disait Nietzsche.
Les slogans des bodybuilders, crossfiteurs, fitness, sports de haut niveau n’échappent pas à la règle.
Leurs slogans sont censés représenter leur philosophie à l’entraînement, une philosophie de vie en général. Et cette philosophie est une autobiographie.

Comme nous l’avons vu avec le docteur en neurosciences Joël Monzée ici:

https://youtu.be/fJo3HChmPLA

l’enfant brimé qui n’a jamais eu (ou si peu) l’expérience de la douceur reste prisonnier de son enfance, une enfance qui fût douloureusement vécue, une enfance dans laquelle compréhension, empathie et douceur furent inexistantes ou peu fréquentes.

En voulant échapper à cette enfance avec les moyens qui l’ont fait souffrir, il ne fait qu’y rester : pour enfin pouvoir s’aimer, il lui faudrait être doux avec lui-même, faire pour lui ce que ses parents n’ont pas fait.
Mais il n’a appris que la souffrance et le combat comme moyen d’exister…
Souffrir devient alors le seul moyen d’exister.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné.

« De manière paradoxale, l’expérience clinique souligne qu’un enfant ou un adolescent aimera mieux une attention négative de l’adulte que l’absence d’attention. »
(Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute)

L’enfant qui manque d’attention va provoquer, déconner, se faire du mal etc, dans le seul but d’exister aux yeux de l’adulte.
Et si l’adulte n’accorde de l’attention que dans les moments de crise, cela renforce alors la stratégie de l’enfant pour obtenir de l’attention, et les situations de crises se répéteront…

Même si ces moments sont vécus douloureusement par l’enfant, même si les parents répondent à ces sollicitations par des formes de violence. Car souffrir d’une attention négative, mais exister auprès du parent, est encore moins pénible que de ne pas se sentir exister du tout.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné….

Celui/celle qui dit qu’il faut « se battre pour avoir quoi que ce soit dans la vie » ne fait que montrer, comme dirait Paul Watzlawick, qu’il n’a jamais rien eu sans se battre.

Bref, Fight For It… cela dit exactement comment nos parents ont été avec nous, eux-mêmes ne faisant que valider l’idéologie dominante.
Cela est davantage un cri de désespoir qu’autre chose.

Nous en faisons un cri de guerre, de viril guerrier, mais c’est en fait une plainte, une fatigue d’être soi !

Fight For It, c’est donc subordonner la destruction de soi à la destruction du corps : détruire le corps pour le construire en mieux (afin d’être enfin aimé, reconnu) devient un objectif prioritaire, et il englobe le reste, ce qui conduit à la destruction de soi.

Comme l’expliquent les plus grands psychologues sur l’enfance, il est évident que quelqu’un qui aura toujours eu le sentiment d’exister dans un environnement doux, qui le valide et le reconnaît, n’ira pas chercher la souffrance pour se valoriser.
Il saura que l’on peut être gratifié, heureux, par la douceur.

Finalement, lorsqu’on a comme slogan « Fight for it », ou quelque chose de similaire, on ne peut prétendre se préoccuper de santé.

En effet, Fight fort it, c’est se battre pour obtenir quelque chose.
Le développement musculaire est vu comme un combat. Et un combat, ça épuise, ça détruit, ça tue.

On peut donc opposer le développement musculaire obtenu par le combat et celui obtenu par la coopération.
Combat contre soi (une guerre fait toujours des dégâts, même si on atteint notre objectif) VS Coopération avec soi (l’objectif est atteint en préservant la « population » et les ressources, donc notre santé).

Toute référence au combat est donc un obstacle à la santé. Et, pour virer de bord, pour croître mais aussi durer, il faut apprendre à examiner les conditionnements qui nous poussent à l’autodestruction, notamment ceux de l’enfance.

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Auteurs : Maxime Bratanoff, Denis Tiquet, Olivier Lafay

Bibliographie associée

Alice Miller : Notre corps ne ment jamais / C’est pour ton bien
Joël Monzée : J’ai juste besoin d’être compris
Boris Cyrulnik : Sous le signe du lien
Christophe André : L’estime de soi
Paul Watzlawick : Faites vous-même votre malheur/Comment réussir à échouer
Alexander Lowen : La peur de vivre/ Le plaisir
François Jullien : Traité de l’efficacité
Alain Ehrenberg : La fatigue d’être soi / Le culte de la performance/L’individu incertain
Edgar Morin : La méthode / Penser global
Henri Laborit : La légende des comportements
Gregory Bateson : Une unité sacré / Communication et société
Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse
Muriel Salmona : Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

Retrouvez la collection Lafay : http://amzn.to/2sJ6lDU

En illustration : la sportive Marine Leleu.
Citation de Brigitte Oriol extraite de cette vidéo : https://youtu.be/OfPE3a3Pmew

Le Tome 2: l’espace stratégique, bientôt disponible en Italie!

