JE NE tolère PAS l’intolérance

(mais puis-je me tolérer alors?)

Je voudrais juste montrer l’attitude paradoxale qui consiste à juger qu’on ne doit pas juger.

Beaucoup de gens le font, surtout sur le net, car cela fait partie des phrases toutes faites à la mode, que l’on emploie sans jamais les penser.

Si c’est pas bien de juger, alors personne sur le net ne devrait intervenir pour juger ceux qui jugent. sinon, il y a une faute logique.

C’est exactement comme « arrêtons de se prendre la tête ». C’est un ordre donné à quelqu’un qui nous invite à réfléchir.
C’est encore une fois intervenir dans la vie de quelqu’un. C’est une… leçon de vie. On intime l’ordre à celui qui exprime un désaccord argumenté de se taire. Dans l’océan du faux amour internet, des humanismes/animalismes de façade, cherchant à nous imposer aux yeux des autres comme étant meilleurs que Jésus Christ lui-même, celui qui met le doigt sur des incohérences fait tâche. Alors le grand juge vient pour juger que c’est pas bien de juger. Il remet l’empêcheur de se branlotter en rond à sa place.

C’est une philosophie cheap : il suffit de trois mots pour dire à l’autre ce qu’est la vraie sagesse. « Sois sage comme moi, ne juge pas. »

Derrière tout ça, il y a :
– la volonté de sa valoriser en donnant des leçons publiques (donc se mettre au-dessus des gens);
– la volonté de le faire sans débattre, construire une pensée, aller au fond des choses. Au contraire, il s’agit de ne pas réfléchir.

La peur de débattre est pourtant anti-sociale.
La volonté de ne pas réfléchir empêche tout accord, toute compréhension réciproque, toute évolution des relations humaines.
C’est paradoxal de voir que, sur des réseaux dits sociaux, les gens ne veulent surtout pas être pleinement sociaux, mais juste se valoriser, et ce aux dépens des autres (mais sans le voir, le comprendre et en refusant qu’on mette le doigt sur cette attitude paradoxale).

On est quand même arrivé à faire croire à des millions de gens que penser c’est mal, être en désaccord c’est mal, débattre c’est mal.
Il ne faudrait pas chercher à progresser.
Ou du moins, le seul progrès acceptable serait celui d’un statu quo de consommateurs béats. Le silence de la pensée dans le bruit constant des petites joies mécaniques, et des CB qu’on débite.

Et ainsi on a des millions de gens sur le net qui n’ont plus qu’une leçon à la bouche : celle qui dit qu’il ne faut surtout pas donner de leçons.

Les philosophes, psychologues, sociologues, anthropologues, biologistes, archéologues, primatologues, etc. nous donnent tous des leçons. En nous invitant à creuser notre pensée, à nous donnant des éléments pour exprimer notre désaccord, ils nous permettent, par le débat, de faire progresser la pensée, et donc les actes, les relations. Et c’est là que se niche la véritable voie de l’amour…

Face à ces millions d’éléments de réflexion donnés par les sciences, ces millions de leçons, on a des millions de gens qui, eux, n’ont qu’UNE leçon à la bouche :
Soyons lisses. Ne pensons pas. Ne débattons pas. N’ayons aucun désaccord apparent. Et donnons LA leçon à tous ceux qui enfreignent cette loi.
Il n’existe plus alors qu’une leçon, oui, la leçon qui consiste à dire qu’il ne faut pas donner de leçons; et au nom de l’amour, bien entendu.
La non pensée au nom de l’amour…
Comme si on pouvait construire de l’amour sans culture, sans pensée, sans conflits, sans dépassement des conflits !

Les donneurs de la « leçon du statu quo » ne réalisent même pas qu’ils oeuvrent pour une uniformisation de la pensée, à un point tel que celle-ci ne peut plus que disparaître.
Comme si la non pensée allait sauver l’humanité. Comme si penser tous à partir de phrases toutes faites, et toujours les mêmes phrases, allait nous faire avancer, nous humaniser.
Peut-on s’humaniser en supprimant ce qui fait justement notre humanité?

Et derrière ce paradoxe qui consiste à donner LA leçon qui est de ne pas donner de leçons, il y a toujours ce besoin humain de se valoriser aux dépends d’autres humains.
Il y a ceux qui pensent, veulent penser, et qui sont des êtres inférieurs, qui n’ont pas compris ce que le « sauveur » vient expliquer, et qui tient en une phrase : ne pas juger (en construisant une argumentation). Ne pas penser, donc.
Le sauveur a compris, lui, et il peut prendre une position supérieure pour expliquer LA vérité. La doctrine de l’homme lisse, celui qui ne pense pas, comme tout le monde;
L’homme lisse, aux rugosités préfabriquées en usine, qui adopte des idéologies comme on a un passe-temps, et dont les colères, emportements, sont de façade, toujours prêt à s’incliner devant le grand consensus de la mollesse et de l’ignorance.

Finalement, au 21° siècle, le totalitarisme a changé de visage.
La censure, c’est le peuple qui la commet, et au nom de la liberté d’expression.

