MORALE ET LUTTE POUR LA DOMINANCE

 

Le texte ci-dessous est extrait d’un ouvrage de Nietzsche paru en 1881, et il est toujours d’une brûlante actualité.

On pourrait discuter longuement de la morale, dont l’origine rassemble le besoin de savoir vivre ensemble et les impératifs du maintien des dominances. Avec des dosages adaptés, et d’infinies nuances, selon les cultures et les époques.

On peut à la fois questionner la morale et la relation des gens à la morale.
Que veut-on obtenir comme effet, en soi, et sur les autres, en affichant publiquement une haute moralité (du moins ce qu’on pense être une haute moralité)?

Que devient une morale non-questionnée? Nietzsche déclare sans détour qu’elle abêtit. Et lorsque l’on dispose de connaissances sur ce qui nous conditionne, nous détermine et les mécanismes de compensation des frustrations, peines, souffrances, on ne peut que le suivre…

Dans une société comme la nôtre, où la lutte pour la dominance s’est démocratisée, jusqu’à l’extrême, les paradoxes honteux de la morale affichée par ceux qui se présentent comme des ascètes ou des saints « web 2.0 made in 21° siècle » sont tellement visibles, que ne pas les voir révèle au mieux un aveuglement de personne fatiguée, au pire une névrose, voire une psychose, sévère.
La haute moralité revendiquée est toujours associée à une lutte pour acquérir prestige, statut, argent, importance à la TV et sur les réseaux sociaux, en s’appuyant sans gène aucune sur la haine et le mépris de l’autre, de l’humain.

Je pense entre autres au veganisme, nouvelle religion, qui considère que l’importance extrême accordée à la sensibilité des animaux est gage de (très) haute moralité.
Il y a, pour toute religion, des dogmes moraux implacables et non questionnés. et beaucoup, ne se sentant pas sauvés par une religion adoptée à bras le corps, ne la questionnent pas, ne SE questionnent pas, et la remplacent sans plus attendre par une autre religion, souvent plus extrême que la précédente.
Aller toujours plus loin en espérant tant être enfin sauvé…
Et généralement en écrasant ou annihilant l’humain (cf toutes les formes de terrorisme, dont le terrorisme vegan).

Le vegan aspire à la sainteté. Il est tellement meilleur que le « mangeur de cadavres »… Il est « bon ».
Il méprise, agresse, au nom de sa morale.
Il est totalement imprégné du dogme et se fout de la science, de la réflexion, de la culture. Il veut juste être « sauvé » en allant plus loin que tout autre. Etre « grand » en s’imposant toujours plus de restrictions.
Autrefois, les restrictions sexuelles suffisaient, du moment qu’elles paraissaient être un choix libre associé à de hautes valeurs. Et donc un maintien, une posture, bien visibles…

Les « nonnes » d’aujourd’hui ne baisent pas, c’est certain, ou si peu et si mal, mais elles le cachent, car l’importance du sexe, dans nos sociétés, est tel qu’il faut au moins faire semblant. Mais leur credo est l’animal, l’animal enfin sauvé, qui nécessite des sacrifices, notamment alimentaires…
Manger que des végétaux, manger cru, manger qu’un seul aliment cru, jeûner, etc.

Si ces nonnes comprenaient enfin que l’animal qu’elles veulent tant sauver est l’animal en eux, qu’elles projettent sur le monde ! C’est de leur spontanéité animale qu’il s’agit, brisée par des parents pris dans la quête narcissique du « moi je », et délaissant leurs responsabilités affectives vis à vis de leur progéniture.
Et ces braves nonnes prosélytes ne réalisent même pas que leur quête, leur religion, n’est que la continuation du monde narcissique de leurs parents. Elles rejettent comme elles ont été rejetées.
Plus ça change, plus c’est la même chose…

