HUITIÈME COMMANDEMENT : A la programmation détaillée, les objectifs tu préféreras.

« La fixation des objectifs est une question épistémologique. Il s’agit de savoir pourquoi on désire vraiment atteindre un objectif et de repérer les contraintes que cela va engendrer. Il s’agit de savoir comment un individu, façonné par une famille, par ses relations, dans une culture donnée, fruit elle-même d’une histoire, en vient à exprimer un désir.
Il existe de bons et de mauvais objectifs. Il existe des objectifs dont on n’a pas compris toute la portée, tout le sens et toutes les implications. Pour certains, le désir de briller fera d’eux une étoile morte dans l’oeuf, jamais née ou, si elle nait, une étoile peu brillante, et si vite consumée.
La fixation des objectifs demande d’élaborer en soi, et grâce aux autres, le recul stratégique.»

(Olivier Lafay)

 

HUITIÈME COMMANDEMENT : A la programmation détaillée, les objectifs tu préféreras.

(par Yann Ollivier, étiopathe, professeur d’anatomie et cybernéticien)

Suite de la série intitulée :
LES DIX COMMANDEMENTS DE L’APPROCHE SYSTÉMIQUE APPLIQUÉS À LA MÉTHODE LAFAY

aka
LES DIX COMMANDEMENTS DE LA CYBER-MUSCULATION (N° 8)

 

« Fixation des objectif et contrôle rigoureux contre une programmation détaillée de chaque étape : c’est ce qui différencie un servomécanisme d’une machine automatique à commande rigide. Le programme de la machine automatique doit prévoir toutes les perturbations susceptibles de survenir en cours de route. Le servomécanisme s’adapte à la complexité : il suffit de fixer le but sans ambiguïté et de mettre en place les moyens de contrôle permettant de corriger les écarts en cours d’action. »
( Joël de Rosnay)

 

1924290_10153809809031064_127858697125176426_nNous avons vu dans le commandement précédent que les individus, comme tous les êtres vivants, étaient des systèmes complexes fonctionnant en état d’équilibre dynamique. Face aux perturbations du milieu pouvant déstabiliser cet équilibre, l’organisme fournit un travail pour revenir à l’état d’équilibre qui lui est le plus optimal. On parle d’homéostasie.

Seulement, ces perturbations peuvent être négatives ou positives pour le système. Les phénomènes extérieurs qui vont entraîner une désorganisation du système seront considérés comme négatifs ou destructeurs et ceux qui vont permettre une complexification du système, comme positifs ou constructeurs. Mais la qualité de la perturbation n’est pas donnée d’avance et elle résultera de l’interaction avec le système-individu. Une perturbation pourra être destructrice ou constructrice en fonction de la capacité de l’individu à l’exploiter ou non.
Si la perturbation reste un « bruit » pour le système, elle provoquera, dans le meilleur des cas, un stress passager mais elle ne pourra le construire. En revanche, si la perturbation devient une information pour le système, celui-ci pourra réagir et s’adapter. De l’instabilité engendrée par cette agression va naître un nouvel état d’équilibre du système plus élevé, plus complexe.

Et c’est cette complexité elle-même, celle du système-individu, qui permet de transformer du bruit en information, une perturbation destructrice en constructrice. Plus le système accroît sa complexité, plus il est souple et apte à intégrer positivement des perturbations.
La personne qui souhaite vivre bien et longtemps a donc tout intérêt à mettre en place une stratégie qui lui permette de se complexifier davantage. Et comme nous l’avons conclu dans le 7ème commandement, il faut être dans une attitude d’ouverture sur le monde car c’est de lui que proviennent les informations (ainsi que la matière et l’énergie) capables de nous faire croître et durer, de nous maintenir éloignés de l’entropie maximale (c’est-à-dire de ce qui augmente le désordre de notre structure et nous rapproche de la mort).
Cette personne qui souhaite donc croître et durer dans ce monde de processus chaotiques et aveugle à nos souffrances doit nécessairement faire de l’ordre en lui et autour de lui. Il doit pour ce faire utiliser des outils qui lui permettent de réaliser cet ordre et de passer à l’action. La systémique et la cybernétique lui fournissent ces outils et lui permettent une modélisation de lui-même en tant que système-individu en interactions multiples avec son milieu extérieur.

