L’ENFANCE DES VEGANS

(la répression par le parent de la nature animale de l’enfant conduit plus tard à une volonté absolue de protection des animaux et une haine de l’humain)

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Quand on pense que si nos parents savaient nous aimer, inconditionnellement, il n’y aurait pas de répression des émotions et de mémoire traumatique, pas de haine de soi, de conception de soi où l’on est un « monstre », donc pas de conception d’une humanité monstrueuse.
Pas de rejet de la vie et de ses nécessités, pas de haine de la vie.
Pas d’obsession vegan, pas d’hystérie vegan, où la science compte peu, la cohérence encore moins, pourvu qu’on puisse déféquer sur l’humain, et proclamer fièrement (mais sans beaucoup de conscience) son absence de plaisir à vivre, son anorgasmie, sa frigidité (la vie ne peut me faire jouir).

Mon avis n’étant pas celui d’un utilisateur moyen de facebook, car, par mon métier, je dois me rapprocher du million d’interactions en 13 ans (sans compter ma vie hors du net, depuis 49 ans). Et j’ai quelques milliers de livres lus à mon compteur…
Je peux dire sans la moindre hésitation que tout vegan qui se met à explorer sa mémoire traumatique, et notamment le lien de désamour avec sa mère, se remet progressivement à manger de la viande.

C’est l’animal en soi qui a été brimé par la mère, qui a été réprimé, donc c’est aussi la spontanéité animale, la joie de vivre, le respect de nos besoins animaux.

Toute psychose, tout monde imaginaire fabriqué dès l’enfance pour survivre au rejet, à l’humiliation, à la violence physique, de la part de nos parents, ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité.
Il faut que l’hostilité parentale ait été bien forte, constante, pour que l’enfant finisse par haïr l’animal en lui, et aussi l’humain (qui représente les parents mal-aimants).

Il en faut beaucoup de ces violences diverses exercées par les parents sur un petit sans défense pour que celui-ci en viennent à vouloir protéger hystériquement les animaux, car chaque animal violenté lui rappelle l’animal en lui-même, violenté dès le plus jeune âge, généralement par une mère froide, distante, et contrôlante.

Il en faut beaucoup, de ces violences diverses, pour que l’on en vienne à désirer fortement que l’humanité disparaisse de la planète. Quand nos parents ne nous aiment pas, ils ne peuvent nous apprendre à aimer la vie et les autres. On n’aime alors ni soi, ni les autres, ni le monde.

Le vegan qui dit que l’humain est détestable ne comprend pas qu’il veut dire : « mes parents sont détestables. Haïssables. Je les hais de toute mon âme, de tout mon coeur d’enfant trahi, qui a tellement eu besoin d’amour, et n’y croit plus. »

Toute psychose ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité. Mais bien souvent, la fuite dans l’imaginaire rend niais et fragile. Et on ne fait du bien ni à soi ni aux autres.
Chacun devrait se poser la question de sa propre psychose, et raisonner ses incohérences, comprendre ce qu’elles cachent.
La volonté de fuir à tout prix, quitte à raconter n’importe quoi, le rejet plus ou moins fort, violent, de l’animal en soi, prennent racine dans l’enfance, là où peu d’entre nous ont pu connaître un amour inconditionnel de la part de nos parents.

I can’t get no satisfaction, disait un célèbre groupe.

Avant de se dire : « je ne peux prendre de plaisir à vivre à cause de ceci ou de cela… », il faudrait juste s’arrêter longuement sur le fait, en enlevant les « causes » brandies comme des étendards, et remarquer, tout simplement, qu’on ne peut prendre de plaisir.
Les causes « officielles » viennent ensuite.

