LA MORALE DU TROUPEAU

(l’assourdissant bêlement des troupeaux d’Alphas)

Le besoin d’appartenance à un groupe de connards est normal. Mais je supplie tous les dieux pour que beaucoup évoluent en restant le plus souvent seuls. Loin de ces groupes.
Ou parviennent à se regrouper selon des valeurs aristocratiques d’élévation de soi morales, spirituelles, intellectuelles, culturelles…
Je prie les dieux pour un véritable miracle, en réalité, une perturbation puissante et inattendue du cours de l’Histoire.

Il est si difficile de trouver des amis avec qui avoir une relation durable et saine, car personne n’a été formé pour cela. Personne n’a appris le recul, la pensée, la connaissance de soi et de l’autre, l’acceptation, le rire profond et libérateur, l’auto-dérision subtile (qui n’est pas auto-humiliation), l’adhésion pleine et entière à la vie. Tout ce qui fait qu’on peut pleinement accueillir l’autre et être pleinement accueilli par lui.
Alors, désespérés, affamés de contacts et d’acceptation, pour être sûr de ne pas être seuls, on choisit des groupes où la connerie est valorisée, afin de faire taire toute différence. On choisit des groupes où la connerie devient une valeur, et où elle est même vue comme intelligence.
Dans le brouhaha de la violence et de la connerie, chacun admet alors son « prochain ». Chacun caresse et se sent caressé.

Revenir à ce qu’il y a de moins individuel afin de se sentir mouton réchauffé par des moutons. C’est ce qu’il y a de plus facile et de plus courant.
Mais chacun le fait en se déclarant LION, sans avoir de compte à rendre à personne pour ces palmes impensées de vainqueur auto-attribuées, sans recul.
Dans un groupe de connards (pléonasme?), notre vie, notre petitesse, nos « avis », deviennent légitimes.

Finalement, Nietzsche avait raison sur tellement de points.

La morale du troupeau, c’est celle qui fait taire toute différence toute élévation, et qui se rue en groupe pour étouffer la (toute petite) différence adverse.
Oui, il s’agit d’adhérer à la double facilité de se noyer dans le groupe et de se désigner un ennemi, choisi selon des différences très superficielles, me direz-vous.
Et la société est construite de manière à ce que les groupes « adverses » soient bien identifiés, sans avoir à réfléchir, à penser pourquoi on agresse l’autre camp.

Cela va un tantinet plus loin… Il s’agit d »avoir comme ennemi commun, avec nos propres ennemis, un ennemi d’un ordre bien supérieur : la pensée.

Certains vont même jusqu’à se nommer alphas dans des groupes d’alphas 
Et cette transparence idéologique signe la composition de tout groupe dans les normes : les gens se regroupent pour se sentir Alphas (dominants). Et ils veulent tous, paradoxalement, être Alphas… Ce qui signifie que personne n’est Alpha dans un groupe d’Alphas; ce qui dénature totalement le concept… Et que donc l’idéologie qui les anime, qui les lie, est absurde.
Ils se pensent loups, mais ce sont juste des moutons qui hurlent avec les moutons…
Et qui acceptent paradoxalement encore, et bien souvent, un leader (l’Alpha des Alphas).
Tant que ce leader est comme eux, tout comme eux, le moins différent possible. Le plus « normal » possible… Le plus médiocre possible.
Ils acceptent comme leader une personne animée d’une forte volonté de dominance, mais qui leur est un soupçon inférieure d’un point de vue moral et intellectuel.
Afin de ne jamais se sentir remis en question. Afin de pouvoir enfin SUIVRE, tout en se pensant Alpha, et n’avoir jamais à se heurter à soi-même et à sa vraie et profonde solitude.
Regardez donc le cirque des youtubers… et de ceux qui les suivent et les nourrissent.

« Tout ce qui est profond aime à se masquer ; les choses les plus profondes ont même la haine de l’image et du symbole »
(Friedrich Nietzsche, Par delà le bien et le mal)

Observez donc le culte de l’image perpétré tel un crime intellectuel, moral et spirituel sur le net. Et jugez donc de la profondeur de ceux qui en sont les élites et ceux qui en sont les suiveurs.
Pour paraphraser Nietzsche : les choses les plus superficielles adorent l’image et le symbole.

Toute élévation d’âme, d’esprit, est strictement interdite.
On fait la chasse à la différence, à la profondeur, à l’intelligence, à l’honnêteté, à la rigueur, à l’honneur, à la dignité.

Reste le vide et l’orgueil.

° Le vide, car moins on est rempli, moins on a de chemin à faire pour retrouver la douce chaleur moite du troupeau, qui réconforte, et permet d’accepter sa vie de merde. Ne pas penser – stop – ne pas penser – stop – surtout ne pas penser.
Le chemin qui va vers soi, vers la création d’un aristocrate de la vie, avec des valeurs hautes, est beaucoup plus long, ardu et est de plus interdit par les commandements sociaux et familiaux, intériorisés depuis toujours.
«Je ne savais pas combien mon âme était vide, avant qu’elle soit remplie.»
(John Boorman, Excalibur)

° L’orgueil, car il ne faut pas, en bon Alpha, céder devant quiconque, sauf ce qui nous ressemble trait pour trait, apprendre de quiconque, sauf de ce qui nous ressemble. Il est donc strictement interdit de se sentir vaincu par ce qui semble plus élevé.
Puisqu’il faut vaincre absolument, alors l’honneur est un poids embarrassant, dont on se débarrasse en secouant sa tignasse de mouton, afin de pouvoir agresser, mentir, harceler, médire, nuire, détruire, et se présenter comme « Celui qui sait tout sans avoir jamais rien appris, mais naturellement supérieur, élite choisie par Dieu pour s’affirmer partout sur tous les sujets, au nom de la liberté d’expression et de son statut imaginaire d’Alpha. »

« Finalement, il en sera comme il en a toujours été. Les grandes choses sont pour les grands esprits, les abîmes pour les esprits profonds, les délicatesses et les frissons pour les délicats ; et pour faire bref, la rareté est pour les rares. »
(Friedrich Nietzsche, Par delà le bien et le mal)

Pour le reste, au-delà (et en-deçà) de l’élévation de l’âme, des consciences, par le travail de Gnothi seauton, il n’y a que petitesse, médiocrité, vide, et lourde souffrance transformée en haine de la véritable grandeur.
Il n’y a qu’une volonté de puissance qui déteste la vie. Il n’y a que la morale des pseudo-Alphas regroupés en troupeau. La petite secte du quotidien, où s’affaire la majorité d’entre nous, qui ne sait se penser au-dessus d’elle-même.