Une fois la modélisation du système réalisée, et bien qu’elle soit perfectible à l’infini, elle nous conduit directement à l’établissement d’une méthode. Olivier Lafay a déjà beaucoup parlé des relations entre modélisation des individus et méthode dans plusieurs de ses articles et nous ne le paraphraserons pas ici. Nous rappellerons seulement plusieurs points nécessaires à la suite du raisonnement :

– Pour faire évoluer un système vivant, il faut provoquer son instabilité.
– Cette instabilité doit être contrôlée pour faire évoluer le système dans la direction choisie (complexification) (voir le Septième commandement : Pour évoluer, agresser tu te laisseras)
– L’établissement d’une méthode qui vise à l’action efficiente doit donc appliquer la politique des petits pas pour infléchir le système sans créer une instabilité trop importante, source de désorganisation.
– Il faut donc des moyens de contrôle qui permettent d’ajuster en permanence les contraintes internes au système (l’entraînement en musculation par exemple) pour que le rapport signal sur bruit soit toujours en faveur du signal, c’est-à-dire de l’information constructrice.
– Cela demande donc de réfléchir aux moyens mis en place par cette méthode pour permettre au système-individu d’atteindre le but qu’il s’est fixé.
10291171_10153809810656064_2806820176767003577_nCette méthode, au sens étymologique du terme, « poursuivre un chemin », pourrait proposer, entre autres possibilités, une programmation détaillée des étapes à mettre en place pour conduire l’individu vers son but. C’est la manière classique de procéder lorsque l’on a une vision encore analytique de la nature et des mécanismes biologiques. On simplifie et on mutile des processus, on les sépare les uns des autres pour espérer les contrôler. On cloisonne, on divise pour mieux régner, seul moyen d’appliquer un raisonnement linéaire causal à des mécanismes auto-régulés, c’est-à-dire des mécanismes au fonctionnement circulaire, en boucles de régulation.

La périodisation/planification des entraînements en musculation est un bel exemple de procédé s’appuyant sur la pensée analytique simplificatrice née de la Révolution Industrielle. On est ici, dans le domaine de la physiologie du sport, à la pointe de la connaissance mais comme chaque discipline est cloisonnée, sans lien aucun avec ses voisines, on se retrouve avec un patchwork de connaissances spécialisées et éparses. C’est qu’il manque une vision cohérente et englobante de tous ses savoirs en une méthode tournée vers l’action efficace.

En son absence, les résultats sont prévisibles. Et l’évolution actuelle des modèles d’entraînement classique en musculation ne doit pas nous tromper. Si la périodisation ondulatoire remplace l’alternée et la linéaire, elle n’en est pas moins périodisation. Il s’agit toujours de séparer les différentes composantes du muscle et de les entraîner alternativement. Comme c’est le cas avec la périodisation en cinq phases de travail musculaire : hypertrophique, de force, d’intensité, de force maximale et de récupération active (Wilmore et Costill, Physiologie du sport et de l’exercice).

Le NPNG s’adoucit mais il reste NPNG. Le changement est quantitatif, non qualitatif. Ce n’est pas un méta-changement, juste un changement de niveau 1. Il s’agit toujours de suivre un programme détaillé sans replacer le sous-système musculaire dans le contexte plus grand du système-individu. Lui-même englobé par son milieu. Le modèle est donc rigide et ne tient pas compte des contraintes externes au système. Il faut avancer quoi qu’il en coûte. C’est la politique des coups de pied au cul et même si on en met peut-être moins, il faut encore et toujours sortir de cette zone de confort (voir Les apports du Tome 2 pour les Coachs : cybernétique et entraînement, par Maxime Bratanoff (première et deuxième parties)).

