UN PEU PLUS AIMANTS, UN PEU MOINS CONS

 

Régulièrement on « affiche » des textes intelligents sur cette page. Analyses logiques, enseignements, assis sur une importante bibliographie.
Moins souvent, on « affiche » des imbécilités écrites par des crétins, toujours sur cette page.

Les imbécilités servent à confirmer les textes, à les éclairer, à montrer ce qui se passe quand on n’a ni culture ni vision complexe. Et qu’on souffre d’une mémoire traumatique impensée, et d’un fort besoin de dominance, impensé lui-aussi, qui dirigent notre vie, à notre insu, et vers le pire, pas le meilleur.

Elles permettent de mettre en évidence une hiérarchie de l’humain, en termes moraux, affectifs, intellectuels et culturels.
Chose que beaucoup ne veulent pas voir, à l’ère du « tout se vaut », ère de nivellement par le bas et de mise à mort de l’humanisme.
Chose qui renvoie beaucoup de gens à leurs propres manques et bêtise.

Or, cette hiérarchie est nécessaire pour savoir où aller et enfin progresser.

Cela vous stimule pour avancer. Dans quelle catégorie voulez-vous finir? Hein?

Le culte de la performance n’est en aucun cas humanisant. Le culte de la force ne conduit pas à résoudre humainement les problèmes. On atteint vite les limites de ce culte. On en sait les effets, avec des milliers d’années de guerre et de souffrance.
Les relations, elles, peuvent se situer sur une échelle avec de nombreux degrés, du moins humanisé au plus humanisé. On peut progresser, on DOIT progresser. Il y a donc une hiérarchie par l’humanisme. Elle doit être évoquée, montrée, pour comprendre, pour guider.

Ce sont toujours ceux qui ne lisent/comprennent pas les textes, qui n’interviennent jamais pour les commenter, qui viennent nous demander des comptes sous les publications épinglant des crétins 
En nous jugeant 

En jugeant qu’il ne faut pas juger.

Mais comment faire progresser l’humain si on ne montre pas d’où il part et où il peut aller?
On peut toujours critiquer la hiérarchie proposée, en débattre (nous on est ok), mais il faut pour cela lire nos textes, et contre-argumenter, pas JUGER.
Bref, réfléchir, c’est difficile, comme dit Jung 

Bientôt un texte sur l’humanisme.
Aimer son prochain, c’est désirer fortement qu’il cesse d’être con, méchant et paumé.
Pour son bien… et le nôtre.

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LA THÉRAPIE DE LA THÉRAPIE

 

Freud n’a aucun intérêt thérapeutique.
Son modèle de base est très intéressant, même si défaillant et lacunaire. C’est le propre des pionniers.
Cela reste un modèle théorique. Validé, sous certains aspects, par la science actuelle.
Le problème est qu’il n’y pas validation scientifique d’un quelconque modèle thérapeutique (un modèle pratique, une application méthodique du modèle théorique).

C’est aussi le cas de modèles ultérieurs bien plus aboutis.
Le seul modèle théorique qui a produit un modèle thérapeutique à peu près valide, et fondé sur la science, c’est Peter Levine.

Il n’existe pas de modèle thérapeutique solide, dont le processus clairement exprimé serait reproductible, en tout lieu, selon tout cas. Avec les mêmes résultats (soit la guérison).

Les inventeurs de courants thérapeutiques ont tous du mal à exprimer un modèle thérapeutique, non pas pertinent (car beaucoup le sont), mais scientifiquement valable. Une méthode.

Cela est certainement lié à leurs propres problèmes personnels impensés. dont la recherche effrénée de gloire, qui leur fait contourner plus ou moins habilement la validation scientifique.

D’autre part, l’efficacité thérapeutique est condamnée à un autre niveau par l’incompétence des thérapeutes, liée à leurs problèmes mentaux, les ayant dirigés vers la thérapie, et qui omettent pour beaucoup d’inclure ces problèmes comme prémisse constante lors de la pratique.
L’humilité et la pertinence sont alors évacuées de la thérapie.
Le thérapeute qui prend la position haute, alors qu’il est toujours en grande souffrance, est bien trop tendu, inabouti, dissocié, pour amener des changements significatifs chez son client.

Des modèles théoriques séduisants, pertinents, sont donc administrés par des thérapeutes souvent bien plus abîmés que leurs clients, alors même qu’ils ont été validés par leurs pairs (formés et diplômés, etc.).

Compte tenu de ceci, on ne peut que militer pour un approfondissement personnel des modèles théoriques pertinents par toute personne allant mal, et se faisant aider par d’autres personnes avançant sur un chemin identique de Gnothi seauton. Une complexification du système-individu, une forme de remplissage culturel et relationnel.

Ceci, dans un premier temps, à l’écart des thérapeutes, qui, pour l’essentiel, freinent davantage le progrès plutôt qu’ils ne le permettent.
Puis de tester des thérapeutes, une fois éclairé, afin de faire les bons choix. Et alors le tri se fait vite.

L’excellente Brigitte Oriol a dit qu’un thérapeute ne pouvait emmener quelqu’un qu’aussi loin qu’il a été lui-même.
Beaucoup de thérapeutes ne vont pas bien loin…
Et c’est certainement parce que l’on ne valide pas un futur thérapeute sur la base de sa capacité à guérir, à faire vraiment avancer une personne en souffrance.

La thérapie reste donc un art, et bien peu sont des artistes accomplis. Il faut beaucoup d’empathie pour cela. Et quand on est thérapeute et qu’on n’a toujours pas réglé ses problèmes, alors on manque forcément de cette empathie.

°

Illustration : Fred, le corbac aux baskets. Excellente BD sur la dépression.

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CHANGEMENT et AUTONOMIE

 

Comment bien décider?

