L’ENFANCE DES VEGANS

(la répression par le parent de la nature animale de l’enfant conduit plus tard à une volonté absolue de protection des animaux et une haine de l’humain)

°
Quand on pense que si nos parents savaient nous aimer, inconditionnellement, il n’y aurait pas de répression des émotions et de mémoire traumatique, pas de haine de soi, de conception de soi où l’on est un « monstre », donc pas de conception d’une humanité monstrueuse.
Pas de rejet de la vie et de ses nécessités, pas de haine de la vie.
Pas d’obsession vegan, pas d’hystérie vegan, où la science compte peu, la cohérence encore moins, pourvu qu’on puisse déféquer sur l’humain, et proclamer fièrement (mais sans beaucoup de conscience) son absence de plaisir à vivre, son anorgasmie, sa frigidité (la vie ne peut me faire jouir).

Mon avis n’étant pas celui d’un utilisateur moyen de facebook, car, par mon métier, je dois me rapprocher du million d’interactions en 13 ans (sans compter ma vie hors du net, depuis 49 ans). Et j’ai quelques milliers de livres lus à mon compteur…
Je peux dire sans la moindre hésitation que tout vegan qui se met à explorer sa mémoire traumatique, et notamment le lien de désamour avec sa mère, se remet progressivement à manger de la viande.

C’est l’animal en soi qui a été brimé par la mère, qui a été réprimé, donc c’est aussi la spontanéité animale, la joie de vivre, le respect de nos besoins animaux.

Toute psychose, tout monde imaginaire fabriqué dès l’enfance pour survivre au rejet, à l’humiliation, à la violence physique, de la part de nos parents, ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité.
Il faut que l’hostilité parentale ait été bien forte, constante, pour que l’enfant finisse par haïr l’animal en lui, et aussi l’humain (qui représente les parents mal-aimants).

Il en faut beaucoup de ces violences diverses exercées par les parents sur un petit sans défense pour que celui-ci en viennent à vouloir protéger hystériquement les animaux, car chaque animal violenté lui rappelle l’animal en lui-même, violenté dès le plus jeune âge, généralement par une mère froide, distante, et contrôlante.

Il en faut beaucoup, de ces violences diverses, pour que l’on en vienne à désirer fortement que l’humanité disparaisse de la planète. Quand nos parents ne nous aiment pas, ils ne peuvent nous apprendre à aimer la vie et les autres. On n’aime alors ni soi, ni les autres, ni le monde.

Le vegan qui dit que l’humain est détestable ne comprend pas qu’il veut dire : « mes parents sont détestables. Haïssables. Je les hais de toute mon âme, de tout mon coeur d’enfant trahi, qui a tellement eu besoin d’amour, et n’y croit plus. »

Toute psychose ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité. Mais bien souvent, la fuite dans l’imaginaire rend niais et fragile. Et on ne fait du bien ni à soi ni aux autres.
Chacun devrait se poser la question de sa propre psychose, et raisonner ses incohérences, comprendre ce qu’elles cachent.
La volonté de fuir à tout prix, quitte à raconter n’importe quoi, le rejet plus ou moins fort, violent, de l’animal en soi, prennent racine dans l’enfance, là où peu d’entre nous ont pu connaître un amour inconditionnel de la part de nos parents.

I can’t get no satisfaction, disait un célèbre groupe.

Avant de se dire : « je ne peux prendre de plaisir à vivre à cause de ceci ou de cela… », il faudrait juste s’arrêter longuement sur le fait, en enlevant les « causes » brandies comme des étendards, et remarquer, tout simplement, qu’on ne peut prendre de plaisir.
Les causes « officielles » viennent ensuite.

Tout d’abord, à l’origine, il y a notre incapacité à prendre du plaisir, à aimer la vie. Nous trouvons des causes ensuite, et c’est rarement nos parents que nous identifions comme cause.
Car c’est tabou, et c’est aussi parce que l’enfant dont on a forcé la répression des émotions avait un impératif vital : survivre. Il fallait croire les parents. Il était impossible de ne pas adhérer aux propos et comportements des parents.
Donc les parents ont toujours raison…
Et ils modèlent ainsi une personnalité dissociée, contre-nature.
Pour un enfant, il est impératif d’aimer ses parents et d’être certain que ses parents l’aiment, sinon il en mourrait. Aussi, quand il ressent le rejet de ses parents, il intègre l’idée puissante qu’il est digne d’être rejeté. Donc indigne de pouvoir jouir d’exister. Indigne du plaisir. Sa vie entière va se dérouler avec cette croyance originelle…
Et cela en fera peut-être un curé intégriste vegan ou une nonne intégriste vegan (cf L214).

Coupé de ses racines (l’amour des parents, les émotions, rechercher le plaisir et fuir la douleur), l’enfant construit son monde psychotique, un monde sans solutions réelles, car les solutions proposées ne résoudront jamais le manque originel : un père et une mère aimants.
Un monde où l’on veut à la fois choyer l’animal en soi, mais en le projetant sur les autres animaux, ET rejeter l’humain mal-aimant, destructeur de vie (de notre vie).

Notre propre nature animale a été réprimée durant l’enfance, mais nous en conservons la nostalgie, sa nécessité impérative d’être, alors nous la projetons en dehors (sur les autres animaux) et proclamons l’obligation de son respect et de sa protection. Nous aurions tellement voulu être protégés et respectés durant notre enfance… Avoir le droit de vivre pleinement, en laissant s’exprimer toute la spontanéité animale du jeune enfant, celle qui a tant dérangé nos parents.

Et, pour le parent vegan, il y a un pas de plus dans la psychose. Car vouloir faire de l’enfant un vegan contraint également à faire avec lui ce que ses propres parents ont fait : briser la nature animale de l’enfant.
Et c’est toujours fait au nom du Bien (c’est pour ton Bien, disait Alice Miller).