 

Certes, la déstabilisation du système-individu nécessaire à l’évolution est bien là, mais elle ne tient nullement compte des risques de désorganisation du système, et donc de l’usure précoce ainsi que des blessures occasionnées. C’est que la santé n’est toujours pas le critère central du développement physique. Et si certains coachs commencent à utiliser le mot santé à tout bout de champ, ce n’est encore qu’un vernis qui cache une réflexion de fond inchangée : il faut forcer la Nature pour progresser.

Si tel n’était pas le cas, ces coachs soudain soucieux de santé dans l’entraînement auraient ouvert le dialogue avec Olivier Lafay, précurseur en la matière depuis 2004 et responsable d’un changement de paradigme qui a le succès qu’on connaît.

Si la programmation détaillée de chaque étape utilisée comme modèle de progression en musculation est le propre de la pensée analytique linéaire, quels outils une méthode basée sur la pensée complexe se doit d’utiliser ?

 

7787_10153809810811064_5730168574185405183_nSi dans le cahier des charges d’une telle méthode, il est nécessaire :
– de placer la santé au centre du développement physique (respect de la variété du système, conservation des boucles de régulation, …)
– de contrôler l’instabilité du système pour ne générer qu’une évolution constructrice du système-individu
– d’adapter l’intensité des contraintes internes (entraînement de musculation) en fonction des contraintes externes (travail, famille, vie sociale).
– de permettre un sentiment de contrôle du pratiquant qui écarte ainsi l’angoisse et entretient la motivation

Alors, la fixation des objectifs et le contrôle rigoureux sont les clés d’une méthode efficiente.

De ce fait, la définition des objectifs dans la Méthode Lafay (et aussi dans la Méthode de Nutrition) sans périodisation extrême et rigide permet une adaptabilité plus grande. Faces aux contraintes externes qui ne cessent de surgir dans le quotidien de l’homme contemporain, une bonne utilisation du Proteo-system permet de continuer l’entraînement sereinement, sans se forcer, en minimisant les risques de s’user et de se blesser. Les objectifs (volume, performance, perte de poids, entretien) restent les mêmes mais on ajuste les différents leviers à notre disposition (nombre et intensité des séances, boucles et mini-boucles, accent sur les étirements et la relaxation, pratique des 4 piliers, …) pour harmoniser contraintes externes et contraintes internes. Il s’agit de maintenir le cap sans s’épuiser à vouloir régler toutes nos affaires frontalement. Ainsi, progressivement, le système évolue vers toujours plus de complexité grâce à une instabilité légère et savamment dosée.

Qu’un événement inattendu se produise dans notre quotidien et le stress que l’on s’inflige régulièrement pour infléchir notre évolution (contrainte interne) est modifié pour éviter une déstabilisation trop grande, source d’affaiblissement de notre être. On diminue l’intensité de l’effort à l’entraînement (séance à 70 %, boucle, mini-boucle, …) ou on supprime l’effort temporairement (deux séances dans la semaine au lieu de trois, semaine de repos, …).
C’est un apprentissage qui demande de l’expérience et une bonne connaissance de son corps mais c’est ainsi que l’on devient un véritable stratège de son quotidien et de son développement. Ce qui était source d’instabilité destructrice chez nous peut même devenir progressivement source d’instabilité constructrice. On transforme une partie du bruit en signal, en information. Il faut pour cela utiliser une modélisation capable de rendre compte de la complexité des processus qui nous régissent et des multiples interactions que nous nouons avec notre environnement. Un individu est indissociable de son milieu.

