AMOUR ET CYBERNÉTIQUE


 
[petite boucle depuis ce texte, qui devrait vous permettre d’aller plus loin dans votre réflexion après les articles publiés ces deux derniers mois – Nota : j’ai ajouté quelques idées et paragraphes depuis la première publication; n’hésitez donc pas à relire]

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L’amour doit être dialogique (cf Edgar Morin) : c’est à la fois l’acceptation inconditionnelle ET le droit d’ingérence. Cela paraît paradoxal, mais :
1 – on ne peut faire croître sans d’abord accepter.
2 – si l’amour n’est pas juste possession de l’autre, bête jouissance de celui-ci (ce qu’il est souvent, donc un amour de surface), il ne peut être que désir de croissance de soi, de l’autre, de l’ensemble (couple).
 
Quand on a compris la logique cybernétique de la croissance par complexification, on a compris ce qui compte pour rendre heureux l’autre, et se rendre heureux avec l’autre.
C’est là le véritable amour
 
Ne pas confondre avec le désir de transformer l’autre (souvent physiquement) pour en jouir comme un objet…
Ne pas confondre avec le désir de trivialiser l’autre. De le rendre prévisible, malléable et conforme à nos besoins…
 
Le fait de « libérer » l’autre, de le complexifier (de l’aider à cela), c’est pas en faire un objet, c’est le rendre encore plus étonnant, surprenant, souple, créateur et donc désirable par la richesse même de la vie qu’il/elle exhale par son corps, par ses actes, par ses paroles.
 
Nourrir la complexification de l’autre, c’est le rendre plus beau, plus belle, plus attirant, car l’augmentation de la souplesse du système, le « défige », et le corps se modifie, le visage s’illumine, la bouche s’agrandit, plus charnue et vivante, le sourire est plus apaisé et sensuel, les yeux s’agrandissent et leur forme se modifie, les mâchoires détendues participent grandement à un contour du visage bien différent et plus attirant, les cheveux ne sont plus ternes, tristes, la peau est plus souple et lumineux, plus saine…
Et ces transformations touchent le corps entier. Les graisses se répartissent différemment et la musculature, même sans exercice intense, est plus tonique.
 
Un système (un corps-esprit) complexifié fonctionne différemment et son apparence est différente.
 
Pour que cela soit clair dans votre esprit, la complexification est l’exact opposé du figement (cette simplification fonctionnelle d’un organisme vivant, inhibé, qui résiste donc moins aux stress environnementaux et qui s’abîme plus facilement, qui cède plus vite à l’entropie, qui s’use et se détériore plus vite).
 
Un organisme vivant (un système biologique) qui se complexifie traite mieux les informations internes et externes (environnementales), s’adapte plus vite, et conserve ainsi sa vitalité. Et le lien entre vitalité et beauté est un lien direct.
 
C’est la culture bien communiquée, les câlins et le sport doux et bien pensé qui permettent cette complexification du système (biologique) que vous êtes…
 
On a tout à gagner à se complexifier et à nourrir (aider) la complexification de l’autre.
 
Cela fabrique des gens plus heureux, plus séduisants,qui ont plus de répartie, de vitalité, de créativité, d’inspiration, d’univers à découvrir et partager.
D’individus, de couples, qui se referment avec le temps, ou qui n’ont jamais su/pu s’ouvrir, on arrive à des personnes ouvertes, épanouies, possédant la foi (la croyance en leur capacité à se gratifier pleinement dans leur vie).

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Bien entendu, atteindre de tels objectifs passe par l’installation d’un climat de confiance absolue.
Car, comme dit au début de ce texte, la complexification de l’autre (le processus de changement positif) passe par un préalable fondamental : son acceptation.
L’acceptation pleine, entière, de ce qu’il/elle est, tel qu’il/elle est.
L’acceptation pour installer la confiance, pour restaurer et agrandir l’estime de soi.
 
Accepter, c’est chercher à connaître, c’est explorer l’autre, et ce n’est guère possible sans qu’on se complexifie soi-même…
Ainsi, la croissance est (toujours) une affaire commune.