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La morale du troupeau est une expression de Friedrich Nietzsche, qui aurait aujourd’hui, s’il revenait, un profond amour pour les valeurs actuelles, youtube et facebook, n’en doutons pas .

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DES CENTAINES DE MILLIONS DE FOUS…

(à arpenter le net)

> et cela fait un bon pourcentage de ceux qui sont sur facebook, le lieu de l’exposition de son nombril à la face du monde, aux autres et à soi-même.
(hé oui, à quoi sert facebook sinon à promouvoir votre identité, votre image idéale, votre psychose, votre bonheur factice, votre profil de super-gladiateur dépressif?)

Des centaines de millions de fous à adorer une présentation mensongère d’eux-même, des centaines de millions à vivre une vie de mensonges, par peur de la réalité, et par manque de moyens véritables de se prendre en charge.

Des centaines de millions à n’avoir aucune tolérance à la frustration.
A ne pas supporter qu’on puisse les inviter à contempler leurs mensonges. Leurs lacunes, leur immersion totale dans un univers psychotique, où l’imaginaire a torpillé la pensée et la culture.
Des centaines de millions à vivre dans un roman/une série Tv, à se rêver si grands, si puissants, si exceptionnels…

Des centaines de millions à vouer une haine immense à toute personne faisant vaciller leur rêve de toute puissance, à titiller leurs mensonges, et à alors ‘entrer en guerre, de manière obsessionnelle contre leurs ennemis, au nom du Bien, forcément, et de la Vérité…
Sans comprendre l’ironie cruelle de leur démarche, quand leur croisade au nom de la grande Vérité, qui permet toutes les saloperies, les injures, la violence, n’est destinée en réalité qu’à protéger leurs propres mensonges vis à vis d’eux-mêmes…

La réalité m’insupporte. Je n’ai pu apprendre à faire l’effort de me construire. Il faut des outils pour cela et faire des efforts d’apprentissage, que des années à être passif devant la TV, les films de super-héros et à ne penser qu’à vaincre dans des jeux vidéos, ont totalement écarté de ma vie POSSIBLE.

Alors je me raconte une histoire. Je me réfugie dans l’imaginaire. Je me MENS à moi-même. Je deviens donc psychotique…

Et je pars en guerre contre tous ceux qui, de par leur pensée analytique, font retentir des accords discordants dans ma bulle.

> ceux qui savent comment se construit une mémoire traumatique, et quelles sont les conséquences de cette construction, peuvent comprendre mon texte et se dire qu’ils sont en chemin pour réduire leur psychose.
> ceux qui se sont cultivés afin de mieux cerner cette culture de la gagne, qui les a produits, et conditionne leurs pensées profondes, peuvent avancer sur le chemin d’un éventuel épanouissement.

Les autres, victimes du « gagner à en mourir, de la « haine sous couvert d’amour », de la volonté de dominance masquée sous des « je suis Charlie »… vont continuer à tourner en rond…
A moins que cet article fasse jaillir une étincelle en eux, qui les conduise à enfin se mettre à APPRENDRE. 
A prendre du recul sur soi, afin de faire éclater à terme la bulle psychotique où ils sont enfermés.

Les « Je suis Charlie » (juste pour bêler avec le troupeau et se sentir enfin uni à quelque chose, tout en allant chier sur son voisin et tout ce qui est différent sans jamais avancer l’ombre d’une argumentation), les vegans, zététiciens, féministes, superstitieux incultes adeptes du magnétisme, de la musculation la plus violente envers soi, des voyantes et autres fariboles. Tout ça au nom de « la science se contredit tout le temps » et autres « il y a des mystères dans l’univers et on ne sait pas tout, donc soyons un bon petit consommateur, qui se croit subversif en allant chez un magnétiseur plutôt que chez un médecin ou un psychothérapeute. »

Bien entendu, beaucoup de ces fous ne se sentiront pas visés, ou seront tentés de me retourner mon analyse, par souci de conserver leur homéostasie fermée, qui les bouffe pourtant (mais ils sont trop ignorants pour saisir cette vérité).

Alors, c’est simple, allons voir vos pages facebook…
Ces pages remplies bien souvent de mensonges sur soi, de fantasmes de soi en super-héros, de phrases de haine envers tout le monde accolées à des propos pontifiants sur l’amour et l’empathie.
Ces pages exemptes de tout savoir complexifiant, et où règne au contraire l’envie de tout simplifier afin de n’avoir aucun effort de pensée à fournir, et de tout ramener à soi.
Ces pages où des couples déchirés (pléonasme?) se mettent en scène sous forme de photos souriantes, avec même de belles robes de mariées…
Ces pages où des adeptes de la violence éducative posent avec de grands sourires en serrant leurs enfants déjà traumatisés dans leurs bras…

Ce sont de ces fous dont je parle.

Ces fous sont nombreux, tellement nombreux… Et ce sont les plus fragiles d’entre nous. Les plus en demande d’amour et de suprématie, en demande de reconnaissance et d’un monde qui se soumettrait aux scénarios qu’ils se fabriquent dans leur imaginaire replié sur lui-même.

Ils ont une très forte volonté de suprématie, oui, et vouent une haine obsessionnelle à tous ceux qui s’opposent à eux d’une manière qui mettrait en péril la construction du monde qui est la leur, où ils se fantasment en rois absolus.
Ce sont de purs produits de notre civilisation de la gagne et de la violence.
Et s’ils avaient davantage de pouvoir, ce serait des dictateurs sanguinaires. Car ils n’ont de notion de l’autre que comme étant soumis à leur imaginaire.
– Pour fuir leur mémoire traumatique;
– parce que dans leur imaginaire de compensation (la réalité leur étant insupportable), ils sont des personnes fabuleuses ayant d’incroyables pouvoirs…

Ils sont des dizaines de millions, voire des centaines de millions, de psychotiques violents à arpenter le net.

Et ils peuvent tout à fait avoir un travail, une voiture, des enfants… Et c’est souvent le cas…

A trop valoriser le « moi je » aux dépens de l’amour et de la responsabilité, notre civilisation a engendré des masses de fous, totalement dissociés d’eux-mêmes et de tout ce qui est humain.

On n’a jamais autant fabriqué de Staline et d’Hitler potentiels qu’au 21° siècle.

Les adeptes d’une dictature de la masse, souriante et se présentant comme victorieuse, et débordant pourtant de haine.
Une masse qui déteste tout ce qui n’est pas petit, réduit, médiocre, et dont les composantes se détestent tout autant entre elles.

