Diaphragme, muscles et santé : exercez-vous

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Bonjour à tous,

Je souhaite vous proposer ici une technique de progression pour le diaphragme.

Avant toute chose, je vais commencer par une petite information technique sur le diaphragme et l’intérêt de l’exercer régulièrement. Cela ne se veut pas pleinement exhaustif, aussi, tout ne se trouvera pas dans ce texte qui se veut simple et informatif pour le plus grand nombre:

 

diaphragmeforme

Le diaphragme se situe dans la cage thoracique et a la forme d’une coupole.

 

Le diaphragme et le système nerveux:

Pour résumer en quelques mots, notre système nerveux se divise entre le système nerveux central (SNC)et le système nerveux périphérique.(SNP)

Le SNP se divise lui-même en plusieurs parties, dont le système nerveux autonome, qui se divise lui-même, pour sa partie motrice entre:

-le système nerveux sympathique

-le système nerveux parasympathique

Le système nerveux sympathique sert à augmenter le rythme cardiaque et intervient dans les moments où l’on a besoin d’activer l’organisme (ex: il faut fuir un danger). Le rythme cardiaque, respiratoire augmentent..

Un diaphragme tendu influera mécaniquement sur ce système nerveux.

A l’inverse, le système nerveux parasympathique permettra de diminuer la fréquence cardiaque, le rythme respiratoire..il permet le retour au calme de l’organisme, il permet de maintenir son homéostasie, de maintenir l’équilibre de l’organisme.

On peut agir sur le système nerveux parasympathique via la respiration diaphragmatique. On diminue la fréquence cardiaque, le rythme respiratoire, on oxygène l’organisme, le corps et les muscles se détendent..on récupère mieux entre les séances ainsi. Et si l’exercice est réalisé au moment de se coucher, le sommeil n’en sera que plus récupérateur au fil du temps.

Pendant les séances, un meilleur contrôle de la respiration, un retour au calme plus rapide après un fort état d’essoufflement permettront de mieux enchaîner les séries et d’éviter la dyspnée (essoufflement/respiration courte) et l’hyperventilation non volontaire en exercice.

 

Diaphragme1

Le diaphragme est le principal muscle inspirateur : lorsqu’il se contracte, celui-ci s’abaisse créant une pression négative dans les poumons. Un appel d’air est crée: on inspire.

 

Ajoutons à cela qu’une bonne respiration permet de réguler l’équilibre acido-basique du corps, au même titre que l’alimentation.

 

Les conséquences d’un déséquilibre acido-basique:

« L’accumulation d’acides dans les tissus peut entraîner diverses conséquences : l’accroissement des inflammations, le ralentissement du métabolisme, la déminéralisation, un affaiblissement général de l’organisme, une sensibilité accrue au stress, une diminution du seuil de la douleur ou une accélération du processus de vieillissement.

Voici quelques pathologies pouvant être liées à une surcharge acide de l’organisme: Les rhumatismes, le diabète, les affections rénales et vésicales, la maladie de Basedow (hyperfonctionnement de la glande thyroïde), les maladies cancéreuses en général, les leucémies, l’ostéoporose. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quilibre_acido-basique

 

Ainsi, par exemple, certains pratiquants ne réalisant pas le diaphragme, s’hydratant peu ou négligeant le fait de manger des légumes, se retrouvent avec des tendinites à répétitions, qui disparaissent dès qu’ils font attention à ces quelques points.

Autre point important, soulevé par Olivier dans un article sur les abdominaux, un diaphragme peut-être tendu à cause du stress ou en raison de tensions au niveau cervical, au niveau des trapèzes.

« – dénouer les tensions des trapèzes, ce qui libérera la cage et donc étirera abdominaux et diaphragme. L’exercice Z est important. Ainsi que les étirements. On part ici des trapèzes pour aller au diaphragme, transverse, abdominaux). »

http://olivier-lafay.com/2011/07/22/travail-des-abdominaux-penser-global-agir-global/

 

Les conséquences se feront ressentir au niveau émotionnel:

«  Il n’est pas bon de générer des tensions dans une zone déjà naturellement sujette aux tensions, zone où se manifestent nos émotions). », et peuvent à terme causer des pathologies au niveau du dos.

En outre, il n’est pas rare que des personnes stressées au travail, faisant de l’apnée de manière inconsciente à cause du stress, générant des tensions au niveau du diaphragme, se retrouvent avec des douleurs au dos, voire avec un dos totalement bloqué par moments.

Et la solution passera notamment par le fait d’exercer son diaphragme régulièrement.

Maintenant, vous avez une idée plus précise de l’intérêt d’exercer son diaphragme et de son importance. 😉

L’article ici se focalise sur le diaphragme mais retenez que l’important est de penser « global » et que le travail du diaphragme s’inscrit en relation avec les exercices de la méthode, l’exercice Z, le travail du transverse.

 

Avant de passer à la technique, voici un petit rappel sur la manière d’exercer son diaphragme:

 

Et maintenant passons à la technique de progression que je souhaite vous proposer:

Nous allons commencer ainsi:

Inspiration profonde.

Expiration 5sec.

Cinq secondes de repos.

Inspiration profonde.

Expiration 10 secondes.

Dix secondes de repos.

Et ainsi de suite, en augmentant de 5 secondes à chaque fois et le temps de repos, et le temps d’expiration.

Quand on atteint une expiration d’environ 30 à 40 secondes, on bloquera le temps de repos entre 30 et 45 secondes. (celui-ci n’augmente pas plus)

Une fois une expiration d’une minute atteinte, on cessera de chronométrer l’expiration et on travaillera en maxis. On pourra fermer les yeux, et se détendre.

Plus votre niveau de détente augmentera, plus vos performances sur l’exercice augmenteront. Il ne faut donc pas s’acharner et se faire du mal, mais se relaxer.

Lors des phases « de repos », la respiration reste calme et lente.

Lors des expirations, même les expirations courtes (5 secondes, 10 secondes au début) doivent se être réalisées comme si on souhaitait tenir le plus longtemps possible. Simplement, à la fin du temps imparti, on relâchera doucement l’expiration. Très vite vous constaterez que votre expiration devient de plus en plus douce et lente.

Plus vous progresserez à l’exercice, plus vous pourrez diminuer les temps de repos entre les dernières expirations et plus vous pourrez réduire la phase de démarrage de l’exercice.

Il faut faire l’exercice au moins autant de fois qu’il y a de séances dans la semaine, pendant une durée minimale de dix minutes.

Si vous êtes très motivé et souhaitez réaliser l’exercice plus longtemps, ou chaque jour dans la semaine, c’est tout à fait possible.

De cette manière, on peut atteindre (voire dépasser) la minute trente d’expiration en quelques semaines.

(Article de Denis Tiquet).

 

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