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LES RÊVES DU PEUPLE ET SA DOUCE RÉBELLION PONCTUELLE

Les dominés veulent la même vie que les dominants.
Ils veulent vivre la vie que les dominants leur disent être la belle vie.
Depuis l’école, au travail, dans la pub, dans les médias.

Tant que les dominés peuvent s’en rapprocher un peu dans le réel et compenser tout ce qui manque par l’imaginaire, ça va.

Mais quand la réalité s’éloigne trop du fantasme, alors les gens sont fâchés.

Ils veulent vivre une vie de soumis, mais jusqu’à un certain point.

Le problème est qu’ils ne veulent ni ne peuvent, car ils ont été éduqués pour cela, vivre une vie libre, vraiment épanouissante.

Toute pression de la part des dominants devraient amener des hommes libres à être créatifs pour changer la pression en un outil pour être plus libre encore.
Mais ce n’est pas ce qui se passe : quand la pression devient excessive, les gens demandent juste à ce que tout continue comme avant, quand la pression, déjà énorme, était encore supportable.

Quand le coup s’abat en direction du visage, quand les coups te font plier les genoux, tu devrais avoir anticipé afin de ne plus être sur la trajectoire des coups, et avoir pensé comment les coups peuvent eux-mêmes déstabiliser l’assaillant.
C’est pas le cas pour le peuple. Il ne bouge pas et trépigne juste quand les coups sont trop forts, mais veut bien prendre encore des coups s’il peut rester à la même place, celle qu’on lui a dépeint depuis son enfance comme étant la bonne place.

Tant que les gens ne feront pas un pas de côté, rien ne changera.
Tant qu’ils ne seront pas capables de se dire qu’ils peuvent se construire une autre vie que celle qu’on leur fait rêver, rien ne changera.
Et pour que cela se produise, il faudrait qu’ils prennent du recul sur leurs conditionnements et s’intéressent aux besoins véritables d’un être humain.
Et pour cela, il leur faudrait se cultiver, acquérir le savoir permettant de distinguer le vrai du faux et orienter ensuite autrement leur vie.
Mais cela est impossible, car les dominants, à grand renforts de pub, d’émissions TV débilitantes, ont mis en eux l’idée que l’intelligence est nulle, inutile, à rejeter, que cela ne rend pas riche et célèbre.

Les gens ne sont pas victimes de pression fiscale et hausse des prix, ils sont victimes de leur besoin d’être dominés et de leur besoin d’appartenir à un groupe, quel qu’il soit. Un groupe avec les mêmes pensées, mêmes définitions de l’humain, mêmes objectifs, même économie de la pensée.
Les gens sont victimes de leur humanité.

°

« Toutefois, la non-pensée, qui semble une attitude tellement recommandable en politique et en morale, recèle aussi quelques dangers. En prévenant de l’examen et de ses dangers, elle enseigne aux gens à s’attacher fermement à tout ce que peuvent être les règles de conduite prescrites par telle époque, dans telle société. Ce à quoi ils s’habituent est moins le contenu de règles, dont un examen serré les plongerait dans l’embarras, que la possession de règles sous lesquelles puissent être subsumés des cas particuliers.
En d’autres termes, ils sont habitués à ne jamais se décider. Qu’apparaisse alors un individu qui, pour une raison ou une autre, dans n’importe quel but, prétende abolir les anciennes ‘’valeurs’’ ou vertus – cela lui sera facile s’il produit un nouveau code, il n’aura besoin ni de force ni de persuasion, d’aucune preuve montrant que les nouvelles valeurs sont meilleures que les vieilles pour les imposer. Plus les hommes s’accrochent au code ancien, plus ils s‘empressent de s’assimiler au nouveau ; la facilité avec laquelle de tels renversements sont possibles suggère bien que tout le monde dormait lorsqu’ils survenaient. »

Hannah Arendt (philosophe théoricien de la banalité du mal)

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CE QUI VOUS MANQUE LE PLUS?

J’ai écrit des articles durant des années avant que « ça prenne ».
Des années à patienter et à me faire progresser grâce à ça, avec peu de reconnaissance et de compréhension du public.
Puis ça a commencé à prendre, au bout de 6 ans environ…

Idem pour le boulot fait sur l’enfance.
2015, j’aborde franchement les notions.
2016, premier article ultra-subversif. 2000 commentaires dont environ 1500 de haine pure.
S’ensuit une désaffection massive des espaces, car les gens sont trop dérangés.
On me prend encore une fois pour un fou, gourou, etc.
2018, tout le monde approuve, et Sybernetics s’annonce comme un succès, aussi et beaucoup à cause de ce travail sur l’enfance.

Il faut PRENDRE du RECUL 🙂

Quand j’écris, c’est d’abord MOI que je veux mettre en forme.
Ensuite, je généralise pour que cela touche un public large.

Mais, à la base, c’est un travail d’accouchement de soi, en clarifiant sa pensée grâce à un travail de mise en lien, recherche de références, introspection, analyses des autres.

C’est moi que je cherche en écrivant.

Quand on communique, on devrait toujours penser à ça.