Une civilisation est morte, une autre est née en trente ans environ; une civilisation de la haine, de la bêtise, où la compassion est surjouée, où la superficialité est une manière de vivre valorisée, et où la superstition et le mensonge sont devenus « cools ».
Une civilisation constructrice de fous, où la psychose dominatrice est non plus combattue, mais revendiquée.

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SOUS LE MASQUE

Le masque peut être une métaphore.
C’est, dans ce cas, l’apparence que l’on donne au visage, ce qu’on cherche à exprimer à travers lui, avec beaucoup d’efforts. Nos mimiques, celles des autres qui réagissent à notre présence peuvent être totalement calculées…
Et, dans le prolongement, c’est aussi notre posture, nos mouvements, nos réactions et même nos paroles (étudiées pour faire partie d’une certaine image).
C’est la constituante essentielle de notre image sociale.

Carl Gustav Jung appelle « persona » cette image sociale.

Elle est la partie visible, audible, de ce que Reich appelle « caractère ». Et ce caractère est le fruit d’apprentissages secondaires ( expression de Gregory Bateson). L’enfant apprend, sans le vouloir, à penser, se comporter, s’exprimer, d’une certaine façon.
Nous sommes construits pour prendre une certaine forme, qui limite nos possibilités, qui entrave notre potentiel d’épanouissement humain et le condamne en même temps.

En grandissant, nous nous accrochons à des images, qui sont directement valorisantes (brillantes), ou qui nous valorisent en montrant notre côté sombre. On peut se sentir gratifié, du fait des apprentissages dans le cercle familial, en adoptant une image auto-destructrice.
Cette persona auto-destructrice, à un autre niveau, peut être dévalorisante suite au regard des autres porté sur elle (cas du drogué devenant une épave) ou très valorisante (en Crossfit ou Bodybuilding, l’autodestruction est vue comme le suprême héroïsme).
Il s’agirait d’obtenir et conserver un beau visage, une belle apparence, une belle forme, qui contraindrait et/ou jouirait d’un corps, d’un fond (de Soi), meurtri.

Nous faisons beaucoup d’efforts pour maintenir cette image, beaucoup.

La femme qui veut une image valorisante, va se maquiller, cacher ses disgrâces, camoufler, toujours arranger, pour que l’image soit lisse et belle, et cet effort se fait au détriment du reste de la personnalité, qui déjà sous-développée par la formation du caractère durant l’enfance, attend, et souffre.

Sans le maquillage étudié des yeux, le regard semble soudain vide, mort, empli de peine. Il faut cacher cela, cacher honteusement qu’on n’est pas conforme à l’image fun et sexy tant valorisée dans notre société.

De plus en plus d’effort pour paraître. Et de plus en plus de souffrance tapie en soi.

Il faudra alors à cette femme de plus en plus d’efforts pour maintenir son image et elle sera de plus en plus souffrante au fond, de plus en plus abîmée sous la surface.
Et un jour, malgré les efforts, les digues cèderont, tout craquera.
La laideur liée à la souffrance non assumée traversera toutes les couches de l’être pour jaillir à la surface.

C’est le thème du roman « Le portait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde. Le maintien forcené de l’apparence de l’image, se fait au détriment du Soi. Un jour la vérité profonde éclate. Elle finit toujours par éclater, malgré tous les artifices employés (ce peut être le maquillage ou la chirurgie esthétique, mais dans le roman, Wilde choisit le pacte avec le Diable, qui est une métaphore de tous les artifices possibles).

C’est aussi le thème du film American Psycho, où l’obsession pour l’image, l’enfermement dans un rôle et la quête absolue de l’adhérence totale au rôle conduit à la folie et au meurtre.
Plus on s’éloigne de soi, plus on perd contact avec la vie et la réalité.

C’est aussi un des thèmes de l’atelier Amour inconditionnel, que nous présentons lors des Rencontres Lafay, avec Raphaël Arditti.

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THE WIRE

Est-ce que les bons sentiments, et la colère de façade issus de mon nombril et des postures morales imposées par les médias suffisent à changer le monde?

Qui veut de mon slogan? Il est beau mon slogan ! Il est frais mon slogan ! Il est d’usage facile, pas contraignant, mon slogan ! Il vous caresse le nombril mon slogan !

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The wire est une série qui suit, à Baltimore, des policiers, des dealers, des politiques… on y voit la lutte contre la criminalité et la drogue mais surtout comment jamais rien ne change tant le système en place est verrouillé de toutes parts.

On peut éliminer un type en haut de la hiérarchie (policière, politique, de la drogue), il est remplacé. On en élimine un ou plusieurs en bas, ils sont remplacés aussi vite.

On peut ne pas pouvoir éliminer certaines personnes parce qu’il y a des intérêts politiques, policiers, financiers.. à garder un criminel notoire.
Un flic qui fait son boulot peut se voir bloquer s’il va trop loin. Un politique sera pieds et poings liés s’il veut agir autrement que dans le cadre qui lui est donné.

Tout ça pour que chacun (les puissants au moins!) puisse garder son boulot, réussir sa carrière….

Lutte pour la dominance à fond et inertie totale du système dans lequel plus ça change plus c’est la même chose

La série est brillante. Tout ça pour dire quoi?

Que si rien ne change, c’est qu’il y a un système en place qui se maintient en l’état.
Et qu’il vaut mieux agir là où c’est possible plutôt que de chercher à faire frontalement un travail qui n’amènera RIEN.

Tu te fais agresser, tu démontes le mec. Okay. En attendant, la machine économico-sociale va continuer à produire du connard à la chaîne.
T’en as viré un, t’en as 1 000 qui attendent de prendre sa place. 

C’est pas manger du porc ou faire un twerk dans la cité qui va changer positivement les choses. 

Ca te donne une belle image de toi-même, mais en terme d’efficacité c’est pas ça…

Par Denis Tiquet

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Se considérer en guerre est une chose, mais pourquoi la mener frontalement?

Il y a de nombreuses choses contre lesquelles lutter, mais lutte-t-on efficacement contre la connerie ou le viol en se mettant EXPRES en situation de subir de plein fouet tout cela?

Quel est l’intérêt pour une jeune fille seule de ne pas faire de détour, de ne pas prendre une lacrymo, de ne pas mettre un pantalon, pour aller droit là où les risques sont pour elle les plus élevés de se faire agresser ?

Soit ça se passe bien constamment, et on peut légitimement se demander si tout le scénario qu’on s’était construit avait une quelconque réalité, soit ça se passe mal.

