L’EXPLOITATION DE L’HOMME PAR L’HOMME

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Le débat récent sur le veganisme (énième débat) m’a donné envie de vous proposer cette réflexion.

Les vegans affirment que les problèmes du monde seront résolus par l’abandon du régime carné.
C’est faux, et je vous donne ci-dessous une architecture de raisonnement, afin d’y réfléchir.

1 – la lutte pour la dominance est un état primaire et fondamental chez tout être vivant (je vous renvoie aux travaux d’Henri Laborit). Chacun cherche à se gratifier en tant qu’individu. A survivre… A se reproduire…
Donc chacun, plus ou moins consciemment, cherche à dominer, afin d’être bien placé lorsqu’il s’agit de satisfaire besoins et désirs.

2 – chez l’humain, cela a donné, entre autres, l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la nature.
Les progrès de la science sont dus au besoin… de satisfaire au mieux nos besoins. Tenter de posséder la nature, c’est tenter de la rendre apte à nous satisfaire et non à nous détruire.
La nature se fout en effet des individus que nous sommes…

De même, la cybernétique est la science qui permet de mieux comprendre les systèmes complexes : donc de les contrôler, de les rendre prévisibles, et aussi d’en produire (la Méthode Lafay est la création d’un système complexe à l’aide des outils de la cybernétique).

Pour se gratifier au mieux, il est préférable d’être bien placé sur l’échelle de dominance. En effet, utiliser d’autres humains permet de d’obtenir bien davantage de pouvoir sur sa vie que si on est tout seul (en faisant proportionnellement moins d’efforts).

3 – l’exploitation de l’homme par l’homme, pour la satisfaction « hiérarchisée » (certains ont bien plus que d’autres) des besoins, entraîne la destruction des écosystèmes naturels.
C’est la création d’écosystèmes « pour l’humain », englobant la nature, l’asservissant, la malmenant. Je vous renvoie au tome 2 de la Méthode d’Edgar Morin, si vous voulez creuser ce sujet.

4 – Une utilisation plus raisonnable de la nature exige une redéfinition des rapports sociaux (qui devraient être aussi plus raisonnables).
a – plus je veux être dominant, plus je vais assurer mon pouvoir en utilisant d’autres humains, qui vont exploiter la nature en concurrence avec d’autres groupes humains dont le dominant, à chaque fois, veut être plus dominant que moi.
b – la règle de base est donc de tirer un maximum de ressources de la nature pour assurer la lutte pour la dominance, et non la respecter (globalement).

5 – faire cesser l’exploitation de l’homme par l’homme, ou au moins la diminuer grandement, permettrait de mieux respecter la nature.
En effet, faire cesser l’effervescence de la lutte de tous contre tous, permettrait d’accorder du temps et de l’énergie au respect des écosystèmes naturels.
Avoir du temps pour faire autre chose que se battre les uns contre les autres, se valoriser aux dépens des autres, utiliser leur travail pour avoir de la dominance, etc., ce serait la possibilité de vivre en accord avec les processus naturels.
Comme le dit Gregory Bateson, si l’on va mal, c’est qu’on a oublié de regarder le fonctionnement de la nature.

6 – une société plus paisible, respectant les écosystèmes naturels, et humains, aurait le temps, les connaissances et l’équilibre psychologique nécessaire pour, éventuellement, envisager sereinement le végétarisme ou le végétalisme (voyez donc que je ne condamne pas ces pratiques).

7 – par contre, si on ne fait pas cesser l’exploitation de l’homme par l’homme, l’adoption du végétalisme pour « sauver le monde » est une erreur majeure.
L’exploitation de la nature, pour assurer le maintien des échelles de dominance, continuera ; les écosystèmes seront de plus en plus détruits. Les espèces animales disparaîtront.
Du moment que vous raquez pour manger, que ce soit des végétaux ou des animaux, les dominants conserveront le pouvoir.
Le stress exercé par les puissants sur les masses sera toujours aussi fort, et même pire. Les gens seront donc toujours enchaînés et malheureux.
Je dis « et même pire », car l’antispécisme, moteur de l’idéologie vegan, conduit à la désacralisation absolue de l’humain, donc à un « j’m’en-foutisme » absolu des autres, donc à une grande « liberté » quant à leur exploitation (supérieure à ce qui se passe aujourd’hui, où l’on brandit encore des valeurs humanistes, dernier rempart contre l’exploitation totale).
Passer de la sacralisation absolue de l’humain à la désacralisation absolue est juste une énorme connerie.