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Références : Bateson, Lowen, Morin, Atlan, Jullien, Von Foerster, Berne, Laing, Piaget.. et un peu moi aussi 🙂

AIMER : JE TE VEUX RIEN QUE POUR MOI


 
(un peu de pensée cybernétique, toute douce)

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Aimer, c’est vouloir que l’autre nous appartienne, et vouloir lui appartenir. Aimer, c’est vouloir que « l’objet gratifiant » (dirait Laborit) soit proche, à notre disposition. Et plus on est proche, plus je suis à l’autre et l’autre est à moi, plus le lien d’attachement est fort (ocytocine).
Aimer une personne parmi des millions, c’est crier du fond de soi : « Je veux que tu sois à moi. »
 
Est-ce mal? Non, puisque c’est profondément naturel, et la socio-culture nous conditionne aussi pour cela. On a cela « en nous ».
 
Aimer, c’est avoir une relation particulière, singulière, avec un être. Il y a donc un lien d’appartenance.
 
Mais aimer devient un problème quand cela ne se résume qu’à ça.
Car il faut aussi vouloir construire l’autre, pas seulement le posséder. Il faut une dynamique de construction, pas seulement d’exploitation.
Sinon ce ne sera plus que vampirisation réciproque, exploitation mortifère d’une terre qui ne se renouvelle pas. Et, bientôt, l’amour mourra.
 
Il faut donc vouloir la liberté (libération) de l’autre autant que sa soumission. L’amour épanouissant doit être paradoxal.
L’amour épanouissant, durable, est dialogique (terme d’Edgar Morin). Enfermement et libération. Fermeture et ouverture…
C’est un système vivant, cherchant le maintien et la croissance simultanément. Il lie en même temps qu’il libère.
 
Les couples heureux sont ceux qui savent maintenir active, dynamique, cette dialectique. Ce sont ceux qui décident, en conscience, de s’y engager.
 
Ce serait une vision évoluée, complexe, cybernétique, de ce mythe, par exemple : http://www.philolog.fr/le-mythe-de-landrogyne-texte-de-pla…/
 
Encore une fois : se focaliser sur la croissance.
Soyons des jardiniers
(et non des vampires)

SORTIR DE LA CAVERNE, c’est crevant…


 
(Construction du couple, relations gratifiantes, et changements de type 2)

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Avons-nous le même objectif, dans un couple? Avons-nous un territoire commun, pensé, construit à deux, en conscience?
 
En fait, souvent, à part vouloir être ensemble, la relation n’a jamais été bien définie, pensée.
On se met ensemble, sous la pression de la société et de nos hormones, puis le contrôle nous échappe (comme pour tout le reste).
 
Appliquer des « recettes » pour sauver un système-couple impensé, quand ça se met inévitablement à merder, c’est juste impossible. Vouloir « mieux communiquer » sans jamais se poser de questions de fond, celles qui amènent à réfléchir à ce que sont les relations humaines, sans questionnement anthropologique, c’est voué à l’échec.
Ou alors, ce sera comme une recette, et donc un pansement sur des problèmes de fond qu’aucun des deux n’est en mesure de résoudre par manque de pensée et d’outils.
 
C’est pour ça que les « recettes » des livres de développement personnel à deux sous sont inefficaces (l’état de la société le prouve); et aussi que les thérapies de couple sont seulement un moyen de se rassurer avant la séparation. Ou d’accepter la mort de soi et de l’autre dans un couple qui continue d’exister par faiblesse ou besoins de conformisme intraitable.
 
Heureusement, on peut changer, et avoir accès à sa part de bonheur, mais ce n’est pas donné à tout le monde, par manque d’outils pour creuser son épistémologie et se libérer des conditionnements, qui font des humains de petits robots conformes aux standards conceptuels et comportementaux en place.
 
Evoluer, c’est déjà changer. Je renvoie au livre « Les transformations silencieuses » de François Jullien. Evoluer, c’est juste ce que tout le monde fait, soumis que l’on est à des transformations perpétuelles.
 
