JE SUIS PAS VENU ICI POUR SOUFFRIR. OK?!

(j’aime pas quand tu déboules dans ma vie, dans mes opinions et que tu y fais un strike, m’amenant à me dire que je pensais de la merde jusqu’ici. Tu peux comprendre?)

°

Mais pourquoi donc les adeptes de la souffrance (à l’entraînement, pour réussir dans la vie, dans les relations amoureuses, dans l’éducation des enfants) n’aiment pas « souffrir » intellectuellement?

°

Quelle étrange société, qui valorise, admet, tant de formes de violences, mais dévalorise tant l’intelligence, la remise en question, le recul (des formes de « violences » visiblement inacceptables) !

°

Le savoir peut parfois être amené de manière brutale, musclée, afin de faire réagir, cela n’en est pas moins un savoir.
La stratégie qui consiste à présenter le savoir de manière à secouer les gens a pour objectif de faire réfléchir, de faire bouger les lignes.

Sinon, le principe d’homéostasie des systèmes vivants nous conduit à passer à côté de savoirs dérangeants, à les laisser glisser sur nous, à oublier, pour continuer à vivre notre petite vie habituelle (aussi désagréable soit-elle).
Nous résistons au changement, même si ce changement pourrait être bénéfique.Nous résistons à la prise de conscience.
Nous n’aimons pas penser en-dehors du cadre imposé.Quoi qu’on en dise…

Et nous prétextons parfois une allergie à la forme, afin de pouvoir plus aisément fuir le fond…
Faute de dossier solide, d’arguments probants, nous cherchons le vice de procédure, allant même jusqu’à délégitimer l’auteur de propos nous perturbant.
Tout plutôt que.. penser.

C’est un phénomène naturel. il faut le savoir, le comprendre, et il faut beaucoup exercer son ouverture de système pour, soit ne pas être dérangé et tirer profit d’une approche normalement perturbante, soit être dérangé et chercher à vraiment comprendre pourquoi.
Et éventuellement débattre par la suite si nous sommes en désaccord avec le fond du sujet abordé.

 

Chacun, chacune, devrait être en mesure de se poser des questions sur son irritation, sur son rejet, sur le fait d’être perturbé, quand un savoir fait irruption dans sa vie.
Est-ce un strike?
Pourquoi ce strike?

Mais, évidemment, il est tellement plus facile de chercher à faire taire l’autre, à masquer ce qu’il dit de dérangeant, en lui reprochant, sans rire, son manque d’ouverture d’esprit, son manque de tolérance; il est plus facile de traiter ce qui nous perturbe de secte, de tenter de faire culpabiliser celui qui fait PENSER…
Il est plus facile de procéder ainsi, sans même réaliser que nous démontrons alors que nous ne sommes ni tolérants, ni ouverts d’esprits, ni aptes à penser (propre de ceux qui sont dans une secte).

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