LA MACHINE PEUT-ELLE JOUIR?

La machine ne ressent rien. Elle fait.
Pour se sentir être, pour se sentir pleinement humain, il faut moins faire, et plus s’attarder sur ses sensations.
Coupé de vos sensations, vous ne vous sentez plus vivant, vous n’êtes plus qu’une machine à faire. Un rouage du système…

Vous aimez le fromage?
Alors il existe deux façons de le manger :
– la première en ne faisant rien d’autre; et l’on savoure alors son goût;
– la seconde en FAISANT autre chose, et, accaparé par ce FAIRE, on en oublie même le goût du fromage.

Idem pour la musique.
Et idem pour tant d’autres choses…

La dialectique entre “s’abandonner” et “prendre le pouvoir” est à l’oeuvre.
Qui gagne habituellement?
De quel côté penchez-vous?
Quelle synthèse faites-vous (êtes-vous) de cette dialectique?

Quelles sont vos sensations? Quel est l’état de votre système ressentant, éprouvant, goûtant, touchant, sentant?

Et que cela dit-il de vous?

Par exemple, si vous avez des sensations en vous faisant mal, au lit (sexe), comme à la salle (de musculation), qu’est-ce que cela dit de vous, de votre rapport à la vie et aux autres?

Qu’est-ce que cela dit de vos apprentissages?21

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TOI, MOI, la RUPTURE

(un chant de noël pour ceux qui ne s’entendent plus vibrer)

Est-ce moi, est-ce toi, qui n’évolue plus?
J’ai demandé à mon ami, puis à d’autres, que faire, car je te vois errer, refusant d’ouvrir ta boîte noire. Celle où, tous, nous entassons tout ce qu’on ne veut pas savoir de nous-mêmes; celle où s’entasse tout ce qu’on ignore de soi.

Refuses-tu cette ouverture… pour quelques temps? A jamais?
Suis-je assez préparé pour le savoir?

J’avais besoin d’aide… D’abord les livres, puis des paroles…
D’abord me regarder.
Ai-je bien fait le tour?
Qui est coupable?
Qui, de nous deux, est le plus cabossé? Ou celui qui tend à réparer chaque cabossure, tandis que l’autre peine, ou refuse catégoriquement de le faire?
J’ai demandé aux livres, aux amis, à d’autres…

Voilà ce qu’ils m’ont répondu.

C’est très lourd à porter quelqu’un qui n’évolue pas ou très peu.
Et s’infliger ça est aussi, certainement, une manière de se fuir.
Toute l’énergie passée à “vouloir faire avancer l’autre” n’est pas utilisée pour soi.

Alors il faut se poser la question : quelle est la fonction dans mon/le système de rester ainsi en couple?

Vu qu’on fait ça “pour soi”, ce n’est jamais pour les enfants qu’on dit vouloir rester ensemble (mais pour l’idée qu’on se fait d’eux). Faire le bien de l’enfant implique de savoir ce qui est vraiment bon pour lui. Et cela ne s’invente pas. Cela s’apprend, cela se comprend.

Il se peut qu’il y ait parfois un décalage évolutif entre les deux membres d’un couple. C’est tout à fait normal…
Mais ce décalage n’est acceptable que si les deux regardent dans la même direction.
Et il faut, pour être sûr de regarder dans la même direction, beaucoup de recul (lectures, discussions) en même temps que des déclarations positives communes (où l’on va donc, ainsi, à deux?).

Si cela n’est pas, alors rester ensemble fera très certainement souffrir, de plus en plus, au fur et à mesure que le temps s’écoulera.

Il vaut mieux envisager la rupture.
Car, même si, dans la théorie de l’évolution, le saltationnisme est envisageable, il est rare qu’il survienne dans un couple.
L’évolution est majoritairement gradualiste, et on a largement le temps de voir que tout (dans la relation) ne fait que se dégrader, que l’écart affectif se creuse.
Alors pourquoi cet aveuglement? Que dit-il de nos anciennes blessures?

Personne n’a de supers pouvoirs, et faire mine de vouloir prendre sur son dos la croix des autres n’est bien souvent qu’une façon d’ignorer la sienne (qui pèsera donc de plus en plus lourd, ce qui n’arrangera pas la relation, bien au contraire).

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Ouverture des inscriptions – Rencontre de LYON

La prochaine rencontre Lafay aura lieu le weekend du 10 au 11 mars 2018 à Lyon.

Au programme:

  • conférence de Marc-André COTTON
  • conférence de Yann OLLIVIER
  • conférence d’Olivier LAFAY
  • de nombreux ateliers: amour inconditionnel, mémoire traumatique, gestion des conflits, shiatsu, entraînement stratégique, nutrition, et ateliers avec nos invités Marc-André COTTON et Brigitte ORIOL.

