POURQUOI MON INCONSCIENT AIME ME VOIR GROSSE?

( des liens entre l’apparence, les comportements et la construction de la personne)

La boulimie permet :

1 – de décharger les muscles de la mâchoire, du cou, de l’oesophage, du diaphragme et de l’estomac, qui sont tendus par la souffrance, la colère retenue, le besoin de hurler.
En mangeant beaucoup, on détend en partie tout un tas de muscles que l’inhibition de l’action a rendus durs comme du béton.
Il nous faut utiliser l’énergie bloquée, cette énergie des pleurs, des hurlements, de la rage, de l’envie de se battre, de mordre, d’exploser. On peut le faire en passant ses journées à manger…

2 – de se droguer avec d’énormes quantités de sucre (qui est une drogue plus addictive que la cocaïne). En mangeant beaucoup, on se fait de véritables shoots de sucre. On est plus détendu, plus calme. On peut ainsi planer en se gavant de Nutella.

3 – mettre quelques cm de lard entre soi et les autres. Ne plus être désirable aux yeux des hommes, ne plus risquer d’être percutée émotionnellement par les autres (ou moins percutée) puisqu’ils se tiennent à distance : fonction de protection.
On devient la bonne copine (qu’on n’ose pas moquer) ou la grosse qui fait peur (à qui on fout la paix). Et si quelqu’un se moque, c’est de notre gras, pas de ce que nous sommes en profondeur, qu’on croit avoir caché sous notre manteau de lard (et qu’on peut ainsi un peu oublier).

4 – se conformer à la définition que le père/la mère a fait de soi. Je suis une merde comme ils l’ont dit, montré. Je ne peux être désirable, aimée. Je suis a-normale par mon physique comme je suis a-normale pour une enfant (puisque mes parents m’ont rabaissée à l’extrême : je ne suis pas assez normale pour être aimée, pas assez bien).
Je refuse donc, inconsciemment, de m’épanouir, pour leur obéir. Encore leur obéir…
L’obésité est ainsi une forme d’obéissance muette, inconsciente. Et il y a des gens qui se rebellent contre tout, qui rejettent tout, sauf ces ordres qu’ils ont mémorisés, intégrés, mais dont ils ne savent rien.
L’auto-destruction est une soumission.

Boulimie, anorexie, musculation No Pain No Gain, sports intenses qui vous laissent muscles et articulations abîmés à 30 ou 35 ans… sont une soumission.

°

Afin de progresser dans votre compréhension de la personne, je vous encourage à visionner la vidéo réalisée avec le Dr en neurosciences Joël Monzée. Voici la partie 2, qui est sortie aujourd’hui.


Si vous n’avez pas vu la partie 1, commencez donc par cette partie 1, disponible sur la même chaîne.

ALLO MAMAN BOBO. ALLO MAMAN COMMENT TU M’AS FAIT J’SUIS PAS BEAU (partie 2)

Aujourd’hui la deuxième partie du FIT EVENING 3 est disponible ici:

Avec la participation exclusive de Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages traitant notamment de l’enfance et l’éducation ou encore du dopage social.
Vous ferez aisément les liens entre ce contenu, les articles récents publiés sur cette page et les vidéos sur la zone de confort. 😉
LDMT vous souhaite un excellent visionnage et vous invite à laisser vos commentaires, questions, encouragements sous la vidéo. 😉
Nous tenons aussi à remercier une nouvelle fois notre intervenant Joel Monzée pour sa participation ainsi que Maxime Reeves pour son superbe travail d’illustration.

Apprentissage et souffrance

« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »

Citation de Gregory Bateson, anthropologue, psychologue, épistémologue américain (1904-1980) Et, étant à l’origine de la pensée écosystémique et bienveillante, référence centrale de la Méthode Lafay.

Bien entendu, c’est nécessairement dans une société qui valorise la souffrance (menant paraît-il au mérite et à la valeur individuelle) que les apprentissages auront été longs et difficiles 🙂

C’est dans une société qui enseigne à l’aide de la souffrance, que cela est possible.