Désolé, mais vous irez toujours dans le sens du plus facile, quoi que vous en pensiez et disiez.

(sans reprogrammation de ce que vous êtes, menant à un recul salvateur par adjonction de multiples informations régénératrices, vous aurez la croyance erronée de choisir librement, et refuserez bêtement toute influence, sans même savoir que ce refus est la marque de votre aliénation)

°

On ne fait pas d’effort cérébral, menant à des choix adéquats, par un acte de volonté « libre », soudain, ex-nihilo (fondé en soi sans influence extérieure).

Il faut une stimulation perturbante pour que cela arrive.

Selon la logique systémique (redondances des systèmes), la majorité des gens va toujours dans le sens du plus facile. C’est une stratégie naturelle d’économie de soi à court terme, qui dépend entièrement des conditionnements ayant eu lieu dans l’enfance.
Les systèmes sont conservateurs par définition, et fonctionnent toujours à court terme de manière globalement économique, même si c’est à moyen et long terme néfaste pour eux.

Celui qui fait du crossfit et sort de chaque entraînement exténué va me dire que j’ai tort, vu son expérience. Je lui répondrai que cet épuisement est encore ce qu’il y a de plus économique pour lui, bien plus économique que de refonder son épistémologie (qui suppose un effort du système entier, et non un simple effort physique tourné vers la performance).

Il faut avoir une très bonne vision de ce qui est humainement à désirer et faire pour ne pas aller dans le sens du plus facile. Il faut donc avoir été reprogrammé. compte tenu des valeurs de l’idéologie dominante, qui vont à l’encontre d’une bonne compréhension de soi; et cette reprogrammation dépend entièrement de la culture (absorption d’informations enrichissant la prise de décision du système, qui se fait en assimilant les travaux de nombreux auteurs).

Le plus facile, compte tenu de ces conditionnements, peut nous mener (dans la majorité des cas en fait) à notre perte.
Il faut donc une légère (écologique) reprogrammation du système-individu, pour qu’il modifie sa trajectoire, ce qui peut conduire à un effort légèrement supplémentaire de sa part (si tout va bien).
La modification de trajectoire, même très bénéfique, ne correspond pas nécessairement à une prise en charge du système par lui-même pour une ouverture permettant l’augmentation des choix possibles, et la nécessité bien comprise, et intégrée au processus de décision, d’efforts supplémentaires (se perturber soi-même). Cette prise en charge se situe à un autre niveau d’organisation, qui implique de penser la commande de la commande.
Si cela fonctionne, on parle d’augmentation de l’autonomie du système.

Et cette perturbation légère, écologique, vient toujours de l’extérieur. Dans ce cas, il s’agira de l’éveil dû à l’implication raisonnée d’un tiers déjà instruit de ces phénomènes.

Il peut y avoir aussi perturbation plus violente, mais si c’est parfois très bénéfique, ce peut être aussi complètement destructeur pour le système-individu, qui soit sera incapable de s’adapter à l’arrivée de de nouvelles informations, soit sera adapté à court terme, mais trop peu équipé pour tenir face à la violence soudaine de la perturbation, et ses conséquences, et déclinera par manque d’informations susceptibles de le réorienter peu à peu.

La perturbation écologique est préférable, dans un premier ou dans un second temps (après une grosse secousse, telle celle que peut engendrer un article semblable à celui-ci, ou un commentaire qui secoue).

CONCLUSION : tous ceux qui déclarent décider librement sont ceux disposent de la plus faible autonomie.
Paradoxe engendré par la manque de recul sur soi.

Toute augmentation de l’autonomie passe un temps par une période de flou, suite à une perturbation, avec efforts plus importants. Une fois le stockage d’informations bien effectué, alors on s’installe dans la facilité. C’est là, comme le dit Edgar Morin qu’une notion élucidante peut devenir une notion abêtissante.
Il faudra donc de nouvelles perturbations, et celles-ci ne peuvent venir que par les autres (ou par un hasard heureux, mais c’est, par définition, plus aléatoire).

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PENSEZ UN PEU

 

(les célébrités youtube et toi, toi qui n’es qu’un tonneau des Danaïdes)

Ce que je vous propose de faire, ainsi que LDMT, c’est de remplir vos cerveaux, ouvrir vos coeurs, construire vos corps, complexifier ce que vous êtes.

Peu de temps à fabriquer et proposer de l’image. Car nous oeuvrons pour que vous construisiez votre vie, en abordant tous ses aspects, afin de parvenir à l’épanouissement.

Voilà mon but. Vivre en faisant vivre.

Et il y a ceux qui vous abreuvent d’images, vous exposent en permanence leur vie géniale.

D’une, si on a une vie géniale, on passe son temps à la vivre, et forcément on n’a pas le temps de la mettre en scène, de la filmer, de veiller à tout ce qu’on va montrer pour que cela paraisse vraiment être (aux yeux des autres) une vie super-extra-géniale.
Ce qui signifie que, quand on est focalisé sur le fait de montrer sa vie géniale, c’est qu’elle n’est en réalité pas si géniale, et qu’on a besoin de la validation d’un public pour y CROIRE.

Ou cela signifie que ce n’est qu’une mise en scène destinée à exploiter financièrement un public dont la vie n’est pas terrible et qui, parce que la « vie géniale » d’autres les fait rêver, met la main au porte-monnaie. Un public aimant se faire exploiter, car, au fond de lui, il pense qu’il y a aucun espoir pour lui d’avoir une vie géniale. Le public de ces « stars » n’a plus foi en lui-même. Alors il va payer, sans même s’en rendre compte, pour que les « stars » continuent à exhiber leur « vie géniale », ce qui lui permettra de continuer à rêver, car c’est tout ce qui lui reste…

De deux, qui donc regarde la vie géniale et si motivante de célébrités?
Ceux qui devraient passer davantage de temps à construire leur vie, ouvrir leur coeur et remplir leur cerveaux, pour avoir une vie à eux. et pas vivre une vie géniale, par procuration.
Ce qu’il faut, c’est un modèle de développement de soi, et pas ce qu’on nomme « modèles », mais qui n’est en réalité que la fuite de soi, et donc l’assurance d’une vie qui ne sera jamais épanouissante.

