Témoignage de Mathieu Calisthé

Mathieu maintenant :

Mathieu maintenant

 

Bonjour tout le monde, je m’appelle Mathieu, j’ai 19 ans, je mesure 1m81, je pèse aux alentours de 78kg au meilleur de ma forme. Je pratique la musculation depuis deux ans, un peu plus d’un an de méthode Lafay et quasiment un an de street workout dans un objectif d’apprentissage de figures de force. Avant de débuter la musculation, j’ai seulement fait du basket-ball, j’aime beaucoup regarder ce sport depuis tout petit mais j’ai débuté la pratique assez tard, à mes 14 ans. A la base, je n’étais pas un très grand sportif, en plus de cela, il s’avère qu’à partir d’une certaine période, à bientôt 15 ans, je n’avais aucune énergie et résistance sur le terrain, mon niveau était donc plutôt mauvais.

Pour tout vous dire, la cause était tout à fait explicable, j’ai commencé à souffrir de boulimie, puis au fur et à mesure, d’anorexie mentale. Pour expliquer le pourquoi du comment, j’ai très mal vécu le décès d’un proche qui est survenu pendant les vacances d’été précédant ma rentrée au lycée, me réfugiant dans la nourriture. Le truc, c’est que j’y allais vraiment très fort en m’enfilant des quantités astronomiques de malbouffe, c’était plus fort que moi, les mois passèrent et j’ai commencé à avoir peur de prendre du poids à cause de ces crises, donc j’ai eu la mauvaise idée de me faire vomir, une fois, deux fois, trois fois… etc… volontairement, rentrant ainsi dans un cercle vicieux, le début d’un enfer.

Parfois, en plus de cela, j’allais également courir le plus longtemps possible puis faire le maximum d’abdominaux dans ma chambre jusqu’à l’heure de me coucher, non pas par plaisir, mais, pour continuer de m’infliger une sorte de punition. J’avais énormément peur de prendre du poids, je cherchais à être le plus mince possible, je suis déjà descendu à 54kg pour 1m80 à l’époque. J’essayais de résister le plus longtemps possible à la faim, pour ensuite craquer et manger énormément, reproduisant ce cycle continuellement, mon poids jonglait entre les 55kg sans dépasser les 60kg, j’ai vécu ainsi jusqu’à mes débuts en musculation.

 

Mathieu avant :

Mathieu avant

 

J’en ai parlé à très peu de personnes, j’ai toujours essayé de camoufler le plus possible en portant rarement des t-shirts ou des shorts, ce que je regrette évidemment. Je pense que l’on aurait pu m’accompagner dans ma guérison, à l’époque du lycée, je me suis confié à seulement deux amis, en leur demandant de ne jamais rien dire à personne. Ils commençaient à souvent me faire des remarques sur mon physique, me trouvant trop maigre, ce n’est pas toujours facile d’en parler avec des gens dans la vie de tous les jours par peur des jugements, donc heureusement que j’ai régulièrement pu m’exprimer sur internet (ce que je faisais à l’époque sur un forum qui traite du sujet), cela m’a été d’une grande aide.

Puis un jour, j’en ai eu marre de me sentir si faible, si malheureux, comme une sorte de prisonnier de mon corps, j’ai commencé à avoir peur de mal finir, j’ai donc décidé de me prendre en main. Un mois avant de découvrir la méthode, j’ai arrêté le basket-ball pour m’inscrire à la salle de musculation la plus proche de chez moi, et là encore un échec, je n’ai tenu qu’un mois. Je suis énormément curieux de nature et malheureusement, je n’étais pas encadré et renseigné donc j’avais tendance à m’éparpiller un peu partout sans prendre de plaisir, j’avais d’énormes courbatures je me sentais encore plus cassé que d’habitude, et en parallèle, je continuais d’avoir des crises même si celles-ci étaient moins régulières.

Au sujet de la musculation en salle, j’ai eu d’autres expériences entre mes périodes Lafay/Street-Workout mais jamais rien de concret (environ 1 mois au lycée et 1 autre mois accompagné d’un ami, j’avais à chaque fois pour objectif de rester au moins 6 mois, ce qui ne fut jamais le cas.). C’est début octobre 2012 que mon aventure Lafay débuta. J’ai commencé à me renseigner sur le net et en tapant “musculation chez soi”, je suis tombé sur un article du site musculaction.com qui parlait de la méthode, je me suis alors rendu à la Fnac pour le feuilleter et là, je n’ai pas hésité une seule seconde. Le fait d’être totalement guidé m’a complètement convaincu, je l’ai donc acheté avec Turbo, je l’ai lu en long, en large et en travers, plusieurs fois, pour mémoriser chaque chapitre puis je suis allé acheter ma première barre de traction à Décathlon, je m’en souviens comme si c’était hier. Sans le savoir, le début de mon traitement débuta lui aussi, à ce moment-là. Je savais que cela n’allait pas être facile, car je n’avais pas seulement un but physique mais surtout un état mental à guérir.