Le pouvoir éduque à la souffrance et via la souffrance. Les adultes, relais du pouvoir dans la famille, éduquent leurs enfants de façon brutale « pour leur bien », se soumettant ainsi aux valeurs des dominants. L’enfant ainsi éduqué valorise à son tour la souffrance en grandissant. Il valide ainsi le pouvoir en place. Et le pouvoir continue de communiquer sur la valeur souffrance (sacrifices, etc.).
La boucle est bouclée.
Tout le monde considère que vivre dans la souffrance va de soi. Ce n’est guère remis en question, même si ce culte de la souffrance n’avantage que ceux qui sont tout en haut de la hiérarchie sociale, et qui s’évitent, eux, de par leur position, bien des souffrances.

Bateson explique aussi que c’est dans les sociétés historiques, qui datent de quelques milliers d’années, après la naissance de l’agriculture, que le pouvoir, pour s’assurer la dominance et la maintenir, a poussé les gens à sortir de l’Optima pour aller dans le Maxima. C’est le début de la véritable exploitation de l’Homme par l’Homme…
Si c’est pas assez clair, regardez les 3 vidéos Effi-Sciences Lafay (youtube) sur la Zone de confort 🙂

Olivier Maurel explique, lui, que dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs, on ne frappe pas les enfants. Ces sociétés dites primitives considèrent qu’un enfant ne peut pas comprendre et qu’il est donc inutile de le frapper ou de le punir.
Ces « primitifs » avaient intégré les recherches les plus actuelles en neurosciences…

>>> Il y a donc un lien étroit, historique, de cause à effet, entre la violence sociale, les échelles de dominance et la violence faite aux enfants, sans chercher à les comprendre.
Wilhelm Reich explique dans « La révolution sexuelle » que les parents sont la courroie de transmission qui établit auprès des enfants les volontés du pouvoir.

Dans une société de douceur, la citation de Bateson n’aurait pu exister. La violence sociale serait faible ou inexistante. Les enfants ne seraient donc pas mis sous pression, et ne reproduiraient donc pas le schéma social et la violence parentale. Et les hiérarchies seraient forcément très différentes de celles qu’on connaît (où très peu de gens s’accaparent tout, vivent dans l’opulence, et enseignent au peuple qu’il est bon de souffrir pour exister).
En fait, chaque baffe à un gosse est, sans qu’on le sache clairement, un acte de soumission aux ordres venus des dominants…

VIOLENCES PARENTALES : ne séparez plus le corps et l’esprit

La violence psychologique peut produire des effets bien plus destructeurs que la violence physique.
Le pire, bien souvent, dans la violence physique, c’est la violence psychologique.
Il ne faut pas dissocier les deux.

Une violence physique, cela reste une douleur suite à un choc. Comme se casser une jambe ou se couper le doigt.

Le plus douloureux, quand un adulte frappe un enfant, ce n’est pas le coup en soi la plupart du temps, c’est le contexte dans lequel il existe. C’est le mal extrême que ressent un gosse quand il se sent rejeté, détesté, abandonné. C’est cette peur qui vous a serré les entrailles, cette peur qui surgit chez l’enfant dès la moindre petite fessée, ou baffe, et qui ne le quittera peut-être plus jamais (beaucoup de gens ont peur toute leur vie, sans vraiment comprendre d’où ça vient, surtout qu’il leur faut aimer leurs parents, et qu’ils se mettent donc, en grandissant à être solidaires des coups reçus dans l’enfance).

Cette peur, cette terreur de l’enfant sans défense devant ceux qui sont pourtant censés le protéger. Plus aucun refuge… Plus que le seul désespoir…
Cette peur qui produit des effets durables, qui détruit la confiance en soi, l’estime de soi, l’amour de la vie, l’empathie, la capacité à croître. Qui produit des dégâts psychologiques nous emmenant en enfer, faisant de notre vie entière un enfer.

Aucune violence physique parentale, même une petite baffe ou fessée, n’existe sans douleur psychologique.
Et le fait de frapper un enfant « pour son bien », associe en lui la violence et l’amour… Cela aura des conséquences dans sa vie de couple future. Et on sait d’où vient l’intérêt de tant de femmes pour « 50 nuances de Grey » : le mâle alpha (image du père tout puissant) qui éduque et forme dans l’humiliation et la douleur.
On recherche en amour ce qu’on a connu étant beaucoup plus jeune…

La douleur physique peut exister sans conséquences psychologiques importantes.
Les violences psychologiques entraînent des dégâts considérables dans l’organisme. Plus elles sont intenses, et/ou répétées quotidiennement (même en étant « minimes »), plus le fonctionnement de l’organisme sera modifié de façon durable.