De trois, il y a ceux qui passent du temps à se montrer sur youtube afin d’avoir reconnaissance et argent. Ils construisent leur vie sur le vide de la vie des autres.
Et il y a ceux qui passent bien trop de temps sur youtube, au lieu de passer du temps à se construire. En remplissant ainsi le vide de leur vie, ils devraient comprendre que c’est un tonneau des danaïdes. Jamais, ainsi, ils n’atteindront la moindre plénitude. Ce que vit l’autre, tu ne le vis pas toi.
Il te faut un fond.
Afin d’éviter les fuites, l’inutile remplissage qui ne peut rien construire, car rien n’est stocké, pour être transformé.
C’est ce qu’on propose ici.
Un fond.

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QUESTION : qu’est-ce qu’une MÉTHODE de musculation UNIVERSELLE ?

MISE A JOUR IMPORTANTE :

Depuis le 4 août 2018, le nouvel ouvrage de la Méthode Lafay est disponible en précommandes ici:

https://igg.me/at/sybernetics

 

Plus d’informations dans l’article dédié :

SYBERNETICS: PRECOMMANDES OUVERTES !

 

Primo, quand on parle de « Méthode », il ne s’agit pas juste d’un ensemble de programmes de musculation comme il en existe des dizaines… 😕
Le terme « Méthode » fait référence a un entraînement adaptatif, évolutif : STRATÉGIQUE pour un maximum de résultats DURABLES. 💪

Exemples : https://olivier-lafay.com/category/temoignages/

Une Méthode Universelle, elle, s’adapte à tous vos objectifs :
 Prise de muscles
 Perte de gras
💪 Performances athlétiques (endurance, puissance, force, souplesse…)

Une Méthode Universelle épouse les contraintes de votre vie quotidienne.
Un travail stressant ? Peu de temps à accorder à la musculation ? Souvent en déplacement ? …
Vous devez pouvoir moduler l’énergie et/ou le temps consacré à vos séances, afin de progresser au mieux et de conserver une motivation durable. Par exemple avec :

 Des Séances Express (moins de 40 minutes) qui vont à l’essentiel
✌️ La possibilité de s’entraîner seulement 2 fois par semaine
😅 En nécessitant un minimum d’énergie pour un maximum de résultats (Efficience)

La méthode de musculation Universelle doit vous permettre de vous entraîner partout, quel que soit le matériel à votre disposition ! Concrètement, vous devez avoir le choix de vous entraîner :
 À 100% au poids-du-corps (chez vous par exemple)
 Au poids du corps + lest
Avec des haltères, barres, kettlebells, machines, élastiques…
💪 Avec un mélange innovant de toutes ces options !

Cela veut aussi dire qu’il ne doit pas y avoir de matériel obligatoire pour pouvoir commencer à vous entraîner. Vous pourrez commencer avec deux chaises et une barre de traction… ✌️

Toutefois, vous devrez aussi pouvoir utiliser tout le matériel de votre salle de gym préférée si vous le souhaitez, ou bien acquérir à votre rythme quelques poids (haltères, barre, banc de musculation…) afin de diversifier votre entraînement tout en continuant de vous entraîner chez vous…

Sybernetics – Musculation Stratégique est la première méthode de musculation Universelle.

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LA MORALE DU TROUPEAU

(l’assourdissant bêlement des troupeaux d’Alphas)

Le besoin d’appartenance à un groupe de connards est normal. Mais je supplie tous les dieux pour que beaucoup évoluent en restant le plus souvent seuls. Loin de ces groupes.
Ou parviennent à se regrouper selon des valeurs aristocratiques d’élévation de soi morales, spirituelles, intellectuelles, culturelles…
Je prie les dieux pour un véritable miracle, en réalité, une perturbation puissante et inattendue du cours de l’Histoire.

Il est si difficile de trouver des amis avec qui avoir une relation durable et saine, car personne n’a été formé pour cela. Personne n’a appris le recul, la pensée, la connaissance de soi et de l’autre, l’acceptation, le rire profond et libérateur, l’auto-dérision subtile (qui n’est pas auto-humiliation), l’adhésion pleine et entière à la vie. Tout ce qui fait qu’on peut pleinement accueillir l’autre et être pleinement accueilli par lui.
Alors, désespérés, affamés de contacts et d’acceptation, pour être sûr de ne pas être seuls, on choisit des groupes où la connerie est valorisée, afin de faire taire toute différence. On choisit des groupes où la connerie devient une valeur, et où elle est même vue comme intelligence.
Dans le brouhaha de la violence et de la connerie, chacun admet alors son « prochain ». Chacun caresse et se sent caressé.

Revenir à ce qu’il y a de moins individuel afin de se sentir mouton réchauffé par des moutons. C’est ce qu’il y a de plus facile et de plus courant.
Mais chacun le fait en se déclarant LION, sans avoir de compte à rendre à personne pour ces palmes impensées de vainqueur auto-attribuées, sans recul.
Dans un groupe de connards (pléonasme?), notre vie, notre petitesse, nos « avis », deviennent légitimes.

Finalement, Nietzsche avait raison sur tellement de points.

