VERS UNE DOMINANCE DE L’HUMANISME?

(tout commence par le Gnothi seauton : connais-toi toi-même)

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« Le culte de la performance n’est en aucun cas humanisant. Le culte de la force ne conduit pas à résoudre humainement les problèmes.On atteint vite les limites de ce culte. On en sait les effets, avec des milliers d’années de guerre et de souffrance.
Les relations, elles, peuvent se situer sur une échelle avec de nombreux degrés, du moins humanisé au plus humanisé. On peut progresser, on DOIT progresser. Il y a donc une hiérarchie par l’humanisme. Elle doit être évoquée, montrée, pour comprendre, pour guider. »

Ce qui fait notre humanité, notre singularité humaine, par rapport à toutes les autres espèces animales, c’est notre zone orbito-frontale au potentiel exceptionnel.
Très peu de gens cherchent à la complexifier. Cela dit quelque chose du degré d’humanité de ceux qui ne le font pas, ou peu, ou mal… et qui restent dominés par des forces dont ils sont totalement inconscients…
Le culte de la force/performance est le signe d’une humanisation lacunaire, voire absente.

C’est à lire, relire et méditer si vous voulez bien comprendre la différence et le clivage entre :

– une pensée conservatrice, qui promeut directement ou non, qu’on se dise de droite ou de gauche, la violence dans les rapports sociaux, la recherche effrénée de dominance, le goût pour la guerre, l’incompréhension entre les êtres, la violence envers les enfants.
Avec en corollaire, vu qu’on ne peut se comprendre en faisant évoluer nos logiciels « par le haut », un humanisme de façade, le culte des winners (leur adoration), le goût pour les ragots, la pensée Charlie, le goût inavoué pour l’humiliation (derrière une tolérance proclamée), la musculation auto-destructrice, le sport dopé, tout ce qui rabaisse l’homme.

– une pensée humaniste. Qui considère qu’on peut tous se comprendre en faisant évoluer nos logiciels d’interprétation du monde et des autres, et de soi. Qui considère que la guerre (en société, en sport, entre nations, dans le couple, contre la nature, contre soi) n’est pas l’horizon ultime.

C’est Soral VS Morin.
Et les « anti-Soral » sont tout aussi soraliens… Un antifa n’est rien de plus qu’une personne qui cherche à se décharger par la violence, en se trouvant des bouc-émissaires, sans rien comprendre de ce qui le conditionne.
De gauche comme de droite, vu que 95% des gens humilient, rejettent, frappent leurs enfants, la vision profonde du monde est la même. Cela se constate aisément dans le même échec relationnel et affectif, à droite comme à gauche.
A droite comme à gauche du positionnement politique, une profonde solitude, la consommation hallucinante de drogues légales (antidépresseurs) ou non, d’alcool; le goût pour les sports extrêmes; le porno qui a envahi l’espace public, etc. Tous les signes d’une société saine, n’est-ce pas?

Edgar Morin étant le seul à avoir produit un humanisme méthodique (et pas un discours superficiel et creux, ou quelques bases, parfois géniales, mais insuffisantes pour produire autre chose que de la parole : un véritable changement de logiciel).

Citation de début de texte extraite de : https://www.facebook.com/groups/17045653093/permalink/10157140557343094/

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