La Méthode Lafay continue de se développer et d’être traduite dans le monde (12 langues au total: italien, espagnol, allemand, chinois, serbe, russe, turc…).

En Italie, c’est au tour du Tome 2 de la Méthode Lafay de paraître dès le 19 juin.
Cet ouvrage qui marque un véritable tournant dans le monde du sport, par l’approche totalement inédite et novatrice de l’activité physique qui y est développé, avait été extrêmement bien reçu en France dès sa sortie. 🙂

Les témoignages ont abondé et été extrêmement positifs, en voici quelques uns:

https://olivier-lafay.com/…/les-effets-de-lentrainement-de…/

En s’attaquant aux fondations de la santé, en proposant des solutions pour éviter les effets négatifs du stress, pour éviter le stress quand c’est possible, en proposant des solutions pratiques pour améliorer sa santé et son bien-être, pour corriger et améliorer sa posture rapidement et efficacement tout en progressant en musculation, ce livre est une véritable révolution et c’est au tour de l’Italie de pouvoir en profiter très bientôt. 🙂

Pour se procurer l’ouvrage en France:

Méthode Lafay : Tome 2 – L’Espace Stratégique

Le blog italien:

http://metodolafay.ippocampoedizioni.it/

L’HOMME PRÉHISTORIQUE, EDGAR MORIN ET LE CULTE DE LA DOULEUR

 

Il y a très longtemps, un homme (très) préhistorique taillait un silex assis à l’entrée de sa grotte.

Tout en accomplissant sa tâche, il regardait la campagne environnante avec l’air hébété typique des hommes préhistoriques.
Evidemment, ce qui devait arriver arriva : notre gros nigaud, distrait par les mammouths passant au loin, fit éclater un long morceau de silex tranchant qui lui coupa un doigt. Le sang jaillit.

Ayant stoppé (difficilement) l’hémorragie, il se pencha à nouveau vers le silex tout en donnant son doigt coupé à manger à son fidèle pitbull nommé Boudibuldeurencur.

Et que vit-il?
Il vit que son silex était magnifiquement taillé. Son manque d’attention avait eu comme conséquences l’entrée dans une nouvelle ère pour le silex taillé.

Il regarda à nouveau Boudibuldeurencur qui rongeait les os de son doigt perdu à jamais et il eut une illumination soudaine : dans la vie, on n’a rien de bien si on ne souffre pas (et si on n’est pas un peu distrait).

L’expression nouvelle jaillit de ses lèvres : No Pain No Gain.
Pas de douleur, pas de progrès.
Il était fier de lui, si fier, il venait de mieux comprendre le monde.
Comme le dit Edgar Morin, il avait mis le doigt (ahemm) sur une « notion élucidante ».

Il avait fait un CONSTAT.
Il appela son ado de fils qui traînait pas loin avec ses potes. Et il lui raconta sa découverte d’une notion élucidante.
« Hé oui, mon fils, la vie, c’est No Pain No Gain. Tu peux m’admirer maintenant. »

Le fils, comme tous les ados, était porté à la rébellion et à la critique facile et vicieuse.
Il répondit : « Heu papa, ok mais pas tout le temps. Ta notion élucidante est cool, mais tu exagères juste un peu. Et puis moi j’ai une autre idée. On pourrait réfléchir et trouver des moyens d’avoir du Gain sans trop de Pain, voire pas du tout. »

Le père ulcéré, lui tint à peu près ce langage : « Ta gueule fils de con, va faire du skate. »

Et son égo blessé le poussa à oublier la proposition de son fils pour une vie plus agréable, avec une vision stratégique, où l’on chercherait à se faire moins de mal pour plus de bons résultats.
Il faudra quelques dizaines de milliers d’années avant que le génie précurseur du fils put à nouveau éclore dans quelques esprits brillants et proposer (à nouveau) cette vision si subversive…

Le soir, au coin du feu, le père ivre de sa découverte d’un nouveau concept, l’exposa bruyamment à ses compagnons de beuverie.

Putain c’est trop cool, lui dirent-ils tous.
« Sacrée notion élucidante. »

Le père obtint le poste de chef qu’il convoitait depuis longtemps (le chef en place fut mangé) et la femme du chef (qu’il convoitait depuis longtemps aussi).

Et c’est là, comme dirait Edgar Morin, que la notion élucidante devint abêtissante…
D’un CONSTAT, la bande de sauvages bourrés fit une DEVISE.
Ils conclurent, après avoir dépassé les 4 grs d’alcool dans le sang, que pour faire le moindre progrès, il faudrait au minimum beaucoup d’efforts et pas mal de souffrance.

