» FIGHT FOR IT « 

[Bats-toi pour « ça », c’est-à-dire pour tout ce que tu désires]

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Sans jamais te poser de questions sur tes désirs…

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Toute philosophie est une autobiographie, disait Nietzsche.
Les slogans des bodybuilders, crossfiteurs, fitness, sports de haut niveau n’échappent pas à la règle.
Leurs slogans sont censés représenter leur philosophie à l’entraînement, une philosophie de vie en général. Et cette philosophie est une autobiographie.

Comme nous l’avons vu avec le docteur en neurosciences Joël Monzée ici:

https://youtu.be/fJo3HChmPLA

l’enfant brimé qui n’a jamais eu (ou si peu) l’expérience de la douceur reste prisonnier de son enfance, une enfance qui fût douloureusement vécue, une enfance dans laquelle compréhension, empathie et douceur furent inexistantes ou peu fréquentes.

En voulant échapper à cette enfance avec les moyens qui l’ont fait souffrir, il ne fait qu’y rester : pour enfin pouvoir s’aimer, il lui faudrait être doux avec lui-même, faire pour lui ce que ses parents n’ont pas fait.
Mais il n’a appris que la souffrance et le combat comme moyen d’exister…
Souffrir devient alors le seul moyen d’exister.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné.

« De manière paradoxale, l’expérience clinique souligne qu’un enfant ou un adolescent aimera mieux une attention négative de l’adulte que l’absence d’attention. »
(Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute)

L’enfant qui manque d’attention va provoquer, déconner, se faire du mal etc, dans le seul but d’exister aux yeux de l’adulte.
Et si l’adulte n’accorde de l’attention que dans les moments de crise, cela renforce alors la stratégie de l’enfant pour obtenir de l’attention, et les situations de crises se répéteront…

Même si ces moments sont vécus douloureusement par l’enfant, même si les parents répondent à ces sollicitations par des formes de violence. Car souffrir d’une attention négative, mais exister auprès du parent, est encore moins pénible que de ne pas se sentir exister du tout.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné….

Celui/celle qui dit qu’il faut « se battre pour avoir quoi que ce soit dans la vie » ne fait que montrer, comme dirait Paul Watzlawick, qu’il n’a jamais rien eu sans se battre.

Bref, Fight For It… cela dit exactement comment nos parents ont été avec nous, eux-mêmes ne faisant que valider l’idéologie dominante.
Cela est davantage un cri de désespoir qu’autre chose.

Nous en faisons un cri de guerre, de viril guerrier, mais c’est en fait une plainte, une fatigue d’être soi !

Fight For It, c’est donc subordonner la destruction de soi à la destruction du corps : détruire le corps pour le construire en mieux (afin d’être enfin aimé, reconnu) devient un objectif prioritaire, et il englobe le reste, ce qui conduit à la destruction de soi.

Comme l’expliquent les plus grands psychologues sur l’enfance, il est évident que quelqu’un qui aura toujours eu le sentiment d’exister dans un environnement doux, qui le valide et le reconnaît, n’ira pas chercher la souffrance pour se valoriser.
Il saura que l’on peut être gratifié, heureux, par la douceur.

Finalement, lorsqu’on a comme slogan « Fight for it », ou quelque chose de similaire, on ne peut prétendre se préoccuper de santé.

En effet, Fight fort it, c’est se battre pour obtenir quelque chose.
Le développement musculaire est vu comme un combat. Et un combat, ça épuise, ça détruit, ça tue.

On peut donc opposer le développement musculaire obtenu par le combat et celui obtenu par la coopération.
Combat contre soi (une guerre fait toujours des dégâts, même si on atteint notre objectif) VS Coopération avec soi (l’objectif est atteint en préservant la « population » et les ressources, donc notre santé).

Toute référence au combat est donc un obstacle à la santé. Et, pour virer de bord, pour croître mais aussi durer, il faut apprendre à examiner les conditionnements qui nous poussent à l’autodestruction, notamment ceux de l’enfance.

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Auteurs : Maxime Bratanoff, Denis Tiquet, Olivier Lafay

Bibliographie associée

Alice Miller : Notre corps ne ment jamais / C’est pour ton bien
Joël Monzée : J’ai juste besoin d’être compris
Boris Cyrulnik : Sous le signe du lien
Christophe André : L’estime de soi
Paul Watzlawick : Faites vous-même votre malheur/Comment réussir à échouer
Alexander Lowen : La peur de vivre/ Le plaisir
François Jullien : Traité de l’efficacité
Alain Ehrenberg : La fatigue d’être soi / Le culte de la performance/L’individu incertain
Edgar Morin : La méthode / Penser global
Henri Laborit : La légende des comportements
Gregory Bateson : Une unité sacré / Communication et société
Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse
Muriel Salmona : Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

Retrouvez la collection Lafay : http://amzn.to/2sJ6lDU

En illustration : la sportive Marine Leleu.
Citation de Brigitte Oriol extraite de cette vidéo : https://youtu.be/OfPE3a3Pmew

L’HOMME PRÉHISTORIQUE, EDGAR MORIN ET LE CULTE DE LA DOULEUR

 

Il y a très longtemps, un homme (très) préhistorique taillait un silex assis à l’entrée de sa grotte.