Et si ça se passe mal, qui va en subir les conséquences? La fille. Qui va devoir supporter toutes les réactions jusqu’à parfois, malheureusement, des choses très très graves.

Ces choses extrêmement graves, qui va en supporter les conséquences aussi? Celui qui lui a dit qu’elle ne devait pas céder au violeur? Si c’est son conjoint qui lui a dit d’y aller franco avant de se barrer, oui mais sinon?

Se mettre en situation de subir, d’être agressé, jusqu’à ce que ça arrive, ça sert à quoi, finalement?

On aura pas fait reculer la connerie, l’ignorance, la violence. Au mieux on se sera fait agresser et on s’en sera sorti. Chouette, mais après?

Par Denis Tiquet

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IL NE FAUT PAS SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT

(mais il faudrait déjà y être, ce qui n’est pas le cas pour la majorité, et donc il faudrait d’abord savoir comment y retourner)Déjà, il faudrait y être, ce qui est impossible pour la majorité des humains, ayant été éjectés de leur zone de confort dès le plus jeune âge par les comportements parentaux, et devenus inaptes à y revenir à cause des contraintes imposées par la mémoire traumatique.

Cet éloignement plus ou moins important de la zone de confort (zone de fonctionnement optimal du système corps-esprit) est directement lié aux pathologies qu’Henri Laborit qualifie de psychose.

Les compensations qui font suite à la répression infantile des émotions, que l’on retrouve exprimées chez chacun dans ce que Reich appelle « caractère » ou Bateson « apprentissage secondaire » vont de la petite et constante rêverie psychotique aux cas de sociopathie aigüe.

Petite et constante rêverie psychotique :
– être dans sa bulle.
– timidité et difficultés relationnelles.
– accro à la recherche du bonheur.

Sociopathie aigüe :
– le bodybuilder dopé, ex-ado boutonneux et solitaire, enfermé dans les maths et les jeux vidéos, qui, ivre de puissance, va se faire beaucoup de mal à l’entraînement, et qui méprise les faibles, CAD ce qu’il est encore au fond de lui.
– L’autiste asperger qui se déclare humaniste, mais manifeste dès qu’il en a l’occasion sa soif de pouvoir et de destruction de l’autre.
– le « troll » internet qui, inapte à faire sa vie, cherche, dans un emballement compulsif qu’il ne peut contrôler, à détruire absolument tout ce qu’il ne pourra jamais être, caché sous un pseudonyme.

De l’un à l’autre (petite psychose à forte psychose), il y a de nombreux degrés.

Plus une personne aura dû réprimer ses émotions étant enfant, plus elle niera ses réels besoins.
Plus elle aura dû réprimer ses émotions, plus elle se sera construite une image pour compenser et arriver tant bien que mal à exister, malgré ce sentiment profond de non-amour, de rejet parental.

Le lien sécure, dont a tant besoin le petit d’homme pour une vie saine, équilibrée, épanouissante, aura été détruit par des parents inaptes, surmenés, devenus agressifs et négligents, tout en surinvestissant ou projetant leurs propres douleurs dans leurs enfants.

L’enfermement dans l’image (qui peut être rôle social, étiquette psychopathologique avantageuse – ou pas -, délire du justicier, du vengeur ou du super-héros) est ce qu’on nomme « narcissisme ».

Plus on nie soi pour se laisser prendre par l’inflation du moi (image de compensation), plus on est narcissique.
Et plus on est autodestructeur et destructeur.

« Le narcissique devient son propre monde et pense être le monde tout entier. »
(Theodore I. Rubin)

Les personnalités narcissiques « présentent des combinaisons variées d’ambition démesurée, de fantasmes de grandeur, de sentiments d’infériorité, en même temps qu’ils sont esclaves de l’admiration et des louanges d’autrui. »
Ils éprouvent « une incertitude et une insatisfaction chronique d’eux-mêmes, un besoin conscient ou non conscient d’exploiter impitoyablement les autres. »
(Otto Kernberg)

« Les narcissiques ne fonctionnent pas en termes d’image de Soi réelle, dans la mesure où elle leur est inacceptable.
Mais comment s’arrangent-ils pour ignorer ou nier la réalité ? La réponse, c’est de ne pas regarder du côté de Soi. »
(Alexander Lowen)

Vous aurez compris que :
1 – nous vivons dans une société narcissique. Car peu nombreux seront ceux qui ne pourront se reconnaître dans ce texte et les citations. Les causes en sont les violences éducatives et l’imaginaire social de guerre de tous contre tous, de concurrence effrénée, qui renforce la répression de soi et l’enfermement dans une image.
2 – nous sommes tous plus ou moins narcissiques, de l’obsession de la séduction (cf le succès de facebook) afin de faire vivre une image idéale compensant une vie de merde.,. jusqu’aux psychopathes/sociopathes, que l’on peut voir animer des pages facebook ordurières, aux trolls cherchant à blesser, humilier, pour enfin parvenir à jouir un tout petit peu. Sans oublier les obsédés du fric, prêts à tuer pour en avoir toujours plus…
3 – la volonté de nuire est symptomatique de la fuite de la mémoire traumatique. Plus on veut nuire, plus on est en souffrance. La fuite va jusqu’au déni de la volonté profonde de détruire ce qui nous met face à notre mémoire traumatique (notre responsabilité vis à vis de nous-mêmes). Plus on passe de temps à chercher à jouir en faisant du mal, plus on est dans la fuite de soi et plus on montre son impuissance (la puissance se démontre dans la capacité à jouir sans faire ou se faire mal).

Ceux ou celles qui s’exhibent sans vouloir/pouvoir prendre de recul sur le net (notamment facebook), sont condamné(e)s à toujours exhiber davantage pour occuper le terrain face aux autres, aux concurrents exhibitionnistes, à toujours plus se mettre sexuellement en avant (tout en le niant, bien entendu).
Quand l’exhibition impensée ne parvient plus à rassurer un peu une personnalité tourmentée par des démons insatiables, quand on ne peut plus briller, que le jeu a perdu sa saveur, au moins temporairement, alors le besoin de détruire se fait jour et de plus en plus pressant chez les personnes les plus en souffrance et dans le rejet d’elles-mêmes.

Chez d’autres, cette exhibition s’accompagne d’un travail sur soi, d’un recul et de la recherche de ses émotions enfouies, refoulées. Elle se fait sans haine, et sans volonté de nuire (mais non sans peine). Car on est conscient que ce qu’on ressent de violent n’est pas causé par l’autre, mais par ce qui nous tourmente depuis nos propres profondeurs.
On sait qu’il va falloir ressentir sa peine refoulée, ouvrir les vannes, et non pas externaliser la violence des émotions enfouies en attribuant son mal-être à un autre qu’il va falloir à tout prix salir et détruire.