La violence psychologique EST une violence physique (même si c’est moins spectaculaire que des bleus ou des bosses). Le système nerveux modifie son fonctionnement, ce qui aura des répercussions sur les organes, à court, moyen et long terme. On entre dans un état d’hyper-vigilance, avec modifications hormonales. On est plus souvent malade, car fragilisé. Les écrits de spécialistes comme Alice Miller, Joël Monzée, Catherine Gueguen ou Muriel Salmona sont à ce sujet absolument implacables. Et Henri Laborit fut le précurseur de l’étude de l’inhibition de l’action (sidération infantile) et de ses effets sur le corps.

D’un point de vue cybernétique, il n’y a pas de distinction corps/esprit, il y a seulement les effets de la violence visibles extérieurement ET les effets de la violence invisibles extérieurement (quoi qu’un esprit bien formé sache repérer à l’extérieur les dégâts intérieurs).

NE PARDONNEZ PAS A VOS PARENTS

Si le pardon fonctionnait, depuis 2000 ans que c’est une institution, nous vivrions dans un monde de paix et de douceur.
On pardonne pour ne pas réfléchir, ne pas ressentir, et se soumettre à la norme.

Et on reproduit…
On humilie, frappe, soumet par la contrainte nos propres enfants. On les rabaisse, on les punit, on les écarte brutalement de notre chemin, etc.
On fait comme on a appris et comme on a toujours vu faire.
Comme une malédiction dont on n’arrive pas à se défaire, implacable. Qui nous manipule sans espoir.

Les faits le prouvent 🙂

Comme l’explique Hannah Arendt, c’est toute la différence entre Socrate et Jésus.
Jésus dit de penser à faire le Bien avant tout (et le pardon est un acte de Bien).
Socrate dit de penser à ne pas faire de mal. Et ça change tout…
Car c’est une conception révolutionnaire, qui exige le progrès… par la connaissance de notre propre fonctionnement. Gnothi seauton…

La religion a fait confondre pardon et acceptation.
Si j’accepte, alors tout continuera comme avant. La société reproduira ses schémas, sa violence, sa norme idéologique…
Je m’évite la pensée, la vraie, pas la pensée superficielle qui évite les profondeurs de l’âme, la pensée qui révolte et amène à tout changer.
Bref, ne pas pardonner met en danger l’ordre social 😉
(du moment qu’on part à la conquête du savoir sur soi, et qu’on ne se contente pas de se révolter comme un ado, le cul sur sa chaise avec un gros joint, ou en cassant/brûlant des trucs)

Pardonner est un abandon de la révolte et une soumission à cet ordre.
 

LE CHANGEMENT : c’est pas facile…

Soit on force le changement, en voulant modifier l’apparence et les performances, sans se changer en profondeur. Et cela sera éphémère bien souvent. Et on se fera mal (l’attitude No Pain No Gain est issue d’une volonté d’éviter de faire face à soi).

Soit on recherche l’Efficience pour provoquer une modification complète du système (pour croître et durer). Corps-esprit 🙂
Et il va falloir intégrer ses multiples traumatismes, dont la majorité viennent de l’enfance.

Personne n’a dit que c’était simple.
Mais « pas simple » ne veut pas dire « impossible ».

La violence parentale (de la petite humiliation aux coups) entraîne une résistance par la suite : on cherche à conserver la « forme » prise par notre système. D’où le déni de solutions. On se dit que c’est trop dur…Ou inutile, ou qu’on ne sait pas comment faire, concrètement.

Et même, bien avant le déni de solutions, il y a le déni de l’importance destructrice de la violence parentale (et de ses conséquences dans le présent, dans nos actes, nos paroles, nos choix sentimentaux, nos lapsus, nos confusions, nos colères, nos haines, nos peines). On a du mal à accepter qu’on est le produit du manque d’amour, des gaffes, des humiliations, oublis, négligences et violences de nos parents. On voudrait tant se penser libres, comme des dieux capables de se refondre par la « volonté »…

Ceci, on va vous l’expliquer petit à petit, pour ne pas vous bouleverser trop vite et trop fort 🙂

Mon travail, avec LDMT, est de permettre un pas de côté pour passer du déni à de petites actions constructives, entraînant une refonte du système.