Tout en accomplissant sa tâche, il regardait la campagne environnante avec l’air hébété typique des hommes préhistoriques.
Evidemment, ce qui devait arriver arriva : notre gros nigaud, distrait par les mammouths passant au loin, fit éclater un long morceau de silex tranchant qui lui coupa un doigt. Le sang jaillit.

Ayant stoppé (difficilement) l’hémorragie, il se pencha à nouveau vers le silex tout en donnant son doigt coupé à manger à son fidèle pitbull nommé Boudibuldeurencur.

Et que vit-il?
Il vit que son silex était magnifiquement taillé. Son manque d’attention avait eu comme conséquences l’entrée dans une nouvelle ère pour le silex taillé.

Il regarda à nouveau Boudibuldeurencur qui rongeait les os de son doigt perdu à jamais et il eut une illumination soudaine : dans la vie, on n’a rien de bien si on ne souffre pas (et si on n’est pas un peu distrait).

L’expression nouvelle jaillit de ses lèvres : No Pain No Gain.
Pas de douleur, pas de progrès.
Il était fier de lui, si fier, il venait de mieux comprendre le monde.
Comme le dit Edgar Morin, il avait mis le doigt (ahemm) sur une « notion élucidante ».

Il avait fait un CONSTAT.
Il appela son ado de fils qui traînait pas loin avec ses potes. Et il lui raconta sa découverte d’une notion élucidante.
« Hé oui, mon fils, la vie, c’est No Pain No Gain. Tu peux m’admirer maintenant. »

Le fils, comme tous les ados, était porté à la rébellion et à la critique facile et vicieuse.
Il répondit : « Heu papa, ok mais pas tout le temps. Ta notion élucidante est cool, mais tu exagères juste un peu. Et puis moi j’ai une autre idée. On pourrait réfléchir et trouver des moyens d’avoir du Gain sans trop de Pain, voire pas du tout. »

Le père ulcéré, lui tint à peu près ce langage : « Ta gueule fils de con, va faire du skate. »

Et son égo blessé le poussa à oublier la proposition de son fils pour une vie plus agréable, avec une vision stratégique, où l’on chercherait à se faire moins de mal pour plus de bons résultats.
Il faudra quelques dizaines de milliers d’années avant que le génie précurseur du fils put à nouveau éclore dans quelques esprits brillants et proposer (à nouveau) cette vision si subversive…

Le soir, au coin du feu, le père ivre de sa découverte d’un nouveau concept, l’exposa bruyamment à ses compagnons de beuverie.

Putain c’est trop cool, lui dirent-ils tous.
« Sacrée notion élucidante. »

Le père obtint le poste de chef qu’il convoitait depuis longtemps (le chef en place fut mangé) et la femme du chef (qu’il convoitait depuis longtemps aussi).

Et c’est là, comme dirait Edgar Morin, que la notion élucidante devint abêtissante…
D’un CONSTAT, la bande de sauvages bourrés fit une DEVISE.
Ils conclurent, après avoir dépassé les 4 grs d’alcool dans le sang, que pour faire le moindre progrès, il faudrait au minimum beaucoup d’efforts et pas mal de souffrance.

Bref, tout progrès nécessiterait, partout et toujours, de la peine.
Et c »était non négociable, indiscutable…

Autant dire que le fils ado, du haut de son skate, était consterné. Il tenta de protester timidement, mais on lui confisqua immédiatement son skate, tout en lui disant que, la prochaine fois, la punition serait une bonne décapitation.

Les adultes ivres ne comptaient pas nuancer le moins du monde une notion nouvelle si simple, facile à comprendre et si utile pour « réussir » dans ce monde sauvage.
No Pain No Gain, essayaient-ils de chanter (hurler) autour du feu.
Et ils appliquèrent à la lettre cette DEVISE pendant des millénaires, car cela était si facile à comprendre et enregistrer (et appliquer) que cela se transmit au fil des générations.

Comme le dit Edgar Morin, on découvre une idée et on la possède.
Mais si on cesse de la penser, on est alors complètement possédé par elle.
Elle devient notre démon.
Le CONSTAT permettant d’évoluer, et demandant d’être pensé, devient une DEVISE abrutissante, qui enferme ceux qui sont alors possédés par elle.

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Olivier Lafay.

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« Aussi les idéologies ne sont-elles pas à juger seulement comme erreurs ou vérités, comme fantasmes ou reflets d’une culture ou d’une classe. Elles sont aussi des êtres noologiques, se nourrissant de substances cérébrales et culturelles. Qui possède une idéologie est aussi possédé par elle.