Donc, on ne peut être heureux, dans une société enfin paisible, juste en cessant de manger de la viande…

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Illustration de Lionel Richerand

ABSOLU ET RELATIF en MUSCULATION : où est la vérité?

eugeneCertains disent qu’il n’y a pas de vérité absolue en musculation. Comme ça… de façon légère et pourtant assurée 🙂
Mais est-ce que cette affirmation est une vérité absolue?
Qui peut prétendre déclarer absolument vrai qu’il n’y a pas de vérité absolue en musculation?
Un gourou?
Un ignorant?
Ou un manipulateur?
Il n’y a pas de vérité absolue en physiologie? En biomécanique? En nutrition? Etc.
En fait, il y a des vérités absolues en musculation sur de très nombreux points.
D’autres sont des questions de « choix », mais généralement basés sur une profonde ignorance des mécanismes qui nous déterminent.
La connaissance, quand on la maîtrise, permet de distinguer :
les vérités fondamentales en musculation (absolues) qu’on ne peut contourner sans risque d’échec. Elles sont très nombreuses;
les vérités relatives aux choix du type de musculation. En effet, le choix de faire du powerlifting, du bodybuilding, de l’haltérophilie, du crossfit, entraîne de facto des vérités absolues dans leur contexte (sinon on change de type de musculation), mais relatives dans le sens où cela dépend du but poursuivi;
des valeurs qui chapeautent ces choix. Par exemple, si votre but est de vous préserver, vous devrez tenir compte de certains absolus. Si votre but est de briller en compétition, ou d’être énorme et sec, vous devrez tenir compte d’autres absolus. Vous n’aurez par exemple pas 60 de bras sec au naturel, sans dopage. C’est une vérité ABSOLUE 🙂
Bref, réfléchissez avant de parler d’absolu et de relatif 😉

LIBERTÉ DE MES FESSES !

15442283_10211379697787617_3554169922206570344_nLe sujet du libre-arbitre dérange énormément… Le remettre en question affole la boussole de pas mal de gens… Normal dans une société qui l’a placé comme principe premier et irréductible 🙂

Nous avons tous en nous cette idée et, formatés par elle, nous la défendons âprement. On peut donc dire que cette idée, nous ne l’avons pas choisie librement, mais, qu’au contraire, elle nous… détermine.

La peur extrême d’avoir un « destin », de ne pouvoir changer de voie, conditionne (détermine) cette défense du libre-arbitre.
🙂
Pourtant, la plupart des gens a une vie bien linéaire…
Donc, ce que les gens défendent, c’est pas la réalité de leur vie (une vie libre), mais simplement leurs rêves (ce qui compense la vie triste et froidement déterminée qu’ils ont).

Or, dans la vidéo publiée récemment, Henri Atlan explique bien la différence entre « tout est écrit d’avance » et un déterminisme bien compris (qui nous permet d’être beaucoup plus libre et d’échapper justement à de nombreux conditionnements).

En fait, la vision cybernétique, scientifique, du déterminisme, une fois bien comprise, est un excellent moyen de construire sa foi et de rêver 🙂
Car elle libère et donne des moyens pour vraiment changer sa vie.

Mais c’est peut-être ce qui fait peur aux gens : se voir devenir responsables de leur vie, et pas seulement s’en rêver responsables, tout en restant toute sa vie, soumis au système en place.