La morale du troupeau, c’est celle qui fait taire toute différence toute élévation, et qui se rue en groupe pour étouffer la (toute petite) différence adverse.
Oui, il s’agit d’adhérer à la double facilité de se noyer dans le groupe et de se désigner un ennemi, choisi selon des différences très superficielles, me direz-vous.
Et la société est construite de manière à ce que les groupes « adverses » soient bien identifiés, sans avoir à réfléchir, à penser pourquoi on agresse l’autre camp.

Cela va un tantinet plus loin… Il s’agit d »avoir comme ennemi commun, avec nos propres ennemis, un ennemi d’un ordre bien supérieur : la pensée.

Certains vont même jusqu’à se nommer alphas dans des groupes d’alphas 
Et cette transparence idéologique signe la composition de tout groupe dans les normes : les gens se regroupent pour se sentir Alphas (dominants). Et ils veulent tous, paradoxalement, être Alphas… Ce qui signifie que personne n’est Alpha dans un groupe d’Alphas; ce qui dénature totalement le concept… Et que donc l’idéologie qui les anime, qui les lie, est absurde.
Ils se pensent loups, mais ce sont juste des moutons qui hurlent avec les moutons…
Et qui acceptent paradoxalement encore, et bien souvent, un leader (l’Alpha des Alphas).
Tant que ce leader est comme eux, tout comme eux, le moins différent possible. Le plus « normal » possible… Le plus médiocre possible.
Ils acceptent comme leader une personne animée d’une forte volonté de dominance, mais qui leur est un soupçon inférieure d’un point de vue moral et intellectuel.
Afin de ne jamais se sentir remis en question. Afin de pouvoir enfin SUIVRE, tout en se pensant Alpha, et n’avoir jamais à se heurter à soi-même et à sa vraie et profonde solitude.
Regardez donc le cirque des youtubers… et de ceux qui les suivent et les nourrissent.

« Tout ce qui est profond aime à se masquer ; les choses les plus profondes ont même la haine de l’image et du symbole »
(Friedrich Nietzsche, Par delà le bien et le mal)

Observez donc le culte de l’image perpétré tel un crime intellectuel, moral et spirituel sur le net. Et jugez donc de la profondeur de ceux qui en sont les élites et ceux qui en sont les suiveurs.
Pour paraphraser Nietzsche : les choses les plus superficielles adorent l’image et le symbole.

Toute élévation d’âme, d’esprit, est strictement interdite.
On fait la chasse à la différence, à la profondeur, à l’intelligence, à l’honnêteté, à la rigueur, à l’honneur, à la dignité.

Reste le vide et l’orgueil.

° Le vide, car moins on est rempli, moins on a de chemin à faire pour retrouver la douce chaleur moite du troupeau, qui réconforte, et permet d’accepter sa vie de merde. Ne pas penser – stop – ne pas penser – stop – surtout ne pas penser.
Le chemin qui va vers soi, vers la création d’un aristocrate de la vie, avec des valeurs hautes, est beaucoup plus long, ardu et est de plus interdit par les commandements sociaux et familiaux, intériorisés depuis toujours.
«Je ne savais pas combien mon âme était vide, avant qu’elle soit remplie.»
(John Boorman, Excalibur)

° L’orgueil, car il ne faut pas, en bon Alpha, céder devant quiconque, sauf ce qui nous ressemble trait pour trait, apprendre de quiconque, sauf de ce qui nous ressemble. Il est donc strictement interdit de se sentir vaincu par ce qui semble plus élevé.
Puisqu’il faut vaincre absolument, alors l’honneur est un poids embarrassant, dont on se débarrasse en secouant sa tignasse de mouton, afin de pouvoir agresser, mentir, harceler, médire, nuire, détruire, et se présenter comme « Celui qui sait tout sans avoir jamais rien appris, mais naturellement supérieur, élite choisie par Dieu pour s’affirmer partout sur tous les sujets, au nom de la liberté d’expression et de son statut imaginaire d’Alpha. »

« Finalement, il en sera comme il en a toujours été. Les grandes choses sont pour les grands esprits, les abîmes pour les esprits profonds, les délicatesses et les frissons pour les délicats ; et pour faire bref, la rareté est pour les rares. »
(Friedrich Nietzsche, Par delà le bien et le mal)

Pour le reste, au-delà (et en-deçà) de l’élévation de l’âme, des consciences, par le travail de Gnothi seauton, il n’y a que petitesse, médiocrité, vide, et lourde souffrance transformée en haine de la véritable grandeur.
Il n’y a qu’une volonté de puissance qui déteste la vie. Il n’y a que la morale des pseudo-Alphas regroupés en troupeau. La petite secte du quotidien, où s’affaire la majorité d’entre nous, qui ne sait se penser au-dessus d’elle-même.

°

°

La morale du troupeau est une expression de Friedrich Nietzsche, qui aurait aujourd’hui, s’il revenait, un profond amour pour les valeurs actuelles, youtube et facebook, n’en doutons pas .

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DES CENTAINES DE MILLIONS DE FOUS…

(à arpenter le net)

> et cela fait un bon pourcentage de ceux qui sont sur facebook, le lieu de l’exposition de son nombril à la face du monde, aux autres et à soi-même.
(hé oui, à quoi sert facebook sinon à promouvoir votre identité, votre image idéale, votre psychose, votre bonheur factice, votre profil de super-gladiateur dépressif?)

Des centaines de millions de fous à adorer une présentation mensongère d’eux-même, des centaines de millions à vivre une vie de mensonges, par peur de la réalité, et par manque de moyens véritables de se prendre en charge.