Evoluer « en bien », selon les standards sociaux, c’est bien souvent ne faire qu’abdiquer de sa vie, s’oublier pour être plus « acceptable », par manque d’outils pour être soi.
Alors, on fait quoi? On s’oublie pour ne pas être seul? Ou on vit ses tendances, ses mouvements intérieurs, quitte à ne plus rien tirer des relations sociales que le simple plaisir superficiel de parler, de vivre dans un bruit perpétuel permettant de ne pas penser (à la douleur de sa vraie solitude)?
 
Il existe une forme d’évolution supérieure, dite « changement de type 2 », mais il est vrai que ce n’est pas donné à tout le monde. Pour cela, il faut être apte à creuser ses propres croyances, celles de la société, des autres, et à modifier ensuite son regard sur les relations.
Bref, il faut se cultiver (apprendre pour prendre du recul). Ce qui veut dire sortir de la norme pour devenir un individu davantage accompli (développer sa zone orbito-frontale, comme le dit Henri Laborit) en pensant ses conditionnements.
Et ça, on ne vous l’apprend nulle part.
Sauf ici…
On ne vous l’apprend nulle part, car la croissance personnelle est dangereuse pour l’ordre social. Les gens vraiment épanouis n’acceptent plus le système hiérarchique tel qu’il nous est imposé.
Ou : on ne peut (vraiment) s’épanouir que si l’on remet en question les échelles de dominance.
 
Et ce n’est donc pas sans tensions qu’on opère un changement de type 2, car se rendre capable d’amour pour soi, les autres, le monde, ça fait remettre en question pas mal de choses. D’où ces milliers de personnes disant être perturbées, épuisées, par les articles de LDMT.
 
Obtenir ce qu’on veut le plus (l’amour, la reconnaissance), ça passe par l’obligation de « sortir de la caverne » (Platon), afin d’échapper à un système social qui veut se perpétuer, maintenir les échelles de dominance, certes, mais qui ne veut en aucun cas votre bien.
 
Les « recettes de bonnes femmes », les bons sentiments, les clichés, la bienveillance superficielle (Je suis Charlie), ça ne marche pas. Les livres de développement personnel, c’est du bidon, car ils répondent à un besoin de conformistes : changer sans changer, sans creuser la valeur de nos besoins, fantasmes, croyances sociales.
 
Ce qui marche donc, ce qui doit être fait, c’est le chemin menant à un changement de type 2, avec une ré-information en profondeur de votre système (modifications de la manière de penser, agir, croire).
C’est le chemin le moins fréquenté, car c’est celui de l’insoumission réelle. mais c’est le seul apte à produire ce que nous attendons tous : des relations pleinement gratifiantes.
 
Bienvenue dans le monde des Non-A (Van Vogt) 🙂

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Pas de douceur sans rébellion.
 
Le changement de type 2 a été théorisé par Gregory Bateson, pionnier de la pensée écosystémique (pionnier de l’écologie moderne), référence fondamentale de la Méthode Lafay, et biologiste, anthropologue, éthologue, psychologue et cybernéticien.
Gregory Bateson a énormément influencé Edgar Morin.

ENSEIGNER LA DOUCEUR, ça demande de l’ordre.


 
Ici, vous aurez de la douceur 🙂
Nous (LDMT et moi) ne vivons que pour cela : donner à tous des outils et une ambiance qui permettent de la vivre cette douceur, de se l’approprier et de s’installer en elle, avec elle.
 
Même si pour cela nous devons parfois être durs, mettre des barrières, afin de gérer les vélléités de personnes encore trop soumises à la lutte pour la dominance, et incapables de prende du recul et voir les limites.
Comme le disait Paul Watzlawick, pour avancer, il faut déjà mettre de l’ordre.
Pour faire advenir la douceur, et subvertir les hiérarchies en place qui font tant souffrir, il faut tout de même installer une hiérarchie
 
Pour créer de l’égalité, de la pensée, de l’amour, il est tout d’abord nécessaire de créer les conditions optimales pour un enseignement : un ordre, une souple rigueur, la proximité juste et la distance juste entre l’enseignant et les élèves.
 
Et parfois il faut aller au plus court, être rude et perturbant, afin de ne pas s’user en vaines paroles auprès de personnes encore inaptes à l’écoute, tant elles sont désireuses d’exister aux dépens des autres, tant elles sont impatientes de compenser égoïstement leurs souffrances, les peines d’une vie insensée.
Et, souvent, ces personnes veulent dominer, se valoriser, au nom de la bienveillance, nous reprochant même notre manque de bienveillance… tant l’esprit « Charlie » (dominer, écraser, en souriant sous couvert de tolérance) a nivelé les pensées.
 