Ecrire, c’est ou Gnothi seauton, ou pur narcissisme, ou exercice scolaire.
Parler aussi…
On peut intégrer dans le Gnothi seauton son narcissisme et des paroles très scolaires. Mais la focalisation narcissique ou scolaire efface tout projet de Gnothi seauton.

Je voudrais vous enseigner l’autonomie, donc ce travail de mise en forme de soi par l’écrit, la communication. Et de réflexion critique sur votre communication.
Le « connais-toi toi même » (Gnothi seauton) en action.

Prendre un peu de recul, se dire que, quoi qu’on fasse, on écrit toujours « où on en est ».

Nietzsche a écrit que toute philosophie est une autobiographie.
Et c’est tellement juste !
On peut faire la psychologie d’une oeuvre, donc celle de son auteur.
Comprendre qu’on revendique ou parle souvent de ce qui nous manque le plus. Et c’est soit explicite, soit implicite.
Regardez tous ces gens qui affichent des plaidoyers pour la liberté ou la fidélité, indiquant à quel point il se sentent peu libres et sans personnes fidèles autour d’eux.
Regardez ces gens qui affichent régulièrement des phrases de motivation, tant il se sentent peu motivés.
Regardez ces gens qui écrivent à quel point ils ont tout compris, tant il se sentent dépassés.

Et j’irai ainsi plus loin : tout écrit est une autobiographie. Il suffit juste d’avoir les outils pour voir où en est exactement toute personne qui écrit, même 3 lignes d’apparence banale.

Moi, en écrivant, je recherche ce qui me manque le plus : un univers environnant moins con.
Les gens ignorant tout d’eux-mêmes sont dangereux, pour les autres comme pour eux-mêmes.

Posez-vous la question de ce qui vous manque le plus.
Cela éclairera vos motivations, vos buts et vos comportements sur le net, ici, ailleurs.

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LE POIDS DE CORPS NE DONNE PAS DE VRAIS ET GROS MUSCLES

(sauf si on a une bonne génétique…)

Enfin la vérité éclate !
Et je vais vous le démontrer… ou pas 

°

Un entraînement limité ne peut permettre le bon développement de personne, même en cas de « bonne génétique ».

Tu as beau être super doué comme boucher, si tu as un couteau en mousse, alors tu auras du mal à découper la bête.
Si l’outil est médiocre, l’artisan le plus talentueux aura du mal à briller dans son art.

Il faudrait que les gens comprennent déjà cela.
Si on ne stimule pas assez une bonne génétique, alors rien ne se passe.
Logiquement, c’est avec une stimulation efficace qu’on voit qu’une personne réagit mieux qu’une autre, pas avec une stimulation inefficace.

Il faudrait que les gens comprennent aussi la différence entre « outil » et « méthode ». Un outil peut être bon ou potentiellement bon, mais sans savoir-faire permettant d’en faire la démonstration, il risque d’être ignoré, méprisé ou oublié.

Et il faudrait aussi qu’ils se demandent comment ils font pour assurer sans complexe que la personne a une bonne génétique. Ils ont fait des tests spécifiques?

Il s’agit encore d’une prémisse fausse, d’un raisonnement circulaire :
1 – Ma croyance est que l’entraînement au poids de corps ne donne pas de résultats.
2 – je vois quelqu’un avec de bons, voire très bons résultats au poids de corps.
3 – au lieu de me pencher sur la méthode permettant d’obtenir cela, je déclare que la personne a de la « chance » (c’est génétique). Sans être en mesure de prouver quoi que ce soit.
4 – je retombe sur ma croyance de base.

Bel exemple de rétroaction négative instantanée, qui montre l’extrême difficulté qu’a la personne à accueillir de la nouveauté dans son système, déjà sclérosé. C’est un processus d’évitement de stress.

Et là, on retombe sur les questions de malléabilité du cerveau, liées à la petite enfance.
Moins on a été sécurisé étant enfant, moins le cerveau sera malléable.
Et donc moins on sera souple face à la nouveauté.

Plus la complexité du cerveau est grande, plus il est malléable. Le cortex cérébral est la structure la plus flexible, et donc la plus influençable (Perry, Pollard, Blakley, Baker et vigilante (1995).
Bien entendu, les premiers jours, mois et années de vie sont cruciaux pour établir cette malléabilité.
Sans une éducation « sécure », la tolérance à toute forme de stress (et notamment à la perception d’une nouvelle variable par le logiciel permettant de penser soi et le monde) sera faible.

Les enfants ayant eu des parents incapables de leur procurer une enfance sécure seront des adultes manquant de souplesse adaptative, réservant leur énergie pour des opérations de mise aux normes de conformité sociale de base (travail, mariage, maison, reproduction), n’aboutissant pas toujours, ou finissant par l’échec.
Leur cerveau aura des difficultés à assimiler les expériences de la vie, les contraignant à explorer une gamme réduite d’expériences (sur le fond, même si ces expériences sont en apparence diverses). Ces personnes ont beaucoup plus de difficultés à donner un sens aux événements et plus particulièrement à ceux qui sont stressants. Ils sont plus vulnérables aux troubles et perturbations psychologiques, y compris l’addiction aux drogues (dopage compris), alcool, dépression, SPT et SSPT (Schore 1994).

