Aurélien, un mental de champion

MA VISION DU SPORT par Aurélien – husband

 

Aussi loin que je me souvienne, le sport n’a jamais été un simple loisir, un moyen de se détendre. Le sport à toujours été, et cela dès mon premier entrainement en club, un mode de vie, une façon d’agir. Comme je dis toujours, certains sont chrétiens, moi je suis sportif, cela résume bien je pense à qu’elle point le sport est important pour moi. Pourtant à la base je ne suis pas né dans un environnement de sportif, mon père avait fait un peu de boxe ( 8 ans ) dans sa jeunesse, ma mère n’a jamais pratiqué de sport et dans ma famille je suis le seul sportif. Mais très jeune, j’ai été fasciné par les films d’art martiaux, les fameux Bruce Lee ! Je m’en rappelle très bien : je jouais au « Bruce lee » à taper dans tout ce qui ce trouvait sur mon passage, à tenter de dégommer une pomme posée sur un vase et j’en passe, c’est d’ailleurs ce qui a poussé mon père à m’inscrire dans un club de taekwondo car il en avez marre de voir des vases explosés et autres objets cassés.

J’ai tout de suite accroché au sport et notamment au taekwondo. Très vite, j’ai montré que moi aussi je voulais être sur la première ligne et pouvoir un jour avoir l’honneur de faire le « salut » (dans les art martiaux nous faisons un salut avant de commencer la séance). J’en voulais toujours plus, les séances me paraissaient trop courtes, je voulais être sur la première ligne et je pense que cet objectif à été le premier réel but que je m’étais fixé ! Celui qui a lancé la « machine » Aurélien ( husband ).

Très vite, les entraînements de mon club ne m’ont plus suffi. J’en voulais encore plus, je voulais jamais m’arrêter et du coup, je m’entraînais dans mon jardin, à répéter sans arrêt les mouvements, à taper dans un sac de sable fait maison. Parfois, il m’arrivait de travailler 5 heures sans m’arrêter, mes parents ont parfois dû même me forcer d’arrêter car tant que l’exécution du mouvement n’était pas parfaite je continuais ! Au fil du temps, j’ai monté les grades, je me suis rapproché de plus en plus de mon objectif. Mais à ce moment-là, j’étais beaucoup plus orienté technique et non combat. En 1998, arriva ma première compétition combat : le critérium de Seine et Marne ! Cette compétition était constituée de combats sans touches et, à la surprise générale, je terminais premier en battant des ceintures noires enfant (poom). Puis le déclic de la compétition combat arriva et, à force de travail et d’acharnement, je finis par être convoqué a l’insep de Paris.

Le sport « amateur » et le sport en général (haut niveau et amateur) a été ma deuxième éducation, comme je dis cela m’a permis de ne pas faire des bêtises que beaucoup de jeunes font et aussi de voir les choses différemment. Mais là ou tout à commencé, c’est lorsque j’ai intégré l’insep de Paris. Là haut, j’ai appris ce qu’était le surpassement, de ne jamais lâcher, et de vouloir être meilleur que soi-même. Arrivé à l’insep je me rappelle très bien de mes début, le p’tit gars content d’être là, bosseur. Ce qui m’a marqué, c’est la veille d’une compétition, notre entraîneur nous a fait un petit discours et nous a dit :  » Ce week end, je ne veux personne en dessous de la médaille d’or ! Sinon lundi on règle ça ! » Sur le moment je me rappelle avoir souri. Mais, en voyant les « anciens » ne pas sourire, j’ai compris qu’il ne blaguait pas. La, j’ai réalisé que je venais d’entrer dans un monde où nous ne sommes pas là pour rigoler. Pourtant je n’étais pas pro, j’étais juste en espoir, mais peu importe. Je me rappelle très bien de ça car je n’avais pas eu l’or et je me rappellerai toujours de la crise de nerf que le coach a eu et surtout de l’entraînement que j’ai subi après.

Dans le haut niveau, on nous met la pression. Faut pas rêver, on nous dit pas : « Faites vous plaisir si tu perds c’est rien », bien au contraire. Lorsque vous entendez un sportif dire à la TV « Je veux me faire plaisir avant tout » c’est soit qu’il n’a plus rien à perdre et qu’il est sûrement en fin de carrière, soit qu’officiellement il doit se faire plaisir mais en fait, derrière il a des pressions énormes et n’a pas le droit à l’erreur. Croyez- moi, on a pas le droit à l’erreur, on doit toujours se donner à fond, toujours aller jusqu’au bout, ne jamais abandonner. Faut pas croire que c’est le club med, c’est pas non plus la légion mais ils veulent les meilleurs, « les autres retournez d’où vous venez », c’est ça qu’ils disent. Là haut j’ai appris beaucoup, tant sur le plan mental que sur le plan humain.