Sur les pages Lafay, nous avons différents publics, et le tri se fait automatiquement avec un peu de temps. Les cas de narcissisme extrême (psychopathes, sociopathes, qui peuvent être parfaitement intégrés à cette société malade) sont malheureusement irréductibles.

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LE CONSOMMATEUR ET SA MORALE

 

La Méthode Lafay a bouleversé le monde du sport avec une approche originale qui, après treize ans d’existence, commence à être bien connue du public.

L’idée de départ est que, pour changer physiquement, et ce de manière durable, il faut rejeter la violence à l’entraînement. Il faut être doux avec soi-même.

Pour y parvenir réellement, nous avons besoin de connaître les contenus inconscients qui nous rendent accros à l’autodestruction (au nom de la beauté et des performances).
Et nous avons besoin d’un entraînement très bien conçu, qui sache produire du changement en douceur.

Autrement dit, nous avons en nous, gravés profondément, des « ordres », qui nous poussent à croire qu’il faut souffrir pour être beau/belle, pour réussir quoi que ce soit.

Et si on reste soumis à ces ordres, on finit par se faire beaucoup de mal, en s’engageant dans des pratiques sportives dont on dit qu’elles sont « bonnes pour la santé ».
C’est le grand paradoxe du « fitness » de promouvoir ainsi l’autodestruction.
Et à côté, on fera de la méditation, des automassages, et on prendra de nombreux suppléments pour « récupérer ».

Mais quelles sont ces croyances qui nous manipulent à notre insu, inconsciemment, et qui nous amènent à… finalement rater notre vie, à force d’être blessés, usés, en souffrance, au physique comme au moral ?
Qu’est-ce qui est gravé en nous et qui nous conduit à aller contre nos véritables besoins et à nous soumettre avec « joie » à des charlatans ?

Etudiant la question depuis 31 ans maintenant, j’ai rassemblé suffisamment d’éléments pour affirmer que la construction des personnes, au sein de leur famille et de la société, va en amener la majorité à se faire beaucoup de mal, et à devenir rapidement usée, malade, désespérée.
Psychologie, sociologie, biologie, cybernétique, neurosciences… vont dans le même sens. Nous sommes formatés pour aller contre nos véritables besoins. Nous parlons beaucoup de santé, mais nous agissons constamment pour la détruire.
Nous manquons cruellement de bon sens.

Avec LDMT, je donne des outils pour penser et agir autrement, afin que ce désir de construction de soi parvienne à être réellement exaucé. Construit pour être sain, beau, durable.
Voilà pourquoi nous publions gratuitement des vidéos et des articles qui présentent et analysent les déterminants de l’enfance et les déterminants sociaux.

Cette proposition d’agir et de penser autrement attire à nous du monde et provoque aussi le rejet.
Pouvoir se libérer de mauvais conditionnements pour en construire de plus sains, de plus adéquats compte-tenus de nos réels besoins, cela séduit beaucoup de monde.
Mais cela effraie aussi pas mal de monde, qui entre alors en guerre contre ce que nous proposons, sans même chercher à comprendre quoi que ce soit.
« C’est différent, cela me fait penser, donc c’est dangereux ! »
Quand on a été formaté pour se soumettre (aux parents, aux valeurs sociales dominantes), quand on a été mis sur des rails depuis l’enfance, il est difficile de changer de voie. Et on en vient à insulter tout aiguillage, car la possibilité de choix est créatrice d’angoisse.

°

Si vous prenez un peu de recul, vous constaterez aisément que la plupart d’entre nous papillonne d’une activité à une autre, d’un entraînement à un autre, d’un programme à un autre, d’une idole à une autre.
Soit nous ne parvenons pas à nous poser, soit nous limitons notre engagement dans nos activités, et nous nous enfermons dans la rêverie (un autre corps, un autre moi, une autre vie).

Or, tout être vivant nait, se met à croître, se maintient, décline et finalement meurt.
Qu’est-ce qui nous empêche donc de croître et de nous maintenir longtemps, au mieux de notre potentiel ?
Qu’est-ce qui nous empêche de nous fixer sur une activité et de réellement progresser, sainement, et de maintenir nos acquis, tout en étant bien dans notre peau ?

Réponse : la nature de cette activité. Les valeurs (théories) affichées par cette activité. Et bien sûr nos propres valeurs et mouvements à l’intérieur de nous-mêmes (joie, peines, traumatismes, attentes, frustrations, rêves, etc.)

En Bien et en Mal…

En effet, les valeurs proclamées par une activité, si elles sont celles de l’autodestruction, vont nous amener peu à peu à échouer. Nous allons fuir…. Mais nous trouverons une autre activité avec les mêmes valeurs, car nous avons été formatés pour aimer le forçage de notre nature (de notre corps, de notre âme).

Nous pouvons aussi être tellement mal en nous-mêmes que nous irons jusqu’au bout, fidèles à une activité qui nous détruit, et nous proclamerons sa grandeur…

Nous pouvons aussi adhérer à une activité comme la Méthode Lafay, qui analyse nos conditionnements et cherche le véritable bien-être, la construction de soi en santé.

Si nous n’avons pas trop de résistances enfouies, nous allons alors nous épanouir complètement corps et âme.

Mais si nous attendons d’être conduits au bonheur, par le simple fait de s’intéresser quelque peu à nos conditionnements, nous allons être déçus de ne pas régler tous nos problèmes rapidement. Nous allons être déçus de ne pas arriver magiquement au bonheur.
Au lieu de regarder en soi, de poser des questions pour savoir ce qui cloche et être guidés un temps vers des références utiles, nous allons considérer que la Méthode Lafay est la cause de notre échec. Et nous allons lui en vouloir.
Et le rejet va être violent, avant de passer à autre chose, encore une fois…

On change de méthode, de programme, comme on change d’homme/femme, de voiture, de portable, etc.

On CONSOMME du changement.

Et on crache plus ou moins violemment sur ce qu’on a adoré.
Soit on oublie assez vite notre engouement passé. Qui a fait suite à un engouement plus ancien encore, etc. On clame juste la grandeur de notre engagement actuel (voiture, femme/homme, portable, entraînement).
Soit on veut démolir ce qu’on a adoré si ce qu’on a adoré nous a poussé à réfléchir jusqu’au point de résistance maximale et incontournable, jusqu’au point où notre résistance au changement devient irréductible. On veut démolir à la mesure de notre peur face à ce grand vide qui s’empare de soi quand on se heurte à ce qui nous fait le plus mal.

