UN NOUVEL OUTIL DANS VOTRE LOGICIEL DE TRAITEMENT DE L’INFORMATION

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Si vous avez lu l’article d’hier sur « la fonction des relations », je vous propose un autre bond en avant 🙂

Je suis le perturbateur de votre système, qui vous influence pour ajouter un nouvel outil à votre « logiciel » (à votre manière de considérer et traiter le monde, d’y agir).

Car, comme je l’ai déjà dit : « je ne suis pas libre de me changer moi-même, c’est l’autre qui m’aide à changer. »

En lisant l’article, vous avez engrangé un certain nombre d’idées, donc de solutions opérationnelles possibles.

Mais, est-ce que cela suffit pour agir différemment, dès la fin de la lecture?

Chez certains, oui. Ils intègrent immédiatement les données de mon article à leur « logiciel ». Ils voient désormais les choses différemment et vont pratiquer différemment.

Chez d’autres, il manque une « logique » pour que cela devienne « actif »; il manque un processus.

Ce qui leur manque, c’est qu’on leur dise juste ceci : « vous pouvez désormais traiter différemment les informations, pour votre plus grand bien, si vous décidez consciemment d’ajouter cet outil de recul stratégique à votre personnalité. »

Gregory Bateson appelle « apprentissages secondaires » les multiples conditionnements qui font une « personnalité ».
C’est une mise en forme de vous-mêmes, par de multiples conditionnements opérés dès votre naissance, qui fait ce que vous êtes.

Si vous vous dites que vous pouvez élargir votre personnalité, pour votre bien, en y ajoutant les outils donnés dans mon article, alors il est très possible que ces outils restent en conscience ou tout proches de la conscience, et soient donc régulièrement utilisés.

En fait, ce qui manque à la plupart des gens, pour qu’il y ait un véritable changement, ce n’est pas seulement de disposer de nouvelles informations sur leur comportement, de comprendre, mais de savoir comment intégrer une bonne fois les outils de compréhension donnés. Comme faire pour qu’ils deviennent, ces outils, « une seconde nature »…

Ce qui leur manque, c’est ce qu’il faudrait qu’ils se disent pour que leur personnalité intègre un nouvel apprentissage, en soit complètement imprégnée, au point de fonctionner désormais différemment.

Ce qu’il leur faudrait, c’est donc un nouveau discours intérieur.

Une nouvelle forme narrative (merci à messieurs White et Epston)…

°

Vous pouvez, si vous le souhaitez, commenter en disant ce qu’il faudrait que vous vous disiez pour que votre logiciel intègre une bonne fois les outils de l’autre article

Sinon, commentez juste pour dire ce que cet article vous apporte

LA FONCTION D’UNE RELATION DANS VOTRE SYSTÈME

(amour, musculation, automobile, musique, etc.)

 

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C’est la toute première question à vous poser. C’est l’essentiel pour mieux se comprendre et s’orienter. C’est LA question !
Et, c’est directement issu de l’approche cybernétique, la plus complète qui soit en matière de psychologie des comportements.

1 – nous sommes des machines biologiques à traiter de l’information.
C’est-à-dire que notre système nerveux puise en permanence de l’information, en nous et hors de nous, pour trouver le comportement qui semble le mieux adapté. Le but naturel de la machine biologique est de survivre et se reproduire.
Il faut donc bien retenir que nos sens servent à recueillir de l’information.

2 – le traitement de l’information est pour l’essentiel totalement inconscient.
Imaginez ce qui se passerait si vous deviez consciemment analyser un nombre considérable de données afin de juste franchir une marche d’escalier…
J’ai pris l’exemple de la marche, car c’est une aptitude de l’organisme extrêmement complexe. Les créateurs de robots connaissent bien ce problème.

3 – lorsque nous traitons l’information, forcément, nous réalisons des opérations à l’aide d’outils – déjà – intégrés en nous. Cela se fait à notre insu, l’immense majorité du temps, ce qui donne une idée de notre « liberté » 🙂
Nous traitons l’information d’après des processus conditionnés :
– par nos gènes ;
– par notre environnement socio-culturel (école, tv, travail, livres, cinéma, amis) ;
– par notre éducation familiale (souvent le lieu des tout premiers traumatismes).

4 – le traitement de l’information a un unique objectif : l’adaptation aux aléas de la vie. Nous cherchons à nous adapter au mieux, mais nous le faisons uniquement, et c’est très IMPORTANT à comprendre, compte tenu de nos outils de traitement de l’information !
Nos conditionnements ont produit une structure comportementale, une homéostasie, qui par définition tient à sa forme et va donc éviter tout grand changement ; elle persévère dans son « être » et traite donc les informations dans ce but.