Depuis que j’ai quitté le taekwondo et le haut niveau, j’ai toujours mis en pratique ce que j’ai appris là haut : jamais abandonner, jamais croire que c’est impossible. Dans tous ce que j’ai pu faire je l’ai toujours mis en pratique.

Ce qui explique en partie mes performances. Je pense que c’est ceci, car je ne pense pas pareil que la plupart d’entre vous. Apres mes séances, je passe environ 10 à 30 minutes, parfois plus, à analyser, comprendre ce qui ne va pas. Que j’échoue ou pas, j’analyse, car le 6*40 du lundi n’est pas le même que le 6*40 du vendredi. Pourquoi aujourd’hui j’avais moins la pêche, pourquoi j’ai morflé là alors que vendredi non, pourquoi j’ai mieux réussi, pourquoi ceci et cela? Combien d’entre vous font ça ici ? Je doute qu’il y en ait beaucoup … Je ne dis pas que c’est bien ou mal mais ce que je veux dire, c’est que ma vision est différente. Pour moi, l’échec n’a pas le droit d’exister. Quand il a lieu, ça me fout la rage et je dois y arriver, je n’ai aucun enjeu derrière mais je reste dans l’optique du haut niveau : toujours se donner à fond, toujours aller plus haut. Ici, la plupart ne connaissent pas le haut niveau et font ça pour le plaisir, se défoncent, mais s’ils échouent, ils sont un peu déçus mais ça passe. Il m’est arrivé de penser à un échec jusqu’à la prochaine séance car j’ai en moi cette éducation du haut niveau.

Pour moi, avant une séance, voire la veille, je me fixe les objectif et je me dois de les réaliser. Je n’ai pas le droit de faire moins que vendredi, ou que la séance dernière, je dois avoir l’or pas l’argent !

Lorsque je parle avec des sportifs, et que je les entends dire que c’est impossible, qu’il n’arriveront jamais à faire ceci, à devenir pro, etc, je me rends compte que ce qu’il disent est vrai ! Oui car dès le début, ils partent avec l’idée qu’il n’y arriveront pas. Alors comment voulez vous qu’on y arrive quand on se dit que c’est impossible etc.. ? La plupart des sportifs pensent beaucoup trop et n’agissent pas assez. Se poser des questions, c’est bien, mais pendant la séance, il faut déconnecter son cerveau, on s’entraîne, on analyse mais on ne pense pas à si c’est impossible ou non, faut le faire c’est tout, après ça passe ou ça passe pas. Et c’est après la séance qu’on analyse le pourquoi du comment. 

Je reste persuadé qu’une performance c’est d’abord dans la tête qu’on la réalise, puis après on passe à l’action. Le mental c’est quelque chose de très important chez un sportif. Une performance dépend du mental, il suffit d’un petit souci et hop on peut échouer quelque chose qu’on réussissait très bien. 

Personnellement je me prépare mentalement toujours minimum 30 minutes avant une séance. Je me refixe mes objectif, j’essaye de me souvenir d’ou je viens, de réaliser même ma séance dans ma tête. Cela peut paraître fou mais au moins, je ne pense plus à ma copine qui ma piqué une crise de jalousie, à la nuit que je vais passer avec elle, au pote qui ma dit si, aux parents qui m’engueulent. Parfois ça ne marche pas, mais souvent sa marche.

Le sport chez moi est un mode de vie, cela fait partie de mes habitudes comme se laver, manger et c’est aussi un combat contre moi-même. Personne n’a cru en moi lorsque j’ai débuté, et c’est un peu l’histoire du petit gars maigre qui voulait être sur la première ligne, et qui a fini par y être ! La vie est un combat, et un combat ça doit se gagner. On ne doit jamais abandonner ! 

Juste un dernier conseil, avant de dire que telle chose est impossible, de dire que vous avez un corps de merde, une génétique pourrie, commencez par vous remettre en question, vous demander si vous croyez vraiment en ce que vous voulez faire et vous verrez que vous irez loin.

Je le précise de nouveau ce n’est que la vision du sport d’un jeune de 18 ans, qui évoluera au fil du temps. Je ne dis pas que ma vision est la bonne, j’expose tout simplement ma vision.

Aurélien (husband sur le forum de musculaction.com)

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