J’ai donc fait mon premier test de capacité, je n’ai plus les résultats exacts, mais je me rappelle qu’il était plutôt bon sur les pompes, mais moins sur les dips et les tractions, qui étaient des mouvements absolument nouveaux pour moi, même si j’ai pu directement me rendre au deuxième niveau. Les semaines passèrent, puis les mois, les modes s’envolaient, je commençais à prendre du plaisir à manger, mon teint maladif s’est estompé petit à petit, pour une fois j’étais heureux que la balance affiche un poids en hausse vu que c’était du muscle. Je validais une triade équilibrée aux alentours du mode 15 au niveau II, les crises diminuaient de plus en plus, pour complètement disparaître une fois arrivé à mes six mois de pratique et au niveau IV, niveau où je suis resté le plus longtemps, les résultats physiques que j’ai obtenus se sont directement répercutés sur ma motivation, je me sentais revivre.

 

Mathieu un an après :

1 an après

 

C’est alors qu’un mercredi, en me baladant dans un parc, je suis tombé sur des barres de tractions d’extérieur, je me rappelais du mouvement du muscle-up que j’avais vu dans des vidéos. Je me suis dit que c’était totalement inaccessible pour moi, qu’il me faudrait des tonnes d’entraînement pour y arriver, et à ma plus grande surprise je réussis sans problème mon premier muscle-up, puis je me suis dit, tiens, essayons des pompes à une main. Elles sont dans la méthode, mais je suis encore à un niveau trop bas, cela m’étonnerait que j’y arrive. Et là surprise, les pompes sont passées sans problème, j’ai eu un sentiment de puissance assez jouissif et je suis revenu tous les mercredis, en remplaçant la séance du mercredi par une séance de street workout, pour ensuite toutes les remplacer totalement pendant cinq mois, en gardant tout de même le travail du bas du corps de la méthode (j’étais à la base parti sur 6 mois mais cela a été coupé par le cycle musculation de 1 mois au lycée).

Pendant ces cinq mois, j’ai pu profiter des bénéfices de la méthode, j’étais très endurant et explosif dans mes enchaînements, j’ai passé mes premières secondes du flag, j’ai également pris goût entre-temps au footing et à la natation, j’ai toujours fait en sorte d’être le plus polyvalent possible. Pendant cette première période de méthode, j’ai rapidement appris à être efficient grâce à Turbo et aux articles du blog. J’ai dû être NPNG seulement lors de mon premier mois, j’ai donc pu également profiter de ce savoir dans le street workout pour également essayer de rester efficient, en m’entraînant sans me détruire. Après cette période j’étais satisfait de ce que j’avais appris, je n’avais plus d’objectif de figures en tête, je me suis donc décidé de revenir à la méthode pendant six mois, j’ai recommencé au niveau II. Si je me rappelle bien, j’ai validé deux modes en plus partout par rapport à mon premier passage, à chaque niveau, puis après rebelote, je me suis encore testé dans le street workout quelques mois pour ensuite revenir à la méthode. Ce qui m’a fait revenir à chaque fois à la méthode, c’est le fait que je me sentais moins dans une optique de développement complet lorsque je pratiquais le street workout, j’étais fort mais moins endurant et mon poids lui grimpait moins vite.

 

Mathieu un an et demi après :

1 an et demi après

 

Tout ce que j’ai pu accomplir m’a donné encore plus confiance en moi. Je me suis dit que je ne devais plus me dire que telle ou telle chose n’est pas accessible pour moi, que si je le voulais, je le pouvais, que je n’avais pas besoin de pratiquer quelque chose de manière violente, de me faire violence à moi-même pour progresser et donc d’adopter le fameux “no pain no gain”, que le développement psychologique est aussi important que le développement physique. Ce changement m’a également permis d’accomplir mon objectif professionnel, je me suis essayé à différents concours dans les métiers des armées et des forces de l’ordre, concours que j’ai réussis.

