Répéter jusqu’à en mourir

Freud parle de « compulsion de répétition », Levine parle de « remise en actes », Watzlawick parle de « toujours plus de la même chose ». On pourrait également citer Karli, Lipton, Selye, Rossi, etc, qui tous ont abordé ce sujet à leur manière.

Il s’agit de notre tendance à vouloir répéter une situation (où nous avons été mis en difficulté) aussi souvent que possible, en espérant, au final, gagner.

C’est un processus inconscient, qui s’appuie sur des racines animales profondes.

 

Le savoir permet de chercher d’autres voies.
Ne pas le savoir, c’est s’agenouiller, s’humilier en pensant combattre : revenir sans cesse sur une confrontation où l’on a été vaincu, en espérant remporter, au final, l’affaire. Tout cela en faisant dans la surenchère à chaque fois, en se disant que si la stratégie a échoué jusque là, c’est que l’on n’en a pas assez fait. Incapable de se dire que, si l’on a échoué, c’est uniquement parce que la stratégie est mauvaise.
Mais ceux qui sont pris dans cet engrenage ne le peuvent, car leur horizon limité (manque de recul critique) ne leur permet que cette stratégie.

C’est donc un serpent qui se mord la queue de plus en plus fort…

C’est la mouche qui bute sans cesse contre la vitre, alors qu’un léger vol latéral de quelques cm lui permettrait d’envisager la sortie, là où la fenêtre est légèrement ouverte.

L’image est donc celle d’un cercle infernal dont il faut sortir, et cela se fait en étant créatif, ouvert, en réfléchissant à nos conditionnements.

 

Mes articles de fond sur le blog ont pour objet d’apporter des éléments permettant de dépasser ces situations. Car sortir d’un cercle infernal, c’est pouvoir progresser de manière générale, et pas seulement en musculation. Cela évitera ainsi la monomanie (type bodybuilding obsessionnel) et le dopage (qui est l’outil « salvateur » de ceux qui butent sur un mur, de manière répétitive, en pensant qu’il est physiologique, alors que c’est bien plus que ça). Cela évitera les blessures à répétition, les agressions haineuses compulsives qui rendent esclave de celui que l’on hait et qui étouffent la créativité.

Quand un problème se pose en musculation, l’erreur est de chercher sa solution uniquement dans le domaine spécifique de la musculation.

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