Un enfant mal-aimé, pas aimé, est sorti très tôt de sa zone de confort. En brandissant un imaginaire de compensation lui permettant de survivre à cela, en devenant vegan militant, haineux, incohérent, fantaisiste, il bâtit une barrière haute et solide l’empêchant de retrouver un jour cette zone de confort. Et il se coupe alors de toute possibilité de connaître un jour le plaisir à vivre, le plaisir d’être, simplement être.

°

°

A LIRE

Gregory BATESON
La nature et la pensée : http://amzn.to/2sQ5pj8
Une unité sacrée : http://amzn.to/2tteVqe
Vers une écologie d’esprit, tome 1 et 2 : http://amzn.to/2sAzO2X

Peter LEVINE
Réveiller le tigre – Guérir le traumatisme : http://amzn.to/2rU3MwJ
Trauma et mémoire : http://amzn.to/2sSlt4Q
Guérir par-delà les mots : http://amzn.to/2soK3c8
Comment aider son enfant à faire face aux épreuves de la vie : http://amzn.to/2rPuJXr

Henri ATLAN
Entre le cristal et la fumée : http://amzn.to/2sP4e3q
Le Vivant post-génomique: ou Qu’est-ce que l’auto-organisation ? : http://amzn.to/2sORSsi
Sommes-nous libres ? : http://amzn.to/2soZb9m

Alexander LOWEN
La peur de vivre : http://amzn.to/2soNC1S
Le corps bafoué : http://amzn.to/2szLXoI
La dépression nerveuse et le corps : http://amzn.to/2sq4tSa
Le plaisir : http://amzn.to/2szG3E7

Wilhelm REICH
La Fonction de l’orgasme : http://amzn.to/2tqrbHt

Erich FROMM
Avoir ou être : http://amzn.to/2trfL68
L’art d’aimer : http://amzn.to/2rAecBq

ET TOUS LES LIVRES TRAITANT DIRECTEMENT DE L’ENFANCE :
https://olivier-lafay.com/…/pour-etre-des-parents-efficaces/

Content Protection by DMCA.com

JE RETOURNE ENCORE UNE FOIS CHARLIE

(et Charlie aime pas ça, mais c’est pour son bien, et un peu pour le mien aussi)

 

Bousculer les gens, ce n’est pas chercher à les soumettre.
C’est les aider à croître.
C’est le principe cybernétique de croissance par complexification suite à des perturbations. Et le résultat n’est pas… contrôlable. Cela ouvre des tas de possibilités pour chacun.

Par contre, exiger des gens qu’ils se comportent comme on veut (du genre : être tolérant, être « bienveillant », ne pas juger, etc.), lorsqu’on se sent bousculé par des propos, c’est vouloir les soumettre, les plier à NOS règles.

Celui qui cherche le débat ouvre le monde. Il ne soumet pas, même s’il voudrait voir les gens évoluer.
Celui qui juge, exige le silence de ceux qui perturbent le ronronnement de la machine sociale; il est donc dans la soumission (à la psychose comme règle de vie, à l’ordre en place).

Il n’y a rien de moins tolérant que celui/celle qui parle tout le temps de tolérance, car son but est d’obtenir le silence et un arrêt de la pensée. Pour protéger avant tout sa propre psychose, donc sa propre fragilité. Il n’y a rien d’altruiste chez les apôtres permanents de la « tolérance », les « Charlie », juste un besoin intense, pour eux/elles, de contrôler leur mémoire traumatique. Et ils/elles le font en essayant de contrôler les autres, au nom de… la bienveillance.

Content Protection by DMCA.com

CHACUN DANS SA PSYCHOSE

Plus vous êtes persuadés qu’on peut :
– marcher sur l’eau;
– vivre sans manger, juste en respirant;
– devenir heureux juste en changeant d’alimentation;
– guérir un cancer en buvant des jus (ou même faire repousser un membre);
– être sauvés par la politique;
– voir des extra-terrestres nous visiter;
– être en bonne santé en pratiquant du crossfit;
– devenir milliardaire en écoutant des préceptes de développement personnel;
– être heureux en consommant;
– être heureux en ne consommant pas…
– atteindre la libération de je ne sais quoi en méditant;
-… (la liste est si longue)

Plus vous signalez en fait à quel point votre vie est merdique et à quel point vous avez besoin de compenser en fuyant. Vous « rêvez », dirait-on poliment; vous vous réfugiez dans la psychose, dirait-on sans détour.

Tout ne se vaut pas.
Mais comment le faire comprendre à quelqu’un qui est malheureux et qui veut fuir dans un monde dont il sait, au fond, que c’est un monde fictionnel (mais qui lui permet de supporter la vie, de tout juste la supporter)?

Et, comme tout le monde est plus ou moins très malheureux, tout en faisant semblant pour la plupart d’être « cool », d’être bien, alors il faudrait être « tolérant » et ne « pas juger » la psychose de chacun, même si elle est extrême et que cela dégénère de jour en jour.
Le monde va mieux, hein, depuis que vous méditez?
Oulalah qu’il va mieux !

Il faudrait « être Charlie »…
Cela veut dire quoi « être Charlie »? Cela signifie que l’on doit éviter de tout juger, sauf ce qui dérange nos maîtres, pour lesquels vous devez toujours prendre parti.
Etre Charlie, c’est « Chacun fait ce qu’il veut du moment que la soumission au dieu-fric reste pleine et entière. »
C’est le nivellement par le bas, avec une confusion totale des valeurs, une confusion totale entre la santé mentale et la folie, entre le réel et l’imaginaire.