 

Jambes :

jambes

 

A l’heure actuelle, si je dois détailler mon alimentation, c’est très simple à faire. Je mange tout simplement en poussant légèrement la satiété, je ne cherche surtout pas à trop me forcer, je ne me prive pas sans me gaver. Mon alimentation correspond principalement à la catégorie 2 du livre, la première année plutôt à la catégorie 1, je ne prends pour le moment pas de compléments alimentaires. J’essaye également au maximum de ne pas trop me fixer sur les chiffres, je ne prends plus mes mensurations depuis un bon petit moment, mon meilleur allié est mon miroir et ma balance, j’essaye de rester sur une prise de 500g à 1 kg par mois. Concernant mon entraînement, je suis actuellement au niveau III, j’attaque ma troisième semaine sur ce niveau au moment où j’écris cela. Je suis principalement, dans un objectif de volume/force, même si je ne néglige pas non plus mon endurance, je suis en split. La première année, j’ai principalement fonctionné en full body, mais j’avais tendance à ne pas rester assez concentré et surtout, je souhaite faire des séances plus courtes pour avoir plus de temps pour les étirements ainsi que les tâches quotidiennes.

Quant à mes performances, pour le niveau II, j’ai validé un mode 21 aux dips/tractions en utilisant le principe de fondations /murs, pour les pompes je ne dépasse pas le mode 12 volontairement. Je change de variante pour les A3/A4/A5/A6/A12/A9, et je joue avec la hauteur du support pour A2 tous les modes 12. Pour les jambes, je valide sans problème les modes 20 en me tenant, j’ai commencé le travail des jambes sans me tenir depuis peu, les sensations sont vraiment énormes et pour les abdos, je ne dépasse pas les modes 20 volontairement, je durcis l’exécution et ralentis le rythme. Par contre s’il y a bien un point où je suis très perfectionniste, c’est concernant l’exécution des exercices, je fais en sorte de respecter parfaitement les amplitudes grâce à un miroir, pareil pour les hauteurs et écarts des supports que je calcule aux centimètres près.

 

Mathieu deux ans et un mois après :

2 ans et 1 mois après

 

Aujourd’hui, même si je suis très satisfait de mes résultats, je compte bien continuer à progresser à tous les niveaux, découvrir de nouveaux sports si l’occasion se présente. Je compte également beaucoup sur le nouveau tome de la méthode pour apprendre encore plus de nouvelles choses. Concernant l’entraînement de musculation en lui-même, je ne compte pas revenir à un entraînement de street workout, j’ai atteint mes objectifs, et même bien plus que je ne l’espérais, je vais donc rester le plus longtemps possible sur la méthode. Cette année, je vais sûrement favoriser les bas niveaux (niveaux 2 à 5), en utilisant le plus possible le principe de boucles, et également tester de nouvelles sensations, comme, par exemple, profiter de l’une de ces boucles pour adopter la triade grecque. Niveau poids, j’ai pour objectif à court terme d’atteindre au moins les 81 kg, pour le long terme pas d’objectif de poids pour le moment, à voir une fois le court terme atteint.

Je remercie énormément Olivier Lafay, je me demande ce que je serais devenu si je n’avais pas découvert l’univers de la méthode. Il a clairement et simplement changé la vie de plein de personnes, ce qui va continuer encore très longtemps j’en suis persuadé, il peut en être très fier. Et bien sûr à vous les Lafayen(ne)s, merci à celles et ceux qui ont lu ce témoignage jusqu’au bout, si cela peut permettre de motiver ne serait-ce qu’une personne, ce serait déjà une belle victoire pour moi.

Enfin, j’en profite pour transmettre un petit message aux lecteurs du blog. Si jamais un jour vous vous retrouvez dans une situation de départ similaire à la mienne, ou si vous l’êtes actuellement, ce que je ne souhaite à personne, il faut absolument en parler, même sur internet, c’est déjà un premier pas non négligeable. Choisir de se sortir tout seul d’une situation compliquée est loin d’être la meilleure solution quand on peut être accompagné.

« Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin… » Baden Powell

Mathieu

MOI, MOI, MOI ! Conditionnements, opinions et musculation

Pour commencer, parlons de génétique. Les humains ont 99% de gènes en commun avec le chimpanzé et, par exemple, 90% avec la souris. Tous les êtres humains partagent le même patrimoine génétique à 99,8%.
Ce patrimoine est mis en forme par l’environnement. Autrement dit, c’est le contexte qui va nous construire à partir de cette grande proximité de base.
Quel est ce contexte?

 

On peut y répondre à l’aide d’une autre question et des développements qu’elle implique.
Sommes-nous libres de la période historique et de l’endroit où nous naissons?
Non.
Nous sommes entièrement déterminés par le contexte historique et social.
Notre conception même est le résultat des a priori, valeurs, jugements de valeurs, moyens, d’une époque et d’une société.
 