Pour plus d’informations, vous pouvez nous envoyer un email à : contact@ldmt.fr

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QUAND LE BOUDDHISTE OUVRE SA BOÎTE NOIRE

(celle qu’il a fuie, et pas que lui, dans un lâcher-prise soit guerrier, soit pacifiste)

 

 

Il faut beaucoup de savoirs et d’expériences pour se remettre en question, ne serait-ce qu’un peu.
Et une aptitude à prendre une méta-position, soit héritée, soit fabriquée par un nouvel environnement.
Une méta-position qui accepte de prendre en compte la mémoire traumatique et son intensité. Et ce qu’elle fait faire pour arriver à vivre quand même, tout en se mentant à soi-même.

Beaucoup de gens pensent savoir, mais ils ne font que tourner en rond pour s’éviter.
S’éviter n’est pas condamnable, vu la douleur que se rencontrer soi engendre,

mais ne pas comprendre/accepter qu’on s’évite est le pire des maux.

Et il y a ceux et celles qui pensent se rencontrer alors qu’ils/elles se fuient encore plus fortement, tout simplement parce qu’ils/elles n’ont pas compris les mécanismes des outils dont ils se servent et dont ils font même la promotion.

On voit bien, quand on a accumulé assez de savoirs, mis en lien, la différence entre ceux/celles qui vantent essentiellement des outils (méditation, veganisme, bodybuilding, crossfit, jeûne,etc.) et ceux/celles qui vantent la connaissance de soi avant tout.

Les outils seuls, avec un peu/beaucoup de justifications, sont au service du conformisme et de la fuite de soi, car on peut changer d’outils, en accumuler, sans jamais modifier quoi que ce soit en soi.

Des tas de changements de type 1, suffisamment dissociés pour qu’il n’y ait jamais de changement de type 2… On le voit à tous ces gens qui viennent ardemment défendre leurs “outils” sans jamais se mettre en disposition d’interagir lors de publications générant des apprentissages de niveau 3.
Cet aveuglement spécifique est aisément remarquable (le “pourquoi intervenir là et pas ailleurs?” est toujours instructif et édifiant).

La connaissance de soi, elle, est forcément dérangeante, perturbante, subversive. Pour soi au premier chef.
Elle prépare au changement de type 2.

Gregory Bateson a écrit que l’apprentissage de niveau 3 est chose ardue.
Et que le changement de type 2 est extrêmement rare.

Après 31 ans de synthèses et mises en lien de nombreux savoirs, mon travail consiste à générer des apprentissages de niveau 3 sur mes pages, ceux-là mêmes qui conduisent au changement de type 2.

Dans ces conditions, ceux qui ne peuvent dépasser des apprentissages de niveau 2, voir de niveau 1, ont des comportements, sur le net, qui s’identifient facilement; et j’ai écrit de nombreux articles pour décrire ces comportements (déni, jugements superficiels, victimisation, manque d’humour, sensiblerie, moralisation de l’interaction, fuite sur le terrain de l’émotionnel, fuite du débat argumenté, soumission à l’idéologie dominante en se croyant “libre”, etc.).

La fuite des apprentissages de niveau 3 est directement liée à toutes ces vies gâchées.

L’inertie du système social et de ses règles, qui accentuent et inhibent des déterminismes biologiques extrêmement puissants, avec toutes les compensations inévitables que cela engendre, produit irrémédiablement des personnes en souffrance (immense).
La pression, venant des origines de la vie, est si puissante que bien peu en réchapperont.

Pour comprendre cela, il faut se concevoir comme un individu parmi 7 milliards, tous liés, pris dans les rouages irréductibles de l’évolution de l’humanité, elle-même prise dans les rouages de l’évolution animale, elle-même prise dans les rouages de l’évolution de la vie.

Ainsi la pression sur chacun d’entre nous est vraiment immense.

Aussi, soit on “lâche prise”, c’est-à-dire qu’on se soumet, on abandonne tout espoir, quel que soit notre degré réel d’inhibition. Et on compense en rêvant ou en agissant sans (se) comprendre.

Soit on lutte, mais avec le plus de douceur possible, en apprenant de quoi contourner les obstacles pour arriver au bon port de la reconnexion avec soi; la véritable reconnexion, pas celle, fuite, extraite par tant de gens de la pensée bouddhiste, pensée qui se prête bien à la fuite, nommée “lâcher-prise”.

Pour cela, il s’agit d’ouvrir un peu au moins un oeil, de biais, lors d’un possible passage d’apprentissages de niveau 3.

Alors on ouvre la boîte noire, celle remplie de tout ce qu’on ne sait pas sur soi; celle où l’on entasse tout ce que l’on ne veut pas savoir.

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COUPLE ET CHANGEMENT

Quand il s’agit de changement, ce n’est qu’une question de leviers (rapport de force); toujours… En soi, comme entre nous…
Soit le couple veille à bien distribuer les leviers (codominance, hétérarchie), soit l’un des deux l’emporte et impose son jeu. Et si c’est le jeu de l’immobilisme, c’est l’entropie qui galope…

Il en va du couple, et des relations humaines en général, comme ce que démontre la théorie de l’évolution : le changement est lié à un rapport bénéfices/coûts.
Au niveau humain, sans prise de conscience et gestion volontaire du changement et des leviers, avec réflexion approfondie sur les bénéfices, la machine humaine obéit à des logiques qui échappent très souvent à son intérêt à moyen et long terme.

 

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