Le Mythe Végétarien

Cette vidéo va faire polémique, c’est certain.
Je propose de mettre les propos tenus en perspective de la façon suivante :
Cette femme s’est engagée très activement dans une forme particulière d’alimentation durant 20 ans.
Elle a donc mis 20 ans à accepter de s’être fourvoyée, de s’être engagée sur un mauvais chemin (c’est son discours, pas le mien).
Mais que fait-elle ensuite?
Elle se met à prôner un mode d’alimentation diamétralement inverse à celui qu’elle a défendu durant deux décennies.

Autrement dit, c’est un virage à 180° en ce qui concerne l’alimentation : elle est passée de la condamnation de la viande à la défense absolue du mode d’alimentation carné.
Idéologiquement, c’est un virage à… 360°.
En fait, elle reste une idéaliste dont la raison est gouvernée par son besoin impératif de “sauver le monde”.

Elle n’a pas beaucoup changé sur le fond. En mauvaise santé à cause de ses choix alimentaires durant 20 ans, elle remet peu en cause son propre fonctionnement, préférant trouver une nouvelle “religion”.
D’où sa vision monolithique de l’agriculture (qui devient l’ennemie), du soja, et son adhésion sans recul à un nouveau mythe : le mythe paléo.
Si elle continue à évoluer ainsi, on peut espérer une troisième étape dans son approche de la nourriture et du monde, une étape où son rapport sera moins emballé, moins exclusif, plus nuancé, plus “complexe” (comme le dirait Edgar Morin).

“La réalité se manifeste là où nous échouons.”
(Paul Watzlawick)

L’urgence de “changer le monde”, de le “sauver”, afin de donner un sens à sa vie, peut nous condamner à porter des oeillères, ce qui condamne finalement tout véritable changement.

Olivier Lafay

Ps : si vous partagez cette vidéo, pensez à copier-coller le texte ci-dessus lors de votre partage, sinon il n’apparaîtra pas.
Pps : si vous voulez en savoir davantage sur les relations entre alimentation et identité (image de soi), j’ai écrit un chapitre entier sur le sujet dans le livre “Méthode de nutrition“.

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