Car, comme les dieux, les idéologies sont non seulement dépendantes et instrumentales, mais elles sont aussi possessives et exigeantes. Elles ne sont pas seulement au service de nos intérêts, mais elles nous asservissent en retour, nous parasitent comme des virus – puisque nous pouvons être animés par une idéologie qui travaille à notre perte – et, à la limite, elles nous immolent à elles, puisque des hommes peuvent mourir « pour une idée ». »

« Toute notion au départ élucidante devient abêtissante dès qu’elle se trouve dans une écologie mentale et culturelle qui cesse de la nourrir en complexité. Les idées, les théories n’existent pas en dehors de la vie mentale qui les anime. »

Edgar Morin

L’espace Stratégique, dont Edgar Morin est une référence fondamentale : http://amzn.to/2yEnrYQ

LE MORDOR, NOUS Y SOMMES

[L’anneau du pouvoir et le droit d’ingérence – droit de critique et de révolte].

« Un Anneau pour les gouverner tous
Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous,
Et dans les ténèbres les lier
Au pays de Mordor où s’étendent les ombres. »

 

 

Le fondement scientifique de la Méthode Lafay est l’écosystémique.

En clair, cela signifie que nous sommes en lien constant avec notre environnement, que nous sommes nous-mêmes un écosystème, et que nous devons gérer notre environnement pour être le mieux possible (notion de fonctionnement optimal de la machine vivante). Pour connaître le bien-être, le plaisir de vivre. Et pour les renouveler aussi souvent que possible (ce qui suppose un environnement le moins agressif possible).

Notre zone de confort subit constamment les influences de notre milieu. Vivre, c’est disposer d’une membrane perméable (peau) qui ne peut se fermer sans nous conduire à la mort.
Nous sommes des systèmes biologiques ouverts sur notre milieu. Et nous sommes constamment informés, nourris, agressés, pollués, par ce milieu.
Personne n’a le pouvoir de faire cesser les influences du milieu.

On peut alors évaluer le degré d’ignorance et de soumission d’un individu (ce qui est la même chose) à son incapacité, sa non-volonté, d’influer en retour sur le milieu… pour son propre bien-être.
LE SOUMIS se laisse détruire, agresser, polluer, au nom des valeurs Charlie de tolérance à la saloperie, et de la répression de la colère, et de la valorisation de l’ignorance…
Se taire, baisser la tête, et saluer ses oppresseurs avec déférence, respect…

Ne pas s’occuper de notre environnement, ne pas s’impliquer socialement, relationnellement, en conscience, c’est, vu l’idéologie dominante, s’assurer que la violence que beaucoup se font à eux-mêmes, juste devant nos yeux, va nous retomber dessus d’un moment à l’autre… Surtout qu’elle nous retombe déjà dessus (nous baignons dans un bain idéologique qui nous fait souffrir).

Toute personne mise en avant, vantée, alors qu’elle fait consciemment ou non la promotion de valeurs destructrices, renforce l’étau idéologique dans lequel nous sommes enserrés dès notre naissance.
Laisser parler cette personne, ne pas la contredire, c’est faire le jeu de la destruction, de l’auto-destruction…
Ne pas se dresser contre ce que disent et montrent ces personnes, c’est agir contre soi, contre ses intérêts, c’est se SOUMETTRE.
Et on en paie déjà le prix, et notre inaction nous assure que cela va continuer, puisque seuls ceux qui font la promotion de l’idéologie dominante ont droit au micro, aux podiums, à la parole et aux images valorisantes.

Vouloir modifier l’environnement pour qu’il soit plus doux, c’est SAIN.
Vouloir y installer plus d’amour, au lieu de la haine de soi constamment vantée par les membres perdus d’une société pétrie de violence éducative et de violence sociale, est une attitude saine, celle de quelqu’un qui sait comment s’équilibrer, se rééquilibrer (en profondeur).

Le faire avec colère, c’est également sain (la colère est une émotion naturelle, un outil de notre biologie pour nous aider à vivre bien si nous savons l’écouter).
Le faire avec colère, c’est juste de la légitime défense. Nous nous faisons tous les jours polluer l’esprit et le coeur par des messages de haine envers soi, les autres, le monde.
Nous nous faisons tous les jours polluer le coeur et l’esprit par la violence continue que génère cette société de concurrence permanente, jusqu’au coeur même du couple.

Nous vivons quotidiennement dans le mensonge, le déni, le vice, le mépris, la haine, la dépression, l’auto-destruction, la concurrence, la compétition, la rage, la frustration.
Tenter de modifier notre environnement, à la racine, ou en déstabilisant des figures emblématiques de cette idéologie malsaine qui, telle l’anneau du pouvoir, nous lie tous pour nous emmener et nous garder dans les ténèbres, est SAIN.