Les systèmes sont conservateurs… par définition. Ce qui signifie que tout ce que vous avez obtenu de la vie (en bien et en mal), tout ce qui vous a mis en forme (structuré ), constitue un filtre qui met l’accent sur certaines informations, en élude certaines, en rejette d’autres, afin d’assurer la stabilité de ce que vous êtes (de votre système).
Cette stabilité peut être totalement auto-destructrice. Nous ne cherchons pas nécessairement notre propre bien…
Nos réactions auto-destructrices sont les fruits de nos conditionnements.
Et dans une société qui est faite de multiples douleurs, dès l’enfance, nos conditionnements, qui oeuvrent à notre insu, je vous le rappelle, ne nous veulent pas toujours du bien.

5 – si nous sommes par nature des systèmes, c’est-à-dire ayant une volonté de stabilité (homéostasie), nous avons aussi le potentiel des systèmes complexes, celui qui nous permet de changer, mais toujours dans une dialectique avec l’homéostasie.
En permanence, la possibilité du changement s’oppose à l’homéostasie. Le mouvement vers un « autre que soi » s’oppose à la stabilité.
C’est bien normal, car si nous pouvions changer n’importe comment, n’importe quand, sans règles de transformations, nous n’aurions plus d’identité.
Notre identité est le fruit d’une mémorisation d’informations dans le cadre d’un système relativement stable.

6 – Nous pouvons donc changer, gagner en liberté, mais il nous faut pour cela nous poser des questions essentielles. Il nous faut nous demander, pour mieux se comprendre et modifier les opération inflexibles dictées par l’homéostasie, quelle est la fonction dans notre système de nombreux comportements.
Cela nous apprendra des choses sur nous, sur notre fonctionnement, sur nos conditionnements et la manière dont ils nous gouvernent à notre insu.

Quelle est la fonction dans notre système d’un acte ?
Quelle est la fonction dans notre système d’une pensée ?
Quelle est la fonction dans notre système d’une émotion ?
Quelle est la fonction dans notre système d’une passion ?
Quelle est la fonction dans notre système d’une addiction ?
Quelle est la fonction dans notre système d’une femme, d’un homme (de tel ou tel homme, de telle ou telle femme)?

Chaque comportement, intérêt, pensée, a une fonction : nous adapter aux aléas de la vie en respectant notre stabilité interne (fruit de nos conditionnements).

Si nous ne pensons pas ces fonctions, forcément nous ne ferons en aucun cas dévier les opérations produites par nos conditionnements. Nous ne changerons pas, même en nous démenant comme des dingues (en nous faisant violence, NPNG)…
Nous pourrons obtenir des changements superficiels, mais qui entreront en conflit avec la manière globale dont le système se perçoit, ou avec de multiples mécanismes qui lui sont propres.
Le système cherche à changer, oui (nous cherchons à changer), mais en nous soumettant aux injonctions inscrites en nous, dictant la « bonne manière » de changer. Et cette « bonne manière » en restant fidèle à nos croyances (conditionnements) peut s’opposer et à notre physiologie et à ce qu’est un système humain équilibré psychologiquement.
D’où une souffrance physique et morale, inéluctable (à court, ou moyen terme)

7 – souvent, quand nous répondons à nos conditionnements (le « bon » comportement ayant rempli la « bonne fonction » dans le système) lors d’un traitement d’informations, nous nous sentons bien ou « mieux ».
C’est normal, car nous avons en nous un système de récompense, qui « flatte » notre obéissance !

Mais cela ne signifie PAS que nous avons pris la bonne décision, adopté le comportement le plus sain (physiquement et psychologiquement). Cela va dépendre de l’état de notre système de traitement des informations !
Donc de nos conditionnements…

Par exemple, si vous vous êtes senti très faible à plusieurs moments de votre vie (souvent l’enfance et l’adolescence), et que vous avez ressenti très fort le besoin de vous renforcer, il se peut que vous optiez pour une pratique No Pain No Gain (violente) de la musculation. Cette pratique violente aura pour but de vous rendre plus fort, certes, mais aussi de vous rendre par l’action conforme à certains conditionnement sociaux et familiaux, et de libérer des drogues (endogènes) vous permettant d’obtenir une satisfaction (et donc une reproduction des actes).
A terme, malgré votre sentiment de satisfaction (construit en interne, je le rappelle), vous allez souffrir physiquement et moralement. Et tout handicap va annihiler votre possibilité de compenser la faiblesse ressentie par la force montrée.