Nous voyons arriver sur nos espaces des personnes absolument avides de douceur, mais qui sont encore de petits robots, totalement programmés par l’idéologie dominante, en recherche constante de valorisation, et sans aucun recul, sans l’aptitude à se poser la question suivante : « d’où je parle? D’où parlent les gestionnaires de cette page (en termes de connaissances, responsabilités, droits)?
 
Ces personnes veulent surtout imposer, prendre, en pensant donner, en le clamant même parfois. Elles ne savent prendre le temps de l’écoute et de la distance.
Et elles agissent en prédateurs irréfléchis, toujours au nom de l’amour, de la bienveillance, de la tolérance et de la liberté d’expression (preuves ultimes de leur soumission à l’idéologie dominante).
Ces personnes, bien dressées par les médias, ont même pour certaines lu ces livres de développement personnel à deux sous, ces « livres de bonnes femmes », qui, le croient-elles, leur ont donné la sagesse et le recul nécessaires pour intervenir partout comme elles le veulent…
 
Evidemment face à nos exigences intellectuelles et comportementales, elles se retrouvent désemparées, car elles pensaient avoir des « droits » vu qu’elles avaient tout bien fait (comme on les a programmées). Et puis ailleurs, tout le monde s’en fout, tout le monde nie les autres, et cherche à s’imposer. Alors que chez nous, on aime assez les gens pour leur imposer… la réflexion.
Les déprogrammer est une rude tâche…
Et leur désarroi face à ces limites inacceptables qu’on ose leur mettre est tel que ces « bienveillantes » se montrent assez vite guerrières et méprisantes…
 
Pour nous préserver (hé oui, nous aussi nous devons nous préserver), nous allons ainsi parfois au plus court, mettant rudement de l’ordre, selon notre conception de ce que doit être un espace « opérationnel », apte à vraiment communiquer les outils de la douceur.

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Nota : il va sans dire que même nos interventions en apparence les plus rudes respectent notre cahier des charges cybernétique; et que nous savons toujours quel effet nous voulons obtenir, et ce dans l’optique d’un accroissement général de douceur. Rien n’est jamais gratuit, tout est constamment pensé. Nos articles et vidéos sont éclairants à ce sujet.

SE FOCALISER SUR LA CROISSANCE (et sur les liens)

 
Soyez des jardiniers

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Quand on lit Joël Monzée, Alice Miller, Catherine Gueguen, Muriel Salmona, tous spécialistes incontestés de l’enfance, et qu’on est parent, forcément on culpabilise.
Car le passé ne peut être modifié, et les erreurs faites y sont gravées à jamais. C’est nécessairement très douloureux.
On découvre qu’on a été maltraitant, alors qu’on croyait bien souvent avoir fait au mieux, et pour le bien de notre progéniture…
 
Mais il s’agit de comprendre le processus en route avec ces lectures et de prendre la culpabilité comme un excellent point de départ, puisque c’est le début de la responsabilisation. Et d’un meilleur amour…
 
Le message qui doit rester est : aimer mieux et ne pas reproduire ce qui est la source de culpabilité, sous une forme ou une autre.
 
Aimer mieux, grâce aux outils proposés par ces auteurs, et ainsi reconstruire ce qui a été brisé, tisser ce qui n’a pas été tissé, et laisser peu à peu la culpabilité disparaître quand les relations sont devenues épanouissantes.
 
Un enfant traumatisé (devenu adulte traumatisé), c’est comme une belle plante en potentiel, mais jamais devenue belle, qui aurait atteint son maximum de croissance, un tout petit maximum, tordue, désséchée, souffrante, suite à la négligence, à l’abandon, à la violence faite à sa tige, ses bourgeons, ses racines.
 