Nous pouvons le faire, animés par la juste colère de celui qui a compris quel danger les valeurs dominantes nous font courir (à chacun, à tous).
Nous pouvons le faire avec humour.

Mais nous ne le faisons pas avec haine, car la haine nous éloignerait de nous-mêmes, et nous serions tels que l’est ce que nous condamnons.

La haine est le signe de l’incompréhension des valeurs saines. Nous sommes en colère contre un système, mais nous ne haïssons personne.
Nous pouvons être en colère contre la naïveté et le danger que représentent ceux qui sont encore soumis, enfermés dans la caverne, fiers de porter l’anneau, connement fiers de porter des chaînes. Mais nous ne les haïssons pas.

Nous voulons juste jeter l’anneau dans le feu de la montagne du destin.

Interview avec Brigitte ORIOL

Brigitte ORIOL, assistante d’Alice Miller, psychothérapeute et conférencière, a accordé un entretien exclusif à LDMT qui explique les liens entre l’enfance et une approche no pain no gain du sport et de la musculation, la sortie de la zone de confort, traite des relations aux parents, aux enfants et du pardon.

Ce sont des sujets capitaux pour vous permettre de progresser sur la voie de l’Efficience Lafay, pour vous permettre de croître et durer dans votre pratique sportive.

 

RETIREZ EXCALIBUR DU ROCHER ET PARTEZ A LA RECHERCHE DU GRAAL

(Jouir et faire jouir. Croître et faire croître. La musculation ultime)

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« Toute doctrine traverse trois états : on l’attaque d’abord, en la déclarant absurde; puis on admet qu’elle est vraie, évidente, mais insignifiante. On reconnaît enfin sa véritable importance et ses adversaires revendiquent l’honneur de l’avoir découverte. »
(William James)

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La Méthode Lafay a introduit dans le sport des notions qui y étaient soit absentes, soit à l’état d’ébauches, nommées mais non pensées, non reliées et élaborées (et appliquées à la pratique comme seule la Méthode Lafay le fait aujourd’hui).

> Une définition physiologique et cybernétique de la zone de confort, qui implique une nouvelle vision du sport et de la vie.

> La conception écosystémique, qui amène à une vision d’un être vivant « machine », traitant de l’information, et soumis à des règles irréductibles édictées par la nature au fil des millions d’années d’évolution.

> La notion d’efficience fondée sur la conception écosystémique, où l’on devient capable de croître et durer en forçant peu et pas souvent.

> Une définition écosystémique de la croissance, qui révolutionne le rapport au « corps » et à l’entraînement.

> L’importance des conditionnements biologiques, sociaux et familiaux, qui peuvent entraver la croissance, nous mener à notre perte (douleurs, usure, dopage) si l’on ne les a pas conscientisés et intégrés.
D’où un travail sur soi, en dehors du sport (Gnothi seauton), pour une croissance autre, saine et durable. Une croissance qui respecte les lois de la nature.

> La prise en compte dans la construction de notre beauté, de nos performances et de notre bien-être de la mémoire traumatique, majoritairement construite lors de l’enfance, due à une éducation inadaptée à nos besoins naturels (empathie, compréhension, écoute, reconnaissance) et fondée sur la violence dans les rapports parents/enfants.
La biologie, les neurosciences, nous apprennent que l’amour et la douceur sont les vecteurs prioritaires d’une croissance saine et durable.

> L’importance des relations (à soi, aux autres, au monde) pour croître et durer. Encore une fois, ce sont les apports de la cybernétique (écosystémique) qui permettent de mieux saisir et gérer ces relations.

> Les liens absolus entre la croissance saine, le maintien, la longévité et la notion de plaisir.

> L’accent mis sur la santé – physique et psychologique – pour croître (et non la croyance erronée que le développement physique rend sain).
Adieu le culte de l’apparence, puisque la belle apparence, la grâce et les performances animales (athlétiques), sont alors fondées sur notre fonctionnement intime. C’est de la construction de notre santé que surgira la construction du corps et de ses performances…

> La lutte contre l’entropie comme élément fondamental d’une vie « bonne ».

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En illustration, Excalibur, symbole de l’unification du royaume intérieur (et nous le faisons par la science).
Et le Graal, lien à ce qui nous dépasse, à la puissance redoutable mais aussi amie de la nature (ou de Dieu, pour les croyants ou les adeptes de Spinoza) et qui redonne la vie à celui qui s’est peu à peu sclérosé (mémoire traumatique, perte de plaisir).
Deux images fortes, culturellement ancrées, pour permettre de mieux comprendre une approche scientifique (écosystémique).

Pour trouver la force de retirer l’épée du rocher, et unifier votre royaume en désamorçant les conflits entre sous-systèmes (notion cybernétique), il vous faudra saisir la pensée d’Alice Miller, Henri Laborit et Paul Watzlawick (pour commencer).
Ensuite, vous pourrez partir à la quête du Graal et découvrir ce que signifie vraiment vivre, après y avoir trempé vos lèvres.
Jouir et faire jouir.
Croître et faire croître.