Je pense aussi à Gilles Lartigot, nonne rebelle parée de tous les atours du système prétendument dénoncé.
Cela ne change guère des nonnes chrétiennes, qui méprisaient et dénonçaient les moeurs de leur époque et de la populace, tout en étant entièrement assujetties au système de dominance en place. Et l’idéologie dominante, aujourd’hui, chez nous, en occident, hurle et exige : « No Pain No Gain » et « moi je ! »
Les nonnes chrétiennes étaient faussement humbles, planquant le « moi je ! » derrière le « No Pain No Gain » (il faut souffrir pour atteindre le/son paradis).
Les nonnes vegan d’aujourd’hui piétinent sans vergogne toute humilité (sauf en cas de posture bouddhiste à gros bide d’ascète bien nourri, comme Mathieu Ricard).

Derrière le look et la posture, il y a un fond que les infirmes culturels ne questionnent jamais.

Comme le dit Nietzsche, que vaut une moralité qui repose entièrement sur le penchant à se distinguer?

« Voici une moralité qui repose entièrement sur le penchant à se distinguer – n’en pensez pas trop de bien !
Quel penchant est-ce donc au fond et quelle est l’arrière-pensée qui le dirige? On aspire que notre vue fasse mal à notre voisin et à son esprit d’envie, éveille son sentiment d’impuissance et de déchéance; on veut lui faire goûter l’amertume de sa destinée, en répandant sur sa langue une goutte de notre miel et, tandis qu’on lui fait goûter ce prétendu bienfait, on le regarde dans les yeux, fixement, et en jouissant de sa souffrance.
Le voici devenu humble et parfait maintenant dans son humilité. – cherchez ceux à qui, par son humilité, il préparait depuis longtemps une torture; vous finirez bien par les trouver.

Celui-ci témoigne de la pitié à l’égard des animaux et on l’admire à cause de cela, – mais il y a certaines gens à qui, par là, il a voulu faire subir sa cruauté.
Voici un grand artiste : la volupté qu’il goûte d’avance, en se figurant l’envie des rivaux terrassés, n’a pas lassé sa vigueur jusqu’à ce qu’il soit devenu un grand homme, – de combien de minutes amères chez d’autres âmes s’est-il fait payer pour atteindre à sa grandeur?
La chasteté de la nonne : de quels yeux accusateurs dévisage-t-elle les femmes qui vivent autrement qu’elle? Quelle joie vengeresse il y a dans ses yeux ! »

(Friedrich Nietzsche, Aurore, 1881)

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LA MACHINE PEUT-ELLE JOUIR?

La machine ne ressent rien. Elle fait.
Pour se sentir être, pour se sentir pleinement humain, il faut moins faire, et plus s’attarder sur ses sensations.
Coupé de vos sensations, vous ne vous sentez plus vivant, vous n’êtes plus qu’une machine à faire. Un rouage du système…

Vous aimez le fromage?
Alors il existe deux façons de le manger :
– la première en ne faisant rien d’autre; et l’on savoure alors son goût;
– la seconde en FAISANT autre chose, et, accaparé par ce FAIRE, on en oublie même le goût du fromage.

Idem pour la musique.
Et idem pour tant d’autres choses…

La dialectique entre « s’abandonner » et « prendre le pouvoir » est à l’oeuvre.
Qui gagne habituellement?
De quel côté penchez-vous?
Quelle synthèse faites-vous (êtes-vous) de cette dialectique?

Quelles sont vos sensations? Quel est l’état de votre système ressentant, éprouvant, goûtant, touchant, sentant?

Et que cela dit-il de vous?

Par exemple, si vous avez des sensations en vous faisant mal, au lit (sexe), comme à la salle (de musculation), qu’est-ce que cela dit de vous, de votre rapport à la vie et aux autres?

Qu’est-ce que cela dit de vos apprentissages?21

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TOI, MOI, la RUPTURE

(un chant de noël pour ceux qui ne s’entendent plus vibrer)

Est-ce moi, est-ce toi, qui n’évolue plus?
J’ai demandé à mon ami, puis à d’autres, que faire, car je te vois errer, refusant d’ouvrir ta boîte noire. Celle où, tous, nous entassons tout ce qu’on ne veut pas savoir de nous-mêmes; celle où s’entasse tout ce qu’on ignore de soi.