Si la modélisation repose uniquement sur la pensée simplificatrice qui fait encore tant de ravages dans le monde, elle proposera de faire évoluer le système par l’intermédiaire de programmes rigides et détaillés. Comme ces périodisations isolent l’individu de son milieu et cloisonnent le fonctionnement des différents sous-systèmes (musculaire, articulaire, nerveux, hormonal, …) de l’individu-système, elles ne sont pas en mesure de proposer une adaptabilité suffisante pour faire face aux aléas et contraintes externes au système.

C’est pourquoi il faut préférer la fixation d’objectifs et leur contrôle rigoureux. Une fois l’objectif fixé, le système-individu compose avec les perturbations qu’il subit au quotidien. S’il y a pas ou peu de contraintes externes, l’individu peut choisir d’intensifier les contraintes internes (son entraînement de musculation), surtout si une vague de croissance se présente à lui. C’est aussi ça la recherche des points d’amplification évoquée dans le troisième commandement : « les points d’amplification tu rechercheras ».

 

999638_10153809810916064_6144693351237265479_nEn revanche, si les contraintes externes (professionnelles, sociales ou familiales) sont fortes, le pratiquant a tout intérêt à diminuer l’intensité de ses entraînements. C’est une attitude active contrairement à ce que nos conditionnements pourraient nous laisser croire. Conserver un entraînement intense malgré les circonstances défavorables fera accroître l’instabilité du système et même si l’exercice physique permettra d’évacuer une partie du stress, l’instabilité résiduelle finira toujours par entraîner une évolution destructrice du système si les contraintes externes et internes perdurent. (voir Les fondation de votre santé in Méthode de Musculation, T2 L’espace Stratégique par Olivier Lafay).

Cette attitude active, qu’on retrouve théorisée chez les stratèges chinois sous la notion de Wu Wei : « Savoir quand agir et quand ne pas agir », est donc au cœur de la Méthode Lafay. Elle résume très bien l’importance de préférer les objectifs à la programmation détaillée.

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Yann Ollivier (site : www.yann-ollivier.fr)

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Premier commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f3

Deuxième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4f8

Troisième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fh

Quatrième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4fE

Cinquième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4w4

Sixième commandement à lire ici : http://wp.me/p2Rdcw-4we

Septième commandement à lire ici: http://wp.me/p2Rdcw-4wo

 

Les photos sont celles de pratiquants de la Méthode Lafay  🙂

 

Auteurs de référence :
Norbert Wiener
Heinz von Foerster
Henri Atlan
Henri Laborit
Jean-Louis Le Moigne
Edgar Morin
Hannah Arendt

 

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MÉTHODE LAFAY, Tome 2 : LE LIVRE QUI PERTURBE L’ESTABLISHMENT DE LA MUSCULATION

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Arnaud, en train de lire les Fondations de la Santé du Tome 2

 

Il y a tout juste un an, le Tome 2 de la Méthode Lafay, autrement appelé « L’Espace Stratégique », sortait en librairie.
Depuis, c’est l’omerta qui prévaut : pas un seul site de musculation (à part musculaction.com), pas une seule page facebook consacrée à cette activité, n’en a parlé.
Ni en bien, ni en mal !

Or, le livre vert (tome 1) a beaucoup fait parler. Il fait encore beaucoup parler.
Beaucoup ne se sont pas gênés pour en dire du mal, et même faire des vidéos diffamatoires et mensongères à son sujet. Et ça continue…

Si le Tome 2 est victime d’une telle omerta, c’est peut-être bien qu’il y a d’excellentes raisons : son approche innovante est très subversive car elle remet totalement en question la pratique habituelle de la musculation. Références scientifiques à l’appui.
Et les références qui ont permis de réaliser autant le Tome 1 que ce Tome 2 sont ce que de nombreux détracteurs ont bêtement appelé : de la Philo de comptoir.