RAPPEL : si vous êtes malheureux, c’est à cause du monde réel.
Fuir ce monde, en essayant de faire comme si votre fuite était un « choix » de vie autre, n’arrange pas les choses. La fuite impensée conduit à la psychose avérée et notre monde humain est en train de devenir un monde de psychotiques sévères, clamant partout qu’il ne faut pas juger, être bienveillant (supporter la folie de l’autre pour qu’il accepte la nôtre), ouvert d’esprit et donc « Charlie ».

Ok, mais…
Si vous ne changez pas le monde réel, si vous ne mettez pas les mains dans le cambouis, au lieu de vous enfermer devant la tv ou en rêvant que des respirationnistes peuvent exister, étant en communication quantique avec les dieux, vous ne changez pas les causes de votre mal-être.
Vous ne faites que les confirmer par votre immobilisme…

Si vous avez besoin de croire à des balivernes pour continuer à vivre, c’est que vous avez perdu la saine boussole, le bon sens de celui qui a les pieds sur terre.
Si vous avez besoin de croire à des balivernes, des histoires pour très jeunes enfants, alors il faudrait peut-être prendre le temps de s’arrêter, même si ça fait mal, et commencer à PENSER (le gros mot !).
Où en sont vos relations avec vous-mêmes, les autres, le monde? Comment changer concrètement cela?

Etre Charlie, c’est se détacher du monde réel, et c’est bien pratique si vous l’abandonnez ce monde réel, pour vous (qui avez peur de la vie) et pour ceux qui vous dominent, et qui en font ainsi exactement ce qu’ils veulent (et vous exploitent en rigolant).

°

Devant tout ce foutoir, il est important de secouer les fesses de ceux qui se font enfiler tours les jours, par eux-mêmes (leur imaginaire de compensation), et par les dominants (qui ont besoin de pantins rêveurs, mous et inactifs, pour, eux, posséder le VRAI monde). Ils ont su éliminer la concurrence en l’envoyant paître, moutonnière, au pays des psychoses « Charlie ».
Et on le fait (on secoue leurs culs tout mous), en leur donnant des clefs, du savoir…
Ouvrir les yeux des gens, les aider à remettre un peu d’ordre, en faisant tomber les décors de ce théâtre de folie et de douleur, c’est ça être.. authentiquement bienveillant.

C’est pas Charlie, c’est sûr. Et c’est tant mieux.

°
Certains diront que leur monde illusoire est « réel », est la vraie réalité.
C’est qu’ils ont oublié, on leur a fait oublier, qu’il existe une norme de santé mentale et physique. Et qu’elle est assez facile à démontrer.
Mais les gens perdus, paumés, se laissent facilement berner par des farfelus encore plus psychotiques qu’eux, et qui deviennent dangereux parce qu’on les croit et qu’on les suit.
Dans un monde « Charlie », la norme disparaît, et n’importe quel dingue, assez charismatique, prendra en charge votre désespoir, votre finalement envie dévorante d’être aimé, compris, pour vous conduire vers une folie encore plus extrême.
Dans un monde Charlie, le paumé défend le fou, et se soumet à lui. Et il se soumet à ceux qui savent bien où est le vrai pouvoir : là où l’on peut saisir le monde et le transformer.
Un esprit apaisé par la psychose, c’est-à-dire, l’esprit d’une grande partie des humains aujourd’hui, c’est un esprit qui ne sera jamais en paix, car le corps, lui, sait…
Oublie le corps, oublie ta matérialité, et ton esprit pourrira, quelle que soit la radicalité de ta fuite dans l’imaginaire.
C’est sans issue.

Il est temps de prendre Charlie, de le retourner, et de faire avec ses fesses ce qu’il a fait avec les tiennes.

Content Protection by DMCA.com

ELLE A AUSSI été UNE PETITE FILLE EN DEMANDE D’AMOUR…

 

Wilhelm Reich l’a démontré, de même qu’Alexander Lowen ou Alice Miller. Erich Fromm en a parlé longuement.
Puis sont arrivées les neurosciences, la science de pointe, qui a permis d’aller encore plus loin dans les preuves.
Plus personne ne devrait l’ignorer, même si les médias évitent soigneusement de parler du fait que la science la plus récente démontre, à la racine, pourquoi on vit dans un monde de merde.
Cela foutrait à bas, au moins conceptuellement, le modèle dominant, et ce serait comme s’ils se tiraient une balle dans le pied.

Education selon les neurosciences ou selon la TV-réalité?
Choisissez votre camp

Frappez les enfants, humiliez-les, apprenez-leur la violence et le harcèlement, l’égoïsme purulent, cela les prépare à vivre en société et, vu les traumatisés serviles que cela crée, on aura peut-être un peu de croissance pour faire « redémarrer ‘l’économie »

On le fait déjà et ça marche pas?
Ah!

« La société, et son agent psycho-social, la famille, ont à résoudre un difficile problème : comment briser la volonté d’une personne sans qu’elle s’en rende compte ? Et pourtant, par un processus compliqué d’endoctrinement, de récompenses, de punitions et par une idéologie adéquate, la société (et la famille), dans l’ensemble, vient si bien à bout de cette tâche que la plupart des individus croient suivre leur propre volonté sans se rendre compte qu’elle est elle-même conditionnée et manipulée.»
(Erich Fromm)

« Une éducation qui consiste à humilier l’enfant, à l’insulter et à le frapper a, parmi ses effets les plus fréquents, celui de faire perdre à l’enfant sa propre estime, de l’amener à se considérer intimement comme méprisable et donc à perdre le plaisir le plus élémentaire : le simple plaisir et bonheur d’exister qui consiste à profiter de toutes les sensations liées à notre corps, à notre environnement naturel et aux relations avec les autres.

