Introspection du dernier jour

1 – « C’est le fait d’un ignorant d’accuser les autres de ses propres échecs; celui qui a commencé de s’instruire s’en accuse lui-même; celui qui est instruit n’en accuse ni autrui ni lui-même. »
Epictète

La solution (ou le problème) n’est pas dans l’autre, ou en nous-mêmes, mais DANS LA RELATION (aux autres, au monde, à nous-mêmes).
Changeons la relation et nous changerons.

2 – Une question que chacun peut se poser, en cas de conflit ou de difficultés : « dans mon analyse, ai-je mis l’accent sur mes caractéristiques (mon « caractère ») et celles de l’autre (ou du monde), ou ai-je mis l’accent sur la RELATION entre nous (entre les deux éléments)? »

3 – que se passe-t-il si, au lieu de penser «  il est comme ça, je suis comme ça >>> donc nous avons telle relation », nous inversons la mécanique de notre pensée pour dire : « nous avons telle relation >>> donc il est comme ça, je suis comme ça »?

En inversant la mécanique habituelle de notre pensée, on ne voit plus des individus/éléments (fixes) qui produisent une relation, mais une relation (modifiable) qui produit des individus/éléments (modifiables).
Nous sommes le produit de nos relations.

4 – que se passe-t-il si, au lieu de penser « je suis comme ça » ou « il est comme ça » ou » le monde est comme ça », nous pensons ceci : « « je fais ça », « l’autre fait ça », etc.?

Utiliser essentiellement le verbe « être », c’est figer des qualités et des défauts chez soi ou chez les autres, le monde, etc. Ce qui réduit grandement les possibilités d’évolution de la situation.
En utilisant le verbe « faire », on peut se pencher sur les actions et leur enchevêtrement, et on peut considérer les mouvements, les relations.
Et, en changeant une relation, on peut changer les termes de cette relation (les éléments, les individus).

5- en face de toute difficulté, une des premières questions à se poser est certainement : « quelles sont les règles du jeu? »
Quelles règles nous unissent, fondent notre relation (et l’entretiennent)?
Quel jeu jouons-nous avec soi-même, les autres, le monde?

6 – si on met l’accent sur la relation, les règles du jeu, et qu’on arrive à les extraire (prendre du recul) on peut alors tenter de se « déplacer » pour inaugurer une autre relation.
Ce « déplacement » change la relation, qui nous change en retour.

7 – tout ceci marche pour notre relation avec nous-mêmes, et donc pour notre relation avec notre corps. C’est dans la relation avec mon corps que se produit le changement.
Quelle relation ai-je avec mon corps quand je désire le muscler? Qu’est-ce que je fais, que fait-il, dans cette relation qu’est la musculation? Comment répond-il à mes actions? Comment ai-je tendance à répondre (invariablement) à ses réactions? Quelles sont les règles du jeu?
Efficience ou no pain no gain? Quelles relations? Pour quelles conséquences?

« Les individus construisent la réalité qu’invariablement, ensuite, ils subissent. »
Paul Watzlawick

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