Autre exemple : si votre père battait votre mère, vous battait, et trompait votre mère, et que vous êtes une femme, alors il y a de fortes chances que votre système vous conduise, totalement à votre insu, à vous remettre dans une situation soit identique, soit similaire. Votre choix de partenaire se fera inconsciemment, sur la base de signaux infimes, mais bel et bien exprimés.
Et la rigidité de votre homéostasie donnera naissance à une addiction : vous serez possédée par la situation (par l’autre).
L’homme remplit une fonction dans votre système… Ne pas dévier d’un modèle. Et il sera très dur d’en sortir si vous ne réfléchissez pas à la fonction qu’occupe chaque homme rencontré.

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CONCLUSION :

Prenez le temps de vous observer. C’est cela le recul stratégique. Et cherchez régulièrement à comprendre les fonctions de vos comportements (sensations, émotions, pensées, actes, paroles, écrits).
Qu’est-ce que cela cherche, à rassurer, protéger, reconduire, reproduire, compenser ?
Est-ce sain ? Sur quelles bases j’en décide ? Comment faire évoluer la situation au mieux (et cela veut dire : comment trouver ou retrouver ma zone de confort, et l’élargir)?

Les élèves Lafay sur Facebook, n°61

Voici quelques unes des nombreuses photos qui ont été postées sur mon mur facebook, du 01 novembre au 30 novembre 2016.
Tous suivent la Méthode, soit 2 à 3 entraînements par semaine, sans charges additionnelles, selon la devise « mens sana in corpore sano ». Certains sont des pratiquants aguerris, d’autres s’entraînent depuis peu.
Tous ont adhéré à la polyvalence athlétique proposée par la Méthode, que ce soit pour briller dans leur sport de prédilection (arts martiaux, triathlon, rugby, tennis de table, etc), ou pour juste avoir le plaisir de vivre dans un beau corps, en pleine forme.
Vous pouvez cliquez sur ces photos pour les agrandir et voir ainsi de plus près les excellents résultats de la plupart d’entre eux.

 

Nicolas Ehret

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Jérôme le Lafayen

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Alice Pnta

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Antoine Maillard

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Msmg Msmg

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Laëtitia Lafay

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Dali Zarrouk

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Maxime Bratanoff

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Claude Henonin et Léa Zindel Dietlin

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Keziah M Gillet et Yoann Gaiero

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Julien Taverna

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Charlotte Moreau

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François Lafay

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Franck Bernard et Fabien Apffel

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Poly Pocket

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Thibaud Molimard

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Geoffrey Ruin

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Elle Lafay et Maë Va Bien Rob‎

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Nicolas Beguin et Fao Ziouf

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Paul Lafayen

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Valentin Lamy

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Alex Ollier et Romain Alu

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Andréas Laval Lafayen et Benoît Delattre

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Cédric Dubois et Denis Pouchain

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Jonathan Dgmt

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Michael Royet et Yliès Mtl

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Ma Ni Lafayen

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Manuel Efficience

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Frederic Nay Nett et Gilles Doyen

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Mickael Lafay

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Yannick Trouvé

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Mars Cials

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Corentin Nicolas

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Rhino Lafayen

rhino-lafayen-1 rhino-lafayen

J-Baptiste Frey et Sandy Chevillard

j-baptiste-frey sandy-chevillard

Chris Viste et Azog Leprofanateur

chris-viste azog-leprofanateur

Manea le Lafayen

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L’amitié, l’amour… apprivoiser…

marie-terrayNe trouvez-vous pas que beaucoup d’hommes et de femmes se désirent, s’utilisent, se blessent, mais ne prennent pas le temps de s’apprivoiser?
Comment faire croître et durer une relation si on n’a su rendre l’autre unique?
Et si cela aussi s’apprenait?

Petite mise en perspective, avant les articles à venir 🙂

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« Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes […]. »

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– J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

– Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

Le petit prince s’en fut revoir les roses:

– Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard:

– Adieu, dit-il…

– Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

– L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

– C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.

– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

– Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

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Illustration de Marie Terray (la rose du Petit Prince).

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Interview avec le Dr Vincent NOIRY, ostéopathe, médecin du sport, spécialiste de médecine mécanique, enseignant d’arts martiaux et membre de LDMT.
Il est l’auteur de la préface du Tome 2: l’Espace Stratégique et nous parle dans cette interview de la médecine mécanique, pratique encore assez peu connue.

Pensez au pouce bleu si vous avez aimé la vidéo et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaires sous la vidéo.

