Petit avant-goût du prochain article (1)

En préambule au prochain article publié sur le blog.

« L’obligation d’adaptation permanente, si elle est émancipatrice, est également source d’un grand stress. C’est une tension énergivore, qui paraît irréductible, où l’esprit n’est jamais complètement en repos, et qui cause donc une grande souffrance intérieure. Sauf à abandonner volontairement le terrain de la confrontation à soi et aux autres, l’incapacité à se dépasser soi-même est vécue comme un échec personnel, auquel s’ajoute un jugement social négatif. L’inadapté est rejeté.

La solution, lorsque l’on ne peut ni éradiquer, ni fuir ce stress, est de le revendiquer. On va donc théoriser l’acceptation de la souffrance, afin de se montrer, à soi-même et aux autres, comme étant le maître de sa vie. On cherche un compromis qui permet d’être officiellement l’associé de sa souffrance, plutôt que de donner l’impression d’en être la victime, ce qui est socialement inadmissible. C’est donc une double et formidable pression qui s’exerce sur l’individu contemporain : il est contraint de lutter pour être… et de (se) dire qu’il aime ça. »

Ainsi,

« le No Pain No Gain révèle chez celui qui le revendique une variante du Syndrome de Stockholm : on s’éprend de ce qui nous a pris en otage. »

Je vous laisse méditer là-dessus.

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