Des centaines de millions à n’avoir aucune tolérance à la frustration.
A ne pas supporter qu’on puisse les inviter à contempler leurs mensonges. Leurs lacunes, leur immersion totale dans un univers psychotique, où l’imaginaire a torpillé la pensée et la culture.
Des centaines de millions à vivre dans un roman/une série Tv, à se rêver si grands, si puissants, si exceptionnels…

Des centaines de millions à vouer une haine immense à toute personne faisant vaciller leur rêve de toute puissance, à titiller leurs mensonges, et à alors ‘entrer en guerre, de manière obsessionnelle contre leurs ennemis, au nom du Bien, forcément, et de la Vérité…
Sans comprendre l’ironie cruelle de leur démarche, quand leur croisade au nom de la grande Vérité, qui permet toutes les saloperies, les injures, la violence, n’est destinée en réalité qu’à protéger leurs propres mensonges vis à vis d’eux-mêmes…

La réalité m’insupporte. Je n’ai pu apprendre à faire l’effort de me construire. Il faut des outils pour cela et faire des efforts d’apprentissage, que des années à être passif devant la TV, les films de super-héros et à ne penser qu’à vaincre dans des jeux vidéos, ont totalement écarté de ma vie POSSIBLE.

Alors je me raconte une histoire. Je me réfugie dans l’imaginaire. Je me MENS à moi-même. Je deviens donc psychotique…

Et je pars en guerre contre tous ceux qui, de par leur pensée analytique, font retentir des accords discordants dans ma bulle.

> ceux qui savent comment se construit une mémoire traumatique, et quelles sont les conséquences de cette construction, peuvent comprendre mon texte et se dire qu’ils sont en chemin pour réduire leur psychose.
> ceux qui se sont cultivés afin de mieux cerner cette culture de la gagne, qui les a produits, et conditionne leurs pensées profondes, peuvent avancer sur le chemin d’un éventuel épanouissement.

Les autres, victimes du « gagner à en mourir, de la « haine sous couvert d’amour », de la volonté de dominance masquée sous des « je suis Charlie »… vont continuer à tourner en rond…
A moins que cet article fasse jaillir une étincelle en eux, qui les conduise à enfin se mettre à APPRENDRE. 
A prendre du recul sur soi, afin de faire éclater à terme la bulle psychotique où ils sont enfermés.

Les « Je suis Charlie » (juste pour bêler avec le troupeau et se sentir enfin uni à quelque chose, tout en allant chier sur son voisin et tout ce qui est différent sans jamais avancer l’ombre d’une argumentation), les vegans, zététiciens, féministes, superstitieux incultes adeptes du magnétisme, de la musculation la plus violente envers soi, des voyantes et autres fariboles. Tout ça au nom de « la science se contredit tout le temps » et autres « il y a des mystères dans l’univers et on ne sait pas tout, donc soyons un bon petit consommateur, qui se croit subversif en allant chez un magnétiseur plutôt que chez un médecin ou un psychothérapeute. »

Bien entendu, beaucoup de ces fous ne se sentiront pas visés, ou seront tentés de me retourner mon analyse, par souci de conserver leur homéostasie fermée, qui les bouffe pourtant (mais ils sont trop ignorants pour saisir cette vérité).

Alors, c’est simple, allons voir vos pages facebook…
Ces pages remplies bien souvent de mensonges sur soi, de fantasmes de soi en super-héros, de phrases de haine envers tout le monde accolées à des propos pontifiants sur l’amour et l’empathie.
Ces pages exemptes de tout savoir complexifiant, et où règne au contraire l’envie de tout simplifier afin de n’avoir aucun effort de pensée à fournir, et de tout ramener à soi.
Ces pages où des couples déchirés (pléonasme?) se mettent en scène sous forme de photos souriantes, avec même de belles robes de mariées…
Ces pages où des adeptes de la violence éducative posent avec de grands sourires en serrant leurs enfants déjà traumatisés dans leurs bras…

Ce sont de ces fous dont je parle.

Ces fous sont nombreux, tellement nombreux… Et ce sont les plus fragiles d’entre nous. Les plus en demande d’amour et de suprématie, en demande de reconnaissance et d’un monde qui se soumettrait aux scénarios qu’ils se fabriquent dans leur imaginaire replié sur lui-même.

Ils ont une très forte volonté de suprématie, oui, et vouent une haine obsessionnelle à tous ceux qui s’opposent à eux d’une manière qui mettrait en péril la construction du monde qui est la leur, où ils se fantasment en rois absolus.
Ce sont de purs produits de notre civilisation de la gagne et de la violence.
Et s’ils avaient davantage de pouvoir, ce serait des dictateurs sanguinaires. Car ils n’ont de notion de l’autre que comme étant soumis à leur imaginaire.
– Pour fuir leur mémoire traumatique;
– parce que dans leur imaginaire de compensation (la réalité leur étant insupportable), ils sont des personnes fabuleuses ayant d’incroyables pouvoirs…

Ils sont des dizaines de millions, voire des centaines de millions, de psychotiques violents à arpenter le net.

Et ils peuvent tout à fait avoir un travail, une voiture, des enfants… Et c’est souvent le cas…

A trop valoriser le « moi je » aux dépens de l’amour et de la responsabilité, notre civilisation a engendré des masses de fous, totalement dissociés d’eux-mêmes et de tout ce qui est humain.

On n’a jamais autant fabriqué de Staline et d’Hitler potentiels qu’au 21° siècle.

Les adeptes d’une dictature de la masse, souriante et se présentant comme victorieuse, et débordant pourtant de haine.
Une masse qui déteste tout ce qui n’est pas petit, réduit, médiocre, et dont les composantes se détestent tout autant entre elles.

Une civilisation est morte, une autre est née en trente ans environ; une civilisation de la haine, de la bêtise, où la compassion est surjouée, où la superficialité est une manière de vivre valorisée, et où la superstition et le mensonge sont devenus « cools ».
Une civilisation constructrice de fous, où la psychose dominatrice est non plus combattue, mais revendiquée.