L’EXPLOITATION DE L’HOMME PAR L’HOMME

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Le débat récent sur le veganisme (énième débat) m’a donné envie de vous proposer cette réflexion.

Les vegans affirment que les problèmes du monde seront résolus par l’abandon du régime carné.
C’est faux, et je vous donne ci-dessous une architecture de raisonnement, afin d’y réfléchir.

1 – la lutte pour la dominance est un état primaire et fondamental chez tout être vivant (je vous renvoie aux travaux d’Henri Laborit). Chacun cherche à se gratifier en tant qu’individu. A survivre… A se reproduire…
Donc chacun, plus ou moins consciemment, cherche à dominer, afin d’être bien placé lorsqu’il s’agit de satisfaire besoins et désirs.

2 – chez l’humain, cela a donné, entre autres, l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation de la nature.
Les progrès de la science sont dus au besoin… de satisfaire au mieux nos besoins. Tenter de posséder la nature, c’est tenter de la rendre apte à nous satisfaire et non à nous détruire.
La nature se fout en effet des individus que nous sommes…

De même, la cybernétique est la science qui permet de mieux comprendre les systèmes complexes : donc de les contrôler, de les rendre prévisibles, et aussi d’en produire (la Méthode Lafay est la création d’un système complexe à l’aide des outils de la cybernétique).

Pour se gratifier au mieux, il est préférable d’être bien placé sur l’échelle de dominance. En effet, utiliser d’autres humains permet de d’obtenir bien davantage de pouvoir sur sa vie que si on est tout seul (en faisant proportionnellement moins d’efforts).

3 – l’exploitation de l’homme par l’homme, pour la satisfaction « hiérarchisée » (certains ont bien plus que d’autres) des besoins, entraîne la destruction des écosystèmes naturels.
C’est la création d’écosystèmes « pour l’humain », englobant la nature, l’asservissant, la malmenant. Je vous renvoie au tome 2 de la Méthode d’Edgar Morin, si vous voulez creuser ce sujet.

4 – Une utilisation plus raisonnable de la nature exige une redéfinition des rapports sociaux (qui devraient être aussi plus raisonnables).
a – plus je veux être dominant, plus je vais assurer mon pouvoir en utilisant d’autres humains, qui vont exploiter la nature en concurrence avec d’autres groupes humains dont le dominant, à chaque fois, veut être plus dominant que moi.
b – la règle de base est donc de tirer un maximum de ressources de la nature pour assurer la lutte pour la dominance, et non la respecter (globalement).

5 – faire cesser l’exploitation de l’homme par l’homme, ou au moins la diminuer grandement, permettrait de mieux respecter la nature.
En effet, faire cesser l’effervescence de la lutte de tous contre tous, permettrait d’accorder du temps et de l’énergie au respect des écosystèmes naturels.
Avoir du temps pour faire autre chose que se battre les uns contre les autres, se valoriser aux dépens des autres, utiliser leur travail pour avoir de la dominance, etc., ce serait la possibilité de vivre en accord avec les processus naturels.
Comme le dit Gregory Bateson, si l’on va mal, c’est qu’on a oublié de regarder le fonctionnement de la nature.

6 – une société plus paisible, respectant les écosystèmes naturels, et humains, aurait le temps, les connaissances et l’équilibre psychologique nécessaire pour, éventuellement, envisager sereinement le végétarisme ou le végétalisme (voyez donc que je ne condamne pas ces pratiques).

7 – par contre, si on ne fait pas cesser l’exploitation de l’homme par l’homme, l’adoption du végétalisme pour « sauver le monde » est une erreur majeure.
L’exploitation de la nature, pour assurer le maintien des échelles de dominance, continuera ; les écosystèmes seront de plus en plus détruits. Les espèces animales disparaîtront.
Du moment que vous raquez pour manger, que ce soit des végétaux ou des animaux, les dominants conserveront le pouvoir.
Le stress exercé par les puissants sur les masses sera toujours aussi fort, et même pire. Les gens seront donc toujours enchaînés et malheureux.
Je dis « et même pire », car l’antispécisme, moteur de l’idéologie vegan, conduit à la désacralisation absolue de l’humain, donc à un « j’m’en-foutisme » absolu des autres, donc à une grande « liberté » quant à leur exploitation (supérieure à ce qui se passe aujourd’hui, où l’on brandit encore des valeurs humanistes, dernier rempart contre l’exploitation totale).
Passer de la sacralisation absolue de l’humain à la désacralisation absolue est juste une énorme connerie.

Donc, on ne peut être heureux, dans une société enfin paisible, juste en cessant de manger de la viande…

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Illustration de Lionel Richerand