Il s’agit de s’en faire le jardinier, d’être le jardinier de soi, et aussi de l’enfant qu’on a ainsi étouffé étant soi-même parent.
Ajouter du terreau, enlever ce qui obstrue le passage de la lumière, pour réinformer le système. Arroser, désherber, dégager tout ce qui gêne la croissance. Toujours avec douceur, car la douceur mène à la croissance…
Laisser cette croissance (inscrite en chaque humain) reprendre son cours naturel.
 
Avec Gregory Bateson, se focaliser sur la croissance et sur les liens. Et découvrir une autre vie.

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(Bateson, biologiste, anthropologue, psychologue, éthologue et cybernéticien, imprègne profondément les articles et vidéos LDMT/Lafay. En nous appuyant sur son oeuvre, nous avons pu innover, théorisant l’importance de trouver ou retrouver sa zone de confort, et d’y rester autant que possible. Nous avons fondé une approche écosystémique de la musculation, du rapport au corps, grâce à ses travaux)

LA NORME DE SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE : elle existe :)

 

[qu’est-ce que l’Homme? Première et essentielle question à se poser]

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« Le domaine de la philosophie se ramène aux questions suivantes :
1. Que puis-je savoir ?
2. Que dois-je faire ?
3. Que m’est-il permis d’espérer ?
4. Qu’est-ce que l’homme ?
À la première question répond la métaphysique, à la seconde la morale, à la troisième la religion, à la quatrième l’anthropologie. Mais au fond, on pourrait tout ramener à l’anthropologie, puisque les trois premières questions se rapportent à la dernière. »

Kant (La logique).

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Qu’est-ce que changer?
Le système-individu (une personne) décide de changer, de se comporter d’une manière plutôt que d’une autre (pas librement, jamais librement).
Cela semble être une impulsion interne. Pas libre, mais autonome. Et ça l’est…
 
Mais qui peut décider que le système décide?
Car tout système biologique humain est… influencé (par des gens, des paroles, des écrits, des images, par… son environnement).
 
Alors, qui peut décider d’influencer un autre système pour qu’il se modifie? Qui en a le droit?
 
En ai-je le droit (en tant que système-individu dérangé par ce que je considère comme incomplétude ou erreur chez l’autre)?
 
Influencer, n’est-ce pas manipuler et vouloir faire de l’autre son objet?
 
Tout n’est-il pas relatif, donc il ne faudrait pas chercher à imposer son point de vue, ou à convaincre, persuader?
Bah, en fait… on ne peut pas ne pas influencer, alors autant influencer de la manière la plus éthique qui soit, a dit Watzlawick; ce qui suppose d’avoir des idées arrêtées sur la norme de santé mentale et physique idéale.
 
Car il y a une norme, un idéal de fonctionnement.
La science permet de le constater.
 
Cela fait mal au cul, puisqu’on (les médias) dit aux gens que faire « comme on veut », quitte à faire n’importe quoi, c’est être un individu libre. Que l’ignorance, au final, c’est cool…
Alors les gens y croient. Et ils se trompent…
 
ça fait mal au cul pourtant c’est vrai : il existe une norme de santé mentale et physique.
 
L’ignorer, ou la refuser, c’est se perdre, c’est perdre sa vie, c’est boucler et reboucler dans l’erreur, manipulés par nos conditionnements (idéologie dominante qui a pour but de maintenir les échelles de dominance, mémoire traumatique).
 
Tout sportif devrait se poser la question : « qu’est-ce qu’est l’Homme? »
 
Cela lui permettrait de digérer les douleurs anciennes, et d’éviter d’en fabriquer de nouvelles, qui pourraient bien le pousser à décliner trop vite, à souffrir moralement, physiquement, à être malheureux, et à consommer, consommer, ne sachant plus… espérer.
 
Il ne sait plus.
Il ne sait plus (bien) faire.
Il ne sait plus (bien) espérer.
Car il a oublié LA question
 
Tout système biologique humain a besoin d’être informé sur ce qu’il lui est (vraiment) possible de savoir, de faire, d’espérer, pour s’y conformer, se gratifier, se trouver.
 
Avec LDMT, nous avons synthétisé un nombre considérable de savoirs pour vous proposer l’accès à cette norme. Et pour vous aider à désencombrer ce qui barre la voie d’accès.