ALLO MAMAN BOBO. ALLO MAMAN COMMENT TU M’AS FAIT J’SUIS PAS BEAU.

Aujourd’hui la première partie du FIT EVENING 3 est disponible ici:

 

Avec la participation exclusive de Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages traitant notamment de l’enfance et l’éducation ou encore du dopage social.
Vous ferez aisément les liens entre ce contenu, les articles récents publiés sur cette page et les vidéos sur la zone de confort. 😉
LDMT vous souhaite un excellent visionnage et vous invite à laisser vos commentaires, questions, encouragements sous la vidéo. 😉

JE NE SERAI JAMAIS ASSEZ BELLE !

beaute

(mais belle pour qui ? Pour quoi?)

Le véritable problème que vous voulez résoudre, mesdames, ne se situe pas dans votre apparence physique…
La preuve en est que, même une fois devenues magnifiques, vous êtes encore en souffrance.

La vérité est ailleurs. Et l’amour de soi ne peut jamais se résumer à la forme extérieure. L’amour de soi réside dans nos relations aux autres, à soi, au monde, et c’est majoritairement le regard de nos parents qui l’a ou ne l’a pas permis.

La vérité est donc ailleurs que dans la seule apparence du corps corps. La fixation sur l’apparence physique est sans issue.

Votre beauté, votre véritable beauté est à faire exister dans un au-delà du corps (vu comme apparence).
Et votre vision de votre beauté (de vous en tant que personne digne d’être aimée) dépend directement de ce qui conditionne profondément l’estime de soi.

Alors ok, la Méthode Lafay a bien répondu à votre première demande, qui était de vous conformer aux critères esthétiques en vigueur. Vous avez obéi aux injonctions de la norme et faites désormais partie du « haut du panier » esthétique. Et c’est venu assez vite grâce au pouvoir de transformation de la Méthode Lafay.

Mais vous sentez vous-même que cela ne suffit pas, que l’insatisfaction demeure, que la soumission à la norme esthétique peut vous gratifier, mais n’annihile pas votre frustration profonde.

Alors, ce qu’il faut faire, c’est être contente d’être belle, être merveilleusement contente d’avoir mis en place de quoi durer (santé) en voulant juste être belles… puis de vous mettre à dépasser cela et voir ce qui cloche dans votre « système » (la construction de votre personnalité).

La beauté physique ne vous apportera ni l’amour de soi (vous par vous), ni l’amour des autres (ce sera du désir), ni l’amour (et là on vient à l’essentiel) de vos parents; cet amour que le petit enfant qui s’agite toujours en vous attend encore et encore.

La recherche de la « divine proportion » ne rend pas heureux. C’est juste un esclavage de plus. C’est juste une nouvelle fuite en avant qui nous évite de penser. Et de penser à quoi?
De penser à ce qui nous agite l’âme depuis toujours, à ce qui nous empoisonne l’âme et l’empêche de s’élever. A ce qui nous rend lourds, terre à terres, aveugles à la vraie beauté, excessifs, énervés, frustrés, malheureux.
Nous nous fixons sur la courbe d’une hanche, sur la forme d’un biceps, sur une alimentation ultime (vegan, paléo, crudivore, frugivore, sans gluten, etc.), sur une performance qui, une fois atteinte, nous rendra enfin heureux…
Mais quelle est la fonction de cette focalisation du regard? Cela sert à oublier quoi? A cacher quoi? A éviter quoi?

La recherche obsessionnelle d’un beau corps, voire d’un très beau corps, la fixation sur une apparence ultime qui permettrait de s’aimer enfin soi-même, est, dit autrement, une recherche d’acceptation.

