UN PEU PLUS AIMANTS, UN PEU MOINS CONS

 

Régulièrement on “affiche” des textes intelligents sur cette page. Analyses logiques, enseignements, assis sur une importante bibliographie.
Moins souvent, on “affiche” des imbécilités écrites par des crétins, toujours sur cette page.

Les imbécilités servent à confirmer les textes, à les éclairer, à montrer ce qui se passe quand on n’a ni culture ni vision complexe. Et qu’on souffre d’une mémoire traumatique impensée, et d’un fort besoin de dominance, impensé lui-aussi, qui dirigent notre vie, à notre insu, et vers le pire, pas le meilleur.

Elles permettent de mettre en évidence une hiérarchie de l’humain, en termes moraux, affectifs, intellectuels et culturels.
Chose que beaucoup ne veulent pas voir, à l’ère du “tout se vaut”, ère de nivellement par le bas et de mise à mort de l’humanisme.
Chose qui renvoie beaucoup de gens à leurs propres manques et bêtise.

Or, cette hiérarchie est nécessaire pour savoir où aller et enfin progresser.

Cela vous stimule pour avancer. Dans quelle catégorie voulez-vous finir? Hein?

Le culte de la performance n’est en aucun cas humanisant. Le culte de la force ne conduit pas à résoudre humainement les problèmes. On atteint vite les limites de ce culte. On en sait les effets, avec des milliers d’années de guerre et de souffrance.
Les relations, elles, peuvent se situer sur une échelle avec de nombreux degrés, du moins humanisé au plus humanisé. On peut progresser, on DOIT progresser. Il y a donc une hiérarchie par l’humanisme. Elle doit être évoquée, montrée, pour comprendre, pour guider.

Ce sont toujours ceux qui ne lisent/comprennent pas les textes, qui n’interviennent jamais pour les commenter, qui viennent nous demander des comptes sous les publications épinglant des crétins 
En nous jugeant 

En jugeant qu’il ne faut pas juger.

Mais comment faire progresser l’humain si on ne montre pas d’où il part et où il peut aller?
On peut toujours critiquer la hiérarchie proposée, en débattre (nous on est ok), mais il faut pour cela lire nos textes, et contre-argumenter, pas JUGER.
Bref, réfléchir, c’est difficile, comme dit Jung 

Bientôt un texte sur l’humanisme.
Aimer son prochain, c’est désirer fortement qu’il cesse d’être con, méchant et paumé.
Pour son bien… et le nôtre.

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LA THÉRAPIE DE LA THÉRAPIE

 

Freud n’a aucun intérêt thérapeutique.
Son modèle de base est très intéressant, même si défaillant et lacunaire. C’est le propre des pionniers.
Cela reste un modèle théorique. Validé, sous certains aspects, par la science actuelle.
Le problème est qu’il n’y pas validation scientifique d’un quelconque modèle thérapeutique (un modèle pratique, une application méthodique du modèle théorique).

C’est aussi le cas de modèles ultérieurs bien plus aboutis.
Le seul modèle théorique qui a produit un modèle thérapeutique à peu près valide, et fondé sur la science, c’est Peter Levine.

Il n’existe pas de modèle thérapeutique solide, dont le processus clairement exprimé serait reproductible, en tout lieu, selon tout cas. Avec les mêmes résultats (soit la guérison).

Les inventeurs de courants thérapeutiques ont tous du mal à exprimer un modèle thérapeutique, non pas pertinent (car beaucoup le sont), mais scientifiquement valable. Une méthode.

Cela est certainement lié à leurs propres problèmes personnels impensés. dont la recherche effrénée de gloire, qui leur fait contourner plus ou moins habilement la validation scientifique.

D’autre part, l’efficacité thérapeutique est condamnée à un autre niveau par l’incompétence des thérapeutes, liée à leurs problèmes mentaux, les ayant dirigés vers la thérapie, et qui omettent pour beaucoup d’inclure ces problèmes comme prémisse constante lors de la pratique.
L’humilité et la pertinence sont alors évacuées de la thérapie.
Le thérapeute qui prend la position haute, alors qu’il est toujours en grande souffrance, est bien trop tendu, inabouti, dissocié, pour amener des changements significatifs chez son client.

Des modèles théoriques séduisants, pertinents, sont donc administrés par des thérapeutes souvent bien plus abîmés que leurs clients, alors même qu’ils ont été validés par leurs pairs (formés et diplômés, etc.).

Compte tenu de ceci, on ne peut que militer pour un approfondissement personnel des modèles théoriques pertinents par toute personne allant mal, et se faisant aider par d’autres personnes avançant sur un chemin identique de Gnothi seauton. Une complexification du système-individu, une forme de remplissage culturel et relationnel.

Ceci, dans un premier temps, à l’écart des thérapeutes, qui, pour l’essentiel, freinent davantage le progrès plutôt qu’ils ne le permettent.
Puis de tester des thérapeutes, une fois éclairé, afin de faire les bons choix. Et alors le tri se fait vite.

L’excellente Brigitte Oriol a dit qu’un thérapeute ne pouvait emmener quelqu’un qu’aussi loin qu’il a été lui-même.
Beaucoup de thérapeutes ne vont pas bien loin…
Et c’est certainement parce que l’on ne valide pas un futur thérapeute sur la base de sa capacité à guérir, à faire vraiment avancer une personne en souffrance.

La thérapie reste donc un art, et bien peu sont des artistes accomplis. Il faut beaucoup d’empathie pour cela. Et quand on est thérapeute et qu’on n’a toujours pas réglé ses problèmes, alors on manque forcément de cette empathie.

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Illustration : Fred, le corbac aux baskets. Excellente BD sur la dépression.

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