LE PLAISIR ET LES LARMES

Avoir du mal à pleurer/ avoir du mal à jouir

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Lorsqu’on grandit dans une famille dysfonctionnelle, pathologique, une famille de merde quoi, on souffre continuellement du rejet, des pressions, des peines infligées, du manque d’amour…
Et nos parents poussent souvent le vice, afin aussi de préserver leur homéostasie, à exiger de nous qu’on aime être soumis, qu’on aime ce qu’ils nous imposent, tout en goûtant nos larmes (qui sont pour eux, et pour nous, notre défaite ultime).

Ils veulent qu’on pleure quand ils nous briment, afin de jouir totalement de notre abandon, les pleurs étant un abandon de l’enfant que nous sommes à leur toute-puissance, l’expression de notre fragilité. Les pleurs sont le signe que notre dernière résistance a cédé.
En pleurant, nous sommes leur objet, complètement.

Parmi nous, certains pleurent, se soumettant à cette violence, cédant devant la puissance parentale, écrasés. D’autres, même s’ils pleurent quelquefois, ou ont pleuré, se construisent un espace de liberté, refusant du fond de leur être la structure du système familial, et gardent leurs larmes, ne voulant donner à leurs parents le spectacle de leur être en pleurs. Ils entrent en rébellion en refusant de pleurer. Vous ne m’aurez pas complètement, hurlent-ils au fond d’eux.

La perversité des parents atteint un stade ultime lorsqu’ils sont ceux qui amènent l’enfant aux larmes, exigent cette soumission totale par les larmes, cet abandon ultime, tout en le refusant une fois obtenu.
Ceci afin d’aller encore plus loin dans la prise de pouvoir : « Ah, mais arrête de pleurer, je t’interdis de pleurer. »
Le parent veut les larmes comme signe de soumission totale, mais il ne veut pas les larmes attendrissantes, celles qui devraient le conduire à protéger son enfant, à le consoler…
Je te soumets et je te rejette, dit-il pour asseoir son pouvoir. Je te rejette quoi que tu fasses, je n’accepte et soutiens que ta soumission, ta peine, et le seul plaisir que je t’octroie est celui qui réside dans ta soumission.
Tu dois aimer ta soumission. comme tout esclave totalement à merci devrait le faire, afin d’aller encore plus loin dans sa déchéance. L’objet doit aimer être un objet….

Ainsi, le parent, de par ses actions et de par la structure pathologique de la famille, tue le plaisir de l’enfant, il en fait un être anorgasmique, ne sachant jouir. Du moins c’est ce qu’il vise. L’enfant, tout comme lui, ne doit pas aimer la vie… Sans souvent en être conscient, il a mis en place une entreprise destinée à briser l’enfant, tout comme il a été lui-même brisé, ce qui lui permet de s’arranger avec sa mémoire traumatique, de dissocier en faisant subir la douleur et l’immense détresse qu’il a subies. Comment en effet pouvoir aimer la vie si tout ce qui pourrait nous donner du plaisir est punissable, nous est enlevé, ou qu’il nous en est laissé que des parties, quelques pièces, quand le plaisir est ainsi sali? Comment aimer la vie quand on ne se sent pas aimable, car pas aimé, et que l’image que l’on a de soi est misérable : celle d’un petit être réduit en esclavage, toujours dans la faute et considéré comme incapable, considéré comme une erreur de cette même vie ?

Et, le pire, c’est que le parent détruit ce plaisir fondamental d’être en vie chez son enfant, il détruit donc partiellement ou totalement son élan naturel de croissance, d’abandon aux forces de vie, pour le soumettre aux forces de mort présentes en lui et qui le torturent (mémoire traumatique)… tout en exigeant que l’enfant aime ça. Soumis aux forces destructrices, aux forces de mort du parent, l’enfant est quand même sommé de « faire semblant », de dire et montrer qu’il aime cette structure familiale pathologique, qu’il aime son malheur… Il doit faire bonne figure, aimer son esclavage. C’est très souvent ce qui lui est demandé, même s’il est humilié publiquement, puni régulièrement. C’est ce qui se passe dans nombre de familles « respectables », c’est-à-dire des familles qui sont assez conformistes pour jouer le jeu social et mettre des bornes publiques à leur violence. C’est-à-dire la plupart des familles…
Et ainsi, bien souvent, l’enfant soumis, obligé de faire bonne figure, grandira en ne sachant faire confiance à ses émotions, il grandira en considérant, finalement, la violence, l’humiliation, la soumission à l’ordre, comme normales

Il passera ainsi à côté de sa vie, de la vie… Et détruira d’autres vies, s’il en a à sa disposition (famille, travail).