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LA PHILOSOPHIE À COUPS DE MARTEAU

(ou pourquoi nous avons tant d’ennemis)

Cette phrase est le sous-titre du livre « Le crépuscule des idoles » de Friedrich Nietzsche.

Philosopher à coups de marteau, c’est frapper les idoles, celles éternelles et celles de notre temps, afin d’écouter « le son qu’elles rendent ». Il s’agit de les ausculter, de les questionner. Il s’agit d’interroger toute idéologie, de déchirer le voile qui nous cache les fondements de toute idéologie. Le voile qui cache les présuppositions qui déterminent l’ensemble de nos attitudes.

Il s’agit de s’en libérer…

Les idéologies sont des réponses à la peur ressentie devant le vide de l’existence, et nous fournissent un ensemble figé de prêt-à-penser censé combler ce vide. Nous avons, clefs-en-main, un sens (une signification, une direction).
Parce qu’elles correspondent à un besoin puissant,celui d’agir sans trop réfléchir aux motifs de nos actions, et donc à ce qui nous constitue, les idéologies peuvent déclencher des ardeurs passionnelles.
Des conflits, des militantismes, plus ou moins violents, des guerres…
Mais qui possède donc le sens ultime de la vie ? C’est souvent dans le sang, ou le constant harcèlement physique et moral, ici ou ailleurs, que beaucoup cherchent à répondre une fois pour toute à cette question.
Peu de gens sont vraiment capables de vivre dans l’incertitude, et peu importe, pour eux, si les fondements de leur action sont erronés, branlants, insuffisants, du moment que ces actions sont toutes dirigées par des dogmes. Et qu’ils se sentent donc rassurés : il savent quoi faire ! Ils savent qui suivre ! Ils savent quoi penser, une fois pour toutes !

Lorsque nous passons d’une idéologie à une autre, c’est parce que la première ne parvient plus à combler notre besoin de certitudes. Surtout ne pas se questionner, ne pas interroger ce besoin…
Parfois, le changement d ‘idéologie se fait sur de saines bases intellectuelles, mais cesse très vite d’être interrogé et, comme le dit Edgar Morin, la notion élucidante, cessant d’être interrogée, remise en question, devient abêtissante.

La non-pensée, irrémédiablement, produit des crétins. Cessant de penser, par peur de perdre le sens clefs-en-main qui régit leur vie, ils ne réalisent même pas qu’ils sont endoctrinés.

Il existe des idéologies déclarées comme étant politiques. Des… partis.
Et il existe des idéologies ne reposant que sur un seul élément, mais tout autant politiques, comme les idéologies alimentaires, sexuelles, sportives, etc.

En musculation classique, il s’agit de : pousser, manger, dormir. Et éventuellement de s’adjoindre un ensemble de petites phrases issues directement de l’idéologie impensée, et destinées à la renforcer (de faire taire toute pensée « parasite »). Le pratiquant de musculation classique (bodybuilfing, crossfit, powerlifting) vit dans une boucle en rotation permanente.
Et toute boucle de ce genre, où tout est déjà pré-inscrit, résistante absolument au questionnement, est une façon d’échapper à la vie.

Avec LDMT, j’ai l’intention de combattre toutes les idéologies, avec l’espoir de les mettre à bas, car je pense que nous pourrions avoir une vie bien meilleure sans ces systèmes de pensée figés qui nous maintiennent prisonniers et déclenchent tant de violence, gâchant nos vies à tous.

Bien sûr, faire tomber son idéologie, c’est reprendre contact avec la vie, avec soi, c’est « mettre les mains dans la terre », y sentir la vie grouillante, et contempler le néant qui conclue chaque vie. Et cela peut faire très peur (d’où l’existence des idéologies)
C’est comprendre que nous avions pris comme étant issues d’un au-delà éternel des idées qui ne sont que le produit des hommes, des idées que nous projetons hors de nous pour les suivre aveuglément.
Faire tomber des idéologies, c’est militer pour un retour à soi, à ses entrailles, à ce qui fonde vraiment l’humain. C’est cesser l’aveuglement devant soi, devant les idoles, afin de poser la question du temps et de la valeur de notre vie. Comment être authentiquement créateur ? Question à se poser chaque jour…

Face aux idéologies, nous proposons un ensemble de savoirs, soit figés, soit complexifiants par nature, et reliés, afin de produire un cheminement de pensée destiné à ce que chacun se crée son propre modèle, et le réexamine régulièrement.
Nous proposons un ensemble de savoirs, toujours impertinents, qui vous font voir clairement les limites de chaque idéologie, et en quoi cela en est une.
Nous voulons provoquer un authentique réveil.

Les idéologies ne peuvent échapper à la logique vitale qui amène tout système figé à accélérer son entropie. Se défaire des idéologies, c’est pouvoir s’adjoindre constamment de nouvelles informations, afin de complexifier le système-individu (la personne) et donc favoriser sa résistance et sa croissance. Et produire autant que possible du plaisir (celui de vivre).
L’aveuglement protège, mais sa fonction est son malheur : car se protéger de la vie, c’est se couper du plaisir. Et le remplacer par de l’excitation qui s’avère toujours insatisfaisante, au final.

Avec LDMT, nous ne proposons pas de réponse ultime, mais un cheminement qui permet à chacun d’obtenir des réponses ponctuellement adéquates et de les modifier à chaque instant, car la vie demande toujours de nouvelles adaptations, si l’on veut savoir en jouir. La stratification des valeurs, croyances et outils ne peut donc être figée.

Face au figement idéologique, nous proposons un chemin de souplesse. Et nous ne garantissons à personne d’être « sauvé », ce qui est le cas, explicitement ou implicitement, de toute idéologie.
Et nous ne cessons de nous interroger sur la constitution et la pertinence de notre modèle.