Refuses-tu cette ouverture… pour quelques temps? A jamais?
Suis-je assez préparé pour le savoir?

J’avais besoin d’aide… D’abord les livres, puis des paroles…
D’abord me regarder.
Ai-je bien fait le tour?
Qui est coupable?
Qui, de nous deux, est le plus cabossé? Ou celui qui tend à réparer chaque cabossure, tandis que l’autre peine, ou refuse catégoriquement de le faire?
J’ai demandé aux livres, aux amis, à d’autres…

Voilà ce qu’ils m’ont répondu.

C’est très lourd à porter quelqu’un qui n’évolue pas ou très peu.
Et s’infliger ça est aussi, certainement, une manière de se fuir.
Toute l’énergie passée à « vouloir faire avancer l’autre » n’est pas utilisée pour soi.

Alors il faut se poser la question : quelle est la fonction dans mon/le système de rester ainsi en couple?

Vu qu’on fait ça « pour soi », ce n’est jamais pour les enfants qu’on dit vouloir rester ensemble (mais pour l’idée qu’on se fait d’eux). Faire le bien de l’enfant implique de savoir ce qui est vraiment bon pour lui. Et cela ne s’invente pas. Cela s’apprend, cela se comprend.

Il se peut qu’il y ait parfois un décalage évolutif entre les deux membres d’un couple. C’est tout à fait normal…
Mais ce décalage n’est acceptable que si les deux regardent dans la même direction.
Et il faut, pour être sûr de regarder dans la même direction, beaucoup de recul (lectures, discussions) en même temps que des déclarations positives communes (où l’on va donc, ainsi, à deux?).

Si cela n’est pas, alors rester ensemble fera très certainement souffrir, de plus en plus, au fur et à mesure que le temps s’écoulera.

Il vaut mieux envisager la rupture.
Car, même si, dans la théorie de l’évolution, le saltationnisme est envisageable, il est rare qu’il survienne dans un couple.
L’évolution est majoritairement gradualiste, et on a largement le temps de voir que tout (dans la relation) ne fait que se dégrader, que l’écart affectif se creuse.
Alors pourquoi cet aveuglement? Que dit-il de nos anciennes blessures?

Personne n’a de supers pouvoirs, et faire mine de vouloir prendre sur son dos la croix des autres n’est bien souvent qu’une façon d’ignorer la sienne (qui pèsera donc de plus en plus lourd, ce qui n’arrangera pas la relation, bien au contraire).

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Ouverture des inscriptions – Rencontre de LYON

La prochaine rencontre Lafay aura lieu le weekend du 10 au 11 mars 2018 à Lyon.

Au programme:

  • conférence de Marc-André COTTON
  • conférence de Yann OLLIVIER
  • conférence d’Olivier LAFAY
  • de nombreux ateliers: amour inconditionnel, mémoire traumatique, gestion des conflits, shiatsu, entraînement stratégique, nutrition, et ateliers avec nos invités Marc-André COTTON et Brigitte ORIOL.

Pour plus d’informations, vous pouvez nous envoyer un email à : contact@ldmt.fr

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QUAND LE BOUDDHISTE OUVRE SA BOÎTE NOIRE

(celle qu’il a fuie, et pas que lui, dans un lâcher-prise soit guerrier, soit pacifiste)

 

 

Il faut beaucoup de savoirs et d’expériences pour se remettre en question, ne serait-ce qu’un peu.
Et une aptitude à prendre une méta-position, soit héritée, soit fabriquée par un nouvel environnement.
Une méta-position qui accepte de prendre en compte la mémoire traumatique et son intensité. Et ce qu’elle fait faire pour arriver à vivre quand même, tout en se mentant à soi-même.