C’est le grand paradoxe de la notion de libre-arbitre : ceux qui le défendent le plus sont ceux qui ont le moins envie d’apprendre (donc qui ont le moins la possibilité de changer)

 

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Précisions sur le rapport entre perturbations (évènements qui nous modifient qu’on en ait ou non conscience) et déterminisme :

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Ce n’est pas nous qui décidons des perturbations aléatoires qui surviennent (sinon ce ne serait plus aléatoire), mais une fois survenues, elles sont causes de modifications en nous (elles nous déterminent).

La théorie de l’auto-organisation du vivant (Bateson, Atlan, etc.) explique que la complexification des organismes provient de perturbations aléatoires. La perturbation aléatoire nous détermine (et peut nous détruire comme nous construire).

Dans la Méthode Lafay, fondée sur la logique cybernétique, on met en place des perturbations contrôlées, dont le but est de complexifier l’organisme en le stressant au minimum (voire pas du tout).
Une perturbation contrôlée (non-aléatoire) détermine donc les transformations physiques et psychiques de l’organisme.
L’idée même de perturbations contrôlées m’a été inspirée par ce que j’ai appris en cybernétique. Les savoirs engrangés, mes expériences, sur une base culturelle donnée et un fonctionnement biologique donné, ont déterminé ma conception de la musculation.

A noter qu’une perturbation peut être aléatoire tant que nous ne la comprenons pas. A partir du moment où nous la comprenons, nous pouvons modifier la manière dont elle nous détermine, l’éviter, ou en faire une perturbation contrôlée 😉
Est-ce une affaire de « libre-arbitre »?
Non, car bien que libérés par la connaissance (ayant plus de contrôle), nous sommes encore déterminés dans nos actes par la connaissance acquise, qui elle-même a été le fruit de de savoirs, histoires, rencontres, expériences…

Et ce que nous savons a des limites, que nous ne voyons en général pas (c’est la problématique des tâches aveugles cognitives et des paradigmes)🙂
Ces limites nous déterminent (agissent sur nos conceptions et réalisations)…

La Méthode Lafay consiste en un entraînement stratégique

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Cette approche stratégique repose sur le savoir écosystémique (l’écologie de la personne et de ses relations, issue des sciences systémiques et cybernétiques).

Le savoir écosystémique engendre une attitude dite « efficiente » (où le contournement et la coopération sont préférables à l’approche frontale et à la compétition).

L’Efficience ne peut se saisir totalement sans saisir au préalable ce qu’est la Zone de confort.
C’est fondamental !

Il ne faut pas en sortir volontairement. C’est dangereux pour votre équilibre (physique et psychologique). Le discours sportif, familial, professionnel, scolaire, politique, vous dit constamment et majoritairement le contraire. Avec comme conséquences une souffrance sociale considérable (solitude, pauvreté, déchirements, drogues, alcool, dépressions, accidents, suicides).

Il faut par contre, en ce qui concerne la Zone de confort :

la trouver (beaucoup de gens n’ont jamais été dans leur zone de confort, suite à de nombreux traumatismes étant survenus dès la petite enfance et suite à une éducation qui promeut la douleur, le stress, la compétition, la concurrence );

la retrouver (quand on en est sorti suite à des stress divers);

y rester autant que possible et l’élargir pour croître, mais aussi durer (la santé étant le premier capital à sauvegarder et augmenter).

LDMT est la seule entité sportive qui, de par la singularité et l’originalité de ses recherches, vous donne :
– les moyens de le comprendre;
– les moyens de le faire.

BLAGUE D’HENRI ATLAN SUR LE LIBRE-ARBITRE

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L’esclave d’un stoïcien venait de voler son maître.
Celui-ci s’en aperçoit et le fait capturer.
Et le fait battre…

L’esclave, cherchant à profiter de la vision déterministe professée par son maître lui dit : « Pourquoi me battre puisque, si je vole, c’est que j’ai été déterminé pour le faire? »

Et le maître de répondre : « tu as peut-être été déterminé pour me voler, mais j’ai été déterminé pour te battre. »

Henri Atlan (une des références centrales de la Méthode Lafay) considère cette blague comme très profonde, et elle l’est sans conteste.