Tant qu’on éprouve ce bonheur, on se contente du nécessaire et on n’éprouve pas le désir de dominer les autres, de posséder des quantités de bien ni de paraître supérieur aux autres. Mais lorsqu’on a perdu ce bonheur d’être, alors on se rabat sur des substituts : l’avoir, le pouvoir et le paraître, dont la recherche acharnée détruit les liens sociaux, multiplie les causes de conflits et met en péril, par le pillage des ressources qu’elle entraîne, l’équilibre écologique de la planète. »
(Olivier Maurel)

« Quand on ne sait pas, on est victime, quand on sait on est responsable. Maintenant vous savez.»
(Olivier Lafay)

°

Ps : l’illustration, c’était juste pour vous amener à lire ces quelques mots.
Pour aller plus loin (en achetant par ces liens vous aidez LDMT) :
Catherine GUEGUEN, Pour une enfance heureuse : repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau : http://amzn.to/2tqgyo9
Olivier Maurel : Oui, la nature humaine est bonne ! : http://amzn.to/2ruTjwm
Joel MONZEE: http://amzn.to/2svSbci
Alice MILLER : Notre corps ne ment jamais : http://amzn.to/2t5pH6d
Muriel Salmona : Dissociation et mémoire traumatique :http://amzn.to/2s4LkFf
Erich Fromm : Avoir ou être : http://amzn.to/2trfL68

Content Protection by DMCA.com

JE SUIS PAS VENU ICI POUR SOUFFRIR. OK?!

(j’aime pas quand tu déboules dans ma vie, dans mes opinions et que tu y fais un strike, m’amenant à me dire que je pensais de la merde jusqu’ici. Tu peux comprendre?)

°

Mais pourquoi donc les adeptes de la souffrance (à l’entraînement, pour réussir dans la vie, dans les relations amoureuses, dans l’éducation des enfants) n’aiment pas « souffrir » intellectuellement?

°

Quelle étrange société, qui valorise, admet, tant de formes de violences, mais dévalorise tant l’intelligence, la remise en question, le recul (des formes de « violences » visiblement inacceptables) !

°

Le savoir peut parfois être amené de manière brutale, musclée, afin de faire réagir, cela n’en est pas moins un savoir.
La stratégie qui consiste à présenter le savoir de manière à secouer les gens a pour objectif de faire réfléchir, de faire bouger les lignes.

Sinon, le principe d’homéostasie des systèmes vivants nous conduit à passer à côté de savoirs dérangeants, à les laisser glisser sur nous, à oublier, pour continuer à vivre notre petite vie habituelle (aussi désagréable soit-elle).
Nous résistons au changement, même si ce changement pourrait être bénéfique.Nous résistons à la prise de conscience.
Nous n’aimons pas penser en-dehors du cadre imposé.Quoi qu’on en dise…

Et nous prétextons parfois une allergie à la forme, afin de pouvoir plus aisément fuir le fond…
Faute de dossier solide, d’arguments probants, nous cherchons le vice de procédure, allant même jusqu’à délégitimer l’auteur de propos nous perturbant.
Tout plutôt que.. penser.

C’est un phénomène naturel. il faut le savoir, le comprendre, et il faut beaucoup exercer son ouverture de système pour, soit ne pas être dérangé et tirer profit d’une approche normalement perturbante, soit être dérangé et chercher à vraiment comprendre pourquoi.
Et éventuellement débattre par la suite si nous sommes en désaccord avec le fond du sujet abordé.

 

Chacun, chacune, devrait être en mesure de se poser des questions sur son irritation, sur son rejet, sur le fait d’être perturbé, quand un savoir fait irruption dans sa vie.
Est-ce un strike?
Pourquoi ce strike?

Mais, évidemment, il est tellement plus facile de chercher à faire taire l’autre, à masquer ce qu’il dit de dérangeant, en lui reprochant, sans rire, son manque d’ouverture d’esprit, son manque de tolérance; il est plus facile de traiter ce qui nous perturbe de secte, de tenter de faire culpabiliser celui qui fait PENSER…
Il est plus facile de procéder ainsi, sans même réaliser que nous démontrons alors que nous ne sommes ni tolérants, ni ouverts d’esprits, ni aptes à penser (propre de ceux qui sont dans une secte).

Content Protection by DMCA.com

VOIR SON OPINION MOURIR SOUS SES YEUX

(et continuer malgré tout à lui faire du bouche à bouche tout en brandissant un gros flingue)

°

– une opinion n’est pas un savoir –

On peut ne pas être d’accord, face à un interlocuteur plus instruit et pertinent, et se tromper de bonne foi. Si on est de bonne foi, on admettra volontiers, au cours de la discussion (ou après si on a un bel orgueil) que notre opinion est erronée. Se trouver face à un savoir, exposé sous nos yeux, nous conduira à apprendre…

Ceux qui, malgré, ou à cause de, un savoir exposé face à leur opinion, continuent à la seriner, au nom de « c’est que mon avis », ou « c’est ma liberté d’expression », ou « la science n’a pas toujours raison » ne font que chercher à protéger leurs croyances face à des connaissances qui sont trop perturbantes pour leur imaginaire de compensation.

Insister pour maintenir son opinion, face au savoir qui déboule d’un coup dans notre vie, c’est faire preuve d’une grande fragilité.

C’est montrer que l’on n’est pas assez solide pour accepter d’être perturbé dans ses croyances. C’est prouver ainsi son incapacité à prendre du recul et à savoir rire de soi, de ses erreurs…

Celui qui n’arrive plus à imposer son opinion, qui ne sait argumenter, face à des personnes qui, elles, débattent, argumentent et s’appuient sur des sources en les liant, se retire souvent en invoquant le « dialogue de sourds ».
C’est un paradoxe amusant : comme il ne se sent plus dominant, il en vient à accuser les autres de ne pas se soumettre à son opinion. Il n’écoute pas mais accuse ceux qui présentent une argumentation dérangeante d’être fermés et intolérants.