Demandez-vous ce qui conditionne, au fond de vous, cette acceptation.
Ne pas pouvoir s’aimer avant d’être accepté par soi, les autres, le monde (avoir sa place dans l’écosystème affectif), ne pas pouvoir… jouir… nous dit quelque chose de profond sur nous-mêmes. A condition de pouvoir l’entendre…

°

LES SOLUTIONS

Bon, mon petit article vous remue, vous secoue et vous laisse désemparées… Vous vous dites : « Cela résonne si fortement en moi que je ne sais plus quoi faire, comment m’orienter pour sortir de ce piège? »
« Si l’apparence est sans issue, comment me trouver et remplir ma vie ? »

Je vais donner une direction, qui ne sort pas de mon cerveau malade, mais qui repose sur une longue pratique des références les plus pointues en psychologie, philosophie, neurosciences, sociologie, biologie et cybernétique. Et sur une expérience des relations humaines autant dans la vie de chair et d’os que sur internet (où j’ai eu en 12 ans plusieurs centaines de milliers d’échanges).

Il faut lire et relire le tome 2, mes articles, et écouter les vidéos LDMT. Il y a là de quoi dénouer de nombreux nœuds qui semblent serrés à jamais, où dont vous n’avez même pas conscience.
C’est partir, voguer, à la découverte de son âme et de ce qui l’empoisonne, et l’empêche de croître ou même de simplement exister.

Il n’y a aucune issue seulement pour ceux/celles qui ne peuvent/veulent entendre, et accepter… et donc opérer une autre recherche, bien plus vaste que la focalisation obsessionnelle sur l’apparence physique.
La solution (issue) existe en potentiel seulement pour chacun(e) et réside dans la volonté d’approcher sa mémoire traumatique.
Donc, déjà se dire que la solution ne sera JAMAIS dans la perfection physique (jamais).

Se dire ensuite que la solution, pour pouvoir exister pleinement un jour, a besoin de temps et donc d’une bonne santé (on se transforme ainsi plus aisément, et on garde le moral nécessaire aux transformations si on est en bonne santé).
Plus votre santé décline avec le temps, plus le risque de perdre la foi est grand. Vous avez besoin de force pour changer. Et celle-ci repose sur votre santé.
L’entropie (la dégénérescence), si elle galope, vous empêchera d’aborder les rivages où s’amorcera la découverte de votre âme.
Difficile de naviguer loin et longtemps, avec un bateau qui prend l’eau…

Se dire ensuite que, si on fait le nécessaire pour rester à proximité de ce qui cloche en soi, si on apprend à tourner autour, à regarder tendrement sa mémoire traumatique, l’émergence se fera nécessairement.

Il faut donc créer les conditions de cette émergence.
(phrase à relire encore et encore)

Et c’est sûrement pas en se fuyant sans cesse, notamment dans une quête éperdue de la « beauté » que cela se fera.
Je peux évoquer aussi toutes les autres fuites : l’alimentation ultime, l’anesthésie des boîtes de nuit, la drogue, le sexe sans conscience, etc.

Créez les conditions de votre propre émergence. Voyez plus loin que le bout de votre nez (de vos conditionnements). Faites un pas de côté pour observer les horizons lointains, et sillonnez la mer à l’insu du ciel.

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Olivier Lafay

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Ps : à titre personnel, je peux trouver magnifique une femme que d’autres qualifieraient de « grosse », si je vois transparaître son âme. Si cette âme surgit dans chaque mouvement dans chaque parole. Je ne vois pas seulement un corps, qui doit répondre à certaines normes esthétiques, je vois un tout, j’entends un tout, je sens un tout.
Ce qui me séduit, c’est une femme en quête de son âme, par choix conscient, ou parce qu’elle ne peut tout simplement lui échapper.
Ayant appris à écouter, à observer, à considérer la posture, la vitesse des mouvements, la manière de lier parole et gestes, je vois immédiatement s’il y a une âme en recherche de croissance… ou pas.
Bien sûr, cette femme peut être « cabossée », mais peu importe si le désir de croissance est manifeste, si la sensibilité est forte.