Lui-même a largement discouru sur le libre-arbitre et sa non-existence. Il est aisé à un esprit avisé de montrer que le libre-arbitre n’existe pas.

Certaines philosophies, et religions, se sont bloquées sur le libre-arbitre, ne voulant/pouvant le penser, puisqu’elles le considère comme base de l’éthique.
Sans libre-arbitre, point d’éthique, et donc c’est le chaos social qui domine et l’absence d’évolution de la morale, et de l’Homme.

Et, dans nos société contemporaines, le libre-arbitre est un des fondements de la toute-puissance de l’individu, qui se conçoit sans les autres, et même carrément CONTRE les autres.
Si le libre-arbitre s’écroule, alors le mythe de l’individualisme s’écroule lui-aussi. Et le mythe de la jouissance décomplexée, aux dépens des autres…
D’où cette défense acharnée du libre-arbitre, qui soutient pourtant un modèle de société aliénant, rendant les gens malheureux et fous.

Mais il n’est pas besoin de libre-arbitre pour être un sujet moral, capable d’évoluer. Et un individu pleinement épanoui…
On peut admettre que l’on est totalement déterminé, sans pour autant abdiquer d’une conception élevée de la morale.
Il suffit pour cela de disposer des outils cybernétiques/systémiques, qui permettent de se décentrer et de comprendre que ce sont les autres qui nous permettent de changer; et de mieux concevoir nos conditionnements, de mieux saisir ce qui nous empêche d’évoluer.

Ces outils écosystémiques permettent de comprendre qu’il est de notre intérêt d’être moraux. En les apprenant, en les comprenant, l’on devient moral… par nécessité 🙂

 

(3 petites minutes à ne pas louper, par une des principales références de la Méthode Lafay, dont le magazine LA RECHERCHE a dit en 2005 qu’il avait eu 40 ans d’avance)

Henri Atlan, un des grands génies cybernéticiens du 20° siècle, avec Wiener, Laborit, Von Foerster, Bateson, Morin.

MÉDITATION et AUTO-MYSTIFICATION sociale

meditationLa méditation est à la mode. C’est un énorme business.
On la met à toutes les sauces et c’est la nouvelle solution à tous les problèmes.

Même en musculation, où le nouveau discours est Less Pain More Gain, car on croit bêtement que faire des auto-massages et de la méditation va permettre d’équilibrer notre fonctionne-ment No Pain No Gain (idéologie dominante dans nos sociétés, qui considère que la réussite passe par la souffrance).

Or…

Ce qui compte, c’est moins l’outil que la manière de s’en servir
Aux USA (et ça vient en France), on peut se doper, être NPNG, écraser les autres, ET être très bon en Yoga et pratiquer la méditation.

Mouhahhahahahah 😀

Donc, tout comme le Yoga peut rendre les gens très souples, sans modifier leur épistémologie et soigner leurs désordres mentaux, la méditation ne fait penser que ceux qui l’ont incluse dans une démarche bien plus vaste où existe la possibilité de penser.

Actuellement, et c’est logique, la méditation a été mise au service de l’idéologie dominante. On vous la vend, on vous raconte qu’elle va « sauver » le monde…

C’est un changement de type 1, une auto-mystification sociale.
La civilisation occidentale cherche désespéremment une façon de sortir de sa souffrance, sans se mettre à penser ses fondements.

C’est une quête de solution en aveugle, comme tous ces mouvements de masse, où la résistance au changement conduit à faire toujours plus de la même chose sur le fond, tout en s’illusionnant avec des solutions miracles.

Bien sûr que la méditation peut faire du bien, mais pratiquée sans réflexion épistémologique, elle ne sauvera jamais personne.
Ce ne sera qu’un moyen de plus pour, en étant l’entrepreneur de sa vie, s’ajuster un peu mieux au système en place.
Une pratique utilisée non pas pour s’épanouir, mais seulement pour fonctionner mieux (tout en revendiquant paradoxalement la recherche d’épanouissement), pour être… plus « fonctionnel ».