Dans ce cadre, l’enfant qui pleure plus facilement est un enfant qui cède donc plus facilement, donc plus soumis. Il va grandir en se soumettant sans trop d’encombres à l’idéologie dominante, faisant le jeu du conformisme social. Et sa soumission est acquise, même s’il apprend à retenir ses larmes, à force de subir les injonctions parentales verbales ou non-verbales, qui les refusent (ses larmes, sa sensibilité exprimée).
A l’âge adulte, il sera un parfait exécutant de la logique sociale, exprimant une sensibilité « normée », une sensibilité qui s’exprime dans les bornes de ce qu’admet la société, une sensibilité de surface, superficielle, afin d’éviter autant que possible le réveil de la mémoire traumatique.

Il ne saura jouir de la vie que superficiellement, et pas longtemps, n’ayant pas accès à la/sa profondeur, car toute profondeur vécue amènerait le réveil de démons, de monstres, mis jusqu’ici sous clef, enfermés, puisque il n’a pas été connu, depuis tout petit, de moyens de faire autrement, de dépasser ces situations de souffrance et détresse extrêmes. Reste seulement le déni, et l’oubli forcé. Sa sexualité sera médiocre, soumise aux normes du moment : gadgets sexuels, romans sado-maso à deux sous et porno aussi crade que sa mémoire traumatique est enflée et douloureusement trop présente.

Les femmes ne jouiront pas, ou si peu, prenant bien souvent comme « le grand soir », comme des feux d’artifice, les quelques pétards qu’elles ressentiront parfois dans le ventre…

Mais que vivre d’autres quand on n’a pas de référent, quand on n’a pas les outils pour comprendre et se comprendre, quand l’accès à nos propres profondeurs a été barré? La sauvagerie brute de la vie, de l’élan vital qu’exprime le plaisir sexuel, ne peut être que jouée, et bien mal jouée, quand cet élan vital a été foulé aux pieds par des parents eux-mêmes traumatisés, et ce dès l’âge le plus tendre. Quand on n’a pas appris à vivre, quand on n’a pas appris à aimer la vie, on ne peut que faire semblant, et toujours rester loin de l’essentiel.

Et que dire de l’enfant qui s’est créé son espace de rébellion, en refusant à ses parents le plaisir de voir ses larmes couler? Cet enfant qui refuse les règles du jeu, qui a du recul par rapport au système familial. Qui a UN recul… Cet enfant qui, comme les autres, n’a pas le droit au plaisir de vivre, mais qui ne peut jouer la comédie, ne peut accepter pleinement de jouir de se soumettre.

Je ne parle pas de l’enfant qui, contraint, forcé par des parents qui dénigrent ses larmes, a fini par obéir, se soumettre et grandir en ne sachant plus pleurer. Je parle de celui qui, très tôt, est entré en rébellion, de celui qui se met à l’écart, qui ne peut faire autrement que rester fier face à ses parents.
Peut-être parce que ses parents n’ont su aller jusqu’au point où ils auraient aussi, comme tant d’autres, exigé que l’enfant ne pleure pas. Peut-être parce que, dans leur violence et leur rejet, leur brimades, ces parents ont inconsciemment laissé à l’enfant la possibilité de construire son espace de liberté et de lutte. Peut-être qu’ils n’ont su ou voulu le briser complètement…

Cet enfant, qui ne peut ainsi adhérer aisément à la psychose sociale, car restant rebelle, insoumis, par force et par chance, va développer son propre univers de rêves et de fantasmes, voulant peut-être bien refaire le système. Mêlant indistinctement, s’il n’a pas appris le recul, système familial et système social.
Il deviendra peut-être dictateur, avide de pouvoir, de changer le monde, révolutionnaire, activiste. Froidement enfermé dans un extrême de ce que la société peut dire et faire de pire, plus anorgasmique que les anorgasmiques conformes, plus glacé, insensible, brisé par ses exigences d’amour inconditionnel inassouvies.

En effet, cet enfant devenu adulte, restant en contact avec ses profondeurs, de par l’espace d’insoumission qu’il a conçu, va peut-être bien vouloir les fuir tout en les comblant, pour ne pas voir sa mémoire traumatique surgir et le dévorer .

Mais il se peut aussi, qu’à l’inverse, l’enfant entré en rébellion, garde un lien vivace avec sa mémoire traumatique, voulant la résoudre et non la combler, révolté, en colère, vivant, toujours vivant, en quête de plus de profondeur, toujours, affamé de vie et donc de sexe.
Une quête de tendresse et de sexe chaud, bouillant et virevolant, explosif et débridé, une quête d’adhésion, d’adhérence, constantes, à l’élan vital, celui qui rend créatif, amoureux non superficiel, et avide de tout changer… mais sans jamais perdre l’amour.
Et, à travers ses créations, à travers l’amour toujours redécouvert, si cela lui est permis, il apprendra à pleurer.
Et il se régénérera, se construira autre tout en étant lui-même, enfin complètement vivant. Non plus en quête, mais enfin installé en lui-même et dans la vie. A sa place, enraciné dans les tréfonds terrestres de la vie, et la tête dans les étoiles, grandi, étiré, en équilibre dynamique et, aussi, plus proche que jamais des autres.