Je peux voir le regard perdu, vigilant, de la femme toujours prisonnière de son enfance douloureuse, qui sous les rires, et les démonstrations de courage, cherche encore d’où vont venir les coups ou les humiliations de son père ou de sa mère… Là où elle essaie de donner le change, car il lui faut vivre et paraître « fonctionnelle », je vois la biche aux abois, qui s’inquiète des prédateurs. Je le vois dans son port de tête, dans ce mouvement des yeux et du visage qui s’excuse presque constamment d’exister.
Je vois la faille où l’âme luit, cherche, trébuche, attend, palpite.
Je peux être amoureux d’une femme comme ça, qui cherche à être normale, un bon petit robot soumis à l’idéologie dominante, mais qui n’y parvient pas, qui aspire à bien davantage. Je sais qu’arrosée de tendresse, elle pourra croître et durer, et s’aimer, et aimer.

A l’inverse, je suis totalement insensible aux charmes d’une femme qualifiée de « canon », et qui n’est pas davantage qu’un robot sans âme. J’ai pu être harcelé par ce genre de femmes, sans, à leur grande stupéfaction, ne pas même lever un sourcil. Un robot, même en 90-60-90, qui vous lance des regards d’un érotisme de cinéma ou d’affiche de pub, ne me fera jamais bander.

Plus un homme est sensible à son âme, plus il cherchera une femme qui y est également sensible, par choix ou par force.

Vous voulez vous muscler

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Vous êtes un mâle.
Vous voulez vous muscler pour séduire les filles.
Vous voulez du muscle pour en imposer aux autres mâles.
Vous voulez vous muscler pour être performant (dans vos sports de prédilection).
 
A moins d’être complètement inconscient, vous avez certainement envie que les expériences agréables octroyées par vos muscles puissent se renouveler.
Autrement dit, vous devez avoir envie, soit clairement, soit tapie au fond de vous, de jouir le plus longtemps possible de ce que vous avez obtenu avec l’entraînement.
 
Séduire les filles aujourd’hui, demain, dans 10 ans, dans 30 ans…
Ne pas craindre physiquement les autres mâles, aujourd’hui, demain, dans 10 ans, dans 30 ans.
Conserver de belles performances demain, dans 10 ans, dans 30 ans.
Et pourquoi pas bien plus tard, au moment où beaucoup d’hommes sont devenus faibles, fragiles, peu mobiles, maladroits, tremblants, hésitants, tristes, dépressifs, seuls, repliés sur leurs douleurs, sur l’impotence?
 
Bref, vous avez certainement envie de jouir d’une condition physique qui rende la vie plus agréable… le plus longtemps possible.
 
J’ai écrit que vous deviez avoir cette envie. Vous devriez avoir cette envie…
Mais ce n’est pas un acquis, une évidence claire et consciente pour tous, sinon il ne serait pas nécessaire d’écrire cet article.
 
Nous vivons dans une civilisation devenue nihiliste, où le projet global s’est dissous dans l’urgence ultra-individualiste de la jouissante immédiate. On peut dire qu’il y a un rapport entre une société nihiliste et ce mouvement massif de consommation, qui ne sait pas penser la durée.
On veut tout, tout de suite, quel que soit le moyen employé, sans guère prendre le temps de penser aux conséquences de l’assouvissement de nos désirs.
 
Développer un muscle durable, cela paraît presque incongru, étonnant, perturbant… subversif.
Si l’on vous dit qu’il faut, très logiquement, vouloir « croître et durer », vous mettez un petit temps à vous représenter cette idée. Pour certains d’entre nous, c’est même impossible.
 
Vous devez vouloir un muscle qui soit « bon pour votre santé ».
Il n’y a pas que le muscle bon pour les filles, bon pour la confiance en soi et jouer les mâles dominants, bon pour la performance… Si l’on veut que tout cela dure, il faut développer un muscle durable…
 
La santé devient donc le préalable, le chef d’orchestre, les fondations… de votre transformation corporelle (de votre prise de muscle).
 
Dans le Tome 2 de la Méthode Lafay, un chapitre entier est consacré aux « fondations de notre santé ». L’on y trouve une analyse très détaillée et référencée, implacable, ainsi que des solutions opérationnelles, faciles à mettre en oeuvre.
Mieux comprendre pour mieux agir. Mieux comprendre et mieux agir.
 