Ce qui signifie que, malgré des différences superficielles (mais semblant primordiales pour nous), nous sommes tous très semblables.
Quand nous naissons, nous sommes avant tout un système nerveux qui va être rempli par le système social. Il y a très peu d’automatismes innés en nous. L’essentiel des automatismes est acquis. Autrement dit, un enfant qui naît, étant incapable de se débrouiller seul et presque entièrement vide (en termes de mémoire, savoir-faire, intelligence), va devoir être rempli… par l’éducation.
 

La mise en forme est sociale. Un enfant laissé seul dans la nature ne peut que mourir. On va l’éduquer. On remplit donc son système nerveux.
Ainsi, ce qu’est chaque individu, c’est… les autres.
 

C’est-à-dire que nous incorporons en nous nos proches (leurs règles, leurs comportements, valeurs) et les valeurs sociales (à l’école, au travail, avec la tv, etc.). En n’oubliant pas que nos proches eux-mêmes ont été formatés auparavant par le contexte social…
 

Sans devenir les autres, nous n’existerions pas. Sans leurs règles, leurs valeurs, leurs solutions, nous ne pourrions exister. Nous sommes ce que nous apprenons. Et ce que nous apprenons, ce sont les autres (ce qu’ils ont fait, ce qu’ils font, ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent). Pensez à ce jeune enfant perdu dans la jungle et vous comprendrez aisément que cet enfant ne peut survivre car il n’a pas incorporé en lui de quoi composer avec l’environnement.
Tout notre savoir (savoir-être, savoir-vivre, savoir-faire) nous vient des autres.
 

Ce qui signifie que l’idéologie sociale en vigueur à une époque formate les esprits. Nous sommes construits dès notre naissance (et même bien avant) par cette idéologie sociale, nous en sommes imprégnés, nous pensons à travers elle.
 

Un patrimoine génétique commun à 99,8%.
 

Un système nerveux identique, conçu pour fonctionner selon des schémas innés. Avec donc des besoins primaires semblables.
 

Un système nerveux mis en forme dans une époque donnée, par une société donnée. Ce qui signifie des automatismes acquis quasi-semblables (la mémoire permettant la conscience et notamment la conscience de soi, donc notre sentiment d’être et d’être différent, est remplie par les autres).
 

Cela laisse peu de place pour de grandes différences.
 

Certains vont rétorquer qu’ils mangent paléo ou qu’ils sont frugivores, ce qui est quand même un signe de différence prononcée. A ceci je rétorquerais qu’il est plus facile de changer sa manière de manger que sa manière de penser.
Dans une société ultra-individualiste, dont le cœur battant est la production et la consommation, on se singularise par la… consommation.
En cela, on ne fait que répondre à nos conditionnements.
 

Encore une fois, manger paléo ou frugivore, ou des pizzas, ne nous distingue que par la surface, puisque nous obéissons à l’ordre plus fondamental (et très commun) de nous distinguer par la consommation.
Puisqu’au niveau de l’hypothalamus et du système limbique, nous portons les mêmes déterminismes (conditionnements), c’est au niveau de la zone orbito-frontale que la différence réelle va pouvoir se faire. Et notamment par l’imagination créatrice. C’est en prenant du recul par rapport à nos conditionnements (à l’ensemble de nos conditionnements) que nous allons pouvoir construire notre singularité, donc notre « vraie» différence.
 

Prendre du recul sur nos conditionnements, cela signifie prendre du recul sur «la culture qui nous a formaté » à l’aide de « la culture qui permet d’imaginer d’autres voies » (d’autres manière de penser et d’agir).
Comme je l’ai écrit dans « Stratégie de la motivation », on sort de la culture par la culture.
 

« Évoluer, c’est sortir de la culture grâce à la culture.
Le terme culture comporte deux acceptions:
– La première est la panoplie de tous les éléments constitutifs d’une
société : traditions, manières de parler, de se vêtir, de se comporter,
d’entrer en relation … c’est l’ambiance générale dans laquelle baigne
tout nouveau venu dans un monde.
– La seconde est constituée d’une réflexion sur la première. Il s’agit de
prendre du recul, d’exercer son esprit critique, de mettre en doute le
monde que l’on voit. Ce monde ne va pas de soi, il est «relatif ». En se
« cultivant », on gagne de l’autonomie, on devient capable de rejeter
les fausses évidences, les croyances erronées. On comprend pourquoi et
comment chaque vie, chaque regard sur le monde peut et doit être
singulier. La culture, en ce sens, est la création d ’un être singulier.»
 