Ce n’est donc pas leur intérêt d’attirer l’attention des pratiquants de musculation sur ce livre qui expose les travaux de grands cybernéticiens, même en en disant du mal. Ce serait comme s’ils se tiraient une balle dans le pied…
Non seulement ils seraient ridiculisés au yeux de leur public, mais ils le verraient certainement partir. Même le pratiquant le plus « No Pain No Gain », une fois lu ce Tome 2, verra sa vision du sport complètement chamboulée.

C’est donc une perte de clientèle qui pourrait s’amorcer très vite pour les « ténors » de la musculation classique, une véritable hémorragie.
Leur stratégie est donc d’essayer, par tous les moyens, de détruire à fois mon image publique et le Tome 1. Si ça marchait, personne ne parlerait plus du Tome 2.

 

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D’autre part, pour ceux qui ont suivi une formation classique en enseignement et pratique de la musculation, le Tome 2 de la Méthode Lafay leur montre qu’il faut tout revoir, retourner en quelque sorte à l’école et se remettre à apprendre en reconsidérant ce qui s’avère être leurs acquis universitaires. Ce n’est pas facile pour tout le monde, même si certains ont déjà franchi le pas.

Donc, messieurs les pratiquants de bodybuilding, crossfit ou street workout, ne vous y trompez pas : bien des leaders, des animateurs de pages facebook que vous fréquentez, ont lu le Tome 2 de la Méthode Lafay. Mais ils n’ont pas envie que ça se sache.
Et c’est parce qu’ils l’ont lu que vous voyez de plus en plus d’articles (et même certains livres) qui se mettent à parler de :
– dangers du No Pain No Gain (en reprenant ma définition et mes recherches sans me citer);
– systémique (autre nom de la deuxième cybernétique);
– auto-régulation (en essayant de trouver d’autres sources qui ont utilisé le terme, mais c’est dur et surtout très incomplet quand ça existe, donc ils en reviennent à copier maladroitement mes propos);
– rapport au stress (celui du quotidien et celui de l’entraînement);
– Efficience;
– stratégie.

Le but de la manœuvre parait évident : s’approprier autant que possible un maximum des résultats de mes recherches avant que le Tome 2 ne devienne trop populaire. En espérant même qu’il ne devienne pas trop populaire (d’où l’omerta).
Cela vient aussi d’une réaction de survie complètement irrationnelle : ce qu’ils ont lu dans le Tome 2 les a tellement bouleversés qu’ils se doutent que cela va affecter la musculation à jamais et ils ont juste très très peur de disparaître.

Afin de compléter ce petit texte, voici les propos de Maxime Bratanoff, préparateur physique, au sujet du rapport existant entre les professionnels de la musculation et le Tome 2 :

« Etant immergé de part mon métier dans le milieu de la musculation/préparation physique, je sais que des auteurs connus ont eu l’ouvrage entre les mains.
Le livre a eu tellement d’impact sur tout le monde, moi également, que cela m’a fait faire un virage à 180° concernant ma vision de la santé, qui est la Mission que je me suis promis de poursuivre pour moi, mes proches, et mes élèves.
Cela m’a valu personnellement de subir les foudres de mes anciens collègues et mentor et de me faire taire, sans sommation, sans vergogne, sans confrontation directe. Tout l’inverse d’une coopération qui aurait pu être possible.
L’exemple même de la lutte pour la dominance décrite dans le Tome 2 !

Et là, depuis plusieurs mois curieusement, l’on peut très bien voir que des posts/articles de ces auteurs/promoteurs changent d’avis brusquement sur « la zone de confort », les fondations de la santé, le fait de « Durer en musculation », qu’il n’y a pas que la musculation dans la vie…etc.

Ils reprennent les idées d’Olivier de manière pernicieuse et malheureusement vaine car ils n’ont pas créé un vrai fond dans leur enseignement.
La cybernétique leur échappe. Ce qui les fonde leur échappe. Ils brillent par leur incompétence et leur copies risibles.