Lorsqu’un colosse de 100 kgs secs a le dos tellement abîmé par les charges lourdes qu’il ne peut même plus soulever son enfant pesant seulement 18 kgs, tant les douleurs lors de ce mouvement sont importantes. Il continue à s’entraîner sur des machines lui évitant ces douleurs, mais il est bel et bien handicapé au quotidien. Et les conséquences sur sa vie de famille sont considérables : il peut s’entraîner dur pour conserver sa musculature MAIS il ne peut plus jouer avec ses propres enfants.
 
Lorsqu’un homme, venu à la musculation pour en imposer, pour être un « super-héros », ne peut plus faire une seule pompe, et donc épater les copains ou la famille qui lui demande si ses muscles lui servent à quelque chose. Son grand rêve, son rêve d’être un super-héros, est annihilé.
 
Lorsque les genoux sont usés, grinçants, si douloureux et laissent présager un avenir sur une chaise ou un fauteuil roulant, et une opération qui deviendra certainement hors de prix dans une société individualiste où chacun doit être responsable de lui-même. On ne veut plus payer pour les autres; ils ne veulent plus payer pour nous…
 
Etc.
 
Ci-dessous, les toutes premières lignes du chapitre 2 du Tome 2 de la Méthode Lafay, chapitre intitulé « Les fondations de votre santé ».
 
« Lorsqu’on demande aux gens ce qu’il s’agit, selon eux, de faire pour être en bonne santé, ils répondent généralement que la priorité doit être donnée au sport et à l’alimentation.
 
La première image qui nous vient à l’esprit est bien souvent celle d’un athlète musclé, sans gras, faisant son jogging, soulevant des haltères ou attablé devant un repas diététique.
 
C’est le discours de l’industrie du Fitness qui est ainsi répété : ayez l’apparence de la forme et vous serez en forme. C’est certainement ce discours qui vous a conduit à vous procurer la méthode Lafay. Ce qui vous donne maintenant l’opportunité d’apprendre que ce discours n’est pas tout à fait vrai, et qu’il s’agit de se rendre au-delà des apparences. Il s’agit de se préoccuper autant de ce qui ne se voit pas que de ce qui se voit.
 
Etre en bonne santé, c’est tout simplement disposer d’un fonctionnement organique optimal permettant de durer. Pour cela, l’apparence athlétique (esthétique et performance) ne suffit pas. Ce que l’on montre doit, pour être renouvelé le plus longtemps possible, reposer sur de solides fondations.
 
On ne peut dissocier l’apparence athlétique de ce sur quoi elle repose. On ne le peut, même si très peu de sportifs se soucient de ces fondations, c’est-à-dire des quatre éléments essentiels dont nous allons parler ci-dessous et de la manière dont le stress les affecte, ainsi qu’il affecte l’organisme entier. Ils ont monté les murs sans se soucier des fondations; ils ont « construit leur corps », sans se soucier de ce sur quoi cette construction reposait. Et c’est ce qui conduit ce bâtiment, aussi beau soit-il, au risque de l’effondrement. »
 
Ensuite, ce chapitre vous explique ce que sont ces fondations. Il montre ce qui se passe quand on les néglige, avec le détail des conséquences. Il explique que s’en préoccuper permet de bien meilleurs résultats plus rapidement, en moins de temps et sans se détruire. Les solutions peuvent sembler « inattendues » pour un sportif qui n’a jamais été familiarisé avec ce sujet (99,99% des sportifs), mais elles fonctionnent très vite et très efficacement. De nombreux témoignages de pratiquants, depuis la sortie du Tome 2, en attestent.
En savoir plus sur le Tome 2 :
 
https://www.amazon.fr/M%C3%A9thode-musculation…/…/2851809091
 
Groupe officiel de la méthode :
https://www.facebook.com/groups/17045653093/
 
(L’image illustrant ce texte a été créée par la fille de l’auteur de la méthode Lafay 😉 )

« L’intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’on juge. »

Citation de Coluche
 
Cela ouvre un débat sur la meilleure manière de faire croître son intelligence et de se mettre au moins en position de comprendre quand on atteint ses limites intellectuelles.
La mesure, par soi-même, de sa propre incompétence, en temps réel, demande beaucoup d’apprentissages.
Et ceux-ci sont feinés, contrecarrés, voire à jamais bloqués par le principe même d’internet et des réseaux sociaux, qui cultivent le narcissisme, l’ignorance et l’orgueil le plus nais.
 