La différence entre l’idéologie et la philosophie est simple : l’une abhorre la pensée et la remise en question, l’autre les recherche activement.

Nous philosophons à coups de marteau, et parfois ça fait mal.

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LA PRESSION

 

Encore aujourd’hui j’ai lu l’intervention d’une personne qui me disait que, vu la manière dont l’idéologie dominante est prégnante dans nos sociétés, elle pouvait comprendre quelle pression je devais continuellement supporter.

Alors, oui, et il n’y a pas que la pression des « anti » qui agressent, insultent, dénigrent et font tout pour me détruire.

Marc-André Cotton et Brigitte Oriol, par exemple, ont reçu de nombreux mails, avec des « dossiers », destinés à les pousser à briser les relations qu’ils ont avec moi.
J’ai reçu des virus cachés dans des mails.
On m’a piraté ma connexion sur un forum.
On a attaqué massivement le Lafay-chrono à sa sortie (700.000 attaques informatiques en une soirée).
On m’a banni de tous les forums de sport afin de pouvoir me salir sans que je puisse me défendre.
On s’est concerté pour venir en groupe mettre des commentaires dénigrants sous mes livres, sur amazon.
On a créé des pages facebook et blogs pour me nuire.
Frédéric Delavier a affiché la photo de ma maison sur sa page facebook, provoquant un lynchage. Avec, bien entendu, l’intention implicite qu’un dingue ou plusieurs viennent me casser la figure chez moi.
On a MASSIVEMENT dénoncé nos publicités facebook (pour les Rencontres Lafay) pour cause de.. nudité ! Et facebook a fini par nous les interdire.
On m’a menacé de mort des centaines de fois (environ 2000 en tout).
On a souhaité ma mort publiquement des milliers de fois.
On a tenté de cambrioler mon bureau à St Genis Laval, fin 2016, lors du lancement de l’application. Quand je suis arrivé le lundi, le volet de la baie vitrée avait été forcé, mais ils n’ont pu le remonter complètement.
On a volé mon courrier durant dix jours début 2017, dans ma boîte et dans celle de mon bureau. Je n’ai ainsi jamais reçu certains papiers confidentiels (banque, accords avec prestataires).
On a menacé ma famille.
On m’insulte constamment depuis 2004.

Mais il n’y a pas que les antis à gérer…
Je dois aussi répondre aux questions sur les espaces, et veiller à ce que les incompréhensions ou propos aberrants soient traités.
Je dois composer avec la mémoire traumatique des pratiquants, des membres de LDMT et la mienne. La compréhension profonde doit être autant que possible amenée par la réduction/suppression des tâches aveugles.

Je dois gérer ceux et celles qui veulent imposer leurs obsessions communautaires, que ce soit ethniques, religieuses, alimentaires ou sexuelles.

Je dois gérer les retournements de veste de fans absolus, parfois devenus membres de LDMT, qui découvrant que je ne suis qu’un homme et pas un dieu, malgré mes connaissances, mon expérience et ma personnalité, décident que je suis décevant et donc haïssable.
Idem pour les groupies qui n’étant pas capables d’assumer un refus de ma part – devenir leur amant pour être clair -, ne savent que devenir haineuses et agressives.

Je dois gérer les luttes pour la dominance, plus ou moins naïves, de ceux qui ne savent ni d’où ils parlent, ni où ils parlent et ni à qui ils parlent.

Je dois écrire des livres, les conduire à terme et les promouvoir.
Je dois écrire et réécrire ma conférence tout en gérant au mieux tous les aspects (humains et techniques) de chaque Rencontre Lafay.
Je dois lire et encore lire, afin de tester la cohérence de mon modèle. Et aussi de l’enrichir…
Je dois réexaminer en permanence le chemin (de développement) tracé afin de l’optimiser, et éviter de se fourvoyer, de trop ou à jamais…

Tout ceci (et bien d’autres choses encore) génère une charge émotionnelle, qu’il me faut régulièrement exprimer (vider).
Et avec le moins d’agressivité (tournée vers les autres) possible, même quand c’est la même question, la même opposition, le même jeu, que je rencontre sous un autre nom (de personne), et encore un autre nom, pour la 10.000° fois.
Ce qui génère d’autre inhibitions…

J’ai cédé sous la pression, trois fois. Autrement dit : j’ai craqué, fait ce qu’on appelle un « burnout », et j’ai bien failli mourir du dernier d’entre eux. De fin 2013 à mi-2016, j’ai souffert le martyr. Presque trois ans de décharge et de douleurs.

Oui, la pression est énorme. Et la charge émotionnelle nécessite des moments de décompression, bien gérée.

Depuis mi-2017, je commence à recevoir un retour de la part des pratiquants pour tout ce que j’ai voulu donner depuis des années. C’est extrêmement émouvant, perturbant, et même si c’est très positif, très heureux, cela reste une charge émotionnelle importante.
Mon SNC restant celui d’un seul individu, peut-être bien équipé, mais humain 🙂
Je suis donc en train de passer un cap « psychologique », sur la voie de l’acceptation d’être non-seulement largement apprécié, mais aussi massivement soutenu.
Et la dilution de la pression négative se produit peu à peu, en étant équilibrée et même, à terme, dépassée par votre soutien.

Merci à tout ceux parmi vous qui œuvrent en public ou dans l’ombre pour que LDMT s’impose.

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MORALE ET LUTTE POUR LA DOMINANCE

 

Le texte ci-dessous est extrait d’un ouvrage de Nietzsche paru en 1881, et il est toujours d’une brûlante actualité.

On pourrait discuter longuement de la morale, dont l’origine rassemble le besoin de savoir vivre ensemble et les impératifs du maintien des dominances. Avec des dosages adaptés, et d’infinies nuances, selon les cultures et les époques.