Et un des déterminants majeurs dans notre attitude quand on se met à rejeter une activité, c’est notre comportement ancré de consommateur.

Dans une société qui valorise, qui adore, le dieu-argent, plus on aura payé cher pour une activité dans laquelle on se sera vraiment engagé, moins on aura tendance à la salir en la quittant, ou alors pas longtemps.

On se sent moralement engagé par nos dépenses. On a en nous une sorte de devoir de valoriser ce qui nous a coûté cher, même si on n’a peu ou pas de résultat.

J’ai toujours été intéressé de voir des personnes se plaindre du prix d’un livre (20 € pour la Méthode), alors qu’elles ont payé 40 € ou même parfois bien plus pour un pdf qui me copie avec des programmes pensés par un ou une ignare.
Quand tu as dépensé pas mal de sous pour un « programme » beaucoup vanté et que tu n’as guère de résultat, tu seras tenté de te taire et de payer à nouveau, persuadé de ne pas en avoir assez fait, ou alors d’aller payer aussi cher, voire plus cher, ailleurs.

Le consommateur, celui/celle qui n’a pas réglé ses problèmes d’addiction à l’autodestruction, à la soumission et à la performance, va ainsi papillonner d’activité en activité, d’achat en achat, pour finir un jour usé et dépressif.
Les statistiques sur la dépression en France, sur la prise de drogues, d’alcool, de médicaments contre l’angoisse, l’insomnie, sont affolantes !

Avec la Méthode Lafay, c’est finalement parfois encore pire.
Beaucoup de gens qu’on a suivi sur nos espaces facebook, dont on s’est occupé gratuitement, et qui n’ont pour tout cela payé que le prix d’un ou deux livres, s’en vont parfois en nous vomissant dessus. Malgré les bons, voire très bons, résultats obtenus…

A un moment de leur parcours, ces personnes se sont heurtées au mur intérieur de leurs résistances, de leurs conditionnements. Trop consommatrices, trop impatientes, instables, ces personnes ne peuvent envisager l’engagement de soi dans une transformation profonde.
Le consommateur est superficiel, il ne veut/peut que rester à la surface des choses, et si l’idée d’aller en soi pour se libérer agit au départ comme un nouveau gadget, un nouveau jouet, la crainte de vraiment s’impliquer rejaillit tôt ou tard.

Et la fuite, l’inévitable fuite, se double d’une agression terrible contre nous.
On retrouve ces gens, hier « à fond » pour nous soutenir, proches aujourd’hui de nos pires détracteurs, et clamant qu’ils ont enfin vu clair dans notre jeu, que nous sommes des manipulateurs…

On aura beau leur demander en quoi fournir des tonnes de références scientifiques pour aider les gens à se faire moins de mal est de la manipulation, nous n’aurons jamais de réponse.
Il s’agit juste pour ces gens de se protéger de leurs douleurs intérieures en les externalisant, en les projetant sur nous, qui avons pourtant passé des centaines d’heures à leur répondre gratuitement, sans jamais leur faire le moindre mal (sauf celui, on l’aura compris de les amener à « trop » penser).

C’est là qu’on reconnaît le consommateur, celui/celle qui est solidement arrimé(e) à l’idéologie dominante du pouvoir par tous les moyens, de la superficialité, du culte de l’argent et de l’absence de moralité (tout en se proclamant Charlie et très moral).

On reconnaît la personne soumise et perdue, le consommateur, au fait qu’il ne crache pas sur ce qui lui a coûté cher, mais vomit sur ce qui lui a été donné gracieusement, sur, par exemple, l’engagement qui est le nôtre.

Le consommateur a un engagement moral envers ce qui lui a coûté, peu importe le réel plaisir qu’il en a tiré, la valeur réelle de ce qu’il a acheté, et il n’a aucun engagement moral envers le service gratuit, et l’attention qu’on lui porte (s’il n’y a pas d’engagement financier important de sa part).

Dans notre monde de guerre de tous contre tous, l’argent vous lie et vous oblige à certains comportements (on se sent redevables envers beaucoup d’escrocs), alors que la gratuité et la générosité, quoi qu’on en dise, sont méprisés. Gratuité et générosité n’ont aucune valeur pour celui/celle soumis(e) à l’idéologie dominante, quoi qu’il en dise « officiellement ».

Le consommateur, c’est celui qui, parce qu’il a tout eu gratuitement, considère qu’il ne nous doit rien, ni considération, ni respect.
Il n’a aucun engagement moral envers nous et peut même se comporter comme la dernière des ordures, nous attribuant sans complexe sa difficulté à vivre, ses échecs, et passant ainsi de l’amour à la haine sans jamais se remettre en question.
Se demander pourquoi on brûle ce qu’on adoré, vraiment, est exclu. S’interroger sur soi-même est exclu. On choisit la facilité, l’accusation infondée, le mépris et la haine, mais sans jamais se questionner sur soi.
C’est bien normal, et tellement prévisible, car c’est à cause de ce questionnement que la personne a décidé de fuir. Et d’accuser.

Le consommateur est immoral.

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Sortez de votre zone…d’INconfort !

Et si on apprenait à rester dans sa zone de confort et à sortir de sa zone d’inconfort, plutôt que de faire l’inverse?

On vous dit en permanence de sortir de votre zone de confort mais est-ce bien logique, quand on y pense?

Pour le savoir, voici la suite de notre série sur la zone de confort et qui va donc, vous l’avez compris, parler de la zone d’INconfort.

 

 

Schéma présenté dans la vidéo à 1’11

 

Schéma présenté dans la vidéo à 1’51

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REFERENCES DE LA METHODE LAFAY POUR LES DEBUTANTS

Pour celles et ceux qui souhaiteraient s’initier à la lecture des références de la Méthode Lafay en douceur, voici la liste des livres recommandés. Pour commander, il suffit de cliquer sur le titre du livre et vous pouvez également commander d’autres livres (ou autre chose) sans devoir recliquer sur un autre lien.