Sur le net, et encore plus sur facebook, beaucoup sont si pressés de juger, de se valoriser, d’exister enfin, qu’ils ne prennent aucunement la peine de se demander s’ils sont légitimes pour s’adresser sur un ton supérieur, dominateur et condescendant à certains de leurs semblables.
Ce questionnement les freinerait aussitôt et gâcherait leur plaisir, en modérant de trop (à leur yeux) leur ambition d’être « au-dessus ».
 
Un vrai con, selon moi (ou une vraie conne), c’est quelqu’un qui intervient sans le moindre respect, qui entre chez vous, en dominant, sans même prendre le temps de chercher à savoir qui vous êtes, qui vide votre frigo, défèque sur votre canapé, et s’affiche bien évidemment, sur sa propre page comme « Charlie » et « défenseur des droits de l’homme et de la liberté d’expression ». Le vrai con, la vraie conne, défèquent allègrement et en permanence, sur les belles valeurs qu’ils affichent pourtant sur leur propre page. Ils sont tellement obtus, robotisés, qu’ils ne voient pas le paradoxe.
 
C’est une image 🙂
Ici, c’est ma page, c’est donc sur mon « canapé » et « dans mon frigo » que leurs comportements ont lieu…
 
Le vrai con (ou la vraie conne) est totalement inconscient de ce qu’il fait. Il agit pour prendre du pouvoir, se gratifier, exister aux dépens des autres, comme la tv, le travail, l’école et les médias le lui ont appris.
Il n’a aucun recul.
 
Et quand on lui fait remarquer qu’il est très impoli, qu’il existe de meilleures manières d’entrer en relation avec ses semblables, il trouve cela injuste. Il n’a même pas réalisé sa violence et sa méchanceté dominatrice. Son profond manque de respect. Pour lui, c’est normal de se comporter ainsi, de juger des gens chez eux, de haut, et d’attendre qu’ils se soumettent et se taisent devant sa toute-puissance.
 
Le clash a ainsi lieu dès le départ. Il n’est pas là pour réfléchir, mais pour jouir en jugeant. Aussi, quand on lui demande d’argumenter, c’est la panique. Sa toute-puissance imaginaire d’enfant brimé, qui cherche à compenser une fois devenu adolescent ou adulte, est remise en question. C’est pour lui/elle intolérable…
Il va donc se mettre à troller, c’est-à-dire à occuper le terrain sans jamais argumenter. Toute argumentation le mettrait en défaut et briserait ses illusions, ses croyances, le jetant en plein désarrroi.
Il ou elle va donc lutter pour maintenir cette image idéale de soi que le net permet de fabriquer à moindre frais.
Le but n’est jamais d’apprendre, de respecter l’autre, mais de dominer.
 
En fait, dès la première intervention, on peut évaluer le niveau de connerie, et de souffrance d’une personne.
Là, où l’intervenant agit sans conscience, brutalement, bêtement, nous pouvons le voir « à poil ».
Si ces gens étaient un petit peu plus instruits sur leur propre fonctionnement, leurs propres conditionnements, ils seraient vite beaucoup plus doux et réfléchis, car le hiatus entre la honte d’être ainsi mis à nu et leur volonté de puissance serait évident à leurs yeux.
 
J’ai souvent de la peine quand je pense au fait qu’une partie non négligeable de l’humanité est irrécupérable, totalement irrécupérable. Condamnée à une vie de robots, sans aucune conscience, sans que leur vie puisse jamais être véritablement une vie. Depuis mes vingt ans, j’ai une expression pour ça : la viande gâchée. Ce sont « des vies pour rien ». Du berceau à la tombe, une vie de marionnette, qui ne voit pas les fils qui l’animent, et hurle sa « liberté ». C’est si triste. Ces gens sont de plus dangereux, freinent le progrès, en étant les premiers soutiens du système de dominance en place. Ce même système qui en a fait des marionnettes (boucle tragique et morbide).
 
C’est terrible, mais beaucoup ne peuvent espérer se libérer de la moindre de leurs chaînes. Et j’en souffre. Mais il y a déjà tant à faire avec ceux qui peuvent apprendre…