Autrement dit, on ne peut réellement être différent sans se cultiver.
Tout ce qu’on fera sans culture, ce sera des variations superficielles sur une même base de conditionnements (biologiques et sociaux). Moins l’individu a appris à penser et à se penser lui-même, plus cette “base” sera ce qui le constituera essentiellement. Il sera avant tout cette base. Il sera… basique.
 

Pour changer un système, il nous faut du recul (afin de mieux l’observer).
Chacun de nous est un système. Nous avons donc besoin de recul pour être vraiment différent. Seule la culture l’apporte, car elle permet de mieux penser, de créer de nouvelles connexions, d’imaginer d’autres possibilités et de concevoir un nouveau soi, davantage libéré des conditionnements biologiques et sociaux.
 

Dans une société No Pain No Gain, toute activité No Pain No Gain est le fruit du conditionnement de base. Et être plus No Pain No Gain que la moyenne, ce n’est pas être différent sur le fond, on l’aura compris.
 

Plus on agit de manière automatique, moins on réfléchit, alors plus on répond selon des mécanismes inscrits en nous et qui nous commandent à notre insu.
Plus on affine notre réflexion, plus on apprend, plus on peut espérer se libérer et faire de soi un être singulier et non juste le produit de l’idéologie dominante.
 

En bref, nous avons tous le potentiel pour être vraiment différents, mais très peu d’entre nous exploitent ce potentiel. Les autres agissent tels des robots (des machines triviales organiques) programmés par
l’idéologie sociale dominante.
Comprendre cela, c’est déjà faire une partie du chemin.

Témoignage de Grégory Lafayen

Grégory maintenant:

novembre 2014 (1) nov 2014 (1)

 

Bonjour à tous, je m’appelle Gregory, j’ai 32 ans. Originaire de Belgique, je vis maintenant en région Ile de France depuis 3 ans. Je n’ai pas pratiqué énormément de sports lorsque j’étais jeune. Issu d’une famille nombreuse, mes parents n’avaient pas l’argent pour nous payer à tous, un accès à une salle de sport.

Pour résumer, j’ai fait une année de foot à mes 6 ans, que je n’ai pas aimé du tout. Je pense qu’à l’époque, je n’aimais les hurlements du coach lors des entraînements ^^
J’ai fait aussi 6 ans de natation (de 11 à 17 ans). Là, j’aimais bien les séances car je me sentais bien dans l’eau. J’ai moins bien aimé l’endurance que ce sport demande, à cause de mon embonpoint de l’époque.

 

Février 2012

février 2012

 

Et pour finir, deux ans de sport de combat vers mes 18 ans que j’ai adoré. Je ne connaissais pas l’efficience à l’époque et l’aspect NPNG du sport me faisait me sentir fort à chaque séance. La confiance en moi que j’ai pu gagner, la sensation de bien-être suite aux entraînements et la bonne ambiance qui régnait dans la salle m’ont fait regretter l’arrêt de ce sport. Ensuite, plus rien jusqu’à juillet 2013.

C’est donc 12 ans plus tard, en juillet 2013, que j’ai commencé à reprendre doucement, avec du jogging et un peu de musculation au PDC. C’est en recherchant un moyen de me faire coacher à bon prix que je suis tombé sur la méthode. J’ai donc naturellement commencé celle-ci après avoir acheté le livre en mai 2014.

 

Mai 2012

mai 2012

 

Malgré des entraînements parfois très NPNG (surtout durant la période sports de combat), j’ai eu la chance de ne jamais me blesser durant mes pratiques sportives. Ce qui me plaît beaucoup, c’est que la méthode continue dans cette optique de travailler en sécurité et en douceur.

J’ai toujours été « gros » aussi loin que je me souvienne. Cela ne m’a jamais aidé pour les sports que j’ai pratiqués, surtout pour la natation. Mon corps ne me permettait pas d’être performant dans cette discipline et cela m’a beaucoup gêné pendant les compétitions.
Ce n’est que vers mes 16 ans que j’ai commencé à perdre naturellement grâce à l’accélération de mon métabolisme et une poussée de croissance subite. Je suis resté mince jusqu’à mes 23-24 ans et puis, à force de ne rien faire, j’ai recommencé à prendre du poids. J’ai donc décidé de faire un régime qui a débuté le 19 février 2013.

 

Juillet 2013

juillet 2013

 

J’ai deux éléments déclencheurs qui m’ont permis de trouver la force de me reprendre en main. Mon fils de trois ans, pour qui je ne voulais pas être un modèle de fainéantise, laisser-aller et mauvaise hygiène de vie, et mon état physique. J’aime dire à ceux qui me demande pourquoi, que je n’étais plus capable de me baisser pour nouer mes lacets sans être essoufflé.