Beaucoup de gens pensent savoir, mais ils ne font que tourner en rond pour s’éviter.
S’éviter n’est pas condamnable, vu la douleur que se rencontrer soi engendre,

mais ne pas comprendre/accepter qu’on s’évite est le pire des maux.

Et il y a ceux et celles qui pensent se rencontrer alors qu’ils/elles se fuient encore plus fortement, tout simplement parce qu’ils/elles n’ont pas compris les mécanismes des outils dont ils se servent et dont ils font même la promotion.

On voit bien, quand on a accumulé assez de savoirs, mis en lien, la différence entre ceux/celles qui vantent essentiellement des outils (méditation, veganisme, bodybuilding, crossfit, jeûne,etc.) et ceux/celles qui vantent la connaissance de soi avant tout.

Les outils seuls, avec un peu/beaucoup de justifications, sont au service du conformisme et de la fuite de soi, car on peut changer d’outils, en accumuler, sans jamais modifier quoi que ce soit en soi.

Des tas de changements de type 1, suffisamment dissociés pour qu’il n’y ait jamais de changement de type 2… On le voit à tous ces gens qui viennent ardemment défendre leurs « outils » sans jamais se mettre en disposition d’interagir lors de publications générant des apprentissages de niveau 3.
Cet aveuglement spécifique est aisément remarquable (le « pourquoi intervenir là et pas ailleurs? » est toujours instructif et édifiant).

La connaissance de soi, elle, est forcément dérangeante, perturbante, subversive. Pour soi au premier chef.
Elle prépare au changement de type 2.

Gregory Bateson a écrit que l’apprentissage de niveau 3 est chose ardue.
Et que le changement de type 2 est extrêmement rare.

Après 31 ans de synthèses et mises en lien de nombreux savoirs, mon travail consiste à générer des apprentissages de niveau 3 sur mes pages, ceux-là mêmes qui conduisent au changement de type 2.

Dans ces conditions, ceux qui ne peuvent dépasser des apprentissages de niveau 2, voir de niveau 1, ont des comportements, sur le net, qui s’identifient facilement; et j’ai écrit de nombreux articles pour décrire ces comportements (déni, jugements superficiels, victimisation, manque d’humour, sensiblerie, moralisation de l’interaction, fuite sur le terrain de l’émotionnel, fuite du débat argumenté, soumission à l’idéologie dominante en se croyant « libre », etc.).

La fuite des apprentissages de niveau 3 est directement liée à toutes ces vies gâchées.

L’inertie du système social et de ses règles, qui accentuent et inhibent des déterminismes biologiques extrêmement puissants, avec toutes les compensations inévitables que cela engendre, produit irrémédiablement des personnes en souffrance (immense).
La pression, venant des origines de la vie, est si puissante que bien peu en réchapperont.

Pour comprendre cela, il faut se concevoir comme un individu parmi 7 milliards, tous liés, pris dans les rouages irréductibles de l’évolution de l’humanité, elle-même prise dans les rouages de l’évolution animale, elle-même prise dans les rouages de l’évolution de la vie.

Ainsi la pression sur chacun d’entre nous est vraiment immense.

Aussi, soit on « lâche prise », c’est-à-dire qu’on se soumet, on abandonne tout espoir, quel que soit notre degré réel d’inhibition. Et on compense en rêvant ou en agissant sans (se) comprendre.

Soit on lutte, mais avec le plus de douceur possible, en apprenant de quoi contourner les obstacles pour arriver au bon port de la reconnexion avec soi; la véritable reconnexion, pas celle, fuite, extraite par tant de gens de la pensée bouddhiste, pensée qui se prête bien à la fuite, nommée « lâcher-prise ».

Pour cela, il s’agit d’ouvrir un peu au moins un oeil, de biais, lors d’un possible passage d’apprentissages de niveau 3.

