David MANISE, Instructeur de survie

J’ai commencé la méthode Lafay il y a maintenant 6 mois révolus.

Je prends le temps de faire un bilan, pas tellement pour me vanter mais bien pour essayer de voir en quoi la méthode m’a été utile, et en quoi je pense qu’elle est efficace pour le sujet qui m’intéresse : la préparation physique à la survie… y compris, mais pas seulement, dans le cadre de la self-protection.

Mes objectifs, en commençant la méthode, étaient non pas uniquement de changer mon apparence (mais quand-même un peu, si je suis honnête), mais bien de me remettre en forme de manière globale. En tant que spécialiste de la survie, je me retrouve souvent sur le terrain à crapahuter avec des gens très très en forme (ça n’est pas la norme, mais ça arrive). Je suis régulièrement exposé au froid, au chaud, au stress, à la faim. Je dors sur des tas de branches, je coupe du bois, je grimpe, je rampe, je cours, je frissonne… et je fais souvent tout ça sans rien d’autre dans l’estomac (pour les stages avancés) que quelques carottes sauvages et trois feuilles de plantain. 

Dans les stages de self-défense, j’ai à donner et à recevoir des coups, à bouger, à tomber, à me relever, à sprinter, à me battre au sol ou debout, contre un ou plusieurs adversaires plus ou moins coopératifs… bref mon corps est mon outil de travail. Et de la même manière que j’aime affûter mon couteau ou entretenir mon matériel, il est important pour moi que mon outil de travail organique puisse être une force sur laquelle je puisse compter, et non pas un boulet que je doive traîner à force de volonté.

Donc en clair, mon but en avril était d’être globalement plus en forme pour que les stages de survie que je donne soient moins pénibles/plus faciles à supporter, et pour globalement être mieux préparé à une situation de survie éventuelle (le tout dans une optique préventive, de préparation générale et non pas spécifique).

Donc avant de commencer la méthode, en avril dernier, j’ai fait plein de tests, dont ceux compris dans le livre de la méthode bien sûr. Mais j’ai aussi noté mes performances diverses, afin de garder un souvenir de mes sensations de l’époque. Après six mois, je reviens à ces notes et j’hallucine un peu.

Déjà, les mensurations et tests avant de commencer la méthode :

Taille : 183cm
Poids : 134kg
Tour de taille : 127 (prise de conscience douloureuse !)
Tour de poitrine : 138

Max de pompes : 28
Max de « dips » : 0 (presque, mais ça ne remonte pas !!!)
Max de tractions complètes : 1 (en m’aidant avec les dents :))
Rythme cardiaque au repos : 62
TA moyenne : 14/8 tendance 14/9 (normale haute, à surveiller)
Boucle de 8 km de course à pied avec 200m de D+ : 1h15 en moyenne

J’étais sportif, certes, de par mon style de vie, ma pratique régulière du karaté et de la self, de la course à pied et de la marche en montagne, mais mes performances physiques plafonnaient à cause d’une surcharge pondérale et de douleurs articulaires qui, je m’en rends compte maintenant, étaient dûes à un manque de masse musculaire à certains endroits, et à un manque de souplesse général (sauf sur les points spécifiques où la souplesse était développée au karaté). Bref j’étais en pas trop mauvaise forme, mais concrètement je faisais seulement du cardio et pas assez de musculation ni d’étirements en profondeur. Le travail du diaphragme, je ne savais même pas que ça existait. Mon alimentation était passable (bio et relativement équilibrée) mais trop riche en glucides… ce qui était l’une des causes de ma surcharge pondérale.

Quelques notes sur mes capacités physiques en avril :

– Grimper dans le cerisier : moyennement facile, tendance difficile à un endroit
– Passer par-dessus un mur de 1m50 : moyennement facile
– Passer par-dessus un mur de 2m (saut et maintien sur les bras au-dessus) : très difficile (possible avec course d’élan et appui sur le mur)
– Nager 50m dans l’eau froide : facile
– Adaptation à une immersion rapide dans l’eau froide (douche glacée sur la tête) : Il me faut 30 bonnes secondes pour retrouver le contrôle de ma respiration.
– Point de vue général : je me sens bien, mais j’ai mal aux genoux et au dos en permanence, et le matin j’ai du mal à marcher pendant 2-3 minutes… – Après un stage de survie avancé : fatigue importante, douleurs articulaires généralisées, il me faut une semaine pour m’en remettre.

Capacités physiques et mensurations début novembre :

Taille : 184cm (+1 cm !)
Poids : 126kg (-8 kg, j’aimerais descendre sous les 115, ce qui se fera tout seul si je continue au même rythme)
Tour de taille : 110 (-17cm !)
Tour de poitrine : 143
Bras à froid non contracté : 46cm (pas mesuré au début)
Cuisse à froid non contracté : 74cm (pas mesuré au début)

Max de pompes : 44
Max de « dips » : 17
Max de tractions : 15
Rythme cardiaque au repos : 52
TA moyenne : 12/8 nickel
Boucle de 8 km de course à pied avec 200m de D+ : 55 minutes tranquille

– Grimper dans le cerisier : les doigts dans le nez…
– Passer par-dessus un mur d’1m50 : fastoche. Premier essai j’ai failli basculer par-dessus tellement j’ai donné trop d’élan !
– Passer par-dessus un mur de 2m : facile sans course d’élan (petite impulsion au pied du mur, puis traction et hop je me retrouve sur les bras en haut du mur)
– Nager 50m dans l’eau froide : pas re-testé
– Adaptation à une immersion brutale dans l’eau froide (douche glacée sur la tête) : facile, mais j’ai pris l’habitude de le faire… donc ça fausse la donne.
– Point de vue général : plus mal au dos (sauf ponctuellement), les genoux vont nickel…
– Après un stage avancé : fatigue normale le lendemain, mais rien de comparable. J’ai BEAUCOUP moins froid la nuit (métabolisme basal plus élevé), et je transpire moins pendant la marche, donc je suis moins déshydraté… pas de douleurs : ni au dos, ni au genoux, ni dans le cou.

