Musculation, petit et grand amour

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La société affirme sans cesse l’importance de l’apparence physique.

Etre beau, c’est avoir l’assurance d’obtenir des satisfactions, de pouvoir tracer plus facilement son chemin et, le croit-on, d’être aimé.

Mais l’apparence, la belle apparence, permet de créer le désir, et d’obtenir avant tout le sexe.

Pour ce qui est de l’amour, celui des autres ou celui de l’Autre, il s’agit essentiellement d’une question de relations. Comprendre comment parfaire la relation à soi, aux autres, au monde, est la racine à partir de laquelle la croissance personnelle peut s’opérer.

La beauté physique permet de pérenniser le désir, de l’accroitre, de l’entretenir. Elle nourrit donc l’amour, mais elle ne lui suffit pas. Le véritable amour est au-delà. Il croît dans une dimension supérieure qui se nourrit du plein épanouissement de l’intellect et des sens.

L’amour physique est sans issue.

La beauté physique, seule, est sans issue.

Et l’on voit de ces hommes et de ces femmes qui investissent toujours plus d’eux-mêmes dans le corps, attendant quoi de tous ces efforts, si ce n’est une récompense?

Et l’on voit ceux et celles qui souffrent de leur apparence et qui se persuadent que c’est la cause de leur rejet, de leur manque d’amour.

Ainsi en est-il par exemple, de l’homme maigre, qui se déteste, et qui pense que sa maigreur est la cause du rejet dont il se sent victime.

C’est dur de ne pas se sentir aimé, si dur.

Cela fait si mal que l’on cherche une raison.

Et la maigreur peut être une cause de rejet, c’est vrai. On se sent moche et les autres peuvent nous trouver moche.

Mais, si l’on prend un peu de recul, si l’on monte sur les sommets glacés de notre solitude, on réalise peu à peu que c’est peut-être bien le manque d’amour qui nous a rendu maigre (et non l’inverse). C’est le manque d’amour qui a entravé notre développement, le contenant dans des limites très étroites, trop étroites.

Le corps maigre est comme la prison de notre âme. Il raconte le manque et la privation.

En acceptant sa tristesse, en acceptant de rester quelques temps là-haut, sur les sommets gelés, on peut commencer à croître avec la Méthode, laisser respirer son corps, ouvrir son âme. On peut découvrir par ce changement que l’on s’aime… un peu d’abord, puis un peu plus par la suite.

On retrouve en soi la force d’autres mots, ceux qui permettent d’aller vers les autres. On pleure, c’est sûr, on tempête, on trépigne, on palpe avec peine et colère son ressentiment au fur et à mesure qu’il est dépassé par notre croissance.

On change. Et on peut être aimé.

Jamais ce qui nous a manqué autrefois ne nous sera donné dans le passé. Ce qui est fait est fait. Mais cela peut nous être donné aujourd’hui. Demain.

L’Efficience, apprise pas à pas, c’est la renaissance de la foi.

Une réflexion sur “Musculation, petit et grand amour

  1. « C’est dur de ne pas se sentir aimé, si dur.
    Cela fait si mal que l’on cherche une raison. »

    Merci, je vais consulter un psychothérapeute car vous avez touché un point sensible chez moi.

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