”Beaucoup d’efforts, peu d’effets”. »

Il paraît évident que la Méthode Lafay, de par son approche singulière, dérange énormément depuis 11 ans. Malgré les attaques régulières, les campagnes de diffamation incessantes, le livre vert reste cependant n°1 des ventes. Et le succès du Tome 2 ne fait que développer encore plus le succès de cette approche.
Finalement, l’omerta appliquée consciencieusement par l’establishment de la musculation ne fait que retarder un processus inéluctable.

Il est temps que le milieu de la musculation traditionnelle élargisse sa zone de confort, afin d’y intégrer honnêtement mes apports au lieu d’essayer, pour certains, de les copier vainement, en espérant que cela ne va pas se voir.

La dernière série d’articles sur l’approche systémique, écrite par Yann Ollivier, s’approche des 100.000 lectures.
N’est-il pas vain, finalement, de vouloir étouffer ce Tome 2?
N’est-il pas vain, finalement, de mépriser publiquement, ou de feindre d’ignorer, tout en copiant en douce?

Pour finir, je lève mon verre au un an de l’Espace Stratégique, Tome 2 de la Méthode Lafay 🙂

Olivier Lafay

Le Tome 2 sur amazon : http://www.amazon.fr/gp/product/2851809091…

Méthode Lafay, l’approche écosystémique de la transformation du corps (cybernétique).

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La double-boucle appliquée aux tractions

(Article écrit par  Arnaud Méthode Lafay et Denis Tiquet )

 

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Photos d’Arnaud, recadreur officiel de la Méthode LAFAY et co-auteur de cet article, en train de lire le Tome 2 -l’Espace Stratégique.

 

“La Synergie, c’est l’association/agencement rationnel d’exercices qui, avec des temps de repos courts, sollicitent fortement plus de muscles que s’ils étaient utilisés avec d’autres agencements et des temps de repos plus longs.”

“L’analytique est dépassé par le systémique.
Le systémique intègre l’analytique.”

http://olivier-lafay.com/2009/08/27/synergie/

 

Ces citations ont pour but de vous montrer l’importance de ne pas considérer les exercices séparément les uns des autres, mais au contraire de penser à leurs relations entre eux.

Ainsi, comme dans le cas de la molécule d’eau où H et O2 ont de nouvelles propriétés une fois associés, des exercices agencés de manière adéquate auront des effets qu’ils n’auraient pas séparément.

Dans les niveaux 2 à 4, vous remarquerez la présence d’un seul exercice de tractions. Mais ce seul exercice suffira pour développer votre dos convenablement grâce aux exercices précédents. En effet, plus vos séries à la triade seront longues, plus votre dos sera sollicité pendant celle-ci au point que vous pourrez sentir votre dos congestionner avant même d’avoir commencé les tractions.

Aussi, en respectant l’ordre des exercices de la séance, les tractions peuvent s’avérer difficile physiquement mais aussi nerveusement. La fatigue due à la triade se fera sentir, spécialement si vous avez réalisé une ascension sur le premier exercice.

Si malgré l’utilisation des principales techniques anti-stagnation vous n’arriviez pas à progresser aux tractions, vous pouvez contourner la stagnation avec l’utilisation de la double-boucle appliquée aux tractions.

 

La double-boucle aux tractions a été proposée lors de la synthèse incontournable:

“Il est tout a fait possible de mettre en place une boucle dans un niveau pour augmenter vos performances aux tractions. Si vous êtes fort sur l’ensemble de la triade.
Exemple : au niveau IV mode 8, sur les quatre premiers exercices nous avons :
B mode 8
A12 mode 8
A2 mode 8
C3 8/8/8/8/7/6
On est déjà en échec sur les tractions…

Il sera intéressant de revenir sur une variante plus simple sur les tractions : C2 voir C1. La technique sera la Double Boucle, mais adaptée pour les tractions. On reviendra donc sur une variante plus simple afin d’allonger les séries. On reste dans le principe de l’évolution progressive. “

http://olivier-lafay.com/2012/09/18/gestion-de-la-performance-une-synthese-incontournable/

Pour savoir dans quels cas la mettre en place exactement, voici en 4 points les différentes situations et possibilités.