Les statistiques montrent que près de 100% des parents frappent, rejettent, humilient, punissent, font du chantage affectif, bref : brisent leurs enfants d’une manière ou d’une autre.
D’où l’extrême difficulté des gens, une fois devenus adultes, à supporter le stress et à savoir modifier leur vie pour mieux le gérer (la consommation de calmants, anti-dépresseurs, et tout un tas de drogues légales ou non en atteste).
D’où l’extrême difficulté des gens à supporter toute remise en question. Soit c’est une revendication de « tolérance » (dire qu’on accepte l’autre, en passant juste à côté), soit c’est la haine.

L’intolérance au stress relationnel, le manque de culture et de complexification du cerveau entraîne une intolérance au débat.
Une boucle se fait alors, puisque l’incapacité à débattre, entraîne une souffrance relationnelle : on ne sait s’entendre avec personne. On ne sait pas aimer, on crève du manque d’amour.

On se réfugie dans des conduites dissociantes (musculation intense et fréquente, sports extrêmes), afin de générer notre propre dose de drogues (drogues endogènes très puissantes, qui nous anesthésient).

Voilà pour quoi il faut :
– une enfance sécure;
– complexifier son cerveau (par la culture et les échanges profonds);
– travailler sur sa mémoire traumatique afin de se mettre en situation d’ouvrir son logiciel et exprimer les émotions refoulées qui nous empêchent de croître.

Sinon, l’esprit restera étroit, fragile, craintif, et enclin à la violence.

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LA PERFORMANCE DOIT ÊTRE UN EFFET DE LA RECHERCHE DE SANTE, ET NON UN BUT EN SOI

 

Dans un monde entièrement tourné vers la performance, où la santé est un mot galvaudé, vide, impensé (on recouvre la santé, si on y arrive, avec des professionnels, mais on ne sait pas la construire), la musculation enseignée classiquement est une perversion.
Elle construit peu, mais détruit beaucoup.

Le milieu de la musculation (enseignement) ne sait pas penser la musculation, et la conçoit comme elle l’a toujours été : pour faire des performances, faire la guerre, agresser, vaincre, dominer l’autre.

D’où le rejet massif de mon approche, qui remet en question les croyances fondatrices du sport, de la musculation, et donc du fonctionnement social, basé sur l’écrasement des faibles (avec plus ou moins de social) et l’admiration des prédateurs.

Ces mêmes prédateurs, encouragés sans recul, par leur succès et par l’idéologie véhiculés par tous les réseaux principaux (école, médias, travail, famille, politique, divertissements) ont une conception de la musculation contraire à leurs propres intérêts, qui sont la santé et l’épanouissement affectif.

Le leitmotiv, si niais quand on se met à le réfléchir, est : « s’auto-détruire pour réussir. »

Il faut du muscle, certes, mais relevant de quel but profond? De quelle forme de pensée?

Que devient un humain accaparé, dans toutes ses pratiques, par la lutte égocentrée pour la dominance?

Quand le bodybuilding a atteint ses limites, de nouvelles écoles sont nées : crossfit, street-workout, etc.
On s’est tourné vers le passé pour aller y puiser la « sagesse des anciens maîtres », comme tout bon conservateur irréfléchi.
On a réintroduit des exercices dangereux, sans jamais chercher à comprendre pourquoi ils avaient disparu (arraché d’un bras).
Toujours avec la même idéologie, donc toujours dans l’erreur

Au lieu de s’arrêter afin de penser les présupposés de la pratique, et de la refonder, on a pris dans le passé de quoi aller toujours plus loin, toujours plus dur, plus douloureux, autodestructeur.
Ceux qui ont critiqué le bodybuilding,, et s’en sont détournés pour aller vers autre chose n’ont rien appris, pour la plupart, des leçons que le bodybuilding, dopé à l’extrême, nous enseignait pourtant de manière évidente : on est arrivé aux limites d’un système tourné vers la prédation et donc la performance. On est arrivé au bout de sa logique.

Avant de servir à un sport, ou à taper des gens, le muscle devrait déjà être pensé pour servir la santé.

Atteindre la grâce animale, croître et durer, jouir de relations épanouissantes et apaisées avec soi-même, les autres, le monde.
Un virage à 180° que je vous propose depuis 14 ans.
Et que LDMT vous propose désormais.

Et la performance peut tout à fait venir d’un entraînement intelligent tourné vers la santé et l’amour, le respect, de SOI !

Pour finir, je vais accentuer mon propos sur des points précis concernant la santé et permettant de comprendre la profonde bêtise d’un entraînement monadique (cf Leibniz), c’est-à-dire un entraînement restreint à l’individu prédateur, qui se détourne de sa naturel relationnelle.

La quantité de protéines nécessaires au fonctionnement du système immunitaire en cas de problème de santé peut être faramineuse.
On n’en aura pas trop, du moment que c’est acquis naturellement.