Plus on est nourri d’opinions, et non de savoirs, et de savoirs sur les savoirs, plus on est fragile. Car nos propos ne reposent sur RIEN (que des croyances souvent répétées). Tant que personne ne s’oppose à nous avec une argumentation sourcée, savante, on avance dans la vie sans appuis solides, mais on est assez sûr de soi.
Le jour où l’opposition est ferme et bien construite, alors c’est l’écroulement, car que va-t-il rester si l’on abandonne ses croyances? La peur est immense de s’être trompé toute la vie. Et de devoir beaucoup apprendre pour continuer à vivre et se donner un nouveau sens.

C’est pourquoi on voit tant de gens devenir franchement stupides quand on argumente et présente des savoirs face à leurs opinions. Voire devenir franchement agressifs, insultants, fous…

Certains vouent même une haine mortelle, irréductible, à ceux qui ont osé perturber le confort de leur petites opinions impensées. Et ils se lancent dans une guerre qui peut durer des années (surtout sur le net, où l’attaque à distance est bien pratique pour les lâches de tout poil).

Voir son opinion mourir, c’est, quand on est fragile, se voir soi-même mourir, car celui qui n’est fait que d’opinions se désagrège en même temps qu’elles…
Celui qui ne se résume pas à ses opinions, qui cherche constamment à progresser, à apprendre, ne court pas le même danger. Et il accepte plus facilement le débat. Et il accepte de perdre, cherchant à croître à partir de ses erreurs, des ses manques.

L’humain progresse par la transgression. Il est résolument transgressif.
C’est par la transgression des consensus, des paradigmes, des opinions, des croyances, des savoirs établis que l’humanité a progressé.

Toute idée que l’on pense posséder doit pouvoir être pensée, repensée. Il s’agit d’être transgressif tout d’abord vis à vis de soi, de ses présupposés, il s’agit de savoir décaler sa pensée, de l’exiger intérieurement.
Etre incapable de le faire signe une grande fragilité émotionnelle, C’est la preuve d’un profond sentiment d’insécurité, qui remonte à l’enfance, bien souvent, et aux relations avec la mère.

Une opinion doit pouvoir être remplacée par un savoir, et un savoir doit pouvoir être relativisé, remplacé ou élargi par d’autres savoirs.

Vouloir absolument protéger ses croyances (même un savoir impensé devient une opinion qui nous possède et donc une croyance) conduit à des opérations actives de guerre, ou guérilla (pour les plus faibles mentalement).

Etre capable de se remettre en question, être émotionnellement solide, conduira à la remise en question permanente et à la culture du débat argumenté.
Très peu de gens en sont capables, vu que nous vivons dans un monde de traumatisés permanents, où l’on doit toujours être plus dominant que son voisin, même si on a absolument tort.
Seul compte le paraître, la dominance acquise par la soumission des autres… Le fond ne compte guère, bien souvent. Ce qui compte, c’est moins la vérité, le talent, que la capacité à détruire, à être pire que son semblable, pour le démolir et prendre sa place, ses possessions, son statut, sa femme.

Dans ces conditions, c’est pas étonnant que chacun se raccroche bêtement à ses opinions et croyances, à ses savoirs impensés, afin de se montrer en vainqueur, en dominant et ne pas « perdre la face » dans cet immense théâtre narcissique, ce jeu de dupes où tout le monde finit alors par perdre, sous la poussée des égos insurmontés, et insurmontables, de soi et des autres.

Pas étonnant de voir des gens continuer à faire du bouche à bouche à leur opinion décédée, armés d’un gros flingue pour massacrer tous ceux qui pourraient s’approcher.

°

Olivier Lafay

°

Sculpture de Joan Fontbernat Paituví.

°

Pour compléter…
« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »
(Gregory Bateson)

La suite ici : https://olivier-lafay.com/…/12/08/apprentissage-et-souffra…/

 

Content Protection by DMCA.com

LES POINTS ESSENTIELS POUR CROITRE ET DURER

 

Par Olivier Lafay

1 – Il est très difficile de progresser naturellement en forçant le corps.

2 – très vite, en étant frontal (donc bête), en forçant le corps, on l’use et on use aussi son système nerveux. Donc la progression cesse et les douleurs s’installent, parfois pour la vie.

3 – Celui qui est faible mentalement, suite à une éducation déficiente, ayant manqué d’amour, et qui a très besoin de croire qu’il est fort, qu’il a une grande valeur, va se sentir coincé.
Il a besoin de compenser par tous les moyens les traumatismes enfouis en lui.

4 – il est trop faible, peu cultivé, il manque d’estime de soi.
Il est donc incapable de se penser en stratège : en homme doux avec lui-même, qui sait contourner les obstacles en préservant sa santé mentale et physique.

5 – inévitablement, il se dopera. Il sent qu’il va régresser (car le corps est très vite usé par l’entraînement frontal, forçant le corps et le Système nerveux), et a peur de cesser l’entraînement par dépit, peur d’avoir honte, d’être perçu comme faible.

6 – le dopé, quel que soit le sport est donc un faible qui veut se sentir (se croire) fort, une marionnette fabriquée par les parents et le système social, qui n’a aucun contrôle sur sa vie, car il fuit le bien-être, il sort de sa zone de confort pour chercher l’approbation dans un monde illusoire.
Il croit naïvement que la réussite apparente (physique, financière) va lui permettre d’obtenir l’amour (celui qui lui a tant manqué étant enfant).

7 – il finira sans amour et sans sa santé (ce qui va ensemble).