SCIENCE SANS CONSCIENCE…

statue

 

(les femmes, hé bien on les achète, comme tout le reste…)

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Il faut bien comprendre le discours de certains « scientifiques » (qui ont le diplôme mais pas la démarche)…
 
C’est pathétique mais drôle quand on y pense un peu.
Le seul domaine, pour certains, où la science ne pourrait que « constater », sans proposer de modèles d’évolution serait celui des relations humaines et sociales
 
Partout la science a su découvrir des lois, déterminismes, qui bien utilisés, nous ont permis d’accroître notre pouvoir sur le monde, notre liberté.
Mais dès que cela touche à ce qui pourrait déranger les structures de dominance, alors on ne voit et n’entend, le plus souvent, que des scientifiques qui affirment un constat : celui de la solidité de nos chaînes biologiques.
 
Ce n’est pas étonnant que des personnes qui sont le plus imprégnées de l’idéologie dominante (les profs de Staps, Delavier et tant d’autres) souscrivent sans recul à ce modèle paradoxal et inepte de penser le monde.
Le milieu de la musculation classique est entièrement façonné par ces valeurs…
 
On peut toucher à tout, sauf à l’épistémologie de base, aux structures de dominance, à la conception établie des rapports humains.
Le monde, ce ne doit être que compétition et rapports de force, et les femmes, mon dieu les femmes, hé bien on les achète, comme tout le reste.
 
Cette conception des femmes, qui seraient « toutes des salopes, mais pour le bien de l’humanité », commandées par leurs gènes tous aussi égoïstes les uns que les autres, est bien ancrée socialement, ce qui laisse effectivement peu de possibilités aux femmes d’avoir un autre comportement que rêver à Mr Grey et échanger leurs orifices contre la sécurité alimentaire et un abri…
 
Cela restreint l’accession à des types de comportement où le besoin de sécurité existe, certes, mais peut être associée à des relations hommes-femmes beaucoup plus complexes. Ce qui en diminue la pression, ce qui le relativise (ce besoin de trouver un mâle alpha qui apporte le gite et le couvert).
Plus les femmes seront assujeties (éducation) à ce modèle, plus elle vont avoir des comportements prévisibles, triviaux. Et elles envisageront l’homme en fonction de ce qu’elles auront sexuellement à offrir. Des orifices sous une apparence esthétique conforme aux canons en vigueur leur permettront d’accéder à un Mr Grey. Si elles sont mal placées dans cette course, alors elles viseront moins haut. De bons petits robots programmés par l’idéologie dominante, et dont on retrouve l’essence avec la compétition des Miss France…
 
Bref, on programme les femmes, et on s’émerveille de retrouver, via la science, ce qu’on a mis en elles…
 
Mais, si le système de la femme est ouvert, qu’elle tend à développer sa zone orbito-frontale, qu’elle se complexifie, son regard sur cette « norme biologique implacable » va être bien différent.
Arrive une dimension du jeu par rapports aux conditionnements sociaux et impératifs biologiques. Il existe alors une marge de manoeuvre… Pour le bien de chacun dans le couple et dans la société.
D’autres comportements sont mis en place. D’autres rapports à la dominance et à la place de chacun.
 
Et je développerai ce sujet dans un article dont la base est sur mon bureau depuis quelques temps, où je vais aussi parler d’éjaculation faciale

Méditation : COMPRENDRE LE CONTEXTE

meditation1

 

Peut-être faudrait-il prendre du recul et saisir que la méditation est révélatrice de l’absence pour l’individu de relations humaines gratifiantes.

Dans un monde où l’on promeut la lutte permanente pour la dominance, jusqu’au coeur du couple (promotion de l’infidélité et du pouvoir acquis par tous les moyens sur l’autre, qui est perçu comme un objet), il est intéressant de noter que la grande solitude qui en résulte va de pair avec la mode foudroyante de la méditation…

Venue de cultures où les relations humaines sont peu gratifiantes, la méditation s’impose chez nous, car elle comble un manque que la plupart des gens, ignorants de leurs déterminismes et besoins, n’arrivent pas à bien comprendre.