« Par exemple, pour qu’un malade puisse résister à sa maladie, il faut que beaucoup de ses variables physiologiques soient poussées vers des valeurs spéciales et même extrêmes (maximales et minimales). Il se trouve donc en état de « stress ». Nous nous montrerons avisés en le gardant au chaud, à l’intérieur, afin qu’il ne soit pas l’objet d’un stress supplémentaire. La logique qui sous-tend cette protection se fonde sur l’idée qu’il existe une quantité finie de changements potentiels que le corps est capable de réaliser, et que, lorsqu’il a réalisé un certain changement adaptatif, sa capacité d’en réaliser d’autres se trouve ainsi réduite. Sa souplesse est réduite.

Il existe, si vous voulez, une économie de la souplesse. »

(Gregory Bateson, biologiste et anthropologue)

« J’en profite pour insister sur l’importance des muscles. Dans la salle d’urgence de n’importe quel hôpital, quand on voit arriver une personne gravement blessée — à la suite d’un accident de la route, par exemple — on peut prédire ses chances de s’en sortir à l’état de ses muscles. C’est que notre organisme se constitue des réserves afin d’avoir accès aux ressources dont il a besoin pour résister à un stress. En simplifiant un peu, disons que le foie entrepose des glucides, le tissu adipeux entrepose des lipides et les muscles entreposent des acides aminés, qui sont les constituants indispensables des protéines. Or, quand vous êtes blessé ou malade, vous avez besoin de quantités énormes de protéines pour que votre système immunitaire fonctionne, pour cicatriser, pour vous défendre contre l’infection. L’importance des muscles est telle, que je consacre un chapitre entier à ce sujet dans mon livre. Et pour avoir de bons muscles, évidemment, il faut faire de l’activité physique. »

(Dr Michel de Lorgeril, cardiologue)

A lire : https://olivier-lafay.com/…/de-limportance-de-faire-du-mus…/

°

Nota : le texte sur la photo dit que notre seule limite, c’est nous-mêmes. En soi, c’est déjà une aberration si l’on se considère comme un guerrier qui se bat contre le monde pour « réussir ».
En dehors de soi, le monde est rempli de limites.
Notre volonté ne cesse de devoir s’incliner devant la toute-puissance de cet univers. Se raconter des histoires, avec de belles phrases de motivation, n’y changera rien.

Mais, surtout, le « you » n’est jamais interrogé.
Car, d’un point de vue sybernétique, nous sommes effectivement notre propre limite quand nous sommes incapables de comprendre ce qui constitue et notre être et nos limites…
Et, si on le sait, alors on ne va plus s’exténuer à l’entraînement. On va approfondir notre nature relationnelle, car c’est ça qui nous construit, pas le sport intense et destructeur.

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SPARTIATES? PRIMATES !

 

Il n’y a pas plus mouton que celui qui veut résoudre tout problème par la violence. Car c’est ce qui a été enseigné et promu depuis qu’existe la stratification sociale (la hiérarchie au service de puissants). C’est une stagnation comportementale qui nous rapproche du chimpanzé

Par contre, user de son intelligence pour s’informer, débattre et trouver des compromis, ou une hiérarchie dans le rapport liée au savoir, ou à l’amour, sans violence donc, est beaucoup plus rare. Cela demande d’utiliser des parties de son cerveau qui sont spécifiquement humaines (zone orbito-frontale).
C’est donc de ce côté que se trouve le progrès humain. C’est donc là que devrait être encouragée l’évolution. C’est ça l’humanisme. Humaniser l’homme ne se fait pas avec ses petits poings…

Souvent, quand nous tentons de débattre avec des détracteurs, lorsque ceux-ci perdent sur le terrain du savoir et de l’intelligence, ils exigent une confrontation physique.
Il y a bien entendu la croyance que, ayant perdu sur le terrain intellectuel, ils pourraient gagner sur le terrain du combat physique (ce qui exprime leur mépris de l’intelligence).
Mais il y a aussi cette croyance profondément ancrée que la vérité se trouve du côté de la force brutale. Le pouvoir exerçant une pression physique serait le siège de la bonne croyance. De la vérité.

Les spartiates étaient autant destructeurs que soumis.
Ils exerçaient la force au service de la vérité du moment (celle du pouvoir les soumettant).
Ce n’était en aucun cas des hommes libres.

Evoluer, c’est passer d’un mode d’être lié à la stratification sociale, où des moutons se pensent des aigles parce qu’ils ne veulent pas réfléchir, mais juste cogner… à un mode d’être sybernétique, où la violence que l’on ressent en soi est déchargée habilement, et où les sports de combat et arts martiaux, et musculation, sont utilisés non plus comme moyens d’avoir le dessus en cas de conflit, mais comme régulateurs-constructeurs d’une personnalité apaisée et épanouie.

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LA FABRICATION DU PETIT JUGE FACEBOOK

 

Alors je vous explique comment ça marche.

Tout petits, on vous fait rentrer dans le rang en brisant votre spontanéité animale.
Vos parents, rouages du pouvoir dans la famille, vous frappent, humilient, rejettent. Bref : ils vous dressent.

