LE NO PAIN NO GAIN POUR LES NULS

[ si vous ne comprenez pas, là, c’est que vous êtes vraiment très con]

 

En photo, Andy Smagghe, pratiquant heureux 🙂

andy-smagghe

 

Pour commencer, il faut savoir que l’expression No Pain No Gain, a pris beaucoup d’ampleur au début des années 1980 suite à son emploi par une célébrité sportive de l’époque : Jane Fonda.
C’est elle qui spécifie le sens de l’expression dans le sport, notamment dans la musculation.
On ne peut nier l’origine historique de cette expression utilisée en musculation. Jane Fonda dit que le muscle doit brûler à l’entraînement, qu’il ne pourra donc prendre sa forme la plus achevée que par la souffrance.
 
Et cela correspondait totalement à l’esprit régnant en musculation, comme en sport. Donc l’expression a connu un grand succès.
Arnold (le grand Arnold) vomissait d’épuisement, à l’entraînement, et disait que cela valait le coup car c’est comme ça qu’on peut obtenir des résultats d’un niveau supérieur.
 
Il ne s’agit pas juste de faire un effort, mais de faire un type spécial d’effort : celui qui fait mal.
 
Il s’agit d’un effort (implicitement) intense dont on parle, sinon ce serait stupide d’avoir comme slogan, devise, le fait qu’il faille juste faire des efforts, car on sait qu’il faut bien souvent faire des efforts pour atteindre le moindre objectif 😉
Ce serait donc très con de n’avoir que cette idée comme « guide ».
 
« Oh les mecs, j’ai découvert la vérité philosophique du siècle : il faut faire des efforts pour atteindre des objectifs ! Je suis si content de mon intelligence que je vais écrire ça sur un tee-shirt ! »
 
Il faut aussi s’habiller quand on a trop froid… Mais personne ne met ça sur un t-shirt, pas plus que : « il faut manger pour ne pas mourir de faim. »
 
Donc, si on utilise No Pain No Gain comme slogan (ou devise), c’est bien qu’on pratique le culte de l’effort…
 
C’est quoi ce culte de l’effort, putain !
 
On y vient. Peace les gars. Il va vous falloir encore un peu de PAIN pour comprendre (avoir du GAIN) 🙂
 
Le problème de l’idéologie No Pain No Gain, c’est qu’elle impose une vision du monde où tout passe par des efforts, des efforts qu’il faut constamment maintenir et renouveler.
 
Nécessairement, SI TOUT LE MONDE DOIT TOUT LE TEMPS FAIRE DES EFFORTS, ALORS CE SERA CELUI QUI FERA LE PLUS D’EFFORTS QUI RÉUSSIRA AVANT LES AUTRES.
 
Logique, non?
 
Il y a concurrence entre tous ceux qui font des efforts.
 
Et cela va nécessairement générer de la souffrance…
 
Plus on force, plus on souffre. C’est juste de la physiologie et de la psychologie.
 
Comprenez-vous cela?

Il existe une autre approche, complètement opposée, qui est élémentaire en Chine, qu’on peut appeler Efficience, basée sur l’idée de Wu Wei. On n’est pas obligé de faire constamment des efforts pour atteindre un but. Encore moins de souffrir. L’idée est d’en faire le moins possible, afin que les choses se fassent sans nous. Et on atteint quand même de magnifiques objectifs, si on sait comment s’y prendre.
Cette conception, qui assure la supériorité économique de la Chine est validée par l’approche cybernétique (une science occidentale).
Et c’est comme ça que fonctionne la Méthode Lafay.

°

Vous pouvez maintenant me féliciter pour ce brillant article si vous avez tout compris (ou me demander mes coordonnées si vous êtes une femme avenante).
Vous pouvez maintenant poser des questions si vous n’avez pas tout compris (les femmes avenantes aussi).
Vous pouvez m’insulter, comme d’habitude, si vous n’avez absolument rien compris. Il y a bien un lien entre vos difficultés de compréhension et votre violence verbale…
 
Voilà, je viens de faire un effort (Pain), je vais me prendre une bière et attendre le Gain (votre éventuelle compréhension ET/OU la demande de rendez-vous par des femmes avenantes et/ou les insultes carabinées).

5 réflexions sur “LE NO PAIN NO GAIN POUR LES NULS

  1. Bonjour,

    Je suis peut-etre « con » mais je ne comprends pas le sens et la conclusion de cet article : est-ce de dire que la méthode est différente des méthodes traditionnelles ?

    Il est vrai qu’elle présente des différences, notamment dans sa construction et sa simplicité d’application (au sens mélioratif).

    Il est également vrai que le « No pain no gain » est une lapalissade. Cependant, derrière cet axiome se cache une philosophie efficace :

    Quel grand champion n’adèrerai pas à cette pensée ?

    Moi même pratiquant de la méthode, je suis d’accord pour dire que l’efficience est une notion fondamentale mais contrairement à ce qui est expliqué dans cet article, je ne la considère pas comme une approche opposée : c’est ce qui permet de progresser efficacement et par définition plus intelligemment. La musculation, au sens large, est une activité basée sur l’assiduité et le goût de l’effort.
    C’est ce goût pour l’effort, qui a fait d’Arnold un athlète énorme (dans tous les sens du terme), et non pas le Wu Wei. Je pense que l’on peut être efficient et partisan du « No pain non gain ».

    Je peux vous certifier, concernant l’Asie, et plus particulièrement la Chine, que le travail est une des clés de leur réussite, il n’y a cas voir la pression et le style de vie des enfants Chinois : ils sont habitués très jeunes à la souffrance.

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