La méditation, perçue comme nécessite vitale, devenant phénomène de mode, exprime une terrible souffrance relationnelle…

Quand on est épanoui sexuellement, quand on a sa dose de caresses, de relations humaines gratifiantes, quand on veille à la qualité de ses relations (comme je l’explique dans le tome 2 et de nombreux articles pas encore tous bien compris), la méditation est très peu utile.

C’est une bonne rustine en cas de relations humaines peu satisfaisantes, c’est vrai. Et c’est éducatif (ça permet de mieux se ressentir).

C’est pourquoi je mets au menu des références du tome 2 (hé oui) des ouvrages d’un auteur de livres de méditation incontournable. Et j’y amène les gens en leur expliquant le travail du ventre et l’importance du Hara…
La méditation étant un outil d’accès à ce Hara.

Mais, si vous baisez avec joie, très régulièrement, si vous caressez et êtes caressés bien souvent, si vous évoluez dans un milieu qui vous aime et vous reconnaît, si vous pratiquez la musculation de manière méditative (en oubliant votre égo, sans violence faite à soi), si vous êtes capable d’une profonde relation esthétique au monde (jouissance des arts), alors votre Hara ira très bien

Et vous mettrez de côté la méditation.
Il est inutile de se « recentrer » quand notre approche des relations nous permet d’être bien centré, qu’on sait décharger et se remplir (de joie de vivre et d’amour/affection).

Vous verrez alors la méditation comme ce qu’elle est : un outil de plus dans la boîte à outils du « développement personnel », vous savez ce concept bien de notre époque, qui vous propose des recettes pour mieux vous adapter à cette société malade, sans jamais prendre le temps de la réflexion, et qui vous fait croire que cela vous permettra d’accéder au… bonheur

Quelle fonction occupe Olivier Lafay et/ou la Méthode Lafay dans votre système?

Stock Photo by Sean Locke www.digitalplanetdesign.com

 

Comme nous sommes une affreuse secte, qui manipule les gens et les empêche de prendre du recul, nous ne devrions pas poser cette question

Vous le savez désormais grâce à des articles ayant abordé cette notion, une question essentielle à se poser en psychologie des comportements est : « quelle est la fonction d’une relation dans un système? »
C’est tout le génie de la cybernétique de nous permettre cette approche.

Un tel questionnement permet de mieux se comprendre soi-même, et donc de mieux agir, et donc… d’être plus heureux, de moins souffrir d’erreurs parfois si bêtes, de moins être enfermés dans des attitudes nocives (pour les autres, et aussi pour soi).

Nous sommes des êtres de relation. Sans relation, nous ne pouvons survivre..
Nous sommes en relation avec l’environnement, pour les nourritures matérielles comme pour les nourritures affectives.

Nos pensées, nos paroles, nos actes, sont conditionnés par les relations que nous avons eu, par celles que nous avons, et celles que nous voudrions avoir.
Un aliment abîmé, qui nous a rendu malade, conditionne nos pensées, nos actes, nos paroles…
De même, une relation néfaste à notre « système » va conditionner ce que nous faisons, pensons et disons.
Cela va donc conditionner notre avenir.

La relation néfaste peut être interne (en nous) : c’est la manière dont des idées se heurtent ou s’associent pour nous conduire à des pensées, actions, paroles génératrices de souffrance.
Ces relations internes sont conditionnées par notre vécu (notre histoire) passé et aussi présent.
La dépression, ruminer, avoir des idées fixes, se fabriquer des ennemis, sont des exemples de relations internes (d’idées, d’informations) néfastes.

La relation néfaste peut être externe (entre nous et l’extérieur). Mal manger est un exemple de relation avec l’extérieur qui est néfaste.
Mal aimer ou mal être aimé l’est également.

Et ces mauvaises relations sont parfois construites par nos dispositions internes (par exemple, un mauvais choix de partenaire est lié à la mémorisation d’informations qui nous rendent incapables de décider de ce qui est vraiment bon pour notre « système »).
Parfois, c’est la pression de l’environnement qui nous rend malade/souffrant, car elle dépasse nos capacités à gérer un flot d’informations destructrices. On nous bat, on nous harcèle, on nous fait mal manger, on nous agresse, on nous pollue, on nous humilie…

Même l’homme le plus solide, le plus équilibré peut céder devant la pression d’un environnement malsain. Et si vous n’êtes pas suffisamment équilibré, les dérangements internes peuvent être nourris par les pressions environnementales, même petites, et vous faire sombrer.

