VIOLENCES PARENTALES : ne séparez plus le corps et l’esprit

La violence psychologique peut produire des effets bien plus destructeurs que la violence physique.
Le pire, bien souvent, dans la violence physique, c’est la violence psychologique.
Il ne faut pas dissocier les deux.

Une violence physique, cela reste une douleur suite à un choc. Comme se casser une jambe ou se couper le doigt.

Le plus douloureux, quand un adulte frappe un enfant, ce n’est pas le coup en soi la plupart du temps, c’est le contexte dans lequel il existe. C’est le mal extrême que ressent un gosse quand il se sent rejeté, détesté, abandonné. C’est cette peur qui vous a serré les entrailles, cette peur qui surgit chez l’enfant dès la moindre petite fessée, ou baffe, et qui ne le quittera peut-être plus jamais (beaucoup de gens ont peur toute leur vie, sans vraiment comprendre d’où ça vient, surtout qu’il leur faut aimer leurs parents, et qu’ils se mettent donc, en grandissant à être solidaires des coups reçus dans l’enfance).

Cette peur, cette terreur de l’enfant sans défense devant ceux qui sont pourtant censés le protéger. Plus aucun refuge… Plus que le seul désespoir…
Cette peur qui produit des effets durables, qui détruit la confiance en soi, l’estime de soi, l’amour de la vie, l’empathie, la capacité à croître. Qui produit des dégâts psychologiques nous emmenant en enfer, faisant de notre vie entière un enfer.

Aucune violence physique parentale, même une petite baffe ou fessée, n’existe sans douleur psychologique.
Et le fait de frapper un enfant « pour son bien », associe en lui la violence et l’amour… Cela aura des conséquences dans sa vie de couple future. Et on sait d’où vient l’intérêt de tant de femmes pour « 50 nuances de Grey » : le mâle alpha (image du père tout puissant) qui éduque et forme dans l’humiliation et la douleur.
On recherche en amour ce qu’on a connu étant beaucoup plus jeune…

La douleur physique peut exister sans conséquences psychologiques importantes.
Les violences psychologiques entraînent des dégâts considérables dans l’organisme. Plus elles sont intenses, et/ou répétées quotidiennement (même en étant « minimes »), plus le fonctionnement de l’organisme sera modifié de façon durable.

La violence psychologique EST une violence physique (même si c’est moins spectaculaire que des bleus ou des bosses). Le système nerveux modifie son fonctionnement, ce qui aura des répercussions sur les organes, à court, moyen et long terme. On entre dans un état d’hyper-vigilance, avec modifications hormonales. On est plus souvent malade, car fragilisé. Les écrits de spécialistes comme Alice Miller, Joël Monzée, Catherine Gueguen ou Muriel Salmona sont à ce sujet absolument implacables. Et Henri Laborit fut le précurseur de l’étude de l’inhibition de l’action (sidération infantile) et de ses effets sur le corps.

D’un point de vue cybernétique, il n’y a pas de distinction corps/esprit, il y a seulement les effets de la violence visibles extérieurement ET les effets de la violence invisibles extérieurement (quoi qu’un esprit bien formé sache repérer à l’extérieur les dégâts intérieurs).

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