8 – face à cela, la Méthode Lafay propose un ENTRAINEMENT STRATEGIQUE, où on ne sort pas de sa zone de confort, mais où on cherche plutôt à y aller et à y rester pour croître avec douceur (et les résultats sont rapides, importants et durables).
Le muscle pour le muscle, sans réflexion sur nos conditionnements, sans recul, c’est ce que proposent toutes les figures de la musculation, tous les « professionnels », tous des traumatisés qui renforcent les tendances autodestructrices de ceux qui vont les suivre sans réfléchir.

Depuis quelques temps, la Méthode Lafay est copiée dans son discours, mais rien n’a en fait changé chez tous ces professionnels, qui sont bien trop pris par leurs démons pour envisager un changement profond en eux, qui les ferait respecter ceux qu’ils voient comme des clients à séduire, voire même des pigeons à qui ont peut mentir sans vergogne avec des propos superficiels copiés sur les espaces Lafay.

9 – Un muscle sain et durable, cela commence par le respect de soi, et cela implique nécessairement le respect de l’autre.
C’est une révolution qui exige des outils que LDMT seul vous propose, après des années de recherches.
Et nous avons encore beaucoup d’années d’avance, vu la somme de savoirs à maîtriser.
Le dopage a donc encore de beaux jours devant lui, et nombreux sont ceux qui vont vous parler de muscle sain et durable, d’entraînement efficient, en étant non-sportifs ou même carrément dopés

Content Protection by DMCA.com

MUSCULATION ET PSYCHOSE

(se fabriquer un monde imaginaire, qu’on pense très fort comme étant la réalité, et projeter tout ça sur le monde, quitte à faire de gros dégâts)

°

 Notre société est malade, très malade, puisque son fonctionnement fondé sur la lutte de tous contre tous est mortifère, conduisant à la souffrance permanente et à l’autodestruction. Anti-dépresseurs, harcèlement, violences, rejet, pauvreté… Oui, la société est cool, et chacun maîtrise son destin, c’est sûr…

Mais le milieu de la musculation est encore pire, car c’est là où sévissent les caricatures de ce monde fou : le culte de la virilité à tout prix, le culte de la force au détriment de l’intelligence, le culte de la souffrance infligée à soi-même et revendiquée, le culte crétin du « ne baisse jamais les bras », le culte des blessures qui rendent plus fort, Le culte de la drogue « pour réussir », le culte des super-héros entretenu par des adultes (quand même !)…

C’est un milieu de psychotiques sévères, où de nombreux attardés se pensent faire partie d’une élite juste parce qu’il ont de gros bras et qu’ils soulèvent plus lourd que leur voisin. Et qui se dopent la plupart du temps pour se prouver naïvement qu’ils sont bien l’élite.

Et les fans de ce milieu sont très souvent (95% d’entre eux) peu musclés, minces et même parfois non-sportifs.Ils likent des pages de gros dopés alors qu’ils sont parfois à la limite de l’anorexie, s’enfermant dans un imaginaire de compensation où ils sont des surhommes par procuration.
Cela s’appelle la psychose…

Notre société est si souffrante, horrible à vivre, que tout le monde a tendance à devenir psychotique pour lui échapper.
Certains fuient la lutte pour la dominance, d’autres la réinvestissent dans leur imaginaire, s’enfermant dans une bulle protectrice où ils vont être enfin des « gagnants ».
Et le fait de liker des centaines de pages de dopés, quand on est très mince, fait partie de ce processus.
C’est un signe de plongeon dans l’océan de la maladie mentale, avec de gros risques de ne jamais en sortir.

Se rêver bodybuilder invincible, super-héros en collant moule-burnes, combattant de MMA indestructible, businessman indétrônable ou acteur porno ultra-membré, est toujours préférable, pour beaucoup de gens, à la réalité…
C’est pourquoi, enfermés dans leur bulle protectrice, ils affichent des pages facebook avec des tonnes d’images provenant de ces imaginaires de compensation.
Ils se projettent dans ces figures absolues de la dominance, ces membres de cette « élite » que propose une société malade.
Et ils y tiennent tellement, ils s’y accrochent avec force, car vivre sans ces images, sans ces projections sur des idoles, ce serait sinon impossible.

D’où cette haine contre la Méthode Lafay, qui balaie le mythe des super-héros, propose un retour à la réalité du corps et de l’esprit pour parvenir à se muscler en se sentant bien, pour croître et durer.
Dans l’esprit psychotique d’une personne cédant aux sirènes de l’autodestruction, tout discours inverse, opposé, même positif, est perçu comme une agression, une brèche possible dans son imaginaire de compensation. Une porte ouverte sur la folie et la mort.

C’est ainsi que l’on voit des gens minces, ou peu musclés agresser régulièrement sur le net des pratiquants de la Méthode Lafay montrant un physique et des performances pourtant élevés, performances que les critiques/agresseurs n’atteindront sûrement jamais (tant ces critiques sont inhibés, tendus, faibles mentalement).
C’est pourquoi on voit tant d’ignorants fragiles dire autour d’eux autant de mal de la Méthode Lafay, et même occuper une part considérable de leur temps à vouloir la détruire.

Triste monde que celui de la musculation, où sévissent des caricatures de tout ce que la société peut faire de pire.
Où des psychotiques qui, à force de dopage, entraînements intenses et autodestructeurs, ont réussi à devenir des figures connues, des icônes du « fitness », et font de l’argent sur le dos d’autres psychotiques, incapables ceux-là de suivre sérieusement un entraînement de musculation.
Un milieu où la haine de soi conduit à une haine de l’autre revendiquée comme un mode de vie parfois (les forts, les faibles, toussa..).
Toutes ces personnes imprégnées jusqu’à l’os, sans aucun recul, du mythe existant depuis 30 ans de « tout le monde peut devenir le maître du monde » à force de travail et en étant surtout plus méchant et con que son voisin.