Ce qui me permet de tenir, c’est de pouvoir prouver à mon entourage que ce n’est pas passager et qu’avec un peu de bonne volonté, on peut y arriver.
Cela m’a permis de découvrir en moi cette endurance que je n’avais pas dans ma jeunesse mais aussi, ma détermination à atteindre mes objectifs et la niaque avec laquelle je peux y arriver. La méthode m’aide encore plus dans cet aspect de la vie.
Me voilà maintenant à 71 kilos, en boucle sur le niveau 2, après avoir fini le niveau 4 au mode minimum requis par le livre.

 

Novembre 2014

nov 2014

 

Grâce à la méthode, j’ai pu devenir plus performant dans mes activités journalières. Au boulot, je passe mes journées à courir et cela me permet de tenir le coup physiquement. J’espère arriver à mieux comprendre le principe de l’efficience pour pouvoir l’appliquer au quotidien, même en dehors de la méthode. Pour ça, les articles du blog m’y aident beaucoup.

La prochaine étape sera d’être complètement à l’opposé de ce que j’étais durant une majeure partie de ma vie : me sentir bien dans mon corps et impressionner par mon physique, mon endurance et ma hargne à vaincre tout ce que je haïssais dans ma jeunesse.

Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vivre pour vous, donnez vous à fond dans ce que vous entreprenez et trouvez toujours la meilleure façon de le faire. La méthode est faite pour vous aider à accomplir vos objectifs alors, lancez vous !

 

novembre 2014

Tome 2 : avis des premiers lecteurs (une quinzaine d’avis)

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Arnaud, recadreur de la Méthode Lafay, en train de lire le chapitre des Fondations de la Santé du Tome 2

 

Il y a quelques temps, j’ai parlé des 3 facteurs essentiels pour se muscler rapidement, facilement et sainement :

1 – Tenir compte des fondations de notre santé (voir le Tome 2 de la Méthode Lafay, qui vient de sortir).

2 – l’entraînement stratégique.

3 – l’alimentation.

Le chapitre 2 du livre (Les fondations de votre santé) a beaucoup intrigué les lecteurs. Ainsi, même si les avis suivants sont généraux, on sent bien que les lecteurs ont dévoré le chapitre 2 et l’ont mis en pratique. Ils ont visiblement été assez perturbés, au niveau intellectuel et physique (exécution des exercices dans l’ordre donné par le livre).

L’introduction du Tome 2 explique les origines de l’Entraînement Stratégique. Le mode d’emploi et le chapitre 1 vous donnent toutes les subtilités logiques et pratiques pour maîtriser l’Entraînement Stratégique. Le chapitre 2 explique qu’il n’y a pas d’Entraînement Stratégique sans une attention constante portée aux fondations de notre santé; et il donne un enchaînement d’exercices très efficaces.

Et il y a encore 7 autres chapitres…

 

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Rencontre entre Emmanuel Béato et des pratiquants de la Méthode

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Témoignage de Thomas :

10603496_319435401576793_3511814825542246034_nRendez-vous à une heure sur le parking de notre école et nous voilà assis dans la voiture. Primoriel me regarde et me demande : Alors, prêt ?
Il fallait l’être ! Rencontrer une personne que l’on suit depuis des années et qui incarne beaucoup de choses dans l’univers de la méthode Lafay est une expérience unique.
Une heure et demi de trajet plus tard, on rentre dans la salle, nous découvrons les lieux et nous nous installons à côté du support à dips/tractions.
Les minutes passent, Emmanuel arrive enfin, nous cherche du regard brièvement et nous remarque. Des sourires timides, serrages de main viriles et la séance commence !
Les étirements du début de séance ont duré plus longtemps que la normale, pour ma part bien plus occupé à discuter qu’à m’étirer.

La séance se passe, on décide de prendre des photos. Après tout, ça n’arrive pas tous les jours ! Un moment vraiment sympa, beaucoup de rire, de complicité même.
Étirements, douches puis nous nous dirigeons vers une table en sortant tous nos collations sous les regards amusés des gérants de la salle.
On discute alors de nutrition, de politique, de projets. Les gérants nous interrompent, ils doivent fermer la salle mais nous décidons de continuer notre discussion sur le parking.10419505_319435411576792_5381837901002128069_n
Une bonne heure plus tard, nous nous séparons tous enrichis et motivés par cette séance commune.
Personnellement, ce qui m’a marqué c’est la qualité de l’échange, un vrai, où chacun est à l’écoute de l’autre malgré la différence de notoriété entre Emmanuel et nous. On s’est donné rendez-vous dans quelques mois, chacun exposant les objectifs qu’il se fixe d’ici-là. Et on s’est promis de se suivre régulièrement via les réseaux sociaux.
Quand on pratique la méthode Lafay, on peut compter sur la communauté pour nous aiguiller et nous motiver.