Alors on ouvre la boîte noire, celle remplie de tout ce qu’on ne sait pas sur soi; celle où l’on entasse tout ce que l’on ne veut pas savoir.

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COUPLE ET CHANGEMENT

Quand il s’agit de changement, ce n’est qu’une question de leviers (rapport de force); toujours… En soi, comme entre nous…
Soit le couple veille à bien distribuer les leviers (codominance, hétérarchie), soit l’un des deux l’emporte et impose son jeu. Et si c’est le jeu de l’immobilisme, c’est l’entropie qui galope…

Il en va du couple, et des relations humaines en général, comme ce que démontre la théorie de l’évolution : le changement est lié à un rapport bénéfices/coûts.
Au niveau humain, sans prise de conscience et gestion volontaire du changement et des leviers, avec réflexion approfondie sur les bénéfices, la machine humaine obéit à des logiques qui échappent très souvent à son intérêt à moyen et long terme.

 

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LE DOPAGE ET VOTRE GRANDE NAÏVETÉ

Sans dopage, dans un monde de dopés, tu ne vas pas loin…
Tout le monde triche, ment, et/ou prend des médicaments de la performance : anti-dépresseurs, excitants, anxiolytiques, stimulants, anabolisants, cocaïne, hormones de croissance, etc.

Le sportif a encore plus de raisons de se doper que le quidam lambda, qui pourtant consomme bien souvent beaucoup de ce qui pourrait l’amener à être plus performant. Et ce quidam le fait sans jamais se poser la moindre question sur le pourquoi de ses actes d’achats de tas de produits légaux ou non, censés en faire un winner (ou ne pas le laisser trop loin derrière).

Et personne (ou presque) ne vous dira : « je me dope ».

Si des sportifs de haut niveau restaient naturels dans un monde où tout le monde se dope, cela signifierait qu’ils auraient des capacités « naturelles »… réellement surnaturelles  

Et ils auraient encore plus de raisons de se doper !

(pour vaincre les gens moins doués naturellement, mais qui se trouvent devant eux, aux premières places grâce au dopage)

°

°

La question qui reste est : pourquoi avez-vous besoin de croire au « naturel » des sportifs? Pourquoi les chérissez-vous autant? Quelle est la fonction de vos comportements et volontés de défendre avec détermination (voire rage) des inconnus dans votre système? Plutôt que de défendre des hommes de paix et des intellectuels avec la même véhémence…

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IDIOCRACY

(quand la lutte pour la dominance, et la mémoire traumatique, impensées, germent dans le terreau fertile du net, produisant des imbéciles essentiellement occupés, au nom de « belles valeurs », à niveler par le bas)

Je vis cela tous les jours sur les pages Lafay depuis 13 ans et le phénomène ne fait que prendre de l’ampleur.

Ceux, celles, qui déjà, depuis bien longtemps, avant le net, salissaient, détruisaient, rabaissaient, sans jamais apprendre ni créer, soucieux de niveler par le bas, désireux de passer partout le bulldozer de la bêtise, ont intégré le fait manifeste qu’ils sont la majorité.
Intégré le fait qu’ils peuvent même, grâce au net, s’unir, faire pression, écraser et, au nom des différences, faire taire la différence. Faire taire la seule différence qui importe, et qu’il faudrait développer : la capacité à prendre du recul, penser, se cultiver, débattre et concevoir des possibilités de vivre ensemble qui ne conduisent pas à la guerre, à l’auto-destruction, et qui n’annihilent pas l’intelligence.

Le problème, effectivement est que la bêtise et l’ignorance cherchent à prendre de la dominance, non pas en s’épuisant elles-mêmes, et en devenant autres, en devenant finesse, subtilité, intelligence, mais en se camouflant derrière des valeurs ultimes censées faire taire toute réflexion et tout débat.