Ils utilisent,, sans même le savoir des techniques de conditionnements éprouvées, qu’ils ont subies eux-mêmes :
Le Conditionnement Classique (Pavlov) et surtout le Conditionnement Opérant (Skinner) appelé aussi Conditionnement Instrumental.

Ces conditionnements entraînent la formation d’une mémoire procédurale (implicite) entièrement tournée vers la soumission. Ces séquences comportementales sont inconscientes, et prépondérantes.

Vous subissez une véritable pédagogie de la soumission. Vous réprimez vos émotions. Vous essayez de « bien faire ». Car il en va de votre survie. Un enfant dépend à 100% de ses parents : s’il n’est pas accepté, il meurt.

Vous construisez une personnalité restreinte, de façade, soumise, et votre colère d’avoir été brisé est plus ou moins enfermée profondément, aussi.
On appelle cela en psychologie une image ou un caractère ou un apprentissage secondaire.

Plus tard, la pédagogie de la soumission continue : école, groupes d’amis, travail.

Vous êtes donc complètement soumis au 4° commandement décrit par Alice Miller.
Obéissance sans recul ni marge de manoeuvre aux parents.
Conformisme.
Jugements vers toute forme de marginalité par rapport à la norme idéologique en place depuis plusieurs millénaires de soumission à l’autorité.
Toute différence est de façade.

Votre difficulté à faire la part des choses entre l’agresseur et l’agressé, est immense et vous jugez encore une fois -selon ce que l’ambiance « morale » vous dicte. Sans recherche de cohérence.
C’est normal : vos parents n’ont pas été souvent cohérents devant vous et avec vous. Ils ont largement pratiqué le « faites ce que je dis et pas ce que je fais. »
Donc la cohérence importe beaucoup moins que l’obéissance.
Il faut toujours obéir au maître, quoi qu’il dise, et donc toujours obéir à une autorité illégitime, frelatée, mortifère.
Un autorité qui n’ouvre vers rien, qui ferme, enferme, soumet, objective.

Sur facebook seul lieu où la plupart des gens peuvent exprimer des pulsions de dominance non-sanctionnées, vous irez toujours défendre l’agresseur, le bourreau, et tenterez de faire honte à la victime, comme on vous a fait honte tout petits quand vous avez cherché à vous affirmer et vous défendre face à la puissance parentale.
Sauf si la victime a été désignée victime par une autorité, car vous vous agenouillez devant l’autorité, du moment qu’elle émane de la dominance installée (la dominance conforme).

Il faudrait que les autres victimes soient comme vous : qu’elles baissent la tête, s’énervent un peu de temps en temps pour la forme, mais de loin, et subissent, tout comme vous.

Plus la pédagogie de la soumission aura été forte, étant petit, plus vous aurez à coeur de passer du temps à défendre les bourreaux institutionnels ou conformes à l’esprit qui les anime.
Vous saurez identifier aisément celui qui défend son droit à l’existence, et exprime sainement ses émotions, osant se défendre contre la crasse humaine. Car c’est ce qui a été étouffé en vous. Et qu’il faut faire taire, car l’ordre a été donné il y a bien longtemps.
Sous couvert de « morale », vous êtes devenu un parfait exécutant de ce système.

Juger, juger, comme on vous a jugé.
Ne pas penser, ni se cultiver, car vos juges n’ont eu que faire de comprendre votre nature. Ni de vous élever (vous permettre de grandir à tous niveaux). Ils vous ont juste dressé.
Celui qui parle de joie de vivre, de pensée, d’amour et exprime sa colère d’être brimé doit être étouffé. Il doit se taire, mourir pour ses valeurs, tel un Jésus Christ, tout comme votre enfant intérieur est mort depuis si longtemps.

Ainsi, ce seront toujours les plus soumis, les plus moutonniers d’entre nous, qui traiteront de moutons ceux qui réfléchissent, se cultivent, débattent, cherchent à s’élever.
Et ce sont des logiques implacables qui les animent, parfaitement décrites par la science.

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TRAQUE TON ESPRIT SECTAIRE

(et ton coeur avide, et fais-leur un câlin avant de passer à autre chose)

°

Même l’humain le plus accompli ne sera jamais un dieu et ne remplacera pas ce que vous n’avez pas eu, ce que l’on vous a volé (votre enfance, une adolescence épanouie, des relations affectives gratifiantes).

La foi, et ce que vous voulez récupérer dont on vous a spolié, cela se construit DANS la relation. 
Aucun humain n’en est dépositaire pour vous.

Cela ne se donne pas.
Cela ne se prend pas (exit les stupidités disant qu’il faut prendre ce qu’on veut, de force si nécessaire).
Cela se construit. C’est dans la relation entre toi et l’autre, entre toi et les autres, le monde.
Si tu n’apprends pas toi, si tu n’apprends pas les autres, si tu n’apprends pas à construire le lien lui-même constructeur, alors tu n’auras rien.

