DU VIOL DE JANE FONDA AU CULTE DES ARMES DANS LE CROSSFIT

(Jane Fonda est celle qui a popularisé le slogan No Pain No Gain dans les années 1980)

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Cette vidéo est la 5° d’une série consacrée aux liens entre la pratique intensive du sport, les traumatismes infantiles, les conduites à risque, l’idéologie dominante, la servitude volontaire et l’apologie de la guerre.

Avec de nombreuses références scientifiques…

Vous pouvez soit regarder cette vidéo immédiatement, puis visionner les 4 premières afin de bien comprendre la progression logique et scientifique de l’exposé, soit faire l’inverse 

 

Vidéo 1 : le libre-arbitre (la liberté) n’existe pas, donc personne ne choisit librement un sport

Vidéo 2 : l’importance des traumatismes infantiles dans le choix de la pratique sportive

Vidéo 3 : Le sportif No Pain No Gain est un drogué (fonctionnement du cerveau analysé scientifiquement)

Vidéo 4 : la soumission à l’idéologie dominante et le sport intense :

COUPLE : qui est vraiment toxique?


 
Le plus dur n’est pas de penser mordicus que l’autre est toxique, méchant, un bourreau, un obstacle, un empêcheur de vivre en rond… et nous une victime.
C’est en fait ce qu’il y a de plus facile…
 
Le plus dur est de se considérer soi-même comme un bourreau, une personne toxique, pour soi-même et les autres. De comprendre que l’on est tous à la fois victime et bourreau. Parfois, souvent même, tour à tour.
Et que penser que l’on n’est que victime prouve une vision incomplète de la relation à l’autre, à soi…
 
Nous sommes naturellement portés à considérer l’autre comme un bourreau, afin de pouvoir vivre pleinement notre besoin de dominance. Le méchant, c’est toujours l’autre…
Nous sommes naturellement portés à avoir peu de recul sur nous-mêmes, et donc à ne pas voir en quoi nous sommes responsables de nos peines, blessures, choix erronés (de partenaires, notamment).
 
Et nous vivons dans une société qui promeut la concurrence à outrance et la déresponsabilisation. Une société qui nous encourage, tous les jours, au travail, dans les médias, dans les séries et films, à être toxiques pour les autres. Tout en les considérant comme des salopards. Analysez les discours des apôtres du développement personnel, des gourous de la réussite, et vous verrez qu’il n’est fait que de ça.
 
Dominer, écarter, écraser, soumettre, faire souffrir, humilier… C’est ça être vainqueur dans notre bel imaginaire social…
C’est comme si, constamment, on nous brandissait un panneau devant les yeux : “Soyez toxiques, c’est cool. C’est le chemin vers la puissance, la réussite.”
 
Vouloir absolument dominer, sans recul sur cette pulsion naturelle, gonflée artificiellement par la société, c’est l’injonction fondamentale. S’aimer soi-même au-delà de tout, comme une espèce de dieu exigeant toujours plus de pouvoir et de valorisation, c’est le mot d’ordre, c’est la fin ultime. Facebook comme espace gratifiant, lieu si désirable du nombril hypertrophié et de la masturbation, faute d’une bonne pénétration joyeuse, à deux…
Soyez pervers, soyez narcissiques.
 
Et alors, forcément, on fait du mal. Et alors, forcément, on se fait du mal…
Toujours en se pensant victimes, jamais bourreaux. Toujours en se pensant innocents, victimes d’une odieuse personne affligée d’un gène maléfique qui la rend toxique. Un pervers narcissique de naissance. Et nous, sans tâche, absolument sains, tellement dignes d’amour, et si odieusement manipulés…
 
Bien sûr, il existe des cas où des personnes perturbées agressent un innocent qui s’est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit, mais ce sont des cas rares.
Bien souvent, on est toxique pour soi-même en se trouvant un bourreau, qui va nous permettre d’être les victimes que l’on a besoin d’être, ou l’on est bourreau soi-même, ou même on joue très régulièrement les deux rôles…
 
Bien souvent, la toxicité présumée d’une personne ne peut exister sans notre complicité…
Nous sommes toxiques pour nous-même et nous cherchons inconsciemment des exécuteurs.
 
L’idéologie dominante valorise autant la destruction que l’auto-destruction. Le narcissique qu’on nous conditionne à être se doit aussi d’être pervers…
Avec les autres, avec soi.
 
Et quand on perd le bras de fer dans notre jeu de dominance avec l’autre, quand notre soumission nous emmène vers une souffrance insupportable, alors on identifie le bourreau. C’est l’autre !
 
Et la société, qui résiste à tout changement qui lui permettrait d’instaurer de meilleures relations humaines, a déjà généré des catégories d’individus “mauvais” : les toxiques, les pervers narcissiques. Quelques livres bien pourris, quelques “thérapeutes” pervers, cupides, parfaitement moulés, et hop, ça roule…
 
La société qui identifie son propre fonctionnement comme étant pathologique, mais sans se l’attribuer, en désignant seulement des boucs-émissaires.
La société qui se défausse de sa logique de merde, jamais remise en question.
 
Encore une fois, ces catégories sont le fruit d’un défaut terrible d’approche systémique/cybernétique, où l’on se centre sur l’individu, en oubliant le contexte, les conditionnements sociaux, et ceux des uns et des autres, où l’on dramatise, excuse certains et condamne d’autres, là où il faudrait de la vraie pensée.
 
Le rôle des conditionnements sociaux, de l’idéologie dominante, qui construit les conditions d’une terrible violence sociale.
Le rôle de la mémoire traumatique, qui nous amène à rechercher le statut exclusif de victime, parfois, ou de bourreau souriant.
Le rôle des tâches aveugles cognitives, des biais, qui font que l’on ne voit bien que ce qui nous arrange. Et le bourreau se voit victime… Et l’on ne se voit jamais bourreau, toujours accusant la méchanceté, les violences et manipulations de l’autre.
Le rôle de l’inculture, qui empêche tout véritable recul.
Le rôle que pourrait jouer une approche systémique/cybernétique dans la résolution de problèmes et la création d’un espace social plus paisible…