Un milieu où la santé mentale/physique est vue comme si lointaine, si inaccessible, que ceux qui osent la proposer, en parler, sont vus comme des ennemis à abattre.

Un milieu qu’on appelle, sans ironie pourtant, « fitness » ou « milieu de la FORME »…
Et où sévissent l’autodestruction, le dopage, le culte de son nombril jusqu’au ridicule le plus total, l’inculture revendiquée, l’enfermement dans un imaginaire puéril…
Un milieu où le mot santé a été multi-violé, tellement perverti que le voir accolé à des « athlètes » usés et dopés donne la nausée.

Un milieu porno, c’est-à-dire, outrancier, excessif, mensonger, obscène et sclérosant. Où l’on piétine la dignité humaine, tout le temps, pour assouvir des pulsions devenues extrêmes par manque d’un assouvissement sain, compris contrôlé.
Super-héros de pacotille, tombant à la chaîne, sous les coups qu’ils se donnent, chacun dans son enfer personnel, extension inévitable de l’enfer social, où des morts-vivants se bouffent les uns les autres, pleurant dans leur tréfonds sur leur immense besoin d’être aimés.

°

Olivier Lafay

Content Protection by DMCA.com

The MASK à RADE

Les mimiques, en sport ou en société (dans les relations, familiales, conjugales, amicales, d’entreprise) sont parfois des masques (comme sur la photo de Marine LELEU sur notre dernier article).

°
Nous en portons tous, sans exception, avec une plus ou moins forte magnitude. Et cette magnitude sera dépendante de notre faculté à se repenser (nous le verrons un peu plus loin, par le biais de notre confrontation à notre mémoire traumatique et à l’utilisation des outils constructivistes).

°
Cette « fausseté » que l’on peut dénoncer, n’est pas conscientisée. Elle n’est ni voulue, ni désirée.
Il est valorisant aux yeux de tous de montrer sa souffrance et de sourire dès que possible (injonction paradoxale).
On peut aussi ne rien montrer en apparence alors qu’on souffre intérieurement.

°
Mais on ne peut pas ne pas communiquer (Watzlawick) sa souffrance. Ne pas faire de mimique est aussi une mimique quand on a une mémoire traumatique!
NOUS PORTONS DONC TOUS DES MASQUES PLUS OU MOINS ATTRAYANTS, PLUS OU MOINS SEDUISANTS, PLUS OU MOINS REPOUSSANT, MAIS CE SONT TOUJOURS DES MASQUES.
Une fois tombé, c’est l’ETRE qui se révèlera, signe de véritable épanouissement.

°
Donc cette fausseté est-elle condamnable par nous qui portons aussi des masques (et même par ceux qui en portent moins)?
Le fait que chacun d’entre nous porte un masque devrait nous faire dire que l’autre, celui qui ignore encore ses conditionnements, n’est pas coupable de cela, puisqu’il est formaté pour agir ainsi et ne pas voir qu’il agit ainsi.
Mais une fois qu’il saura ce qui va suivre, il deviendra responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait.
Il passera de la trivialité au recul critique (s’observer en train d’observer), au Gnothi Seauton (connais toi toi même).
Et si vous pensez vous connaitre assez, c’est peut être aussi encore le masque, l’armure qui fait son effet.

°
LE PORT D’UN MASQUE EST UN APPRENTISSAGE
Le système « corps/esprit » ( l’individu/environnement) a appris à s’adapter à un stimuli, par une réponse conforme aux demandes de la socio-culture. La socio-culture fournit les stimuli pour s’auto-réguler, s’auto-valider.
D’abord, il y a apprentissage de type 1 (Pavlovien ou chez les béhavioristes comme Skinner, ce qu’on nomme mémoire associative).

°
Puis cela évolue en apprentissage de niveau 2 : on apprend à apprendre, on réutilise un apprentissage (ne pas montrer qu’on souffre quand on est humilié, dévalorisé, ignoré par ses parents et à l’école) à d’autres domaines (sport, soirées, réunions d’entreprise, etc..).
Ce type d’apprentissage permet d’anticiper les situations et formate notre vision du monde (ici en mal).
Et plus on passe les strates d’apprentissage, plus il va être difficile de faire machine arrière. La mémoire associative se calibre, et fait route dans un sens, celui de l’entropie.
Le masque est une protection de notre véritable souffrance: celle de ne pas ETRE.

°
Il est la terminaison de la cuirasse musculaire dont parlent Reich, et Fisher dans son livre le Chevalier à l’Armure Rouillée.
CYBERNETIQUE ET CONFRONTATION A SA MEMOIRE TRAUMATIQUE SONT LES GARANTS du retour à la norme de santé mentale et physique: POUR RETROUVER NOTRE ZONE DE CONFORT.

°
La cybernétique et le constructivisme donnent les outils pour se réorienter, pour complexifier un système en souffrance (l’individu est incertain dans notre socio-culture) comme le stipule le tome 2 de la méthode.
En plus de cela, fouiller en profondeur sa mémoire traumatique va permettre de broyer ces croyances qui font de nous des incompris, des marginaux, des victimes, des bourreaux.
Pas de libération, de déploiement possibles, de son être, sans fouiller ses traumas infantiles. Sans se regarder dans le miroir de l’horrible vérité.
Pas de logique de coopération possible sans briser la cuirasse dans laquelle nous ont enfermé nos parents et nos éducateurs.