Si nous analysons, dans des articles et vidéos, les problèmes liés à la pratique No Pain No Gain, on lit des réactions du genre : « Pourquoi vous critiquez toujours la fonte? » ou « pourquoi tant d’intolérance? »

Si on demande un débat argumenté à toute personne venant imposer un avis qui nous semble incorrect, on lit « Vous êtes contre la liberté d’expression ! »

Si on dit aux gens de suivre sérieusement la Méthode, vu qu’elle a été pensée pour permettre les meilleurs résultats, plutôt que de faire selon son feeling en associant sans recul tout et n’importe quoi, des gens, trop de gens, s’exclament : « Vous êtes une secte, des gourous ! »

Dans une société abrutie, où il est impératif de ne pas « suivre », de manifester sa capacité à être une sorte de Dieu, créant le savoir ex-nihilo, celui qui SUIT ce dogme imbécile, et ils sont légions, s’assure ainsi de ne rien apprendre.
Il continuera sa vie durant à « penser » que ceux qui suivent un enseignement, se cultivent et réfléchissent sont adeptes de sectes.

Si on dit à une femme que l’exhibition régulière (dans des vidéos de pole dance) de ses parties intimes, en partie seulement cachées par des vêtements très « ouverts », nous choque, on lit : « Vous êtes racistes, misogynes, et vous ne savez pas contrôler vos hormones masculines ! »
Mais si c’était un homme qui s’exhibait ainsi, il serait qualifié de porc…
Déjà, ouvrir les cuisses, même habillé, c’est du « manspreading »…

Etc.

Le net est un puissant vecteur de la maladie mentale, du fascisme (faire taire toute réflexion en noyant le débat sous de l’émotionnel) et de la bêtise.

Se placer sur le terrain de l’émotionnel, pour échapper à toute discussion rationnelle, instruite, qui pourrait nous remettre en question, était déjà un classique avant le net.
Mais, actuellement, c’est devenu, grâce à la démocratisation écrasante de la bêtise permise par les réseaux sociaux, une norme de fonctionnement totalement intégrée par une majorité, impensée et un modèle de société désirable, une idéologie pour le présent et l’avenir.

Constamment, tous les jours, à toutes les heures, on a droit à une interaction où l’on dit : « Il y a un problème ici que l’on peut analyser ainsi et éventuellement résoudre, de manière rationnelle. »
Et on lit en retour : « Vous êtes méchants! » (méchant étant le terme qui recouvre l’homophobie, le refus de la liberté d’expression, le racisme, la misogynie, le sexisme, etc.).

Qu’est-ce que peut devenir un monde où tout débat et toute rationalité sont exclus?

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WHO’S THE BOSS?

(en anglais, ça rend mieux)

Merci à tous ceux qui se sont déjà déplacés pour venir aux rencontres et en dire beaucoup de bien; et merci à tous ceux qui vont le faire !

C’est autant grâce à eux qu’à nos modestes talents que le CTRL+C et CTRL+V a encore frappé…

Le succès des Rencontres Lafay ne pouvait laisser indifférents tous ceux qui nous observent au jour le jour, tout en niant notre existence.

Encore une fois, ce que nous faisons a été copié, depuis peu, sans bien entendu nous citer 
Bien entendu, certains diront que Lafay n’a pas inventé les conférences et les ateliers (ou séminaires..).
Mais cet écran de fumée est-il assez dense pour occulter le fait que beaucoup de gens nous dénigrent, tout en nous copiant sans vergogne?

Sur le net, tout se sait, ou finit par se savoir.
Cela finira par se savoir, ou cela se sait déjà, qu’ils ont copié.

Si quelqu’un doutait de qui donne le La dans le « game » du net francophone 

Bientôt le bodybuilding va s’allier au crossfit pour faire des conférences sur… la santé? Heu…
Le sport naturel (sans dopage)? Heu…
N’exagérons pas 

On me souffle dans l’oreillette que cette alliance est déjà faite, depuis peu, mais dans le domaine le plus neutre possible 

LDMT est le vecteur le plus influent de la sélection naturelle dans le Fitgame (et au-delà, visiblement).

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