Il saura prendre et voudra donner. Il bougera ce qui cherche à rester immobile. Il changera la donne.

Comme le dit Edgar Morin : « Ainsi l’hominisation prélude par un malheur écologique, une déviance génétique, une dissidence sociologique, c’est-à-dire aussi une modification dans l’autoreproduction de l’écosystème (forêt devenant savane), une modification dans l’autoreproduction génétique chez un primate évolué (mutation), une modification au cours d’une autoreproduction sociologique, c’est-à-dire la scission d’un groupe juvénile fondant une colonie extra-territoriale.
Il semble donc déjà que les anormaux, les rejetés, les heimatlos, les aventureux, les rebelles, soient les initiateurs de la révolution hominienne. »
(cité dans le Tome 2 de la Méthode Lafay, l’espace stratégique)

Dans notre univers, nous fabriquons les rebelles que vous n’avez pu être, et orientons ceux qui sont déjà en quête, pour éviter qu’ils se perdent en chemin. Nous leur.. permettons.

Devenons plus humains, avançons dans notre hominisation.
Ouvrons l’accès aux profondeurs, un accès sécurisé par la connaissance et la tendresse; ouvrons l’accès aux larmes et au plaisir.

DU VIOL DE JANE FONDA AU CULTE DES ARMES DANS LE CROSSFIT

(Jane Fonda est celle qui a popularisé le slogan No Pain No Gain dans les années 1980)

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Cette vidéo est la 5° d’une série consacrée aux liens entre la pratique intensive du sport, les traumatismes infantiles, les conduites à risque, l’idéologie dominante, la servitude volontaire et l’apologie de la guerre.

Avec de nombreuses références scientifiques…

Vous pouvez soit regarder cette vidéo immédiatement, puis visionner les 4 premières afin de bien comprendre la progression logique et scientifique de l’exposé, soit faire l’inverse 

 

Vidéo 1 : le libre-arbitre (la liberté) n’existe pas, donc personne ne choisit librement un sport

Vidéo 2 : l’importance des traumatismes infantiles dans le choix de la pratique sportive

Vidéo 3 : Le sportif No Pain No Gain est un drogué (fonctionnement du cerveau analysé scientifiquement)

Vidéo 4 : la soumission à l’idéologie dominante et le sport intense :

COUPLE : qui est vraiment toxique?


 
Le plus dur n’est pas de penser mordicus que l’autre est toxique, méchant, un bourreau, un obstacle, un empêcheur de vivre en rond… et nous une victime.
C’est en fait ce qu’il y a de plus facile…
 
Le plus dur est de se considérer soi-même comme un bourreau, une personne toxique, pour soi-même et les autres. De comprendre que l’on est tous à la fois victime et bourreau. Parfois, souvent même, tour à tour.
Et que penser que l’on n’est que victime prouve une vision incomplète de la relation à l’autre, à soi…
 
Nous sommes naturellement portés à considérer l’autre comme un bourreau, afin de pouvoir vivre pleinement notre besoin de dominance. Le méchant, c’est toujours l’autre…
Nous sommes naturellement portés à avoir peu de recul sur nous-mêmes, et donc à ne pas voir en quoi nous sommes responsables de nos peines, blessures, choix erronés (de partenaires, notamment).
 
Et nous vivons dans une société qui promeut la concurrence à outrance et la déresponsabilisation. Une société qui nous encourage, tous les jours, au travail, dans les médias, dans les séries et films, à être toxiques pour les autres. Tout en les considérant comme des salopards. Analysez les discours des apôtres du développement personnel, des gourous de la réussite, et vous verrez qu’il n’est fait que de ça.
 
Dominer, écarter, écraser, soumettre, faire souffrir, humilier… C’est ça être vainqueur dans notre bel imaginaire social…
C’est comme si, constamment, on nous brandissait un panneau devant les yeux : « Soyez toxiques, c’est cool. C’est le chemin vers la puissance, la réussite. »
 
Vouloir absolument dominer, sans recul sur cette pulsion naturelle, gonflée artificiellement par la société, c’est l’injonction fondamentale. S’aimer soi-même au-delà de tout, comme une espèce de dieu exigeant toujours plus de pouvoir et de valorisation, c’est le mot d’ordre, c’est la fin ultime. Facebook comme espace gratifiant, lieu si désirable du nombril hypertrophié et de la masturbation, faute d’une bonne pénétration joyeuse, à deux…
Soyez pervers, soyez narcissiques.
 