Aucun humain, pas même Olivier Lafay, n’en est dépositaire pour vous.
Croire le contraire, c’est diviniser en apparence un humain, pour le traiter finalement en objet, en stocks matériels de bonheur potentiel, dans lesquels puiser.
C’est se traiter soi-même en objet, auquel ajouter des parts de l’objet qu’est l’autre, le « grand distributeur de bonheur en pièces détachées ».

Devenir une personne, c’est se concevoir comme être relationnel.
L’épanouissement est dans la relation.
Fuir les relations, fuir leur apprentissage, c’est rester soi-même objet… de ses parents, de ses patrons, du système social. De l’autre dans un couple. Du regard des autres…
Et c’est exiger qu’ils le soient. Aussi hauts qu’on les place. Vénérés comme le veau d’or… Haïs comme le mal absolu.

La relation humaine doit remplacer la relation d’objets.

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VERS UNE DOMINANCE DE L’HUMANISME?

(tout commence par le Gnothi seauton : connais-toi toi-même)

°

« Le culte de la performance n’est en aucun cas humanisant. Le culte de la force ne conduit pas à résoudre humainement les problèmes.On atteint vite les limites de ce culte. On en sait les effets, avec des milliers d’années de guerre et de souffrance.
Les relations, elles, peuvent se situer sur une échelle avec de nombreux degrés, du moins humanisé au plus humanisé. On peut progresser, on DOIT progresser. Il y a donc une hiérarchie par l’humanisme. Elle doit être évoquée, montrée, pour comprendre, pour guider. »

Ce qui fait notre humanité, notre singularité humaine, par rapport à toutes les autres espèces animales, c’est notre zone orbito-frontale au potentiel exceptionnel.
Très peu de gens cherchent à la complexifier. Cela dit quelque chose du degré d’humanité de ceux qui ne le font pas, ou peu, ou mal… et qui restent dominés par des forces dont ils sont totalement inconscients…
Le culte de la force/performance est le signe d’une humanisation lacunaire, voire absente.

C’est à lire, relire et méditer si vous voulez bien comprendre la différence et le clivage entre :

– une pensée conservatrice, qui promeut directement ou non, qu’on se dise de droite ou de gauche, la violence dans les rapports sociaux, la recherche effrénée de dominance, le goût pour la guerre, l’incompréhension entre les êtres, la violence envers les enfants.
Avec en corollaire, vu qu’on ne peut se comprendre en faisant évoluer nos logiciels « par le haut », un humanisme de façade, le culte des winners (leur adoration), le goût pour les ragots, la pensée Charlie, le goût inavoué pour l’humiliation (derrière une tolérance proclamée), la musculation auto-destructrice, le sport dopé, tout ce qui rabaisse l’homme.

– une pensée humaniste. Qui considère qu’on peut tous se comprendre en faisant évoluer nos logiciels d’interprétation du monde et des autres, et de soi. Qui considère que la guerre (en société, en sport, entre nations, dans le couple, contre la nature, contre soi) n’est pas l’horizon ultime.

C’est Soral VS Morin.
Et les « anti-Soral » sont tout aussi soraliens… Un antifa n’est rien de plus qu’une personne qui cherche à se décharger par la violence, en se trouvant des bouc-émissaires, sans rien comprendre de ce qui le conditionne.
De gauche comme de droite, vu que 95% des gens humilient, rejettent, frappent leurs enfants, la vision profonde du monde est la même. Cela se constate aisément dans le même échec relationnel et affectif, à droite comme à gauche.
A droite comme à gauche du positionnement politique, une profonde solitude, la consommation hallucinante de drogues légales (antidépresseurs) ou non, d’alcool; le goût pour les sports extrêmes; le porno qui a envahi l’espace public, etc. Tous les signes d’une société saine, n’est-ce pas?

Edgar Morin étant le seul à avoir produit un humanisme méthodique (et pas un discours superficiel et creux, ou quelques bases, parfois géniales, mais insuffisantes pour produire autre chose que de la parole : un véritable changement de logiciel).

Citation de début de texte extraite de : https://www.facebook.com/groups/17045653093/permalink/10157140557343094/

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L’UNE DES FONCTIONS UTILES DE CEUX DONT la bêtise est épinglée régulièrement SUR CETTE PAGE.

 

« Et ces posts permettent justement de débusquer aussi ceux qui n’attendent que de juger le grand Lafay, alors qu’ils esquivent soigneusement tous les articles de fond. (fort besoin de dominance, Mémoire Traumatique impensée, toussa…) »

(Denis Tiquet)

C’est une évidence.

Comme dit ma compagne : « c’est fou le nombre de gens qui ne supportent pas que tu fasses valoir ton travail et tes droits, que tu t’affirmes, même chez toi, sur l’espace que tu gères, que tu as construit ! C’est fou de voir qu’ils le font chez toi, sous ton nez, sans aucun complexe, sans jamais se poser la question de savoir d’où ils parlent, où ils parlent, à qui ils parlent. C’est quand même honteux. »

Il y a plusieurs raisons à cela.

