Notre société est une machine à créer des enfants, de vieux enfants, des attardés (même diplômés), des « pas finis ».

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Un humain « lambda », qui n’a pas su, pas appris à se pencher sur ses propres conditionnements, c’est comme un animal domestique : jamais il n’accède à l’autonomie.
Il est dépendant à vie.
Il mourra sans avoir compris. Il mourra à côté de lui-même.
 
Un chien, même un vieux chien, c’est un bébé.
 
Sur nos pages, il y a et il y aura plein de vieux chiens…
Même adolescents, certains sont déjà de vieux chiens.
Cela parle de liberté, mais cela reste à jamais esclave.
C’est pourquoi la seule liberté encore possible, pour eux, celle qui masque un immense besoin d’amour, de reconnaissance, de réparation pour la souffrance quotidienne, c’est la petite et mesquine « liberté d’expression ».
 
Il faut gérer ça quand on est chef de meute, mâle Alpha, digne représentant de la lutte pour la dominance (qu’on a gagnée), de l’esprit No Pain No Gain.
Le maître (le politique, le grand patron, le banquier) forme la meute, mais il lui faut composer avec le résultat de cette création. Il soumet, infantilise, mâte et dresse, mais doit payer le prix de son accession au pouvoir en contemplant une humanité faible, écrasée et éplorée. Et mesquine, méchante dans sa tristesse…
Si le pouvoir est bon pour le moral du dominant, pas sûr que le spectacle entier de ses conséquences soit tout aussi bon.
 
Il faut AUSSI gérer ça quand on essaie d’élever son semblable, se faisant modestement le passeur des penseurs. Il faut gérer ça quand la pâtée qu’on propose semble différente, voire de meilleure qualité. Quand elle serait de nature à dé-domestiquer les gens.
Il faut alors gérer ça, cette immaturité constante, irréductible, ce besoin permanent de la « pâtée de la reconnaissance », qui devient souvent con et violent, car il est inconscient de lui-même, de ses mécanismes, de sa force dépassant l’intellect et la logique.
 
Un besoin si intense, qui remonte à si loin (à l’enfance), et qu’une vie d’erreurs (socialement programmées, construites) n’a fait qu’accroître… Un besoin si intense que la vie devient impossible sans revenir toujours à la charge pour cette… pâtée.
 
Un besoin si fort que la violence (pour l’assouvir enfin) couve toujours derrière chaque sourire.

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