« L’intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’on juge. »

Citation de Coluche
 
Cela ouvre un débat sur la meilleure manière de faire croître son intelligence et de se mettre au moins en position de comprendre quand on atteint ses limites intellectuelles.
La mesure, par soi-même, de sa propre incompétence, en temps réel, demande beaucoup d’apprentissages.
Et ceux-ci sont feinés, contrecarrés, voire à jamais bloqués par le principe même d’internet et des réseaux sociaux, qui cultivent le narcissisme, l’ignorance et l’orgueil le plus nais.
 
Sur le net, et encore plus sur facebook, beaucoup sont si pressés de juger, de se valoriser, d’exister enfin, qu’ils ne prennent aucunement la peine de se demander s’ils sont légitimes pour s’adresser sur un ton supérieur, dominateur et condescendant à certains de leurs semblables.
Ce questionnement les freinerait aussitôt et gâcherait leur plaisir, en modérant de trop (à leur yeux) leur ambition d’être « au-dessus ».
 
Un vrai con, selon moi (ou une vraie conne), c’est quelqu’un qui intervient sans le moindre respect, qui entre chez vous, en dominant, sans même prendre le temps de chercher à savoir qui vous êtes, qui vide votre frigo, défèque sur votre canapé, et s’affiche bien évidemment, sur sa propre page comme « Charlie » et « défenseur des droits de l’homme et de la liberté d’expression ». Le vrai con, la vraie conne, défèquent allègrement et en permanence, sur les belles valeurs qu’ils affichent pourtant sur leur propre page. Ils sont tellement obtus, robotisés, qu’ils ne voient pas le paradoxe.
 
C’est une image 🙂
Ici, c’est ma page, c’est donc sur mon « canapé » et « dans mon frigo » que leurs comportements ont lieu…
 
Le vrai con (ou la vraie conne) est totalement inconscient de ce qu’il fait. Il agit pour prendre du pouvoir, se gratifier, exister aux dépens des autres, comme la tv, le travail, l’école et les médias le lui ont appris.
Il n’a aucun recul.
 
Et quand on lui fait remarquer qu’il est très impoli, qu’il existe de meilleures manières d’entrer en relation avec ses semblables, il trouve cela injuste. Il n’a même pas réalisé sa violence et sa méchanceté dominatrice. Son profond manque de respect. Pour lui, c’est normal de se comporter ainsi, de juger des gens chez eux, de haut, et d’attendre qu’ils se soumettent et se taisent devant sa toute-puissance.
 
Le clash a ainsi lieu dès le départ. Il n’est pas là pour réfléchir, mais pour jouir en jugeant. Aussi, quand on lui demande d’argumenter, c’est la panique. Sa toute-puissance imaginaire d’enfant brimé, qui cherche à compenser une fois devenu adolescent ou adulte, est remise en question. C’est pour lui/elle intolérable…
Il va donc se mettre à troller, c’est-à-dire à occuper le terrain sans jamais argumenter. Toute argumentation le mettrait en défaut et briserait ses illusions, ses croyances, le jetant en plein désarrroi.
Il ou elle va donc lutter pour maintenir cette image idéale de soi que le net permet de fabriquer à moindre frais.
Le but n’est jamais d’apprendre, de respecter l’autre, mais de dominer.
 
En fait, dès la première intervention, on peut évaluer le niveau de connerie, et de souffrance d’une personne.
Là, où l’intervenant agit sans conscience, brutalement, bêtement, nous pouvons le voir « à poil ».
Si ces gens étaient un petit peu plus instruits sur leur propre fonctionnement, leurs propres conditionnements, ils seraient vite beaucoup plus doux et réfléchis, car le hiatus entre la honte d’être ainsi mis à nu et leur volonté de puissance serait évident à leurs yeux.
 
J’ai souvent de la peine quand je pense au fait qu’une partie non négligeable de l’humanité est irrécupérable, totalement irrécupérable. Condamnée à une vie de robots, sans aucune conscience, sans que leur vie puisse jamais être véritablement une vie. Depuis mes vingt ans, j’ai une expression pour ça : la viande gâchée. Ce sont « des vies pour rien ». Du berceau à la tombe, une vie de marionnette, qui ne voit pas les fils qui l’animent, et hurle sa « liberté ». C’est si triste. Ces gens sont de plus dangereux, freinent le progrès, en étant les premiers soutiens du système de dominance en place. Ce même système qui en a fait des marionnettes (boucle tragique et morbide).
 
C’est terrible, mais beaucoup ne peuvent espérer se libérer de la moindre de leurs chaînes. Et j’en souffre. Mais il y a déjà tant à faire avec ceux qui peuvent apprendre…

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