La première est l’ambiance idéologique dans laquelle vivent les gens, qui les amène à penser que « tout se vaut ».
Et comme la plupart des gens pense comme la plupart des gens, « tout se vaut » signifie qu’il s’agit de tout ramener à une pensée conventionnelle (conforme). Qu’ils n’ont jamais questionnée…

Dans ce cas, pas de hiérarchie du savoir, et donc pourquoi Lafay OSE montrer la bassesse de certains? Donc « on » va prendre de la hauteur (se situer au-dessus de quelqu’un) pour inciter à ce que tout revienne à un niveau zéro, « égalitaire » selon la norme idéologique en place, « Charlie ». Surtout ne pas penser, juste faire semblant, ne pas déranger l’ordre établi, le renforcer.
Ne pas épingler la bêtise serait être « Bon ». La plupart des gens s’identifie plus aisément aux plus bêtes et méchants de nos semblables qu’aux plus intelligents. Cela dit quelque chose de notre époque où la perte de foi en l’humain est gigantesque.
Puisqu’il ne s’agit plus de progresser, alors les conditions de la régression sont mises inconsciemment en place. Et le moindre « citoyen » devient le chien de garde d’un système où le seul écart toléré l’est en matière de pouvoir et d’argent.
L’intelligence est moquée, et la connerie ardemment défendue.

La deuxième est que la plupart des gens se comporte avec la plus grande soumission dans la vie quotidienne. Le seul endroit où ils osent se lâcher, et chercher à dominer est le net, et notamment facebook, qui a été construit justement pour ça.
Ce qui entraîne les conséquences suivantes :

1 – ils ont besoin de juger pour se valoriser, compenser, et jugent là où, inconsciemment, ils pensent que cela leur donne le plus de valeur (face à un comportement fort et à une intelligence) et où le risque de « retour » est le plus faible..
C’est la mécanique du pouvoir.

2 – ils ne supportent pas que quelqu’un puisse être « droit dans ses bottes », car eux-mêmes en sont incapables (ils ont succombé il y a bien longtemps à une pédagogie de la soumission). Ils vont donc chercher à agir sur un comportement afin qu’il se régule sur/comme le leur. c’est un pur déni de différence réelle.

3 – ils vont passer beaucoup de temps à intervenir juste pour ça.
Au lieu de diminuer la distance entre eux et « la tête qui dépasse » en se construisant (en progressant), ils vont tenter par tous les moyens de ramener l’autre à leur niveau.
Rares sont ceux qui disent, effectivement : « je suis dérangé, mais je vais d’abord vous lire, réfléchir, puis poser des questions afin de comprendre votre position et éventuellement débattre, sur pièces. »
Leurs apparent questionnement est presque toujours un jugement et non une réelle demande d’information et de construction de la pensée.

4 – Ils interviennent sans jamais se dire que, n’étant pas chez eux, ne connaissant pas forcément l’auteur du texte qu’ils jugent, l’écart entre eux et celui qu’ils jugent est peut-être immense.
Jamais ils ne se disent : « ce type est peut-être beaucoup plus intelligent et cultivé que moi, et ce qu’il fait, même si cela m’échappe, est peut-être très bien pensé et repose sur des bases conceptuelles dont j’ignore tout. Je vais donc me poser. Me taire. Observer, lire et faire un bilan dans quelques temps. »

Il y a un fort déni de l’autre (une incapacité à le soupeser) chez ceux qui viennent faire la morale parce que, selon eux, on nierait des gens en les taxant d’imbéciles… Gros paradoxe !
Quand j’épingle un crétin, je tiens compte de son existence et de son impact dans l’écosystème humain. Toi, quand tu me juges, tu ne sais rien de qui je suis. Ce n’est pas ton souci principal, car tu ne te soucies pas d’écosystèmes (de relations entre des éléments), mais seulement de TOI.

5 – ces personnes sont très facile à repérer, dès leur première intervention. Leur langage comporte toujours un besoin de dominance impensé, le vocabulaire de la morale, le ton supérieur, l’ignorance de qui leur fait face (qu’ils jugent de manière totalement décontextualisée, en bon petit robots), d’énormes contradictions, une arrogance présomptueuse.

°

Une intervention n’est jamais gratuite, elle est toujours nécessaire, engendré par un besoin : elle a une fonction pour le système-individu.
Nous, nous connaissons, parce que nous avons étudié le sujet, les fonctions de nos interventions. et parce que nous avons un projet clairement défini.
Et vous?
Avez-vous jamais pensé à la fonction de vos interventions, pour vous?
Avez-vous un projet, construit, qui vous amène à intervenir pour juger? Si oui, alors prenez (vraiment) connaissance du nôtre et débattez des logiques sous-jacentes, avec un minimum de références et de culture.

Il existe une hiérarchie humanisante.
On doit juger en fonction du projet de l’autre. ce qui demande, nécessairement, un effort de pensée préalable avant d’intervenir, car l’on peut être face à quelqu’un qui a longuement pensé la cohérence de son projet, et pas en regardant la TV, ou lors de discussions entre incultes..
Se dire qu’on a tort, avant de juger, qu’on n’a peut-être rien compris, est un réflexe à adopter. Ce qui demande généralement une refonte épistémologique et un certain goût pour l’intelligence, et un peu de recul sur soi.

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