Il est donc très important de se poser la question des fonctions de nos relations (internes et externes), car cela nous permettra de :
– trouver ou retrouver notre zone de confort (notre fonctionnement optimal);
– changer certaines pratiques ou pensées avant que cela ne dégénère…

En résumé : cela nous permettra de mieux traiter les informations et donc d’être « mieux » gratifié dans cette vie qui, jusqu’à preuve du contraire, est la seule, et pas immensément longue

Alors, quelle fonction le mot Lafay occupe dans votre système?

Cela vous apporte.. quoi?

Je suppose que la réponse ne sera pas forcément la même pour tout le monde.
Et elle sera encore bien différente pour les détracteurs qui passent leur temps sur les pages Lafay, les gens qui nous agressent régulièrement sans parvenir à « tourner la page », etc.

CROSSFIT : combattre le Mal (être un chevalier du Bien) en s’enfermant dans une salle de sport?

crossfit

(s’adresse également aux bodybuilders qui se fantasment en super-héros)

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Quand on parvient à faire croire à des gens qu’en s’enfermant dans une box de crossfit, on est un super-héros (un défenseur du Bien), c’est qu’on a affaire à un public extrêmement fragile et malléable.
 
S’entraîner jusqu’à en vomir =/= de combattre le Mal (sauf si on considère que l’on combat le Mal situé dans son propre imaginaire, c’est-à-dire ce qui nous traumatise; et comme l’expliquent les spécialistes, il s’agit alors d’un combat contre la mémoire traumatique acquise lors d’une enfance douloureuse).
 
Cela devrait sembler évident que l’on n’est pas un super-héros en s’entraînant durement tous les jours.
Alors pourquoi tant de gens nourrissent cette image parfaite d’eux-mêmes, au point où le business s’en empare?
 
Que se passe-t-il dans la tête d’un adulte susceptible de s’habiler en Captain America pour aller faire des tractions? Ou qui lève des poids aux couleurs des super-héros Marvel?
 
Un super-héros, ce n’est pas quelqu’un qui s’entraîne toujours plus dur, mais quelqu’un qui se consacre aux autres.
Encore une évidence qui semble difficile à comprendre pour toutes ces personnes qui imaginent qu’aller à la salle de crossfit, c’est vivre dans une BD Marvel…
 
Quand on se fantasme en super-héros, alors que se consacrer aux autres, faire le Bien, est exclu, c’est que les démons à combattre sont en soi.
Il faut beaucoup de force, parfois, pour luttter contre ce qui hurle en soi et qu’on ne sait faire taire, d’où l’identiication avec des humains fabuleux.
 
Et ce qui hurle en soi, c’est toujours le petit enfant qu’on a été, et qui a souffert des violences « éducatives », du rejet, de l’indifférence de ses parents.
 
On veut être des super-héros, non pas pour sauver le monde, dont on n’a que faire, mais pour se sauver soi-même…
 
Et, l’ironie de la situation, c’est qu’en adhérant sans recul aux valeurs en place, c’est-à-dire le mérite par la souffrance, on ne va pas se sauver, on va se détruire, laissant à jamais cet enfant qui hurle en nous… désemparé.
 
En se faisant mal autant qu’on a eu mal d’être rejeté, humilié, battu, étant petit, on ne fera qu’accentuer cette destruction de son « soi ».
Tant que l’apprentissage de la douceur sera exclu, et qu’on se fera maltraiter non plus par nos parents, mais par un « super-héros » (soi-même rêvé en super-héros) qui croit être un sauveur (de notre âme souffrante), on ne parviendra pas à s’aimer, et on ajoutera du mal au mal.
 
Sauf à se battre « pour de vrai » sur le terrain de le vie, le vrai combat est toujours en soi, il est toujours entre soi et soi, il est toujours dans l’imaginaire.
Mais rares sont ceux ayant à la fois la force et les outils permettant de comprendre de quoi est constitué leur imaginaire, et sur quoi reposent leurs fantasmes de force absolue.