Pour penser son épistémologie, et donc se mettre en condition de parvenir à nous épanouir, nous avons tous besoins des outils cybernétiques/systémiques. Des outils qui créent de la distance entre soi et soi, entre soi et les autres, entre soi et le monde, grâce à leur emploi dans des réflexions en psychologie, biologie, sociologie, anthropologie.

C’est seulement ainsi que nous pouvons modifier nos relations, gérer notre lutte pour la dominance; nous le pouvons grâce au recul pris, grâce à la compréhension de ce qui qui nous conditionne (et empêche toute véritable évolution, tout véritable changement).

C’est le seul moyen, sauf coup de chance, de parvenir à un changement de type 2, au niveau de l’individu, et au niveau social.

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Olivier Lafay

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Nota: le concept de changement de type 1 et 2 a été élaboré par Gregory Bateson, cybernéticien, biologiste, psychologue, éthologue, épistémologue.
Il est à l’origine de la pensée écosystémique, fondement de la Méthode Lafay.
C’est également lui qui a élaboré le concept de Double bind (double contrainte). Et c’est sur son oeuve que s’est créée l’Ecole de Palo Alto (les thérapies systémiques qui ont révolutionné la psychologie).

POURQUOI MON INCONSCIENT AIME ME VOIR GROSSE?

( des liens entre l’apparence, les comportements et la construction de la personne)

La boulimie permet :

1 – de décharger les muscles de la mâchoire, du cou, de l’oesophage, du diaphragme et de l’estomac, qui sont tendus par la souffrance, la colère retenue, le besoin de hurler.
En mangeant beaucoup, on détend en partie tout un tas de muscles que l’inhibition de l’action a rendus durs comme du béton.
Il nous faut utiliser l’énergie bloquée, cette énergie des pleurs, des hurlements, de la rage, de l’envie de se battre, de mordre, d’exploser. On peut le faire en passant ses journées à manger…

2 – de se droguer avec d’énormes quantités de sucre (qui est une drogue plus addictive que la cocaïne). En mangeant beaucoup, on se fait de véritables shoots de sucre. On est plus détendu, plus calme. On peut ainsi planer en se gavant de Nutella.

3 – mettre quelques cm de lard entre soi et les autres. Ne plus être désirable aux yeux des hommes, ne plus risquer d’être percutée émotionnellement par les autres (ou moins percutée) puisqu’ils se tiennent à distance : fonction de protection.
On devient la bonne copine (qu’on n’ose pas moquer) ou la grosse qui fait peur (à qui on fout la paix). Et si quelqu’un se moque, c’est de notre gras, pas de ce que nous sommes en profondeur, qu’on croit avoir caché sous notre manteau de lard (et qu’on peut ainsi un peu oublier).

4 – se conformer à la définition que le père/la mère a fait de soi. Je suis une merde comme ils l’ont dit, montré. Je ne peux être désirable, aimée. Je suis a-normale par mon physique comme je suis a-normale pour une enfant (puisque mes parents m’ont rabaissée à l’extrême : je ne suis pas assez normale pour être aimée, pas assez bien).
Je refuse donc, inconsciemment, de m’épanouir, pour leur obéir. Encore leur obéir…
L’obésité est ainsi une forme d’obéissance muette, inconsciente. Et il y a des gens qui se rebellent contre tout, qui rejettent tout, sauf ces ordres qu’ils ont mémorisés, intégrés, mais dont ils ne savent rien.
L’auto-destruction est une soumission.

Boulimie, anorexie, musculation No Pain No Gain, sports intenses qui vous laissent muscles et articulations abîmés à 30 ou 35 ans… sont une soumission.

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Afin de progresser dans votre compréhension de la personne, je vous encourage à visionner la vidéo réalisée avec le Dr en neurosciences Joël Monzée. Voici la partie 2, qui est sortie aujourd’hui.