 

Impression générale :
1939638_319435451576788_7044213760020111344_nAvant la séance, nous nous demandions une seule chose, c’est si le courant allait bien passer entre tout le monde. Ce fut effectivement le cas. Emmanuel est super sympa et ce fut génial de rencontrer un pratiquant expérimenté qui partage la même vision de la méthode que nous. Après la séance, nous avons pu discuter pas mal de temps. Bien qu’Emmanuel soit connu, nous nous sommes rendus compte qu’il est très abordable et qu’il a aussi besoin de soutient, comme tout le monde. N’hésitez pas à le soutenir un maximum.
Ce type de rencontres entre pratiquants de la méthode Lafay, comme celle qui a eu lieu à Paris le même jour, est très très motivante.

 

Le carnet d’Emmanuel Béato, là où il poste toutes ses séances :

http://www.musculaction.com/forum/emmanuel-beato-23-ans-176cm-79-kg-rencontre-lafay-photos-t90132-1710.html

 

Le carnet de Nicolas, 44 cm de tour de bras (pseudo : PrimorieL) :

http://www.musculaction.com/forum/primoriel-t86096.html

 

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Les élèves Lafay sur Facebook, n°37

Voici quelques unes des nombreuses photos qui ont été postées sur mon mur facebook, du 01 novembre au 30 novembre 2014.
Tous suivent la Méthode, soit 2 à 3 entraînements par semaine, sans charges additionnelles, selon la devise « mens sana in corpore sano ». Certains sont des pratiquants aguerris, d’autres s’entraînent depuis peu.
Tous ont adhéré à la polyvalence athlétique proposée par la Méthode, que ce soit pour briller dans leur sport de prédilection (arts martiaux, triathlon, rugby, tennis de table, etc), ou pour juste avoir le plaisir de vivre dans un beau corps, en pleine forme.
Vous pouvez cliquez sur ces photos pour les agrandir et voir ainsi de plus près les excellents résultats de la plupart d’entre eux.

 

