140 CARACTÈRES : UNE LIMITE OU DÉJÀ LES VESTIGES DU PASSÉ?

Les réseaux sociaux sont basés sur le besoin de glorification de soi, de présence autocentrée, dits aussi narcissisme.
On n’y échange rien.
Sauf en quelques lieux de culture, si rares…

Déjà, sans mots, l’échange devient très difficile (le langage n’est pas apparu par hasard).
Ce n’est pas en envoyant des photos de son nombril aux autres, qu’on va liker pour qu’ils nous likent en retour, qu’on échange, et qu’on construit de l’humain. Qu’on peut se construire soi.
On ne fait au contraire que déconstruire. Détruire, annihiler…

La course aux abonnés sur Instagram ou Snapchat, aux likes sur facebook, avec toujours plus de nudités affichées, pour espérer avoir droit aux regards tant recherchés, est-elle signe de progrès humain et d’allant vers l’autre?

Le réseau social, tel qu’on le connaît, est destructeur du social. 
Si MOI JE doit passer avant tout le monde, si je n’écoute pas, si tous les avis se valent, si je rejette la culture, alors nous ne sommes tous que des fourmis au nombril hypertrophié (et à la CB sortie sans conscience).

Dès qu’on a quelques notions de psychologie et sociologie, et qu’on sait que le but des réseaux sociaux est d’obtenir de la popularité, et qu’il y a des manières très codifiées de l’obtenir, alors on voit le désastre absolu que sont ces créations de businessmen lucides et sans scrupules.

De facebook à snapchat, on est passé de très peu de mots et beaucoup de superficialité à plus aucun mot.
On tue l’intelligence, on ne se cultive plus et on n’a donc plus rien à dire. De moins en moins à penser, donc à exister…

Reste uniquement à se montrer en espérant être plus vu que les autres, et en intriguant pour cela.

On assiste à une mort de la pensée dans une partie importante de la population, réduite à un état de robot autocentré et consommateur de vide.

Reste des images niaises, des phrases de motivation creuses (pour montrer qu’on est un winner), des avis si (tellement) profonds sur l’humain et le monde, et le soutien à la misère (qu’on déplore tout en l’entretenant simultanément par notre retrait du monde – du vrai social – et notre consommation désordonnée).

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