Remarques diverses : j’ai perdu 17 cm de tour de taille, j’ai largué 8kg de poids de corps (probablement plus de gras que ça, vu que j’ai pris du muscle), des pantalons que je voulais donner en me disant que je ne rentrerais plus jamais dedans sont maintenant limite trop grands. J’ai grandi d’un centimètre. Globalement, je me sens vraiment bien. J’ai la pêche, je suis en forme… plus tendance à être de bonne humeur et partant pour faire des choses. Je dors mieux. Je me réveille en forme le matin.

Les jambes ont progressé presque autant que le reste ! Je dis presque, parce que j’avais moins de lacunes à ce niveau là au départ. Entre le karaté, la marche en montagne, la course… j’avais déjà des jambes puissantes. Mais là elles le sont davantage. J’ai surtout gagné en impulsion. Je saute plus haut, et je sprinte beaucoup plus vite. 

Au niveau self défense : BEAUCOUP plus de puissance. Assez incroyable. Capacité à sprinter, sauter, me relever vite, encaisser… tout fonctionne mieux. Les assouplissements m’ont fait gagner plusieurs cm d’allonge. J’ai aussi un meilleur contrôle de mon corps, et j’ai davantage d’équilibre (sans doute à cause d’un gainage et de muscles posturaux plus forts et plus souples). D’une manière générale, je suis plus puissant et plus explosif, et je bouge plus vite.

Au niveau endurance, et résistance au jeûne : je m’attendais à avoir besoin de plus de calories tous les jours pour tenir, mais en fait c’est tout le contraire. Le fait d’avoir modifié mes habitudes alimentaires et le cardio le matin à jeûn a permis à mon corps de s’adapter à l’effort le ventre vide. Lors du dernier stage, à part un coup de fatigue de temps en temps, je sentais que j’aurais pu maintenir un niveau d’activité presque normal, sans taper dans la haute intensité bien sûr… Avant, hors stages, il m’arrivait de temps en temps de faire une petite hypoglycémie en fin de matinée, style rage de sucre. Je n’en ai plus eu depuis 4-5 mois. C’est sans doute dû en bonne partie à des habitudes alimentaires plus saines.

Ma capacité cardio a augmenté de manière significative. Je m’attendais plutôt à ce qu’elle reste stable ou qu’elle diminue, mais en fait je marche, cours, et sprinte plus vite et plus longtemps, en souffrant moins. C’est notamment dû, je pense, à un meilleur contrôle de mon diaphragme, à des muscles respiratoires plus forts, mais aussi à une souplesse plus grande au niveau du milieu du corps (j’ai gagné en volume respiratoire)…

Effets négatifs :

– Le premier, selon ma compagne, c’est que je saoûle tout le monde avec ça et que je suis devenu un intégriste (ça n’incrimine en rien la méthode, c’est de ma faute !) Elle exagère un peu, mais c’est vrai que je suis à fond. Mea culpa.
– Le budget bouffe a augmenté ! Surtout parce qu’on mange moins souvent des pâtes, et plus souvent de la viande et des légumes…
– Mon corps a VRAIMENT besoin de protéines régulièrement. Si je les ai pas, ça tourne vite à l’obsession… voir point un…
– Ca prend du temps… globalement et en moyenne, je consacre une heure par jour à ma préparation physique. C’est une heure de moins que je consacre au reste, bien sûr. On peut parler d’investissement, et on peut rationaliser, mais bon. Voir point 1…

Alors la question importante, et en rapport avec mes objectifs de départ c’est : en cas de situation urgente/crise/agression/situation de survie EST-CE QUE MES CHANCES DE SURVIE ONT AUGMENTE ?

Clairement, OUI. C’était mon objectif premier, et dans un cadre de préparation à la survie la méthode est parfaitement cohérente, surtout par son approche globale qui intègre les 6 piliers de tout style de vie sain : motivation, alimentation, cardio, muscu, souplesse, respiration… 
Par ailleurs, outre situation de survie X ou Y, ou urgence extrême, mon espérance de vie hors crise a augmenté aussi. Je risque moins maintenant de mourir d’un infarctus ou d’un cancer que si j’avais continué comme avant. Je vivrai sans doute plus vieux, surtout si je continue longtemps à pratiquer la méthode.

Mes objectifs pour la suite :

– perdre encore un peu de gras. Pas trop non plus… même si je n’ai jamais les obliques découpés, ou les dentelés qui sourient quand je tousse, je m’en remettrai. Je préfère garder 5-6kg en trop par rapport à un physique « sec » et avoir une petite couche isolante, ainsi qu’un peu de réserve pour les stages avancés où on ne mange pas grand chose ;
– agmenter encore mon rapport puissance/poids et continuer de gagner en explosivité et en agilité ;
– développer mon endurance et ma capacité cardio pour une looongue épreuve de marche que je devrai faire en septembre prochain !

Je me demande jusqu’où je pourrai pousser le couple « masse musculaire/endurance »… et je me demande s’il sera possible de rester très puissant tout en ayant une endurance suffisante pour des activités d’endurance longue, ou de longues marches. Dans un an, j’aurai ma réponse !

 

Discussion sur le forum de David Manise au sujet de la méthode : cliquez ici

Son site : cliquez ici

Son forum : cliquez ici

Le Centre d’Etude et d’Enseignement des Techniques de Survie (CEETS) : cliquez ici

Académie du Couteau et de la Défense en Situation : cliquez ici

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