°
°

SOURCES
Alexander Lowen (La peur de vivre)
Alice Miller
Eric Fromm (Avoir ou Etre)
Wilhelm Reich (L’analyse Caractérielle/ La lutte sexuelle des jeunes)
Dany Gerbinet (Le thérapeute et le philosophe)
Hannah Arendt (Responsabilité et jugement/ Considérations Morales)
Henri Laborit (La légende des comportements)
Robert Fisher (Le chevalier à l’armure rouillée)
Alain Ehrenberg (l’individu incertain)
Paul Watzlawick
Gregory Bateson
Jean-Jacques Wittezaele
Heinz Von Foerster

Content Protection by DMCA.com

 » FIGHT FOR IT « 

[Bats-toi pour « ça », c’est-à-dire pour tout ce que tu désires]

°

Sans jamais te poser de questions sur tes désirs…

°

Toute philosophie est une autobiographie, disait Nietzsche.
Les slogans des bodybuilders, crossfiteurs, fitness, sports de haut niveau n’échappent pas à la règle.
Leurs slogans sont censés représenter leur philosophie à l’entraînement, une philosophie de vie en général. Et cette philosophie est une autobiographie.

Comme nous l’avons vu avec le docteur en neurosciences Joël Monzée ici:

https://youtu.be/fJo3HChmPLA

l’enfant brimé qui n’a jamais eu (ou si peu) l’expérience de la douceur reste prisonnier de son enfance, une enfance qui fût douloureusement vécue, une enfance dans laquelle compréhension, empathie et douceur furent inexistantes ou peu fréquentes.

En voulant échapper à cette enfance avec les moyens qui l’ont fait souffrir, il ne fait qu’y rester : pour enfin pouvoir s’aimer, il lui faudrait être doux avec lui-même, faire pour lui ce que ses parents n’ont pas fait.
Mais il n’a appris que la souffrance et le combat comme moyen d’exister…
Souffrir devient alors le seul moyen d’exister.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné.

« De manière paradoxale, l’expérience clinique souligne qu’un enfant ou un adolescent aimera mieux une attention négative de l’adulte que l’absence d’attention. »
(Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute)

L’enfant qui manque d’attention va provoquer, déconner, se faire du mal etc, dans le seul but d’exister aux yeux de l’adulte.
Et si l’adulte n’accorde de l’attention que dans les moments de crise, cela renforce alors la stratégie de l’enfant pour obtenir de l’attention, et les situations de crises se répéteront…

Même si ces moments sont vécus douloureusement par l’enfant, même si les parents répondent à ces sollicitations par des formes de violence. Car souffrir d’une attention négative, mais exister auprès du parent, est encore moins pénible que de ne pas se sentir exister du tout.

Souffrir pour exister, ce n’est possible que si on nous l’a enseigné….

Celui/celle qui dit qu’il faut « se battre pour avoir quoi que ce soit dans la vie » ne fait que montrer, comme dirait Paul Watzlawick, qu’il n’a jamais rien eu sans se battre.

Bref, Fight For It… cela dit exactement comment nos parents ont été avec nous, eux-mêmes ne faisant que valider l’idéologie dominante.
Cela est davantage un cri de désespoir qu’autre chose.

Nous en faisons un cri de guerre, de viril guerrier, mais c’est en fait une plainte, une fatigue d’être soi !

Fight For It, c’est donc subordonner la destruction de soi à la destruction du corps : détruire le corps pour le construire en mieux (afin d’être enfin aimé, reconnu) devient un objectif prioritaire, et il englobe le reste, ce qui conduit à la destruction de soi.

Comme l’expliquent les plus grands psychologues sur l’enfance, il est évident que quelqu’un qui aura toujours eu le sentiment d’exister dans un environnement doux, qui le valide et le reconnaît, n’ira pas chercher la souffrance pour se valoriser.
Il saura que l’on peut être gratifié, heureux, par la douceur.

Finalement, lorsqu’on a comme slogan « Fight for it », ou quelque chose de similaire, on ne peut prétendre se préoccuper de santé.

En effet, Fight fort it, c’est se battre pour obtenir quelque chose.
Le développement musculaire est vu comme un combat. Et un combat, ça épuise, ça détruit, ça tue.

On peut donc opposer le développement musculaire obtenu par le combat et celui obtenu par la coopération.
Combat contre soi (une guerre fait toujours des dégâts, même si on atteint notre objectif) VS Coopération avec soi (l’objectif est atteint en préservant la « population » et les ressources, donc notre santé).

Toute référence au combat est donc un obstacle à la santé. Et, pour virer de bord, pour croître mais aussi durer, il faut apprendre à examiner les conditionnements qui nous poussent à l’autodestruction, notamment ceux de l’enfance.

°

Auteurs : Maxime Bratanoff, Denis Tiquet, Olivier Lafay

Bibliographie associée

Alice Miller : Notre corps ne ment jamais / C’est pour ton bien
Joël Monzée : J’ai juste besoin d’être compris
Boris Cyrulnik : Sous le signe du lien
Christophe André : L’estime de soi
Paul Watzlawick : Faites vous-même votre malheur/Comment réussir à échouer
Alexander Lowen : La peur de vivre/ Le plaisir
François Jullien : Traité de l’efficacité
Alain Ehrenberg : La fatigue d’être soi / Le culte de la performance/L’individu incertain
Edgar Morin : La méthode / Penser global
Henri Laborit : La légende des comportements
Gregory Bateson : Une unité sacré / Communication et société
Catherine Gueguen : Pour une enfance heureuse
Muriel Salmona : Châtiments corporels et violences éducatives-Pourquoi il faut les interdire en 20 questions réponses

Retrouvez la collection Lafay : http://amzn.to/2sJ6lDU

En illustration : la sportive Marine Leleu.
Citation de Brigitte Oriol extraite de cette vidéo : https://youtu.be/OfPE3a3Pmew

Content Protection by DMCA.com