Quelle boussole choisir? L’efficience ou l’inaccessible?

Viser l’inaccessible

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et atteindre son possible

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Certains pensent que rêver de l’impossible permettrait d’atteindre le possible.
Cela justifierait ainsi leur vénération pour les athlètes dopés, alors qu’ils se proclament eux-mêmes de purs naturels.
Rêver de muscles inaccessibles et de charges qu’un humain ne saurait déplacer (ou alors avec aides chimiques) vous mettrait, selon eux, en condition d’atteindre votre plein potentiel (le « possible »).
 
Mais rêver ne fait rien atteindre.
Il n’y a aucun lien logique entre le rêve et la concrétisation de quelque chose qui serait bien en-dessous de ce rêve.
Et pire encore :
 
« En nous efforçant d’atteindre l’inaccessible, nous rendons impossible ce qui serait réalisable. »
(Robert Ardrey, cité par Paul Watzlawick)
 
Ne peut-on atteindre le possible sans même penser à l’impossible?
Est-ce que rêver de l’impossible va mécaniquement vous permettre de réaliser votre plein potentiel?
Certains pensent que c’est la génétique qui va déterminer les résultats possibles pour chacun, même si l’esprit de chacun n’aurait, selon eux, pas de limites (mind has no limit)… Toute limite du corps serait, pour eux, « génétique ».
Cela voudrait alors dire que l’esprit « rêve de l’impossible », mais que le corps est soumis à des lois qui conditionnent à elles seules le possible. Dans ce cas, si l’esprit ne peut tout que dans son espace dédié, pourquoi penser que le rêve est en mesure de produire le possible?
 
Pourquoi ne pas plutôt s’occuper essentiellement de ce qui est réalisable?
C’est comme ça que fonctionne la Méthode.
 
Comment savoir ce qui est réalisable?
On sait ce qui est réalisable en :
1 – s’évaluant correctement.
2 – évaluant correctement un objectif.
3 – évaluant les outils à sa disposition.
Ce qui est réalisable l’est en fonction de compétences évaluées à un instant donné en fonction d’un objectif correctement défini.
Le réalisable est « relatif à »…
Pas besoin d’un impossible et de rêves de grandeur inaccessibles pour libérer son plein potentiel. Au contraire, l’impossible comme boussole remplit le sportif d’une grande tension et le mène à l’obsession, à la violence envers soi et à la blessure. Et, comme le souligne Watzlawick, ce qui était réalisable est alors devenu impossible.
 
Nota : les illustrations font référence au Mythe d’Icare (cliquez ici)

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