P.S. En achetant via ces liens, vous aidez LDMT. Même en achetant la version Kindle 

 

Giorgio NARDONE

Chevaucher son tigre

Le régime paradoxal

 

Robert FISHER

Le Chevalier à l’armure rouillée

 

Paul WATZLAWICK

Faites vous-même votre malheur

 

Comment réussir à échouer

 

Peter LEVINE

Réveiller le tigre – Guérir le traumatisme

 

George ORWELL

1984

 

La ferme des animaux

 

Henri LABORIT

Éloge de la fuite

 

La colombe assassinée

 

Joël DE ROSNAY

Surfer la vie

 

L’homme symbiotique

 

Jean-Marc FERT

Apprendre a penser le complexe (t 1) se relier au monde

 

Apprendre a penser le complexe (t 2) reliances humaines et personnelles

 

Florence MAGNIN et Rodolphe

L’autre monde : intégrale Cycle 1

 

Olivier MAUREL

La fessée, questions sur la violence éducative

 

Wilhelm REICH

Écoute petit homme

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LA SOMME DE TOUTES LES PEURS

 

La peur de se retrouver face à sa propre enfance conduit l’individu à rechercher toutes les formes possibles de destruction, y compris l’autodestruction.

La mémoire traumatique, qui se constitue principalement dans l’enfance, lorsque nous sommes confrontés à ce que nous vivons comme un rejet, une perte d’amour parental, est psychologiquement, physiologiquement, une fuite de la douleur causée par ce rejet.
Sans cette fuite intérieure, nous pourrions tomber gravement malades et même mourir très rapidement.
Ceci, les neurosciences le démontrent.

Plus tard, en grandissant et à l’âge adulte, nous ferons TOUT pour éviter d’avoir à ressentir ce tsunami émotionnel contenu dans la mémoire traumatique.
Et cela va conditionner entièrement notre vie. Ne pas pouvoir se libérer de cette mémoire traumatique, l’ignorer, c’est lui rester soumis à vie.

Nous adopterons des conduites à risques (pour « dissocier », c’est-à-dire pour revivre la rupture interne qui conduit à l’apaisement suite à la sécrétion de drogues endogènes).

Nous exercerons des violences envers nous-mêmes en accord avec l’image de soi construite au sein de la famille, sous l’influence des parents : la moindre humiliation, le moindre rejet, la moindre peine causée par nos parents, nous amène à nous penser comme des « monstres », des êtres mauvais, qui doivent être punis, qui doivent souffrir, être malheureux…
La douleur devient un mode privilégié pour « être ». Nous nous refusons le droit d’être, pleinement être, dans le plaisir. La moindre satisfaction devra être acquise par la douleur, dans la douleur.
Cela se passe inconsciemment, tout petits, et c’est implacable. Plus tard, sous l’influence de l’idéologie sociale dominante, nous tenterons de rationaliser tout cela. Nous irons même jusqu’à le revendiquer au lieu de le rejeter, prisonniers alors de notre propre souffrance jusqu’au bout.

La musculation No Pain No Gain, la musculation dite « classique » (tout ce qui n’est pas la Méthode Lafay) est un des exemples de cette mémoire traumatique qui conduit à l’autodestruction par haine de soi, et pourtant revendiquée sous les étendards de l’héroïsme.
De même que la boulimie, l’anorexie, la bigorexie, les auto-mutilations, etc.

°

Demandez-vous pourquoi nous n’en venons pas naturellement à rechercher notre bien-être et un développement de soi sans peine et blessures.
Pourquoi la santé, dont on parle tant, est dans les faits, souvent, le dernier de nos soucis.
Quand, avec LDMT, j’ai mis cela en évidence, avec maintes références et démonstrations logiques, cela a créé un CHOC énorme. Et beaucoup de colère… Bizarrement.

°

Nous exercerons également de nombreuses formes de violences sur d’autres que nous (nos enfants, nos semblables, nos subordonnés, des inconnus, des personnes que nous envions). Violences physiques, verbales, harcèlements…

Faire usage de violences envers d’autres que soi assume une quadruple fonction :
se décharger du trop plein de haine, frustrations, sur un autre que soi. Notre violence est en fait la résultante d’une incapacité à gérer le trop plein d’émotions qui nous habite. Faire du mal, quelle que soit la façon de le faire, nous décharge, nous apaise. Nous vidons ainsi une part de nos tensions, notre énergie excédentaire trouve un canal de décharge;
faire vivre à l’autre ce qu’on nous a fait vivre (l’humiliation, la peine physique et/ou morale). En faisant vivre cela à un autre, et parce que nous nous identifions à lui, nous pouvons dissocier (sécréter des drogues apaisantes). Le sadisme est un moyen de dissocier et de se fuir;
faire taire la pensée. Car penser peut nous amener bien trop près de cette mémoire traumatique, C’est-à-dire de la plus grande de toutes nos peurs. En cherchant à détruire celui qui nous fait penser, nous recherchons le statu quo antérieur. C’est un effort de rétroaction négative : on fait tout pour revenir à la situation antérieure où nous arrivions tant bien que mal à garder sous clef la mémoire traumatique. D’où les agressions physiques et verbales envers ceux qui font penser, le rejet de ces personnes, au lieu du débat, car le débat peut faire tomber de noirs voiles, et c’est vécu inconsciemment comme terrifiant, donc tout est bon pour y échapper ;
gagner de la dominance perçue : on se sent plus grand, plus fort (donc plus aimable) quand on écrase son semblable. L’estime de soi remonte un instant et le plaisir de la dominance parvient à camoufler momentanément nos conflits intérieurs. Celui qui se sent tout petit en lui-même ressent de la force s’il a le sentiment de faire trembler ou tomber quelqu’un qu’il trouve bien plus grand que lui. Il ne se sent pas capable de grandir, de croître, mais capable de détruire (car c’est tellement plus simple, surtout avec internet, où l’on peut se rassembler et produire de véritables concentrés de haine de soi, des autres, du monde, à projeter sur son semblable).

La jouissance du pouvoir, exercé sur d’autres que soi, vient remplacer, compenser, l’incapacité à vivre (aimer la vie, se sentir aimé). A jouir…

Chez tous ceux qui interviennent avec haine, rage, démence sur nos pages ou sur des pages créées pour tenter de nous détruire (sous couvert d’humour, parfois, l’humour destructeur de l’autre, via le harcèlement), on retrouve ces éléments :
– des personnes émotionnellement fragiles, qui ne parviennent pas à se gérer en douceur, et avec amour (de soi);
– des personnes qui se font beaucoup de mal, et qui se décrivent même parfois comme des héros;
– des personnes qui fuient avec une constante détermination leur mémoire traumatique (donc la confrontation avec leur propre enfance);
– des personnes qui cherchent à faire du mal, inventant pour cela des prétextes : le racisme, l’humour, la méchanceté de celui qui ose les faire PENSER.