Tout d’abord, à l’origine, il y a notre incapacité à prendre du plaisir, à aimer la vie. Nous trouvons des causes ensuite, et c’est rarement nos parents que nous identifions comme cause.
Car c’est tabou, et c’est aussi parce que l’enfant dont on a forcé la répression des émotions avait un impératif vital : survivre. Il fallait croire les parents. Il était impossible de ne pas adhérer aux propos et comportements des parents.
Donc les parents ont toujours raison…
Et ils modèlent ainsi une personnalité dissociée, contre-nature.
Pour un enfant, il est impératif d’aimer ses parents et d’être certain que ses parents l’aiment, sinon il en mourrait. Aussi, quand il ressent le rejet de ses parents, il intègre l’idée puissante qu’il est digne d’être rejeté. Donc indigne de pouvoir jouir d’exister. Indigne du plaisir. Sa vie entière va se dérouler avec cette croyance originelle…
Et cela en fera peut-être un curé intégriste vegan ou une nonne intégriste vegan (cf L214).

Coupé de ses racines (l’amour des parents, les émotions, rechercher le plaisir et fuir la douleur), l’enfant construit son monde psychotique, un monde sans solutions réelles, car les solutions proposées ne résoudront jamais le manque originel : un père et une mère aimants.
Un monde où l’on veut à la fois choyer l’animal en soi, mais en le projetant sur les autres animaux, ET rejeter l’humain mal-aimant, destructeur de vie (de notre vie).

Notre propre nature animale a été réprimée durant l’enfance, mais nous en conservons la nostalgie, sa nécessité impérative d’être, alors nous la projetons en dehors (sur les autres animaux) et proclamons l’obligation de son respect et de sa protection. Nous aurions tellement voulu être protégés et respectés durant notre enfance… Avoir le droit de vivre pleinement, en laissant s’exprimer toute la spontanéité animale du jeune enfant, celle qui a tant dérangé nos parents.

Et, pour le parent vegan, il y a un pas de plus dans la psychose. Car vouloir faire de l’enfant un vegan contraint également à faire avec lui ce que ses propres parents ont fait : briser la nature animale de l’enfant.
Et c’est toujours fait au nom du Bien (c’est pour ton Bien, disait Alice Miller).

Un enfant mal-aimé, pas aimé, est sorti très tôt de sa zone de confort. En brandissant un imaginaire de compensation lui permettant de survivre à cela, en devenant vegan militant, haineux, incohérent, fantaisiste, il bâtit une barrière haute et solide l’empêchant de retrouver un jour cette zone de confort. Et il se coupe alors de toute possibilité de connaître un jour le plaisir à vivre, le plaisir d’être, simplement être.

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2 réflexions sur “L’ENFANCE DES VEGANS

  1. « Où la science compte peu »? C’est marrant je ne vois aucun article scientifique cité dans votre article, Olivier. Un article, par exemple, qui montrerait qu’il y a plus de problèmes émotionnels chez les végans que chez les non-végans… Mais non rien.

    On attend toujours un argument clairement formulé dont la conclusion est « il est moralement permissible de manger des animaux (/des produits animaux) dans notre contexte industriel ».

    Et maintenant de la science a priori! Bravo!

    • Effectivement, le veganisme ne s’intéresse pas à la science et à la pensée écosystémique.

      Sinon il devrait opérer une réflexion épistémologique et se pencher sur les traumatismes infantiles qui le conduisent à tant d’incohérences et à une absence totale de liens avec le réel.

      Pour bien le comprendre, vous pouvez lire l’ensemble des références scientifiques données en bas de cet article et que vous faites mine de ne pas voir. Mais fermer les yeux ne les fait pas cesser d’exister…

      Vous lisez, puis vous contre-argumentez en vous appuyant sur les savoirs donnés dans ces ouvrages.

      Mais on peut facilement imaginer que cela ne viendra jamais car le débat scientifique ne vous intéresse pas.

      Ps: bien évidemment, ce n’est pas le sujet du végétarisme qui est traité mais bien celui du veganisme, ce même veganisme qui exploite l’Homme sans vergogne pour promouvoir son idéologie.

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