Et alors, forcément, on fait du mal. Et alors, forcément, on se fait du mal…
Toujours en se pensant victimes, jamais bourreaux. Toujours en se pensant innocents, victimes d’une odieuse personne affligée d’un gène maléfique qui la rend toxique. Un pervers narcissique de naissance. Et nous, sans tâche, absolument sains, tellement dignes d’amour, et si odieusement manipulés…
 
Bien sûr, il existe des cas où des personnes perturbées agressent un innocent qui s’est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit, mais ce sont des cas rares.
Bien souvent, on est toxique pour soi-même en se trouvant un bourreau, qui va nous permettre d’être les victimes que l’on a besoin d’être, ou l’on est bourreau soi-même, ou même on joue très régulièrement les deux rôles…
 
Bien souvent, la toxicité présumée d’une personne ne peut exister sans notre complicité…
Nous sommes toxiques pour nous-même et nous cherchons inconsciemment des exécuteurs.
 
L’idéologie dominante valorise autant la destruction que l’auto-destruction. Le narcissique qu’on nous conditionne à être se doit aussi d’être pervers…
Avec les autres, avec soi.
 
Et quand on perd le bras de fer dans notre jeu de dominance avec l’autre, quand notre soumission nous emmène vers une souffrance insupportable, alors on identifie le bourreau. C’est l’autre !
 
Et la société, qui résiste à tout changement qui lui permettrait d’instaurer de meilleures relations humaines, a déjà généré des catégories d’individus « mauvais » : les toxiques, les pervers narcissiques. Quelques livres bien pourris, quelques « thérapeutes » pervers, cupides, parfaitement moulés, et hop, ça roule…
 
La société qui identifie son propre fonctionnement comme étant pathologique, mais sans se l’attribuer, en désignant seulement des boucs-émissaires.
La société qui se défausse de sa logique de merde, jamais remise en question.
 
Encore une fois, ces catégories sont le fruit d’un défaut terrible d’approche systémique/cybernétique, où l’on se centre sur l’individu, en oubliant le contexte, les conditionnements sociaux, et ceux des uns et des autres, où l’on dramatise, excuse certains et condamne d’autres, là où il faudrait de la vraie pensée.
 
Le rôle des conditionnements sociaux, de l’idéologie dominante, qui construit les conditions d’une terrible violence sociale.
Le rôle de la mémoire traumatique, qui nous amène à rechercher le statut exclusif de victime, parfois, ou de bourreau souriant.
Le rôle des tâches aveugles cognitives, des biais, qui font que l’on ne voit bien que ce qui nous arrange. Et le bourreau se voit victime… Et l’on ne se voit jamais bourreau, toujours accusant la méchanceté, les violences et manipulations de l’autre.
Le rôle de l’inculture, qui empêche tout véritable recul.
Le rôle que pourrait jouer une approche systémique/cybernétique dans la résolution de problèmes et la création d’un espace social plus paisible…

BAISER SANS JOUER N’EST PAS BAISER


 
(titre à revoir, car trop choquant, même pour des gens passant beaucoup de temps sur des sites porno ou à lire les conseils sexe de Cosmopolitan, ou devant 50 nuances de Grey.
Surtout ne pas publier avec ce titre, afin de conserver une bonne image publique)

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L’objectif de nos pages est de se situer toujours au-dessus de la ceinture. En effet, que seraient donc des paroles sur l’amour qui seraient enracinées dans la sexualité? Hein? Ne serait-ce pas une erreur anthropologique? Une faute de goût? Une entorse à l’hypocrisie pudibonde de tous ces amateurs de porno? De ces humains paumés, en quête d’une norme sexuelle, comportementale et langagière, se trompant toujours, frustrés, désespérés, trompés par des médias aux ordres, médias eux-mêmes torturés et sans boussole?
 
Rien sur l’amour mon capitaine, dit-il scrutant l’horizon.
Et sous la ligne de flottaison, sens-tu la mer cogner les flancs du navire, lui répondit celui-ci. Sans attention donnée aux profondeurs, sauras-tu vraiment distinguer et comparer les horizons? Car ils sont plusieurs, ils sont nombreux…
 
Laisse tomber ta longue-vue un instant et sens les vibrations du navire. Ces vibrations qui remontent en toi. Dessers ton cou, détends tes mâchoires, allonge ta nuque et laisse ces vibrations remonter jusqu’au sommet de ton crâne. Ne cherche plus le contrôle…
 
Ressens-toi, dans ce navire, pris entre le ciel éternel et les profondeurs océanes insondables.
Dissous les normes destructrices, celles qui enferment ta vie pour mieux te soumettre, et reviens à toi, puis à la vie, à cet élan du désir, venant du fond et qui alimente l’amour.
Le sens-tu, là, maintenant?
 
Alors, tu peux reprendre ta longue vue. L’horizon s’est éclairci.

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En illustration, une peinture de GERVEX « Satyre jouant avec une bacchante ».
A quoi j’ajoute : baiser sans jouer n’est pas baiser.