L’enfer n’est pas un monde de terreur qui nous attendrait à la fin de notre vie, il est la vie même pour tous ceux qui se fuient sans espoir, et qui cherchent alors à emmener avec eux, dans cet enfer quotidien, ceux qui tendant le miroir qu’ils fuient; pourtant le premier pas vers un renouveau de la croissance.

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Olivier Lafay

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L’ENFANCE DES VEGANS

(la répression par le parent de la nature animale de l’enfant conduit plus tard à une volonté absolue de protection des animaux et une haine de l’humain)

°
Quand on pense que si nos parents savaient nous aimer, inconditionnellement, il n’y aurait pas de répression des émotions et de mémoire traumatique, pas de haine de soi, de conception de soi où l’on est un « monstre », donc pas de conception d’une humanité monstrueuse.
Pas de rejet de la vie et de ses nécessités, pas de haine de la vie.
Pas d’obsession vegan, pas d’hystérie vegan, où la science compte peu, la cohérence encore moins, pourvu qu’on puisse déféquer sur l’humain, et proclamer fièrement (mais sans beaucoup de conscience) son absence de plaisir à vivre, son anorgasmie, sa frigidité (la vie ne peut me faire jouir).

Mon avis n’étant pas celui d’un utilisateur moyen de facebook, car, par mon métier, je dois me rapprocher du million d’interactions en 13 ans (sans compter ma vie hors du net, depuis 49 ans). Et j’ai quelques milliers de livres lus à mon compteur…
Je peux dire sans la moindre hésitation que tout vegan qui se met à explorer sa mémoire traumatique, et notamment le lien de désamour avec sa mère, se remet progressivement à manger de la viande.

C’est l’animal en soi qui a été brimé par la mère, qui a été réprimé, donc c’est aussi la spontanéité animale, la joie de vivre, le respect de nos besoins animaux.

Toute psychose, tout monde imaginaire fabriqué dès l’enfance pour survivre au rejet, à l’humiliation, à la violence physique, de la part de nos parents, ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité.
Il faut que l’hostilité parentale ait été bien forte, constante, pour que l’enfant finisse par haïr l’animal en lui, et aussi l’humain (qui représente les parents mal-aimants).

Il en faut beaucoup de ces violences diverses exercées par les parents sur un petit sans défense pour que celui-ci en viennent à vouloir protéger hystériquement les animaux, car chaque animal violenté lui rappelle l’animal en lui-même, violenté dès le plus jeune âge, généralement par une mère froide, distante, et contrôlante.

Il en faut beaucoup, de ces violences diverses, pour que l’on en vienne à désirer fortement que l’humanité disparaisse de la planète. Quand nos parents ne nous aiment pas, ils ne peuvent nous apprendre à aimer la vie et les autres. On n’aime alors ni soi, ni les autres, ni le monde.

Le vegan qui dit que l’humain est détestable ne comprend pas qu’il veut dire : « mes parents sont détestables. Haïssables. Je les hais de toute mon âme, de tout mon coeur d’enfant trahi, qui a tellement eu besoin d’amour, et n’y croit plus. »

Toute psychose ne conduit pas nécessairement à la haine de l’humanité. Mais bien souvent, la fuite dans l’imaginaire rend niais et fragile. Et on ne fait du bien ni à soi ni aux autres.
Chacun devrait se poser la question de sa propre psychose, et raisonner ses incohérences, comprendre ce qu’elles cachent.
La volonté de fuir à tout prix, quitte à raconter n’importe quoi, le rejet plus ou moins fort, violent, de l’animal en soi, prennent racine dans l’enfance, là où peu d’entre nous ont pu connaître un amour inconditionnel de la part de nos parents.

I can’t get no satisfaction, disait un célèbre groupe.

Avant de se dire : « je ne peux prendre de plaisir à vivre à cause de ceci ou de cela… », il faudrait juste s’arrêter longuement sur le fait, en enlevant les « causes » brandies comme des étendards, et remarquer, tout simplement, qu’on ne peut prendre de plaisir.
Les causes « officielles » viennent ensuite.

Tout d’abord, à l’origine, il y a notre incapacité à prendre du plaisir, à aimer la vie. Nous trouvons des causes ensuite, et c’est rarement nos parents que nous identifions comme cause.
Car c’est tabou, et c’est aussi parce que l’enfant dont on a forcé la répression des émotions avait un impératif vital : survivre. Il fallait croire les parents. Il était impossible de ne pas adhérer aux propos et comportements des parents.
Donc les parents ont toujours raison…
Et ils modèlent ainsi une personnalité dissociée, contre-nature.
Pour un enfant, il est impératif d’aimer ses parents et d’être certain que ses parents l’aiment, sinon il en mourrait. Aussi, quand il ressent le rejet de ses parents, il intègre l’idée puissante qu’il est digne d’être rejeté. Donc indigne de pouvoir jouir d’exister. Indigne du plaisir. Sa vie entière va se dérouler avec cette croyance originelle…
Et cela en fera peut-être un curé intégriste vegan ou une nonne intégriste vegan (cf L214).

Coupé de ses racines (l’amour des parents, les émotions, rechercher le plaisir et fuir la douleur), l’enfant construit son monde psychotique, un monde sans solutions réelles, car les solutions proposées ne résoudront jamais le manque originel : un père et une mère aimants.
Un monde où l’on veut à la fois choyer l’animal en soi, mais en le projetant sur les autres animaux, ET rejeter l’humain mal-aimant, destructeur de vie (de notre vie).

Notre propre nature animale a été réprimée durant l’enfance, mais nous en conservons la nostalgie, sa nécessité impérative d’être, alors nous la projetons en dehors (sur les autres animaux) et proclamons l’obligation de son respect et de sa protection. Nous aurions tellement voulu être protégés et respectés durant notre enfance… Avoir le droit de vivre pleinement, en laissant s’exprimer toute la spontanéité animale du jeune enfant, celle qui a tant dérangé nos parents.

Et, pour le parent vegan, il y a un pas de plus dans la psychose. Car vouloir faire de l’enfant un vegan contraint également à faire avec lui ce que ses propres parents ont fait : briser la nature animale de l’enfant.
Et c’est toujours fait au nom du Bien (c’est pour ton Bien, disait Alice Miller).

Un enfant mal-aimé, pas aimé, est sorti très tôt de sa zone de confort. En brandissant un imaginaire de compensation lui permettant de survivre à cela, en devenant vegan militant, haineux, incohérent, fantaisiste, il bâtit une barrière haute et solide l’empêchant de retrouver un jour cette zone de confort. Et il se coupe alors de toute possibilité de connaître un jour le plaisir à vivre, le plaisir d’être, simplement être.

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