On peut à la fois questionner la morale et la relation des gens à la morale.
Que veut-on obtenir comme effet, en soi, et sur les autres, en affichant publiquement une haute moralité (du moins ce qu’on pense être une haute moralité)?

Que devient une morale non-questionnée? Nietzsche déclare sans détour qu’elle abêtit. Et lorsque l’on dispose de connaissances sur ce qui nous conditionne, nous détermine et les mécanismes de compensation des frustrations, peines, souffrances, on ne peut que le suivre…

Dans une société comme la nôtre, où la lutte pour la dominance s’est démocratisée, jusqu’à l’extrême, les paradoxes honteux de la morale affichée par ceux qui se présentent comme des ascètes ou des saints « web 2.0 made in 21° siècle » sont tellement visibles, que ne pas les voir révèle au mieux un aveuglement de personne fatiguée, au pire une névrose, voire une psychose, sévère.
La haute moralité revendiquée est toujours associée à une lutte pour acquérir prestige, statut, argent, importance à la TV et sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sans gène aucune sur la haine et le mépris de l’autre, de l’humain.

Je pense entre autres au veganisme, nouvelle religion, qui considère que l’importance extrême accordée à la sensibilité des animaux est gage de (très) haute moralité.
Il y a, pour toute religion, des dogmes moraux implacables et non questionnés. et beaucoup, ne se sentant pas sauvés par une religion adoptée à bras le corps, ne la questionnent pas, ne SE questionnent pas, et la remplacent sans plus attendre par une autre religion, souvent plus extrême que la précédente.
Aller toujours plus loin en espérant tant être enfin sauvé…
Et généralement en écrasant ou annihilant l’humain (cf toutes les formes de terrorisme, dont le terrorisme vegan).

Le vegan aspire à la sainteté. Il est tellement meilleur que le « mangeur de cadavres »… Il est « bon ».
Il méprise, agresse, au nom de sa morale.
Il est totalement imprégné du dogme et se fout de la science, de la réflexion, de la culture. Il veut juste être « sauvé » en allant plus loin que tout autre. Etre « grand » en s’imposant toujours plus de restrictions.
Autrefois, les restrictions sexuelles suffisaient, du moment qu’elles paraissaient être un choix libre associé à de hautes valeurs. Et donc un maintien, une posture, bien visibles…

Les « nonnes » d’aujourd’hui ne baisent pas, c’est certain, ou si peu et si mal, mais elles le cachent, car l’importance du sexe, dans nos sociétés, est tel qu’il faut au moins faire semblant. Mais leur credo est l’animal, l’animal enfin sauvé, qui nécessite des sacrifices, notamment alimentaires…
Manger que des végétaux, manger cru, manger qu’un seul aliment cru, jeûner, etc.

Si ces nonnes comprenaient enfin que l’animal qu’elles veulent tant sauver est l’animal en eux, qu’elles projettent sur le monde ! C’est de leur spontanéité animale qu’il s’agit, brisée par des parents pris dans la quête narcissique du « moi je », et délaissant leurs responsabilités affectives vis à vis de leur progéniture.
Et ces braves nonnes prosélytes ne réalisent même pas que leur quête, leur religion, n’est que la continuation du monde narcissique de leurs parents. Elles rejettent comme elles ont été rejetées.
Plus ça change, plus c’est la même chose…

Je pense aussi à Gilles Lartigot, nonne rebelle parée de tous les atours du système prétendument dénoncé.
Cela ne change guère des nonnes chrétiennes, qui méprisaient et dénonçaient les moeurs de leur époque et de la populace, tout en étant entièrement assujetties au système de dominance en place. Et l’idéologie dominante, aujourd’hui, chez nous, en occident, hurle et exige : « No Pain No Gain » et « moi je ! »
Les nonnes chrétiennes étaient faussement humbles, planquant le « moi je ! » derrière le « No Pain No Gain » (il faut souffrir pour atteindre le/son paradis).
Les nonnes vegan d’aujourd’hui piétinent sans vergogne toute humilité (sauf en cas de posture bouddhiste à gros bide d’ascète bien nourri, comme Mathieu Ricard).

Derrière le look et la posture, il y a un fond que les infirmes culturels ne questionnent jamais.

Comme le dit Nietzsche, que vaut une moralité qui repose entièrement sur le penchant à se distinguer?

« Voici une moralité qui repose entièrement sur le penchant à se distinguer – n’en pensez pas trop de bien !
Quel penchant est-ce donc au fond et quelle est l’arrière-pensée qui le dirige? On aspire que notre vue fasse mal à notre voisin et à son esprit d’envie, éveille son sentiment d’impuissance et de déchéance; on veut lui faire goûter l’amertume de sa destinée, en répandant sur sa langue une goutte de notre miel et, tandis qu’on lui fait goûter ce prétendu bienfait, on le regarde dans les yeux, fixement, et en jouissant de sa souffrance.
Le voici devenu humble et parfait maintenant dans son humilité. – cherchez ceux à qui, par son humilité, il préparait depuis longtemps une torture; vous finirez bien par les trouver.

Celui-ci témoigne de la pitié à l’égard des animaux et on l’admire à cause de cela, – mais il y a certaines gens à qui, par là, il a voulu faire subir sa cruauté.
Voici un grand artiste : la volupté qu’il goûte d’avance, en se figurant l’envie des rivaux terrassés, n’a pas lassé sa vigueur jusqu’à ce qu’il soit devenu un grand homme, – de combien de minutes amères chez d’autres âmes s’est-il fait payer pour atteindre à sa grandeur?
La chasteté de la nonne : de quels yeux accusateurs dévisage-t-elle les femmes qui vivent autrement qu’elle? Quelle joie vengeresse il y a dans ses yeux ! »

(Friedrich Nietzsche, Aurore, 1881)

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