Bref, tout progrès nécessiterait, partout et toujours, de la peine.
Et c »était non négociable, indiscutable…

Autant dire que le fils ado, du haut de son skate, était consterné. Il tenta de protester timidement, mais on lui confisqua immédiatement son skate, tout en lui disant que, la prochaine fois, la punition serait une bonne décapitation.

Les adultes ivres ne comptaient pas nuancer le moins du monde une notion nouvelle si simple, facile à comprendre et si utile pour « réussir » dans ce monde sauvage.
No Pain No Gain, essayaient-ils de chanter (hurler) autour du feu.
Et ils appliquèrent à la lettre cette DEVISE pendant des millénaires, car cela était si facile à comprendre et enregistrer (et appliquer) que cela se transmit au fil des générations.

Comme le dit Edgar Morin, on découvre une idée et on la possède.
Mais si on cesse de la penser, on est alors complètement possédé par elle.
Elle devient notre démon.
Le CONSTAT permettant d’évoluer, et demandant d’être pensé, devient une DEVISE abrutissante, qui enferme ceux qui sont alors possédés par elle.

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Olivier Lafay.

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« Aussi les idéologies ne sont-elles pas à juger seulement comme erreurs ou vérités, comme fantasmes ou reflets d’une culture ou d’une classe. Elles sont aussi des êtres noologiques, se nourrissant de substances cérébrales et culturelles. Qui possède une idéologie est aussi possédé par elle.

Car, comme les dieux, les idéologies sont non seulement dépendantes et instrumentales, mais elles sont aussi possessives et exigeantes. Elles ne sont pas seulement au service de nos intérêts, mais elles nous asservissent en retour, nous parasitent comme des virus – puisque nous pouvons être animés par une idéologie qui travaille à notre perte – et, à la limite, elles nous immolent à elles, puisque des hommes peuvent mourir « pour une idée ». »

« Toute notion au départ élucidante devient abêtissante dès qu’elle se trouve dans une écologie mentale et culturelle qui cesse de la nourrir en complexité. Les idées, les théories n’existent pas en dehors de la vie mentale qui les anime. »

Edgar Morin

L’espace Stratégique, dont Edgar Morin est une référence fondamentale : http://amzn.to/2yEnrYQ

Interview avec Brigitte ORIOL

Brigitte ORIOL, assistante d’Alice Miller, psychothérapeute et conférencière, a accordé un entretien exclusif à LDMT qui explique les liens entre l’enfance et une approche no pain no gain du sport et de la musculation, la sortie de la zone de confort, traite des relations aux parents, aux enfants et du pardon.

Ce sont des sujets capitaux pour vous permettre de progresser sur la voie de l’Efficience Lafay, pour vous permettre de croître et durer dans votre pratique sportive.

 

Les élèves Lafay sur Facebook, n°63

Voici quelques unes des nombreuses photos qui ont été postées sur mon mur facebook, du 01 janvier au 31 janvier 2017.
Tous suivent la Méthode, soit 2 à 3 entraînements par semaine, sans charges additionnelles, selon la devise « mens sana in corpore sano ». Certains sont des pratiquants aguerris, d’autres s’entraînent depuis peu.
Tous ont adhéré à la polyvalence athlétique proposée par la Méthode, que ce soit pour briller dans leur sport de prédilection (arts martiaux, triathlon, rugby, tennis de table, etc), ou pour juste avoir le plaisir de vivre dans un beau corps, en pleine forme.
Vous pouvez cliquez sur ces photos pour les agrandir et voir ainsi de plus près les excellents résultats de la plupart d’entre eux.

 

Mallory Ardry et Arthur Macaroni

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Léa Zindel-Dietlin

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Mohamed Kadosch

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Loïck Lafay

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Elsa Zaa et Estelle ML

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Max Devpe

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Nicolas Ehret

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Elise Monfrini et Laëticia Lafay

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Luc Mosser et Lucas Greco

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Isabelle B. Nguyen

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Aubin ML

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Xii Lafayen

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Alioune Gueye

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Dali Zarrouk

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Jérôme le Lafayen

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Fabien Apffel

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Geoffrey Ruin

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Ghyslain Lang

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Guillaume Identité et William Lafay

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Julien Laviale

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Pablo Rosillo

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Pascal Lafayen

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Yliès Mtl

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Robin Mejias et Sandy Chevillard

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Kevin Dubuc

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Azog Leprofanateur et Benjamin Mrc

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Loïc Madec et Vince Li Veli

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Tony Decofit

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Ben Neji Meher et Kaoulays Levan Ngon

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Loïc Kleis

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Matthieu Oliver

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Amor Younes

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Cédric Dubois

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Chris Viste et Corentin Nicolas

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Frédéric Nay Nett et Kévin Helissey

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Jérémi Renaud

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Manea le Lafayen

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Mathieu Lebrouc

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Cyril Chicharito Levy

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