Arnauddos


1 / Négligence des mouvements/des amplitudes

Avec la fatigue de la triade, la longueur des séries, certaines amplitudes peuvent être négligées. Cette négligence peut avoir des retours physiques mais aussi psychologiques.

Par exemple ,on peut effectuer un mode 15 à C2 et ne faire qu’un mode 5 à C3. 
La petite négligence de l’amplitude sur C2 va amener à une saturation au niveau suivant.

Pour vous évitez d’appréhender l’exercice et de vous heurter à un mur, il vous sera possible de revenir provisoirement (15 jours) sur C2, voire même de revenir sur C1.


“Avoir du mal à progresser, c’est avoir du mal à allonger les séries, c’est éprouver des difficultés à augmenter la longueur de ce tunnel séance après séance.”

http://olivier-lafay.com/2011/01/06/la-maitrise-des-series-longues/

 

2 / prise de masse

Une prise de masse rapide peut avoir un impact sur les performances et donc sur votre motivation.
Pour contourner cette stagnation nous pourrons utiliser la double-boucle sur les tractions. Cette double-boucle va vous permettre de ne pas appréhender la séance et vous pourrez continuer à progresser sur la triade.

 

3 / Accentuer les performances.

Vous avez déjà un niveau élevé sur l’ensemble des exercices et vous cherchez à contourner la stagnation physique ou psychologique des tractions : la double-boucle peut être une technique à exploiter. Vous pourrez revenir sur une variante plus simple. En augmentant le nombre de répétitions avec une variante plus simple, vous allez gagner en endurance /force et vous augmenterez votre capacité à apprécier les longues séries.

Par exemple, vous êtes au niveau 2 avec C1 et vous bloquez. Vous pourrez revenir provisoirement sur C4 si vous cherchez à allonger les séries . 

 

4 / changement de variante

Pour une modification de l’exercice suivant des cas particulier , vous pourrez très bien mettre en place la double-boucle.

Il faut suivre la logique de progression, prenons l’exemple pour des tests

Vous venez de terminer le niveau 2, vous passez au niveau 3 et apprenez que vous devez passer des tests spécifiques (par exemple militaire) dans 2 mois.         
Vous allez orienter votre entraînement vers cet objectif, de la manière suivante :
==> remplacez C par I3 mais avec l’amplitude de C1 et non de C2. 
==> Montez I3 avec l’amplitude de C1 jusqu’à la stagnation et ensuite vous ferez évoluer la difficulté pour reprendre l’amplitude du niveau en cours soit I3 avec l’amplitude de C2 .

Il y a une logique de progression sur les variantes entre les niveaux. Afin d’optimiser le développement de la performance, on essaiera de respecter les amplitudes.

Cette double boucle aux tractions est applicable pour C1/C2/C3 mais aussi pour C6/C5/C4. Comme précisé ci-dessus , vous pouvez aussi passer de C1 à C4.
N’oublions pas que la double-boucle doit être provisoire dans un niveau et appliquée s’il y a stagnation malgré l’utilisation des autres techniques. 

Une recommandation particulière : il ne sera pas profitable de passer à la variante supérieure dans un niveau pour débloquer une progression ( par exemple au niveau 2, passer de C1 à C2) 
Sauf, en cas d’entretien. Par exemple, si vous faites de l’entretien sur le niveau 2 (diverses raisons..blessures sur B donc vous adaptez l’entraînement avec B1), il faudra privilégier à terme des mouvements à amplitudes complètes aux tractions.

Arnaud dos

 

Retrouvez toutes les techniques de progression et bien plus dans le Tome 2 de la Méthode Lafay.

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