Thibaud Bodyfit

Thibaud Bodyfit Thibaud Bodyfit1

Bruce Lafay et Arnaud Methode Lafay

Bruce Lafay Arnaud Methode Lafay

Jadelysia Lafayenne

Jadelysia Lafayenne

Clemt Lafayen et Charles Le Lafayen

Clemt Lafayen Charles Comelli

Julien Lafay

Julien Lafay

Winnie Lafayenne et Lois Clark

Winnie Lafayenne Lois Clark

Toad Lafayen

Toad Lafayen Toad Lafayen1

Geoffroy Méthode Lafay

Geoffroy Méthode Lafay Geoffroy Méthode Lafay1

Laetitia Chabot

Laetitia Chabot Laetitia Chabot1

Nicolas Ehret Alias Nicos

Nicolas Ehret Alias Nicos Nicolas Ehret Alias Nicos1

Kaydo Elez et Laurent Petit Prince DeValette

Kaydo Elez Laurent Petit Prince DeValette

Leslie Lafay

Leslie Lafay Leslie Lafay1

Raphael Catillon

Raphael Catillon Raphael Catillon1

Petdepoule Lafay

Petdepoule Lafay Petdepoule Lafay1

Mylène Combes Ferrand et Anjali Lilou

Mylène Combes Ferrand Anjali Lilou2

Raphaël Wendel

Raphaël Wendel1 Raphaël Wendel2

Thepandaman Lafay

Thepandaman Lafay3 Thepandaman Lafay

Mamie Cocotte

Mamie Cocotte Mamie Cocotte1

Yoann Dls Lafay

Yoann Dls Lafay Yoann Dls Lafay1

Wil L’efficient et Max Husselstein

Wil L'efficient1 Max Husselstein

Loulou Lafay

Loulou Lafay2 Loulou Lafay1

Said Coeur de Pierre

Said Coeur de Pierre Said Coeur de Pierre1

Clément Lafay-Galak

Clément Lafay-Galak1 Clément Lafay-Galak2

Manon Decker

Manon Decker Manon Decker1

Gilles Lafayen

Gilles Lafayen Gilles Lafayen1

Julien Laviale

Julien Laviale Julien Laviale1

Cris Écètou‎

Cris Écètou‎ Cris Écètou1

Stéphane Bellot-Godin

Stéphane Bellot-Godin1 Stéphane Bellot-Godin4

Flo Lafay et Ahmet Sahil

Flo Lafay Ahmet Sahil

Sa Lafay

Sa Lafay Sa Lafay1

Alex Merklen

Alex Merklen Alex Merklen1

Benjamin Sire

Benjamin Sire Benjamin Sire1

Aurore Eos et Estelle Desforges

Aurore Eos Estelle Desforges1

SF Lafay

SF Lafay1 SF Lafay2

Dylan Lafayen

Dylan Lafayen Dylan Lafayen1

Ashley Oberson

Ashley Oberson

Nick Olas et Anthony Lafay

Nick Olas2 Anthony Lafay

Loic Bierre et Ti No

Loic Bierre Ti No

Marloutte Lafay et Aurora Chikita

Marloutte Lafay Aurora Chikita

Braam’s Lafayen et Damien Martin

Braam's Lafayen Damien Martin

Gui Siete-uno et Gregory Lafayen

Gui Siete-uno Gregory Lafayen

Damien Moulin et Corentin Lafayen

Damien Moulin Corentin Lafayen1

Elie Lafayen

Elie Lafayen

Lucien Cuvillier et Hyl Lafayen

Lucien Cuvillier Hyl Lafayen

Maxence Lafay et Valentin Hoarau

Maxence Lafay Valentin Hoarau

 

Hans David et Johan Botella-jory

Hans David Johan Botella-jory

Antho La Fait

Antho La Fait1 Antho La Fait2

Okim Lafayen

Okim Lafayen Okim Lafayen1

Parker Méthode Lafay et Teufoo Methode Lafay

Parker Méthode Lafay1 Teufoo Methode Lafay

Hervé Maurice Lafay et Satcho Lafayen

Hervé Maurice Lafay1 Satcho Lafayen

Sim Lafay et Fabien Lafayen

Sim Lafay Fabien Lafayen2

Mck Lafayen et Jean Mi Okonski

Mck Lafayen Jean Mi Okonski1

Sofiane Gf

Sofiane Gf Sofiane Gf1

Sylvain Mercier et Elie Brigeot

Sylvain Mercier Elie Brigeot

Géant Lafay

Géant Lafay1

Ma Thieu

Ma Thieu

Quentin Tiebois et Aubin Lafayen

Quentin Tiebois Aubin Lafayen

Diallo Ibrahim

Diallo Ibrahim Diallo Ibrahim1

Raph Lafay et Matt-Gab Zombie-Lafayen Rayeroux

Raph Lafay Matt-Gab Zombie-Lafayen Rayeroux

Jo Lafay

Jo Lafay Jo Lafay1

Jordan Bayle et Antoine Lafayen

Jordan Bayle Antoine Lafayen bis

Samy Lafayen et Floran Bail

Samy Lafayen Floran Bail

Lionel le Stanc

Lionel le Stanc Lionel le Stanc1

Sylvain Michel et Sonny Lafay

Sylvain Michel Sonny Lafay

Lapinos Cretinos Lafayen

Lapinos Cretinos Lafayen Lapinos Cretinos Lafayen1

Geoffrey Ruin et Francois Vivier

Geoffrey Ruin Francois Vivier

Fabien Honda et Bruno Lafayen

Fabien Honda Bruno Lafayen

Quentin Vnwbg et GK Methode Lafay

Quentin Vnwbg GK Methode Lafay

Farid Lafayen et Bigdam Lafayen

Farid Lafayen Bigdam Lafayen

Kevin Kappes et Oli Lafay

Kevin Kappes Oli Lafay

Pierre Lafayen et TedSuke TeddyGecko Takahashi

Pierre Lafayen TedSuke TeddyGecko Takahashi

Raphaël Lafayen et Çois-fran Thé Bio

Raphaël Lafayen Çois-fran Thé Bio

MonyannouLafay Monyannou Lafay

Adrien Pruvost

Adrien Pruvost Adrien Pruvost2

Samuel Duclos

Samuel Duclos Samuel Duclos1

Shiva Cr et Yann Smn

Shiva Cr Yann Smn

Adrien Takeo Fujisawa et Vif Vif

Adrien Takeo Fujisawa1 Vif Vif

Bipbip Lafay et Nessim Melloul

Bipbip Lafay2 Nessim Melloul

Body Flex

Body Flex Body Flex1

Antoine Lafayen

Antoine Lafayen

Yoann Munoz et Yves Dufresne

Yoann Munoz1 Yves Dufresne

Sylvain Mathys Rougier et Nicolas Lafay

Sylvain Mathys Rougier Nicolas Lafay

Omar Mezgouria

Omar Mezgouria