Si vous n’avez pas vu la partie 1, commencez donc par cette partie 1, disponible sur la même chaîne.

ALLO MAMAN BOBO. ALLO MAMAN COMMENT TU M’AS FAIT J’SUIS PAS BEAU (partie 2)

Aujourd’hui la deuxième partie du FIT EVENING 3 est disponible ici:

Avec la participation exclusive de Joël Monzée, docteur en neurosciences et psychothérapeute, auteur de nombreux ouvrages traitant notamment de l’enfance et l’éducation ou encore du dopage social.
Vous ferez aisément les liens entre ce contenu, les articles récents publiés sur cette page et les vidéos sur la zone de confort. 😉
LDMT vous souhaite un excellent visionnage et vous invite à laisser vos commentaires, questions, encouragements sous la vidéo. 😉
Nous tenons aussi à remercier une nouvelle fois notre intervenant Joel Monzée pour sa participation ainsi que Maxime Reeves pour son superbe travail d’illustration.

Apprentissage et souffrance

« Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien. »

Citation de Gregory Bateson, anthropologue, psychologue, épistémologue américain (1904-1980) Et, étant à l’origine de la pensée écosystémique et bienveillante, référence centrale de la Méthode Lafay.

Bien entendu, c’est nécessairement dans une société qui valorise la souffrance (menant paraît-il au mérite et à la valeur individuelle) que les apprentissages auront été longs et difficiles 🙂

C’est dans une société qui enseigne à l’aide de la souffrance, que cela est possible.

Le pouvoir éduque à la souffrance et via la souffrance. Les adultes, relais du pouvoir dans la famille, éduquent leurs enfants de façon brutale « pour leur bien », se soumettant ainsi aux valeurs des dominants. L’enfant ainsi éduqué valorise à son tour la souffrance en grandissant. Il valide ainsi le pouvoir en place. Et le pouvoir continue de communiquer sur la valeur souffrance (sacrifices, etc.).
La boucle est bouclée.
Tout le monde considère que vivre dans la souffrance va de soi. Ce n’est guère remis en question, même si ce culte de la souffrance n’avantage que ceux qui sont tout en haut de la hiérarchie sociale, et qui s’évitent, eux, de par leur position, bien des souffrances.

Bateson explique aussi que c’est dans les sociétés historiques, qui datent de quelques milliers d’années, après la naissance de l’agriculture, que le pouvoir, pour s’assurer la dominance et la maintenir, a poussé les gens à sortir de l’Optima pour aller dans le Maxima. C’est le début de la véritable exploitation de l’Homme par l’Homme…
Si c’est pas assez clair, regardez les 3 vidéos Effi-Sciences Lafay (youtube) sur la Zone de confort 🙂

Olivier Maurel explique, lui, que dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs, on ne frappe pas les enfants. Ces sociétés dites primitives considèrent qu’un enfant ne peut pas comprendre et qu’il est donc inutile de le frapper ou de le punir.
Ces « primitifs » avaient intégré les recherches les plus actuelles en neurosciences…

>>> Il y a donc un lien étroit, historique, de cause à effet, entre la violence sociale, les échelles de dominance et la violence faite aux enfants, sans chercher à les comprendre.
Wilhelm Reich explique dans « La révolution sexuelle » que les parents sont la courroie de transmission qui établit auprès des enfants les volontés du pouvoir.

Dans une société de douceur, la citation de Bateson n’aurait pu exister. La violence sociale serait faible ou inexistante. Les enfants ne seraient donc pas mis sous pression, et ne reproduiraient donc pas le schéma social et la violence parentale. Et les hiérarchies seraient forcément très différentes de celles qu’on connaît (où très peu de gens s’accaparent tout, vivent dans l’opulence, et enseignent au peuple qu’il est bon de souffrir pour exister).
En fait, chaque baffe à un gosse est, sans qu’on le sache clairement, un acte de soumission aux ordres venus des dominants…